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28 mai 2017

Les zones de conflits, des « laboratoires » pour les armes de l’Occident


Publié par Gilles Munier sur 16 Avril 2017,

Catégories : #Irak, #Syrie, #Afghanistan, #Libye, #Algérie, #Etat islamique

Les zones de conflits, des "laboratoires" pour les armes de l’Occident

Revue de presse : Algérie Presse Service APS – 15/4/17 *

LONDRES- L’Occident utilise les zones de conflits dans le monde comme des « laboratoires » pour tester ses armes, a écrit le quotidien britannique, The Guardian, samedi, au lendemain de l’utilisation de la plus puissante bombe non-nucléaire par les Etats-Unis, en Afghanistan.

« Par le passé, les colonies au nord de l’Afrique, au Moyen Orient et au Sud-Est de l’Asie, ont servi de laboratoire pour l’occident afin de tester l’impact et l’efficacité de ses nouveaux jouets mortels, et ce n’est pas différent aujourd’hui », a souligné le journal dans un article opinion.

L’auteur du texte note que même si « personne n’a de la sympathie » pour le groupe terroriste autoproclamé Etat Islamique (EI/Daech), tout le monde « trouve étrange que les Etats-Unis larguent leur plus gigantesque bombe non-nucléaire, la cible étant de détruire des tunnels souterrains.

L’explication, le journaliste, écrivain et professeur, Mustafa Bayoumi, la trouve dans l’histoire qui « renseigne que l’Occident s’est toujours servi de ses colonies comme laboratoire pour ses plus récentes et les pires de ses armes de guerre « . Il est rappelé qu’en novembre 1911, la Libye, convoitée par l’Italie, était le premier pays à subir un bombardement aérien.

En 1920, la Grande-Bretagne a occupé l’Irak, et pour faire face à la révolte populaire, sa Royal Air Force a usé d’une nouvelle stratégie de bombardements aériens.

L’article rappelle que l’ancien premier ministre britannique, Winston Churchull, avait écrit en 1919 une note de service indiquant qu’il était « fortement en faveur de l’utilisation des armes chimiques contre les tribus non civilisées ».

E, 1920, le maréchal de la « Royal Air Force », Hugh Trenchard, reconnu aujourd’hui comme l’un des premiers défenseurs des bombardements stratégiques, avait expérimenté les bombes à gaz sur « les indigènes « .

Les Etats-Unis ont utilisé leurs premières munitions à l’uranium appauvri pendant la guerre du Golfe de 1991. Un total de 320 tonnes ont atterri en Irak dans cette guerre, souligne le texte, qui précise que l’uranium appauvri a une durée de vie de 4,5 milliards d’années.

Les résultats ont été « spectaculairement terrible à travers l’Irak, avec des malformations congénitales et les taux de cancer très élevés dans tout le pays » .Aujourd’hui encore, la guerre aérienne, a été « innovée », avec le prétexte de lutter contre les peuples « non civilisés », est-il relevé.

L’exemple de la Syrie est cité, où les forces militaires étrangères « testent de nouveaux missiles de croisière et des bombardiers à longue portée ». Outre la Syrie, la Libye, l’Irak et l’Afghanistan, « souffrent terriblement du laboratoire de la mort et la destruction de l’Occident » qui ont des conséquences ravageuses sur l’humanité et sur l’environnement.

Les bombes de cette ampleur (mère de toutes les bombes) constituent une attaque, pas seulement contre l’humanité, mais aussi « contre toutes les formes de vie », conclut l’article.

Le même quotidien a publié un autre article dans lequel, les bombardements en Syrie, en Afghanistan ont été qualifiés d’« obsènes et inutiles ».

*Source : APS

http://www.aps.dz/monde/56166-les-zones-de-conflits,-des-laboratoires-pour-les-armes-de-l%E2%80%99occident

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,