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17 octobre 2017

Mohamed Hafayedh: Faire ou ne pas faire confiance à Mohamed Béji Caïd Essebsi ?


Publié par Candide le dans Chroniques


Faire ou ne pas faire confiance à M.Béji Caïd Essebsi ?

Mohamed Hafayedh

9 Septembre 2017

 

Faire, encore, confiance à Béji Caïd Essebsi, ou ne pas faire confiance, est une entreprise à haut risque et périlleuse, et le comble, c’est que ça ne servira plus à rien .

Qui va pouvoir changer un système politique et constitutionnel qui a été réorganisé et finalisé pendant trois années de Présidence, à l’avantage de la Nahda, à commencer par l’abattage du parti du Président, de telle sorte que le système ne peut fonctionner qu’en faveur de l’islamiste Ghannouchi.
Comment croire Béji Caïd Essebsi qui s’était engagé en bâtisseur d’un mouvement politique d’union patriotique, dans l’urgence, en 2012, avec la fougue d’une jeunesse patriotique à l’âge de la retraite physique et politique, pour sauver la Tunisie du danger islamiste, opération « Appel de la Tunisie ». Qui va le croire en septembre 2017 , quand il nous fait sortir la blague constitutionnelle des hommes politiques tunisiens, au lieu d’avouer leur échec et démissionner, ils disent : »ghalltouni » sur la nature des islamistes et leurs intentions contre le modèle de société et l’avenir de la Tunisie.
J’avais, longuement, développé dans un article, il y a plus de deux ans, comment le cenario du système politique actuel avait été élaboré parallèlement au marathon du dialogue national, le Hiwar Wattani, tout au long de l’automne 2013 , jusqu’à Ramadan 2014, un calendrier très chargé obligeant les chefs de nos partis politiques à couper le carême chez l’ambassadeur français ou prendre la soupe de Jacob dans la résidence de l’ambassadeur américain.Des soirées ramadanesques chez les mécréants où les listes électorales ont été sélectionnées une par une et les CV des candidats passés à la loupe des renseignements généraux.
Béji Caïd Essebsi, n’est que la pièce maîtresse de ce système d’une Tunisie laboratoire d’un « printemps arabe ». C’est ce Président qui n’a ni ambition, ni projet pour la Tunisie. Une Tunisie qui attend toujours son sauveur. Il était même incapable de faire quelque chose pour sauver son âme et son honneur pour rendre justice à Lotfi Naghadh, celui qui avait sacrifié sa vie pour que son héros « bourguibiste » devienne président.
Alors, Hrayer Tounes, les femmes tunisiennes, qui ont voté pour lui, peuvent toujours attendre la concrétisation des promesses d’un 13 août. Seulement, s’il se fâche avec les islamistes, qui va voter pour que son fils devient député de l’Allemagne, et qui va voter son élection à la présidence de L’ARP pour succéder constitutionnellement à son père ?
Il se peut que la promesse ne durera que le temps que la pilule de Hafedh, député de l’Allemagne, passe.
Si non il n’y a que les frères Ghannouchi et Ordogan qui peuvent respecter le serment, exécuter le testament et garantir l’avenir du rejeton Mohamed Béji Caïd Essebsi.
Pour ça ! Se foutre des bourricots tunisiennes et tunisiens, et nous traiter avec mépris, il est très fort avec conviction et génie, c’est pour cette raison qu’il a été élu Président, avec nos voix, par la géopolitique du « Printemps Arabe » . (Mohamed Hafayedh)

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,