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28 mai 2017

De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne


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Gaza. Bateau de pêche palestinien fait de bouteilles recyclées.

De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne

À propos de la sortie d’un livre…

L’écrivain algérien Chérif Abdedaïm sort un livre consacré au long martyre du peuple palestinien. Un de plus ? Oui. Et en nombre encore insuffisant puisque sainte Communauté Internationale continue de saintement s’en foutre. Tant que ce n’est pas à elle qu’« on » s’en prend, n’est-ce pas…

 

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De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne est, donc, un ouvrage algérien écrit en français et consacré à la question palestinienne, que publient les éditions de l’Agence Nationale de communication d’Édition et de Publicité (ANEP), avec une double préface : d’une part, celle de l’écrivain et poète palestinien Ziad Medoukh, d’autre part, celle de l’historienne française Aline de Diéguez.

L’auteur Chérif Abdedaïm, interrogé par l’APS, a déclaré que « La création de l’État sioniste s’est basée sur la propagation de mythes et de mensonges fabriqués de toutes pièces et présentés au monde comme vérités historiques, parmi lesquels celui d’une Palestine “ terre sans peuple pour un peuple sans terre” ou encore ceux qualifiant Israël de “démocratie”. »

Pour sa préfacière Aline de Diéguez, De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne dévoile comment une poignée de colons venus des quatre coins du monde ont invoqué un héritage mythologique pour s’emparer de terres habitées par un peuple depuis des millénaires.

Chérif Abdedaïm, qui était présent le 30 octobre au Salon International du Livre d’Alger, a publié auparavant, entre autres ouvrages : Abdelhafid Boussouf, le révolutionnaire aux pas de velours et Constantine : la saga des beys, ainsi qu’un recueil de poèmes en arabe dialectal Toufat El Memhoun min Djawahar El Melhoun.

 

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Chérif Abdedaïm est un artiste, écrivain, journaliste et enseignant algérien. Il tient une chronique d’actualités internationales dans La Nouvelle République d’Alger.

 

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Nous reproduisons ci-dessous la préface française, qu’Aline de Diéguez a eu l’excellente idée de publier sur son site.

Aline de Diéguez

Chroniques de la Palestine occupée

« Si vous n’êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et à aimer ceux qui les oppriment. »
Malcolm X

L’enfer du peuple palestinien

« Lasciate ogni speranza, voi ch’intrate »  (Vous qui entrez, abandonnez toute espérance)
Dante, La divine comédie, l’Enfer)

 

Dante se représentait l’Enfer comme une sorte d’abîme en forme d’entonnoir sans fond que Lucifer aurait creusé lors de sa chute sous la ville de Jérusalem et dans lequel glissaient les damnés avant de déboucher dans les salles des tortures éternelles. Étonnante prémonition de l’auteur de la Divine comédie d’avoir situé son enfer en Palestine et plus précisément, à Jérusalem !

Aujourd’hui, Lucifer a fait surface et règne en maître au grand jour non seulement à Jérusalem, mais sur la Palestine tout entière. Il s’active frénétiquement à enfourner un peuple crucifié depuis trois-quarts de siècle dans l’entonnoir sans fond du désespoir et de l’annihilation.

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La bouche de l’Enfer

Sculpture du XVIe siècle, in Jardins de Bomarzo, province de Viterbe, cœur de la civilisation étrusque. Sur la lèvre supérieure est écrit : « Ogni pensiero vola », (Toute pensée s’envole).

C’est l’histoire de cette tragédie que le monde regarde d’un oeil vide et morne et que, courageusement, Chérif Abdedaïm décrit avec une précision chirurgicale dans son ouvrage De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne.

Écrire aujourd’hui sur le sort des Palestiniens, qu’ils soient de Cisjordanie, de Gaza ou des camps de l’exil, c’est d’abord essayer de maîtriser une colère impuissante et une indignation qui ne peuvent manquer d’envahir toute personne dotée de sens moral et de respect de la dignité humaine. C’est pourquoi il faut admirer le ton retenu de Chérif Abdedaïm lors de sa recension sans concessions des étapes du drame enduré par le peuple palestinien.

Car la tragédie a commencé depuis si longtemps qu’un monde futile a fini par oublier les funestes exploits quotidiens de Lucifer, le démon qui met cyniquement la corde au cou à tout un peuple et cherche à l’étrangler avant de le précipiter dans le néant.

Rappelons comment il le terrorise, l’affame, l’assoiffe, le pilonne, l’empêche de se soigner, de se déplacer, martyrise , terrorise, emprisonne sans jugement et torture même ses enfants qu’il empêche d’étudier, l’emmure, vole l’argent de ses impôts, le soumet à l’arbitraire de colons féroces et armés ainsi que de policiers brutaux et sadiques aux checkpoints où il blesse, humilie et assassine en toute impunité. Il laisse son armée caillasser les enfants sur le chemin de l’école et au besoin, les utilise comme boucliers humains. Il bombarde centrale électrique et réserves d’eau potable, déracine les merveilleux oliviers centenaires, dresse des murailles au milieu des villages. Animé d’une rage dévastatrice il réduit en cendres les vergers et les cultures d’un peuple colonisé et emprisonné, vole ses terres, son eau, ses ressources naturelles, poursuit sa colonisation, détruit les maisons, empêche les agriculteurs de travailler, défonce les routes, ruine les infrastructures, les récoltes, ravage le port et l’aéroport de Gaza, bombarde sa plage, les bateaux de pêche, pilonne même les hôpitaux, les écoles et les ambulances, laisse le champ libre à ses snipers assassins, empoisonne la population de Cisjordanie à petit feu en se débarrassant de ses déchets toxiques dans les territoires palestiniens au mépris de la protection de l’environnement et des nappes phréatiques, asperge les maisons des villages de déjections puantes, invente chaque jour de nouvelles brimades et de nouvelles humiliations.

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Lucifer, tableau de Dali

 

N’est-ce pas là une description saisissante de l’Enfer sur la terre? Et c’est de ce peuple courageux que la résistance héroïque est qualifiée de « terrorisme » par les bourreaux et les complices occidentaux du Lucifer local!

C’est bien dans le toboggan en forme d’entonnoir que glisse inexorablement le peuple palestinien poussé par le Lucifer sioniste. Jusqu’à quelle profondeur lui faudra-t-il sombrer dans les abysses de l’humiliation et de la souffrance avant que ses pieds se posent sur un sol assez dur pour lui permettre de rebondir et de remonter à la lumière?

Mais aujourd’hui, Lucifer est toujours dans le dos de sa victime et il s’active, année après année, à le précipiter toujours plus profondément dans l’amertume et le désespoir. S’il fallait attribuer le prix Nobel du malheur aux victimes de l’ignominie de leurs Lucifers respectifs, il serait attribué conjointement aux nations indiennes exterminées vicieusement par les troupes sans honneur, sans foi ni loi des colons européens fraîchement établis dans le Nouveau Monde, ainsi qu’au peuple palestinien en voie de subir un sort analogue de la part – ô ironie de l’histoire – d’une armée de colons se prétendant les descendants des plus grands persécutés de la planète – et formant aujourd’hui l’État d’Israël.

Or, il faut bien comprendre que les comportements cruels et sadiques de l’État sioniste ne sont pas le résultat d’actes isolés et circonstanciels. Ils sont voulus, théorisés et planifiés. C’est ce que démontre avec une rigueur implacable l’ouvrage de Chérif Abdedaïm. Après avoir lu De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne, personne ne pourra prétendre qu’il ne savait pas ce qui était en train de se tramer dans le petit mouchoir de terre sur lequel une poignée d’immigrants issus du monde entier revendique, au nom d’un vieux mythe, la possession du territoire habité depuis la nuit des temps par un autre peuple.

Le parallélisme est saisissant entre ceux qui se déclarent fièrement une nation « exceptionnelle et indispensable » et qui ont réussi le prodige d’exterminer par la ruse, les pièges et la violence la quasi totalité des nations indiennes, et ceux qui se proclament un « peuple élu » et dont le rêve est d’éliminer aussi parfaitement la population autochtone du territoire qui est le sien. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, sévices, assassinats, déportations. Ah, s’ils pouvaient expédier tous ces « arabes » sur la lune!

La politique actuellement menée en Palestine et que décrit si justement M. Abdedaïm démontre que les principes d’humanité et d’éthique ne sont pas universels et que seule la fâcheuse publicité internationale que permettent les moyens de communication modernes empêche aujourd’hui les massacres à moyenne et grande échelle tels qu’ils furent accomplis dans les années cinquante à Deir Yassine, Haïfa, Jaffa, Acre, Oum Al Fahem et AL-Ramla, Al-Daouayma, Abou Shousha, Qazaza, Jaffa à plusieurs reprises, Tannoura, Tireh, Kfar Husseinia, Haïfa encore et encore, Sarafand, Kolonia, Saris, Biddu, Lod, Bayt Surik, Sasa, Balad al-Cheikh, hier Jenine et Gaza tant et tant de fois. La litanie des villes et villages-martyrs s’étire, interminable.

C’est pourquoi Lucifer recourt dorénavant à un artisanat du crime et de la terreur plus cachés et donc plus pervers. Nos droits-de-l’hommistes ne se mobilisent pas pour les enfants palestiniens assassinés de sang froid, mais goutte à goutte et leurs couinements sont modestes et rapidement réduits au silence au moment des grands carnages à Gaza.

Ne pas oublier ces martyrs est notre devoir et l’immense mérite de Chérif Abdedaïm est de démontrer que ces crimes prennent place dans la stricte logique du sinistre projet politique sioniste.

Car l’Etat hébreu, conduit par les machinistes du sionisme poursuit inlassablement un seul et unique but: conquérir mètre carré par mètre carré, et par tous les moyens, la totalité de la terre de sa géographie mythique. L’actuelle guerre de Syrie à laquelle Israël participe activement en sous-main fait partie des plans de conquête de l’État sioniste.

L’ouvrage de Chérif Abdedaïm démontre pas à pas et preuves à l’appui, que le projet d’extermination sournoise du peuple palestinien a été poursuivi avec une farouche détermination par tous les gouvernements sionistes qui se sont succédé depuis que l’existence d’Israël a été acceptée par l’ONU, et même avant cette reconnaissance de fait, lorsque les groupes terroristes sionistes – Irgoun, Lehi, Ha Sommer, Haganah – se sont heurtés au mandat anglais et massacraient à la fois des Anglais et des Palestiniens.

Dans la longue et très importante citation d’une déclaration de l’un des principaux théoriciens du sionisme, Vladimir Jabotinski, une phrase résume parfaitement ce projet : « Toute colonisation, même la plus réduite, doit se poursuivre au mépris de la volonté de la population indigène. Et donc, elle ne peut se poursuivre et se développer qu’à l’abri du bouclier de la force, ce qui veut dire un Mur d’acier que la population locale ne pourra jamais briser. Telle est notre politique arabe. (…). La force doit jouer son rôle – brutalement et sans indulgence (…) et cela jusqu’à ce qu’il ne reste aucun espoir, jusqu’à ce que nous ayons supprimé toute ouverture visible dans le Mur d’acier. »

Voilà exprimé noir sur blanc le mode d’emploi du projet luciférien.

Tous les gouvernements sionistes ont collé à la lettre à ce plan. Les interminables négociations et autres accords, de camp David, d’Oslo ou d’ailleurs, n’étaient que poudre aux yeux et avaient d’autant moins pour finalité d’être mis en œuvre honnêtement que les exactions du pouvoir sioniste jouissent depuis les origines d’une impunité absolue de la part de son protecteur d’Outre-Altlantique. En témoignent plus de soixante vétos opposés par les USA aux résolutions de l’ONU qui condamnaient l’État sioniste.

Mais on ne peut cacher que le plan du Mur d’acier n’a pu se concrétiser que grâce à la complicité et à la collaboration tantôt tacite, tantôt officielle des dirigeants des ghettos palestiniens eux-mêmes, ces « Présidents » d’opérette trop heureux de bénéficier pour eux-mêmes et pour leurs proches des miettes de pouvoir et de richesses que l’occupant dédaigneux leur jette de temps en temps, en échange de leur soumission et de la création d’une milice chargée d’espionner, de réprimer, d’arrêter et même de torturer les résistants.

Lucifer en rit encore.

Grâce à l’ouvrage de Chérif Abdedaïm nous pouvons suivre pas à pas la progression de la mise en œuvre du sinistre plan d’élimination du peuple palestinien. La lucidité et la rigueur de son auteur auront rendu un immense service à la cause de la Palestine et surtout à la cause de la vérité.

Malgré le Mur d’acier, malgré les trahisons viendra un jour où Lucifer rendra les armes.

Source : http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/palestine/lucifer/lucifer.html

 

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Pas d’interview pendant huit ans et, maintenant, deux d’un coup ! Ce n’est pas nous qui nous en plaindrons. Ce dont nous nous plaignons, c’est que ces passionnants entretiens de Madame Asma al-Assad soient sous-titrés en anglais et non en français. Colonisés provinciaux que nous sommes, de quoi nous plaignons-nous ? Les quelque 80 millions de francophones d’Europe ne s’intéressent pas à ces choses, voilà tout.

 

Entre la guerre et la paix

Vidéo tirée d’un film documentaire russe.

Source :  https://syrianfreepress.wordpress.com/2016/11/03/asma-al-…

 

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Paris – Chiens écrasés

Une princesse saoudienne ordonne de « frapper » et « tuer » un artisan parisien

Olivier Berruyer – Les crises 4 novembre 2016

 

8. Guillemets anglais.gifUn simple fait divers – mais tellement illustratif de notre époque… Vous imaginez si ça avait été la belle-fille de Poutine ?

 

Une plainte a été déposée contre la fille de l’ex-roi Salman qui a fait rouer de coups un homme qui effectuait des travaux dans son appartement.

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« Il faut le tuer, ce chien, il ne mérite pas de vivre », s’est emportée la descendante des fondateurs du royaume d’Arabie Saoudite à l’encontre d’un artisan parisien venu effectuer des travaux dans son appartement de l’avenue Foch à Paris, dans le 16e arrondissement. Selon le récit circonstancié de la victime, établi devant les gardiens de la paix, alors qu’il prenait une photo de la pièce où il devait intervenir, la princesse a fait héler son garde du corps armé.

Les gorilles étrangers sont en effet autorisés à porter une arme par le ministère de l’Intérieur, alors que cela est interdit aux professionnels de la sécurité privée de nationalité française, sauf rares exceptions.

En dépit des explications de l’artisan – il a l’habitude de prendre des clichés avant travaux, afin de remettre les objets et les meubles à leur place après –, le cerbère l’empoigne. Il est accusé de réaliser des photos pour les revendre à des journalistes.

 

Tenu en joue

L’homme de main de la princesse lui assène un coup de poing sur la tempe avant de lui ligoter les mains. Zélé, le garde du corps ordonne à l’artisan de s’agenouiller et de baiser les pieds de la princesse. Récalcitrant, il est alors mis en joue. Selon les policiers qui ont recueilli le témoignage de la victime, les traces de coups étaient encore visibles au moment où il se confiait aux forces de l’ordre. L’artisan affirme que son calvaire a duré près de quatre heures, avant qu’un troisième larron n’intervienne : il réalise une photocopie de sa carte d’identité et lui enjoint de partir en lui interdisant « l’accès au 16e arrondissement à jamais » !

Obstiné dans l’adversité, l’artisan a demandé à être payé et a présenté sa facture de 20.000 euros. En vain. Et les Saoudiens ont conservé son matériel.

Les mauvais traitements au personnel sont réguliers parmi les riches familles du Golfe, certaines d’entre elles bénéficiant en plus de l’immunité diplomatique. Cela rend aléatoire toute tentative de poursuite judiciaire. À ce stade, le parquet de Paris n’a pas fait connaître la suite qu’il entendait donner à cette plainte.

Source :  https://www.les-crises.fr/une-princesse-saoudienne-ordonn…

 

Trois commentaires parmi d’autres :

1) Nous rappelons que le marché aux esclaves de Ryad, Abu Dhabi, et Muscat n’ont fermé leurs portes qu’en 1962, 1964 et 1970.

Durant l’enfance des princes et princesses du golfe on pouvait encore acheter de l’esclave sexuelle circassienne, du soldat chrétien, de l’eunuque du Soudan et de l’artisan perse en allant au Souk.

Maintenant on se fournit à la source, ils ont raison la filière courte pour le bétail c’est le mieux.

2) L’essentiel est bien que l’Arabie saoudite siège dans les conseils des droits humains, contrairement à la Russie. On voit l’expertise qu’ils détiennent dans ce domaine.

3) Heureusement pour elle, la France a un président humaniste et universellement respecté. « Homme d’État de l’année 2016 » même.

 

Les artisans parisiens devraient savoir qu’en vendant leurs services dans le XVIe, ils risquent de tomber sur des gens vulgaires.

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Mis en ligne le 6 novembre 2016.

Une réponse “De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne”

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,