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19 septembre 2018

Rassemblement pour le soutien des habitants de Tawargha


 

SEPT ANS DÉJÀ

ET RIEN DE RÉPARÉ

 

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Rassemblement pour le soutien des habitants de Tawargha

Devant la Plaque des Droits de l’Homme, Place du Trocadero

Samedi le 17 mars 2018 à 14 heures

 

À cause de l’effondrement total de l’État libyen par l’agression internationale et la guerre mondiale menée par 42 pays en 2011, et à cause aussi de la soi-disant « Protection des civils » décidée par les Nations Unies et mise en œuvre par la Œuvres et d’autres pays, des milliers de Libyens vivent aujourd’hui, déplacés en dehors de leurs maisons et de leurs villes, sont harcelés par les milices djihadistes, habitent dans des tentes et ne survivent que grâce aux aides d’organisations humanitaires et onusiennes.

Les droits des libyens sont bafoués et ces populations peuvent difficilement se retrouver en tant qu’êtres humains ayant vécu dans la sécurité, la stabilité et la satisfaction de leurs besoins nécessaires, à cause de la répression exercée par les milices, les extrémistes, les bandes criminelles et leur domination sur toutes sortes de pouvoirs et de richesses.

La tragédie de Tawargha est l’un des résultats du prétendu programme de protection des civils mené en 2011 qui a abouti à la destruction de l’État libyen. En raison des mensonges et des allégations des agresseurs, les habitants de Tawargha sont illégalement punis pour des actes dont ils n’ont pas été l’auteur, par le déplacement, l’exil et la torture. Parce qu’ils refusent de trahir leur patrie, refusent d’obéir aux milices qui veulent tout contrôler et qu’ils refusent la soumission et  de vendre le pays à l’extrémisme, à la tyrannie et au racisme, qu’ils sont maintenant sanctionnés.

Le fait que les milices de Misrata, empêchent les propriétaires de la terre et des maisons d’exercer leur droit de retour, est un crime international sanctionné par les normes juridiques internationales les plus claires et les plus reconnues par la communauté internationale.

Le silence sur ce qui passe en Libye signifie la complicité et la collaboration avec les milices pour commettre ce crime. Nous demandons à la communauté internationale d’agir pour empêcher la continuité de l’exécution de ce crime, et de répondre aux demandes du peuple libyen que fin soit mise à ces crimes. Le mal et la souffrance infligés au peuple libyen par les milices, l’absence de l’État et la dégradation de la situation humanitaire, sécuritaire, économique et politique constituent tous des crimes dont la Œuvres en particulier et la communauté internationale en général sont les responsables.

OUI au retour des habitants de Tawargha, et autres personnes et groupes exilés chez eux, OUI au renforcement de l’armée libyenne et à l’état de droit, à la légitimité populaire, aux institutions démocratiques et à la justice transitionnelle.

Non disons :

 

NON à la politique de vengeance, de haine et de discrimination, NON aux milices, à l’extrémisme,  aux gangs criminels et aux institutions de pillage et de corruption.

Nous exigeons une commission d’enquête concernant les mensonges décrétés par le gouvernement Sarkozy en 2011 afin de programmer la destruction de la Libye et l’assassinat de son chef.

Nous voulons que le gouvernement français, exécutant notre volonté souveraine, fasse pression  sur les milices afin qu’elles libèrent les nombreux prisonniers partisans de l’ancien régime.

(s)

Rassemblement de la Communauté Libyenne en France.

La voix de la Libye.com

Comité international de défense des droits du peuple libyen

L’association « La Pierre et de l’Olivier », réseau de solidarité avec le peuple de Palestine.

Le CRI, Comité révolutionnaire international.

Meta TV.

Comité français de soutien à Saïf al Islam Kadhafi.

L’association « Entre la plume et l’enclume ».

 

*

Précisions de Bruno Drweski :

 

Il faut savoir que la ville de Tawargha est une ville peuplée de noirs libyens descendants d’esclaves qui voisinaient avec la ville de leurs anciens maîtres Misrata.

Les Misrata ont fait longtemps le commerce d’esclaves pour le compte de leurs maîtres turcs. Quand les colons italiens sont arrivés, la tribu des Misrata s’est alliée à eux et, lors de la prise de pouvoir par les fascistes en Œuvres, ses chefs ont adhéré au parti fasciste italien et ont combattu le mouvement de libération nationale libyen.

Quand Kadhafi est arrivé au pouvoir il a bien sûr reçu l’appui de Tawargha et il a négocié avec les notables de Misrata : la Libye pardonnait à ceux-ci leurs comportements passés et, en échange de la liberté économique, ils renonçaient à leurs prétentions politiques de privilégiés, accord qui a tenu jusqu’en… 2011 où ils ont pris parti pour l’OTAN et violemment bombardé la ville voisine de leurs anciens esclaves, Tawargha, avant d’en expulser les habitants qui, eux, avaient soutenu jusqu’au bout la Jamahiriya contre les rebelles de Misrata. Il y a donc entre Misrata et Tawargha une vieille lutte de classe, et 2011 fut bien une contre-révolution !

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,