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27 mai 2018

Les grosses orchades, les amples thalamèges.. Littératures vagabondes – états d’âme à La Thalamège


THUCYDIDE PAS MORT !

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THUCYDIDE PAS MORT !

 

(L’Inde ne va quand même pas se mettre à jouer les Kurdes de service en Asie ?!)

 

*

La Chine ne veut pas tomber dans le « Piège de Thucydide » avec l’Inde

Pepe Escobar – Asia Times 19 février 2018

 

Le Président Xi Jinping veut que la Chine soit une « puissance bienveillante », mais, au Dialogue Raisina de Delhi, les nations « Quad » se sont liguées contre lui.

Les notions d’histoire et de géopolitique qui séparent l’Europe de l’Asie sont empêtrées dans des myriades d’implications culturelles et on peut les faire remonter jusqu’au Roman d’Alexandre.

 

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Cet ensemble d’essais mélangeant la vérité, le drame épique et la mythologie fut composé entre la mort d’Alexandre le Grand en 323 avant J.C. et le IVe siècle de notre ère, et on l’attribue soit à Callisthènes, le neveu d’Aristote, soit au précepteur d’Alexandre lui-même.

En l’espace de dix ans, Alexandre a forgé un empire englobant l’Asie Mineure et ce que l’Occident allait plus tard appeler le Moyen Orient, s’emparant des territoires qui sont aujourd’hui ceux de la Turquie, de la Syrie, d’Israël, de la Palestine, de l’Égypte, du Liban, de la Jordanie, de l’Irak, de l’Iran, d’une tranche du Pakistan et du Nord-Ouest de l’Inde.

Pendant plus de deux millénaires, c’est Alexandre qui a le mieux incarné, en Occident, l’opposition entre ces deux formules altières : Est et Ouest. Les conquêtes d’Alexandre ont aussi aidé l’Inde à pénétrer la disposition d’esprit occidentale en termes de géographie et de civilisation.

Nous avons fini par apprendre que l’Inde était, en fait, proche du monde arabe – sur terre via l’Iran, et sur mer via son contact direct avec le Golfe Persique.

L’échange de marchandises, de traditions et de culture a toujours fait partie intégrante du tableau. Que ce soit par terre ou par mer, l’ancienne Route de la Soie – avant d’atteindre la Chine – a traversé l’Inde.  Rome commerçait déjà avec l’Inde avant d’apprendre qu’il y avait quelque part un Empire du Milieu et vice versa, puisque les Chinois savaient à peine que la Méditerranée existait.

 

Plus proche de l’Occident

C’est ainsi que l’Inde a toujours été plus proche de l’esprit occidental que la Chine.

Parallèlement, quand Vasco de Gama atteignit l’Inde du Sud-Ouest en 1498, ces ports faisaient, depuis plus d’un millénaire, du commerce avec la Chine, l’Asie du Sud-Est, le monde arabe et la Méditerranée.

Historiquement, on peut dire que les monarques hindous qui avaient commercé si longtemps avec les marchands arabes, juifs et chinois se sont laissé abuser sur les intentions « pacifiques » des premières incursions européennes, ce qui a fini par amener la domination britannique du sous-continent.

Cet arrière-plan doit être pris en considération quand on veut jeter un coup d’oeil à ce qui vient de se passer au dernier Dialogue international de Raisina [nommé  d’après la colline où il se tient, ndt.]. L’événement était patronné par le Ministère indien des Affaires étrangères et l’Observer Research Foundation, un think tank hindou.

Le thème du Dialogue Raisina était « Gérer les transitions perturbatrices ». Et la « transition perturbatrice » numéro un a été identifiée comme rien de moins que la Nouvelle Route de la Soie chinoise, connue sous le nom de Belt & Road Initiative (« Initiative Route et Ceinture ») ou BRI.

 

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Narendra Modi et son homologue israélien Benjamin Netanyahou au Dialogue Raisina

 

Plus de 200 millions d’Hindous sont musulmans, ce qui en fait la troisième plus grande nation musulmane du monde, après l’Indonésie et le Pakistan. Il n’est donc pas surprenant que le parti de droite pro-hindou BJP du Premier ministre Narendra Modi se présente comme le défenseur auto-proclamé d’une civilisation multi-millénaire.

Pourtant, quand on creuse un peu plus profondément, on trouve que le nationalisme hindou moderne – loin de se préoccuper du Mahrabharata – est en réalité né dans les années 1920, tout imprégné des théories de Mazzini, de d’Annunzio, et même d’un certain Benito Mussolini. Malgré tout, il s’agissait surtout de peur de voir l’identité hindoue submergée par l’Islam et la Chrétienté..

Mais maintenant, il s’agit de peur de la Chine.

 

Route & Ceinture contre « Quad »

L’OTAN s’est fait entendre à pleine voix au Dialogue Raisina, par celle de l’amiral Harry Harris, chef  du Commandement US dans le Pacifique et récemment nommé ambassadeur en Australie. Selon Harris, « la réalité, c’est que la Chine est une force de transition perturbatrice dans le Pacifique Indien, et le déficit de confiance dans la région est la faute aux Chinois ».

Il est significatif que les chefs de la marine des nations « Quad » – USA, Inde, Japon, Australie – soient tous de cet avis. De même d’ailleurs que le général à la retraite David Petraeus, ex-directeur de la CIA et cerveau organisateur des ruées sur l’Irak et l’Afghanistan.

L’idéologue neocon Zalmay Khalizad, ancient ambassadeur US en Irak et en Afghanistan, était aussi de la rencontre et a dûment confirmé qu’à son avis, en voulant mettre en communication toute l’Eurasie via sa Route & Ceinture, la Chine « changerait l’ordre international ».

Le Dialogue Raisina a illustré pleinement la portée du changement terminologique de Washington, d’« Asie-Pacifique » en « Inde-Pacifique », tout en détaillant bien les prescriptions introduites dans la nouvelle « Stratégie de Défense » du Pentagone.

La Chine – et la Russie avec elle – sont des « puissances révisionnistes » résolues à saper « l’ordre légal international », surtout la Chine, avec son « économie prédatrice » qui se développera sans entraves par le biais du Programme Route et Ceinture.

Il appartenait donc aux « Quad » de mettre en oeuvre une nouvelle stratégie d’endiguement de la Chine.

D’un point de vue géopolitique, à Pékin, on prend les relations Chine-Inde  très au sérieux, justee derrière, en importance, les relations de la Chine avec les USA. Ces derniers temps, les relations Chine-Russie ont été ascendantes, se muant progressivement, par consentement mutuel, en « partenariat stratégique ».

Les relations Chine-Japon, pendant ce temps, peuvent être considérées comme tenant la quatrième place, quoi que des pans entiers  du public chinois semblent considérer le Japon comme la deuxième « plus grande menace » pour le « rêve chinois » du président Xi Jinping.

Toutefois, dès l’instant où Pékin aura consolidé son influence sur les routes commerciales maritimes à travers toute l’Asie Orientale, le Japon cessera de constituer un problème. Le vrai problème surgira si l’Inde décide jamais d’essayer de couper les routes maritimes de l’initiative chinoise et ses lignes d’approvisionnement complexes dans l’Océan Indien,  ou de s’en mêler.

La question géopolitique-clé du XXIe siècle est : comment l’ascension de la Chine « perturbera-t-elle » l’hégémonie américaine et comment parviendra-t-elle – probablement –  à permettre un siècle chinois. Eurasien, en fait.

La Chine et l’Inde ont tout ce qu’il faut pour être complémentaires. Toutes deux sont membres des BRICS, groupe qui comprend aussi le Brésil, la Russie et l’Afrique du Sud. Elles font également partie de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) tout en étant aussi des membres importants du G20. Et pourtant, New Delhi persiste à traiter Pékin non comme un partenaire mais comme une menace.

 

Peur de la puissance émergente.

Xi Jinping, pour sa part, semble envisager sérieusement le « piège de Thucydide » : à savoir ce qui se produit quand une puissance émergente provoque la peur d’une puissance établie, et que cette peur déclenche une escalade vers la guerre. Il est remarquable que Xi y ait souvent fait allusion dans ses discours.

Ainsi, refermant la boucle historique entamée avec Alexandre, nous voici avec un lecteur très informé de l’Empire du Milieu, faisant preuve de son respect pour l’historien le plus éminent de la Gréce ancienne.

Ce qu’est en train de faire Xi, quand il en parle, c’est mettre en garde les USA et, par procuration, l’Inde, leur conseillant implicitement de ne pas tomber dans l’erreur qui a généré la Guerre du Péloponnèse, que tous les participants ont perdue.

C’est, en effet, la peur inspirée à Sparte par l’ascension d’Athènes qui a rendu la guerre inévitable (remplacez Sparte par Washington/Delhi et Athènes par Pékin). Athènes a été vaincue comme l’a été son modèle de démocratie. Mais c’est la Grèce toute entière qui a perdu la guerre, son déclin n’étant dès lors que le prélude à sa conquête par Philippe de Macédoine.

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Jonque chinoise : Ce dessin moderne montre dans quelle proportion les bateaux de l’amiral Zhen He étaient plus grands que ceux de Vasco de Gama. Des cloisons intérieures étanches faisaient des jonques les grands navires les mieux en état de naviguer du XVe siècle. Des voiles en bambou plissé étaient suspendues aux mâts et un gouvernail à la poupe assurait le pilotage. Les navires d’exploration européens, quoique beaucoup plus petits, étaient aussi plus rapides.

 

Inspiré par les expéditions de l’amiral Zhen He, la conviction de Xi est que la Chine est une puissance bienveillante avec sa Nouvelle Route de la Soie – énorme route commerciale et en même temps multiplicateur potentiel de richesses – développée comme l’archétype de la mondialisation 2.0 « gagnant-gagnant ».

Mais ne comptez pas sur l’Inde et sur les « Quad » pour jouer le jeu.

 

Source : http://www.atimes.com/article/china-will-not-fall-thucydi…

Via : https://russia-insider.com/en/china-will-not-fall-thucydi…

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Pour ceux qui ont envie de lire les mêmes livres que Xi Jinping …

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THUCYDIDE

Histoire de la guerre du Péloponnèse

Précédé de « La campagne de Thucydide », par Albert Thibaudet

Traduction : Jacqueline de Romilly

Paris, Robert Laffont, 1990

Collection : Bouquins  –  840 pages

 

 

Le premier grand historien politique de la Grèce, qui conçoit l’histoire d’Athènes comme une formidable tragédie, Thucydide est le premier historien moderne. Né entre 470 et 460 av. J.-C., à l’époque où la fin des guerres médiques consacre la victoire des Grecs sur l’Empire perse, il fut le témoin de l’extraordinaire aventure de la démocratie athénienne et de la naissance de la civilisation classique. Contemporain de Socrate, de Sophocle et d’Euripide, il assista au triomphe de la pensée et de l’art grecs. Triomphe qui ne dura qu’une génération puisque, à l’instigation de Sparte, les cités grecques entrèrent en révolte contre l’hégémonie d’Athènes.

Cette guerre du Péloponnèse, qui commença en 431 pour s’achever en 404 par la victoire de Sparte, Thucydide la raconte, saison par saison, en s’appuyant sur une documentation étonnamment exacte. Son récit, dense et sobre, exclut tout merveilleux : les raisons des guerres sont toutes humaines et le monde n’est pas guidé par le destin, mais par la volonté de puissance.

Si Thucydide célèbre la grandeur d’Athènes sous Périclès en évoquant la perfection de ses institutions et les plus étonnantes réussites dans le domaine de la pensée et de l’art, il n’échappe pas à l’amer constat qu’un tel moment d’équilibre est un instant de grâce éphémère qui ne survit pas aux passions égoïstes et à la ruée des appétits qu’il suscite. Sa leçon n’a cessé d’être méditée, de Xénophon à Tacite, de Machiavel à Nietzsche.

Cette édition ajoute à notre traduction, revue à la lumière des derniers acquis de la science, un Dictionnaire de la guerre du Péloponnèse et les réflexions qu’inspira le texte de Thucydide au grand critique Albert Thibaudet qui, au sortir de la Première Guerre mondiale, rédigea sa Campagne avec Thucydide.

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XÉNOPHON

L’Anabase – Livres I & II

Sous la direction de Paul Masqueray

Paris, Les Belles Lettres, 2002

Collection : Classiques en Poche

173 pages

 

 

À la mort de Darius II, c’est Artaxerxès II qui lui succède sur le trône de Perse mais Cyrus le Jeune essaie de détrôner son frère avec le concours des troupes spartiates et des mercenaires grecs, les « Dix mille ». Xénophon, jeune Athénien riche et de bonne famille, aimant les voyages, la guerre et la gloire, décide de suivre Cyrus dans l’espoir de rapporter de cette aventure un beau récit et sans doute de grandes richesses. Malgré la bravoure des Grecs, la guerre tourne mal et Cyrus est tué en 401 à Counaxa, près de Babylone.

Harcelée par les troupes du satrape Tissapherne, l’armée tombe dans un guet-apens et tous les généraux sont tués. Xénophon entre alors véritablement en scène. Il est élu général et contribue par son intelligence à sauver l’armée des mercenaires: groupés autour de lui, les survivants rejoindront la Thrace et passeront au service de Sparte. C’est le récit de cette retraite fameuse, au cœur de l’hiver et des montagnes, du centre de l’Arménie jusqu’à la mer Noire, que Xénophon a noté dans ses carnets d’expédition et qu’il retrace dans l’Anabase.

Né près d’Athènes, Xénophon (426-354 av. J.-C.) est issu d’une famille aristocratique très aisée. Il prend part à la défense d’Athènes dans la guerre du Péloponnèse. En 401, il rejoint les Spartiates combattant en Asie Mineure aux côtés de Cyrus, qui cherchait alors à renverser son frère. Après l’échec de la campagne des Dix-Mille, où Cyrus perdit la vie, il est élu général, et, traversant l’Asie, conduit les Grecs jusqu’à Trébizonte, exploit qu’il raconte dans l’Anabase. Surnommé « l’abeille grecque », Xénophon nous a laissé une œuvre aussi variée qu’abondante. De l’enseignement de Socrate dont il fut le disciple, il a tiré des ouvrages dits socratiques, les Mémorables, Le Banquet, l’Apologie et, d’une certaine manière, l’Économique (dialogue socratique évoquant les problèmes de gestion d’un domaine). Son travail d’historien se compose de l’Anabase et surtout des Helléniques où il poursuit le récit de la guerre du Péloponnèse là où Thucydide avait interrompu son enquête. Outre des traités sur la cavalerie, la chasse et une histoire romancée de la vie de Cyrus, la Cyropédie, nous lui devons des ouvrages politiques, témoignant de son admiration pour Sparte, la cité rivale d’Athènes.

 

*

Affaire Ramadan

(suite et sans doute pas fin)

 

Suite à un article de Gilles MUNIER qu’a fait circuler Ginette Hess Skandrani, un des lecteurs-correspondants de celle-ci vient de réagir aux récentes déplorations du lynchage dont M. Ramadan fait l’objet et dont nous nous sommes nous-mêmes fait l’écho dans notre post précédent (SEXQUISITION).

Tous les arguments sincères étant dignes d’intérêt, le voici, brut de décoffrage :

 

Des pleurs pour les Tawargha, OUI ! Des larmes pour Tariq Ramadan, NON !

 

[Ginette, tu peux me censurer comme tu le fais souvent, censurer ce commentaire car il est particulièrement dangereux. Tu peux aussi décider de ne pas le lire. Car, attention au risque d’incohérence : d’un côté, soutenir les TAWARGHA et, de l’autre, prendre benoîtement en pitié TARIQ RAMADAN, qui a exploité à merveille, depuis 2011, la religion comme opium du peuple et des peuplements immigrés. Je propose un double rassemblement liant les deux thèmes et devant deux ministères distincts. Je suis prêt à me déplacer pour haranguer les foules de demeurés musulmans et à me faire lyncher s’il le faut après leur avoir dit leurs 4 vérités, à ceux d’entre eux qui représentent la 5ème colonne de l’impérialisme. Merci de diffuser dès lundi matin à tous tes « réseaux « sociaux » » et d’amis musulmans et/ou islamophiles]

Quel est le but  de la tribune de GILLES MUNIER ? Exiger la libération de TARIQ RAMADAN ? Tout à fait d’accord, mais à condition de bien mettre les points sur les « i » qui sont tombés très bas. Si nous étions malhonnêtes et vindicatifs, partisans de la Loi du Talion – et complices des crimes de l’OTAN comme le théologien et les gens du Talmud islamique (les « hadith »), nous hurlerions avec les loups (comme l’intéressé l’a fait contre KADHAFI et ASSAD. Ainsi, nous lui rendrions « la pareille » en l’enfonçant encore plus dans la boue, lui qui était connu pour émailler systématiquement sa stérile littérature théologique destinée aux immigrés (et à ceux qui veulent comprendre ces derniers) de mots creux comme « éthique ». À tel point qu’un philosophe de renom comme EDGAR MORIN a succombé à la sirène, tout simplement parce qu’il n’a pas compris la portée et l’impact quotidien des centaines de milliers de ragots « officiels » de l’islam, fonds de commerce du théologien, transparaissant dans les 50 livres qu’il a écrit en 50 ans. Or, que nous apprend une si abondante littérature ? [Note importante 1]

Rien de nouveau si ce n’est que :

1-le monde est divisé entre Frères Musulmans et Salafistes et qu’il penche pour les premiers dont il est biologiquement, sociologiquement et politiquement issu (cf. HASAN AL-BANNA).

2-les femmes doivent se tenir à carreau. Voyez comment, arcbouté sur les ragots « officiels » de l’islam, et sur un ton imprécateur, il électrise un public de jeunes mâles issus de l’immigration pour les encourager à veiller à ce que leurs sœurs n’épousent pas de non-musulmans (une aberration en soi, inexistante dans le Coran mais inventée, par imitation du Talmud, par les ragots en question.

3-il faudrait un « moratoire sur la lapidation ». Encore une fois, ce mot n’existe pas dans le Coran mais vient de la Bible (Ancien Testament) et du Talmud et son clone, le Talmud islamique, qui a pris la place du Coran, comble du blasphème. Or, pourquoi, au lieu de les bénir, comme son mentor YOUSIF AL-QARADAWY et les membres de sa dynastie mécène au QATAR (qui lui a offert la direction d’un centre d' »éthique »), n’a-t-il pas proposé un moratoire sur les bombardements de l’OTAN, 7 mois durant, contre la Jamahiriya (qui a visé et fait imploser en particulier la société des TAWARGHA) ? Ou encore contre le soutien aux mercenaires de l’OTAN en Syrie ?

En vérité, je vous le dis. TARIQ RAMADAN (et tous ses fans comme ces « Indigènes de la République » comme HOURIA BOUTELDJA) haïssait KADHAFI parce que ce dernier, en 42 ans, avait montré qu’il était plus musulman qu’eux et leurs obscurantistes modèles (QARADAWY & Co., Ltd). KADHAFI, qui avait mis le Coran au centre de la constitution de la Jamahiriya, était le seul Chef d’État au monde capable de réciter le plus long chapitre du Coran par cœur, rejetait l’autorité des diaboliques « hadith ». Peu de gens le savent. Sans ambages et sur des bases socialistes, le révolutionnaire africain a donc libéré les femmes et les hommes à la peau noire comme les TAWARGHA.

Même ERNESTO GUEVARA, le communiste « endurci », a plus servi l’islam que ce pasteur bourgeois cosmopolite, prônant une « éthique » au nom de laquelle il a hurlé avec les loups de l’OTAN qui bombardaient pendant 7 mois la Jamahiriya et les TAWARGHA en particulier, sans parler de la Syrie….  Par contraste, le Che, non religieux, contrairement à lui, a pourtant abordé la question de l’Amour et, surtout la Loi de la Causalité universelle (ce que les Arabes appellent le MAKTUB). En voici la preuve récente et encore brûlante (Le petit verset mystique incroyable du Che).

 

CONCLUSION À PLAIE OUVERTE

Ces demeurés « musulmans » de la nébuleuse immigrée soutiennent aveuglement un parfait représentant du Patriarcat désormais mondialisé qui a souillé leur propre religion en laissant l’OTAN violer la Jamahiriya et la Syrie. Ils n’ont même pas compris que le coup monté par l’oligarchie/p-crassie contre l’intéressé (voir la nature de l’arme ici) est un effet BOOMERANG de leur soutien aveugle à la guerre contre la Jamahiriya au printemps 2011 puis contre la Syrie.

Bizarrement, comme dans l’Opération Charlie et ses milliers d’articles en toutes langues, pas un seul au monde ne mentionne le mot « p-graphie ». Or, non seulement cette dernière est partout (dans les religions, y compris l' »islam officiel », la Bible, les Védas, la télévision, le cinéma, internet, le téléphone, etc.–cf. le lanceur d’alerte Chris Hedges), mais l’acte dont est accusé l’intéressé relève bien de la définition de la p-graphie, n’est-ce pas ? Par conséquent, en ces temps troubles, il importe toujours d’appeler un chat un chat.

Le Coran appelle le coup de BOOMERANG reçu par les immigrés, « Jaza' » (« karma » pour les Musulmans Nouvel Age qui ne comprendrait pas). Ce Karma, dans son devenir collectif, devient le « MAKTUB » (« les choses sont ainsi »). Écoutez donc des musulmans parler entre eux et vous verrez combien de fois ils emploient ce mot chaque jour. En l’occurrence, les immigrés leurrés récoltent ce qu’ils ont semé depuis 2011 en participant au lynchage réussi de KADHAFI et à celui manqué d’ASSAD.

Ces demeurés ne comprennent pas non plus que l’impérialisme ne fait pas de distinction entre eux et KADHAFI, à savoir : des gens dont il faut se débarrasser, à court ou long terme. Où étaient ces masses pleurnichantes quand l’OTAN bombardait les TAWARGHA ? Où sont-elles encore à l’heure où Damas est attaquée par ses mercenaires ?

Pourtant, les PdT (canal historique) avaient averti depuis Tunis, berceau du Printemps Arabe chanté et glorifié par l’intéressé:.

Révolutionnaire tunisien, que savais-tu et que sais-tu encore de la Libye ? (texte historique)

______________________

 [Note importante 1] On juge un auteur à ses écrits, a fortiori quelqu’un qui se prétend philosophe et qui écrit livre sur livre. Un chercheur (y compris en sciences sociales et humaines) digne de ce nom propose de nouveaux concepts, de nouvelles hypothèses, des mécanismes, voire des théories.

Par exemple, et sans évoquer un dieu comme KARL MARX par son l’analyse minutieuse du Capital (après passage en revue de la littérature mondiale), citons l’Iranien ALI SHARIATY qui a théorisé sur la naissance de la propriété privée dans l’épisode biblique d’Abel et Caïn. Le Français EDGAR MORIN s’est intéressé à la méthodologie utile pour aborder les problèmes complexes. PIERRE BOURDIEU a développé le mécanisme de la Reproduction dans les sociétés humaines. JEAN PAUL  SARTRE a analysé la mécanique de l’être et de la conscience, etc., etc. MICHEL CUYPERS a appliqué avec succès les principes de la rhétorique sémitique (biblique) au Coran.

Même KADHAFI, en dehors de son appui unique au monde à une nouvelle exégèse coranique, suite à une analyse des ravages causés par les « hadith » en Afrique et dans le monde musulman en général, a translaté en terre africaine, arabe et musulmane, le principe révolutionnaire « Tout le Pouvoir aux Soviets » lequel est devenu, pour ceux qui connaissent la JAMAHIRIYA: « Pas de démocratie sans congrès populaires et comités populaires » (LE LIVRE VERT).

Mais TARIQ RAMADAN, qu’a-t-il produit de nouveau à l’avancement de la connaissance de l’islam  ou même d’utile aux membres de la nébuleuse immigré ?  Un « moratoire sur la lapidation » (sic) ou sa mobilisation personnelle pour l’application des thèmes abordés dans les centaines de milliers de « hadith » et dont le Coran ne parle pas (car l’intérêt de ce dernier se situe ailleurs qu’au niveau du bas de la ceinture) ?

Aujourd’hui, il a laissé ses ouailles comme « orphelins » et face à un sort funeste. Si au moins il leur avait écrit un seul texte sur la p-graphie et l’islam (ne serait-ce qu’en réponse à celui de KAMEL DAOUD qui a lancé le concept très juste de « p-no-islamisme » (sic), malheureusement sans invoquer son pendant, le « p-no-impérialisme », phase suprême de l’impérialisme).

En raison de son activisme politico-religieux contre la JAMAHIRIYA et la SYRIE, il ne diffère en rien de BERNARD LEVY dont nous défions ici quiconque de nous citer une seule idée originale avancée par ce « grand philosophe », lequel, après son aventure criminelle en Libye, a réussi à assumer avec brio son naufrage…

 

*

Qu’est-ce qu’on fait, quand on n’en a rien à cirer du Coran, du Talmud, des Évangiles, du Bouddha ou du Tao et qu’on ne leur souhaite que du bien à tous ? Quand on ne s’est jamais, pour cette raison, intéressés à ce que racontaient M. Ramadan, ses partisans et ses détracteurs ?

Frivolité insigne de notre part, dans la mesure où les positions prises par M. Ramadan étaient politiques, c’est-à-dire de morale publique… Celles-là, oui, auraient dû nous importer.

Le fait est que nous avons toujours plus ou moins vu la chose sous l’angle d’une guéguerre entre le philosophe musulman et la nébuleuse homosexuelle féminine sorosienne dont Mme Caroline Fourest s’est fait le porte-flambeau, les adultes que nous sommes ayant eu plutôt tendance à hausser les épaules devant ce qui nous apparaissait comme des gesticulations d’infantiles Picrocholes.

M. Ramadan, donc, nous est mal connu, mais il nous semble indiscutable qu’il a affaire, aujourd’hui, à un lynchage organisé, sans rapport avec ce qu’il représente politiquement et philosophiquement, et qu’il serait malhonnête d’amalgamer les deux choses, indigne et dégradant de se joindre aux pires pulsions d’une foule malsaine et de participer même de loin à la chasse au mâle (ou à ce qui en tient lieu) décrétée par de froids manipulateurs dans des buts qu’il vaut mieux ne pas regarder de trop près si on ne veut pas dégu…

Oublions pour un instant le cas précis de M. Ramadan :

La question qui tant agite les Landerneau sociaux depuis qu’on la leur a donnée à renifler nous paraît pourtant simple : toute femme subissant des violences qu’elle n’a rien fait pour provoquer n’a pas le droit mais le DEVOIR de réagir immédiatement avec la dernière énergie, quel que soit le prix de sa réaction. Et nous ne faisons même pas de différence entre les starlettes en quête de promotion dont parlait récemment Brigitte Bardot et les caissières de supermarchés qui peuvent toujours – mais  si, mais si – dire à leur chef de rayon libidineux : « Monsieur, préparez-moi mon compte, je m’en vais » et s’en aller pointer à l’ANPE.

Quel qu’en soit le prix !

L’attitude exemplaire, à ce point de vue, a été celle, il n’y a guère, de Nafissatou Diallo, qui a payé d’ailleurs assez cher son courage, parce que – c’est vrai – il n’est pas toujours évident de vouloir se faire respecter des puissants de ce monde.

Mais, à l’opposé, celles qui ont subi sans réagir des atteintes à leur intégrité et à leur dignité, ont perdu ipso facto le droit de s’en plaindre plus tard et de rameuter le ban et l’arrière-ban quand il leur paraît sans danger et même séduisant de monter dans le train en marche d’une mode aussi détestable que nauséabonde. Tant pis pour elles ! Elles n’avaient qu’à sursauter plus tôt.

Autre chose : Il semblerait que, tout à coup, féminisme soit synonyme de lesbianisme. Depuis quand et en l’honneur de quel saint ? Avouons-le parce que c’est vrai, les homosexuelles féminines qui vivent leur particularité sur la voie publique nous paraissent aussi pires qu’à feu Malaparte et au Saker réunis les « pédés » de même acabit. Étaler sa vie intime là où tout le monde passe n’est pas qu’une faute de goût, c’est une offense faite à tous ceux qui n’en ont rien à foutre.

 

*

Reçu en dernière minute :

 

Commentaire de Bruno Drweski

 

La question n’est pas de prendre parti pour ou contre Ramadan en fonction de ce qu’on pense de ses idées ou de sa personne, voire de son propre ressenti purement subjectif, mais de prendre position pour la justice en prenant en compte :

1/ que Tariq Ramadan est beaucoup mieux traité que des centaines de prisonniers gravement malades en préventive, qui sont inconnus des médias et qui ont le tort d’être pauvres et souvent d’origine étrangère ;

2/ que Tariq Ramadan est beaucoup moins bien traité que des personnalités puissantes du monde la politique ou de l’économie et qui ne sont pas musulmans ;

3/ que le traitement médiatique de l’affaire laisse peu de place à la question juridique et beaucoup de place pour s’en servir dans un sens raciste et islamophobe, culpabilisant pour les musulmans, ce qui tend à créer un réflexe de repli « tribal » pour défendre « notre membre » et non pas « la justice » pour tous !

Dans ce contexte-là, il faut se mobiliser pour :

1/ dénoncer le trois poids trois mesures systématiques du système judiciaire français et plus largement capitalisto-occidental,

2/ replacer l’événement dans son contexte global, pour démontrer le caractère inégalitaire du système judiciaro-politico-économico-culturalo-social, aux dépens des plus faibles, d’abord les pauvres et les inconnus, puis les connus n’ayant pas la bonne religion ou la bonne tribu d’appartenance, et  au contraire la tolérance à l’égard des crimes sordides commis par les huiles du système, qu’ils soient pornocratiques ou autres.

3/ rappeler que la justice doit être indépendante des pouvoirs politiques et économiques, ce que cette affaire ne fait que confirmer, mais il y a bien d’autres scandales qui ont précédé, par exemple le maintien en prison de Georges Ibrahim Abdallah, etc etc etc.

 

*

Ah que la liste est longue des oubliés aux oubliettes !

Vous vous rappelez la libération de Salah Hamouri ? Qu’est-ce que tout le monde avait été content ! Surtout ceux qui s’étaient mobilisés pour lui. Mais ces libertés-là ne durent jamais très longtemps (pas comme celle du « soldat Shalit »…). Salah s’est fait re-kidnapper et réembastiller depuis. Toujours sans raison. Toujours dans la plus parfaite illégalité ! Pour ne pas changer. Car Salah Hamouri est avocat, et, en liberté, il se mêle de défendre des gens…

Plaidoyer pour Salah Hamouri

Bérenger TOURNE (avocat) – LGS – 18 février 2018

 

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« La défense de Salah Hamouri que j’ai l’honneur d’assurer, ici en France, c’est-à-dire à lointaine distance, pourrait s’apparenter à se battre contre un moulin à vent, alors qu’il n’est aucun prétoire pour plaider sa cause, ni ici en France, ni même là-bas, en Israël, si j’en crois mes confrères palestiniens, Sahar Francis et Mahmoud Hassan, auxquels j’adresse un salut confraternel et admiratif.

Salah Hamouri, j’avais déjà pu le défendre, en quelque sorte par procuration, il y a à peu près cinq ans, lorsque le CRIF intenta un mauvais procès au Président de l’AFPS de l’époque, qui n’était autre que M. le député Jean-Claude Lefort, dont on sait les peines et soins pour la Palestine et le combat permanent, depuis bien plus d’une décennie, pour la liberté et l’honneur de celui qui deviendra son beau-fils.

Alors qu’il m’est à nouveau confié sa défense, me voilà assez démuni, n’ayant comme autre contrepartie que les pouvoirs publics et les institutions françaises, dont mon propre ordre, auxquels je voudrais, dès lors, par votre entremise, m’adresser ce soir.

Je voudrais tout d’abord leur dire quelques mots sur le sort réservé à Salah Hamouri, qui n’a pas, en tant que notre compatriote, notre concitoyen, droit à tous les égards dont sa nationalité française devrait pourtant lui faire bénéficier.

Salah Hamouri est détenu en, et par Israël, sans jugement, ni inculpation, depuis désormais six mois. [Souligné par nous. LGO]

Une détention ardemment dénoncée à leurs homologues israéliens, nous assurent les diplomates, qui font semblant de gesticuler pour feindre l’indignation.

En réalité, ils ont baissé pavillon dès le premier jour. La France a baissé pavillon le jour même de l’enlèvement de Salah Hamouri, au petit matin du 23 août dernier, à Jérusalem-est annexé.

Salah Hamouri est depuis lors détenu de la manière la plus arbitraire qui soit, et la France, qui est sa patrie par sa mère, avec la Palestine qui est sa mère-patrie, la France n’oppose autre chose que la seule « protection diplomatique », c’est-à-dire concrètement, de simples « visites au parloir » du personnel consulaire.

Si ces visites apportent à Salah Hamouri un moment de réconfort certain, brisant son isolement le temps d’une entrevue, l’effet pervers sinon malsain de cette « protection » reste néanmoins de conférer à son emprisonnement, le caractère légitime, voire licite, qu’il n’a absolument pas, et cela à défaut d’être clairement jugé et décrété illégal, et donc intolérable, par la France.

Car aucune charge n’est retenue contre lui. Ni officiellement ni même officieusement.

Il n’est aucun dossier sur la base duquel il pourrait se défendre comme tout justiciable, et pour cause : il n’est de criminel dans cette affaire que l’enfermement souffert par Salah Hamouri.

La Chine, la Turquie, l’Iran, le Venezuela, Cuba, la Russie, le Maroc, l’Algérie ou encore le Mali et plus amplement tous autres pays, procèderaient de la sorte :

– que nos médias en feraient leurs gros titres sur 5 colonnes,

– que des banderoles seraient étendues sur les perrons de toutes les mairies,

– que des affiches seraient apposées aux frontons de toutes les préfectures, et

– que les ambassadeurs seraient convoqués, sinon décrétés persona non grata.

Mais pour Salah Hamouri, rien de cela. Pour Salah, rien de tel, alors qu’il n’est rien d’autre que l’otage, je ne trouve pas meilleure qualification juridique, l’otage d’un état étranger, sans que la France, pourtant si prompte à donner des leçons de droits de l’homme au reste du monde, ne réagisse.

En tous cas, pas comme il se devrait. En tous cas, pas comme elle le pourrait.

Alors que le sort de notre compatriote, notre concitoyen, dépend de cette diplomatie de velours à l’égard d’Israël, qui nous laisse à nous, une impression si rêche, je voudrais aussi avoir quelques mots pour l’avocat, c’est-à-dire pour mon confrère Salah Hamouri, confrère embastillé pour mieux le bâillonner, sans que la profession ne s’en émeuve, à l’exception notable du Syndicat des Avocats de France, que je salue très confraternellement.

Je voudrais alors m’adresser ce soir, toujours par votre intermédiaire, à mes pairs et plus particulièrement à mon Bâtonnier et au-delà à tous les barreaux de France que représente la Présidente du Conseil National des Barreaux.

Ou êtes-vous ce soir Mme le Bâtonnier ?

Ou êtes-vous ce soir Mme la Présidente du CNB ?

Où êtes-vous ce soir ?

… que votre place est ici et nulle part ailleurs, alors que les droits les plus élémentaires de notre confrère Salah Hamouri sont bafoués depuis près de six mois !

Salah Hamouri est détenu depuis six mois et votre silence sur la période est assourdissant.

Que les diplomates plaident leur impuissance relativement à ce régime sui generis de « détention administrative ordonnée par un état souverain », comme ils disent, pour justifier leur impéritie en face d’Elsa Lefort, sa femme, cela est déjà difficilement audible. Mais au moins affectent-ils d’apporter leur soutien…

Votre silence, à vous, sonne comme la légitimation tacite de la mise sous écrou arbitraire de Salah Hamouri. Cela le rend insupportable…

Depuis quand les avocats de Paris s’assignent-ils au mutisme alors que l’un de leurs confrères est plus otage que détenu, et que sa privation de liberté ne tient que du seul fait du Prince ?

N’y-a-t-il que le Syndicat des Avocats de France, que je salue derechef, pour s’indigner d’une telle sorte d’injustice inadmissible ?

Pourtant, Mme le Bâtonnier, lorsqu’il s’agit de défendre les droits de la défense bafoués en Turquie ou ailleurs, notre barreau sait se mobiliser. Je vous ai d’ailleurs, à cet égard, interpellé il y a peu, Mme le Bâtonnier, quant à savoir si « les droits de l’homme sont une notion à géométrie variable selon que leur violation s’opère en Turquie ou en Israël ? ».

Je suis toujours dans l’attente de votre réponse.

Je vous ai écrit à vous et à votre prédécesseur à trois reprises : le 15 septembre 2017, puis les 18 et 31 janvier derniers. Mes courriers sont tous demeurés lettres mortes.

Pourtant, je vous le dit avec gravité : le Barreau de Paris ne saurait rester taiseux, sans que son silence n’apparaisse comme approbateur, voire complice, puisque « qui ne dit mot consent ».

Le Barreau de Paris se doit de prendre position sans plus attendre, pour Salah Hamouri, comme pour les plus de 450 autres détenus palestiniens, qui croupissent en « détention administrative » c’est-à-dire arbitraire, sans droit ni défense, dans les geôles israéliennes.

Il y a peu encore, Salah Hamouri purgeait une peine de 7 ans de prison déjà infligée par Israël, pour un crime qu’il n’avait pas commis, contraint qu’il fut de plaider coupable d’un prétendu complot arrangé de toutes pièces, mais qu’il sera forcé de reconnaître, pour ne pas se voir infliger 7 ans de réclusion en sus.

Rappelons-nous qu’à l’époque, il avait déjà souffert du régime inique de la « détention administrative » arbitraire, durant 3 ans.

Rappelons-nous qu’il n’y avait alors déjà rien, rien contre lui dans les faits, mais que ce rien sera commué en 7 ans de prison.

Il n’y a rien, à ce jour non plus, contre Salah Hamouri. C’est bien ce qui laisse craindre que ce rien fasse à nouveau un tout carcéral.

Dès lors, si le pire n’est jamais certain, la meilleure défense de Salah Hamouri, c’est notre mobilisation, ici en France, là-bas en Palestine et partout ailleurs dans le monde, avec Angela Davies, avec Noam Chomsky, avec Ken Loach, avec vous ce soir, avec tous les autres indignés chers à Stéphane Hessel, tous les autres insoumis, socialistes, communistes, anarchistes, centristes, en marche ou républicains, il n’importe. Tous citoyens, tous ensemble et en même temps, c’est notre mobilisation qui fera que l’histoire ne se répétera pas.

Libérez Salah Hamouri ! »

Bérenger TOURNE

Source : https://www.legrandsoir.info/plaidoyer-pour-salah-hamouri…

 

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L’art de la guerre

Missiles étasuniens en Europe, le retour 

Manlio Dinucci – il manifesto –  27 février 2018

Traduction : Marie-Ange Patrizio

 

Le plan avait été pré-annoncé il y a trois ans, pendant l’administration Obama, quand des fonctionnaires du Pentagone déclarèrent que « face à l’agression russe, les États-Unis sont en train de considérer le déploiement en Europe de missiles avec base à terre » (« Les missiles reviennent à Comiso », Il manifesto, 9 juin 2015). À présent, avec l’administration Trump, ce plan se trouve officiellement confirmé.

Dans l’année fiscale 2018 le Congrès des États-Unis a autorisé le financement d’« un programme de recherche et développement d’un missile de croisière lancé depuis la terre par plate-forme mobile sur route ». C’est un missile à capacité nucléaire de portée intermédiaire (entre 500 et 5500 km), analogue aux 112 missiles nucléaires de croisière (cruise) déployés par les USA à Comiso (Province de Raguse, Sicile) dans les années 80. Ils furent éliminés, en même temps que les missiles balistiques Pershing 2 déployés par les USA en Allemagne et les SS-20 soviétiques basés en URSS, par le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires (Inf), stipulé en 1987. Le Traité interdit le déploiement de missiles avec base à terre et portée comprise entre 500 et 5500 km.

Washington accuse maintenant Moscou de déployer des missiles de cette catégorie et déclare que « si la Russie continue de violer le Traité Inf, les États-Unis ne seront plus ligotés par ce traité », c’est-à-dire seront libres de déployer en Europe des missiles nucléaires à portée intermédiaire avec base à terre.
Un fait déterminant se trouve cependant ignoré : les missiles russes (en admettant qu’ils soient à portée intermédiaire) sont déployés en fonction défensive en territoire russe, alors que ceux des USA à portée intermédiaire seraient déployés en fonction offensive en Europe au bord du territoire russe. C’est comme si la Russie déployait au Mexique des missiles nucléaires pointés sur les USA. Comme l’escalade USA/OTAN continue, le déploiement de ces missiles en Europe est de plus en plus probable.

Pendant ce temps l’Ukraine a testé début février un missile à portée intermédiaire avec base à terre, réalisé certainement avec l’assistance des USA. Les nouveaux missiles nucléaires étasuniens – beaucoup plus précis et rapides que les « cruise » des années 80 – seraient déployés en Italie et probablement aussi dans des pays de l’Est, venant s’ajouter aux bombes nucléaires USA B61-12 qui arriveront en Italie et dans d’autres pays à partir de 2020.

En Italie, les nouveaux missiles de croisière seraient selon toute probabilité à nouveau positionnés en Sicile, même si non nécessairement à Comiso.

Il y a dans l’île deux installations USA de première importance stratégique. La station MUOS (Mobile User Objective System) de Niscemi, une des quatre existantes à l’échelle mondiale (2 aux USA, 1 en Australie et 1 en Sicile) du système de communications satellitaires qui relie à un unique réseau de commandement toutes les forces étasuniennes, nucléaires comprises, se trouvant dans n’importe quelle partie du monde. La JTAGS, station de réception et transmission satellitaire du « bouclier anti-missile » étasunien, qui est sur le point de devenir opérationnelle à Sigonella. C’est une des cinq à l’échelle mondiale (les autres se trouvent aux États-Unis, en Arabie Saoudite, en Corée du Sud et au Japon). La station, qui est transportable, sert non seulement à la défense anti-missile mais aussi aux opérations d’attaque, conduites depuis des bases avancées comme celles qui se trouvent en Italie.

« Les Etats-Unis – exp

explique le Pentagone dans le rapport « Nuclear Posture Review 2018 » – engagent des armes nucléaires, déployées dans des bases avancées en Europe, pour la défense de l’OTAN. Ces forces nucléaires constituent un lien politique et militaire essentiel entre Europe et Amérique du Nord ».

En nous liant à leur stratégie, non seulement militairement mais politiquement, les États-Unis transforment de plus en plus notre pays en base avancée de leurs armes nucléaires pointées sur la Russie et, ainsi, en cible avancée sur laquelle sont pointées les armes nucléaires russes. [C’est nous qui soulignons. NdGO]

Édition de mardi 27 février 2018 de il manifesto

 

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Conférence de Munich, ah, ha, ha !

Guerre, dictature, démocratie : cherchez l’erreur

Bruno GUIGUE – LGS20 février 2018

 

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« Le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour. Trois jours de débats à la conférence de Munich sur la sécurité ont livré ce diagnostic : l’Occident se sent assiégé, défié, déstabilisé. Et les coupables sont nommés : la Russie et la Chine, ces deux puissances « révisionnistes » qui défient l’ordre mondial libéral et sèment la dissension aux États-Unis et en Europe. » Un morceau de bravoure, cette tirade ! Publiée dans La Croix du 18 février 2018 sous la plume de François d’Alençon, elle prétend résumer la conférence internationale annuelle sur la sécurité qui s’est tenue à Munich du 16 au 18 février. Comme elle condense parfaitement la bouillie pour les chats qui tient lieu de discours officiel aux pays occidentaux, elle mérite le détour.

On y apprend, donc, que « le vieux combat entre les démocraties et les régimes autoritaires est de retour ». Si l’on suit notre analyste, ces pauvres démocraties tremblent comme des feuilles. C’est inquiétant, avouons-le. À croire que la peur s’installe, que des gouttes de sueur perlent au front des Européens verts de trouille. « Assiégé, défié, déstabilisé », l’Occident va-t-il faire dans son pantalon ? Mais il a peur de quoi, au juste ? Selon les chiffres disponibles pour 2016 (dernière année où l’on a des données complètes), l’OTAN a un budget militaire de 920 milliards de dollars, soit 19 fois celui de la Russie (48 milliards). Vous alignez 19 chars d’assaut quand votre adversaire présumé n’en a qu’un, vous avez 19 missiles contre le missile unique du méchant d’en face, et vous vous sentez « assiégé, défié, déstabilisé ». Il y a un problème logique, non ? Nos vaillantes démocraties seraient-elles si vermoulues ?

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Source : https://www.legrandsoir.info/guerre-dictature-democratie-cherchez-l-erreur.html

 

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CULTURE

 

… avec Catherine Millet dans la réalité et Mimsy Farmer dans la fiction…

 

Apocalypses d’hier et d’aujourd’hui

 

Jean Paul BrighelliSon blog – 16 février 2018

 

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J’étais invité dimanche 18 sur LCI à débattre avec Michel Serres sur le thème « C’était mieux avant ». Mais LCI est apparemment trop pauvre pour m’offrir un billet de train — c’est comme ça que les causeries médiatiques n’opposent que des Parisiens entre eux.

Peu importe. L’idée était stimulante, j’en ai discuté avec des élèves.
J’aurais pas dû.

– Mais M’sieur, vous vous rendez pas compte, la chance que vous avez eue ! Les années 60-70 ! Le plein emploi ! Pas de SIDA ! La liberté sessuelle !

– Ouais ! et peu de concurrence en prépas, parce que vous aviez été triés avant !

– Et De Gaulle, c’était autre chose que ce qui est venu après !

– Et l’essence pas chère !

– Et puis… Nous, le terrorisme, Ben Laden, Daesh, des menaces partout…

– Ouais, le vivre ensemble s’effrite…

Ad libitum

Alors je leur ai raconté un souvenir personnel sur ces fabulous sixties.

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Source : https://blog.causeur.fr/bonnetdane/apocalypses-dhier-et-d…

 

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Mais si, mais si, il y en a en Belgique !

 

La PlateformeWatermael-BoitsfortPalestine, en collaboration avec la Fondation Marcel Liebman, l’ABP (Association Belgo-Palestinienne), l’UPJB (Union des Juifs Progressistes de Belgique) et le Cercle du Librex de l’ULB, a le plaisir de vous inviter à une conférence de Pierre Blanc, géopolitologue français de Bordeaux.

 

le mardi 6 mars 2018 à 20h

Université Libre de Bruxelles , auditoire H1301 , avenue Paul Héger, 1000 Bruxelles

entrée libre

 

Depuis une vingtaine d’années, Pierre Blanc consacre ses recherches à la Méditerranée et surtout au Proche-Orient (Israël/Palestine, Liban, Jordanie, Egypte, Syrie) où il s’intéresse aux rivalités de pouvoir, à leurs déterminants, aux acteurs impliqués et aux conséquences territoriales des conflits. Sur ce sujet, il a écrit notamment Violence et politique au Moyen-Orient (Presses de Sciences po, 2014) et L’Atlas des Palestiniens (Autrement, 2014).

 

Proche-Orient : Le Pouvoir, la Terre et l’Eau

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La conférence sera orientée plus particulièrement sur Israël et les territoires palestiniens. L’auteur rappelle la place centrale de l’agriculture dans les stratégies de puissance et les logiques conflictuelles. Et l’accès à l’eau – dont la plus grande part est destinée à l’irrigation – suscite d’âpres compétitions inter et intra-étatiques.

 

La conférence sera suivie d’un débat animé par Marianne Blume.

 

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le jeudi 8 mars 2018 (18h-20h)

Institut de sociologie de l’Université libre de Bruxelles,

Sur le Campus du Solbosch, Bâtiment S, salle Arthur Doucy, 12ème étage, 44 avenue Jeanne.

(voir plan : https://www.ulb.ac.be/campus/solbosch/plan-S.html). Attention, des travaux sont en cours Avenue Franklin Roosevelt, le campus est accessible en voiture uniquement via l’avenue Buyl)

 

entrée libre

Pour son séminaire, le Centre d’Histoire et de Sociologie des Gauches de l’ULB a le plaisir d’accueillir 

 

Michel ROGER (EHESS, Paris)

pour une conférence-discussion intitulée

 

« À la gauche du trotskisme, les Oppositionnels communistes en France et en Belgique (1928-1940) »

Michel Roger est historien. Sa thèse, soutenue à l’École des Hautes Etudes en Sciences sociales, portait sur l’histoire de la Gauche communiste italienne. Après des travaux sur la fraction de gauche du Parti bolchevik en 1918 (la Revue Kommunist publiée chez Smolny), sur la Gauche communiste russe (le Groupe ouvrier du PCUS de Miasnikov) et sur la Gauche communiste belge (Hennaut), il vient de publier (2017) un nouvel ouvrage intitulé Envers et contre tout, qui retrace le parcours des communistes « oppositionnels » de France et de Belgique, ne se reconnaissant pas uniquement dans le léninisme mais dont les groupes, actifs surtout dans les années ’20 et ’30, ont apporté une autre vision politique que celle, mieux connue, du trotskisme.

Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur notre site internet du CHSG, sur l’événement facebook ainsi que sur l’invitation en pièce jointe. Le séminaire suivant aura lieu le jeudi 29 mars (18-20h), avec comme conférencier Simon Hupkens (Ulg) – La ligue révolutionnaire des travailleurs 1971-1984 : les trotskystes belges à la recherche d’une homogénéité politique.

 

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 Mis en ligne le 27 février 2018

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,