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20 juin 2018

Les grosses orchades, les amples thalamèges.. Littératures vagabondes – états d’âme à La Thalamège


25/03/2018

GAZ PACCIO

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GAZ PACCIO

 

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Gaz paccio

Observatus Geopoliticus – Chroniques du Grand jeu

25 mars 2018

 

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Dans notre Grand jeu énergético-eurasien, les mauvaises nouvelles affluent pour l’empire…

À l’ouest, nous étions restés sur l’inénarrable psychodrame de Salisbury, dont l’un des buts avait vraisemblablement à voir avec l’or bleu :

Mais il s’agit peut-être et surtout de gaz. Alors que Gazprom vient de battre dix jours de suite son record d’exportation quotidienne vers l’Europe, l’affaire tombe à point nommé afin de barrer la route au Nord Stream II. Est-ce bien un hasard si mère Theresa de Londres a, immédiatement et pour le plus grand bonheur de Washington DC, embrayé sur le « danger du gaz russe » (lol) et la « nécessité de trouver des sources d’approvisionnement alternatives » ?

Le message n’est pas tant à destination domestique – même si le Royaume-Uni manque cruellement de gaz et que le GNL russe commence à arriver sur le marché britannique, les importations d’or bleu en provenance de Russie restent minimes – qu’extérieure. Les atlantistes de Bruxelles, Varsovie ou Vilnius pourront éventuellement se sentir encouragés dans leur opposition au gazoduc baltique, face à Berlin et aux réalités économiques lourdes. Il sera en tout cas intéressant de voir le prochain round de discussions des euronouilles à propos du Nord Stream II…

Notons d’ailleurs que cela n’a pas empêché Gazprom et le Trésor russe de lever des fonds sur la place financière londonienne (750 millions d’euros pour le premier, 4 Mds de dollars pour le second). Chose intéressante, la clause prévoit la possibilité d’un remboursement en d’autres monnaies :

Les observateurs attentifs auront toutefois remarqué que des clauses pour le moins inhabituelles ont été introduites dans les prospectus d’émission de ces deux obligations, lesquels prévoient notamment « une possibilité de paiement en devises alternatives » explique Oleg Kouzmin, analyste de la banque d’investissement Renaissance Capital à Moscou.

La page 217 du prospectus de l’obligation remboursable en 2047 stipule notamment que, « si pour des raisons indépendantes de sa volonté, la Fédération de Russie se voit incapable de rembourser le capital ou les intérêts en dollars américains, elle le fera en euros, en livres sterling ou en francs suisses ».

« Il s’agit d’une clause totalement inhabituelle et nouvelle dans le cadre de l’émission d’obligations souveraines », précise Oleg Kouzmin. Dans le cas de l’obligation remboursable en 2029, Moscou aurait même la possibilité d’effectuer les remboursements en roubles.

Il semblerait que ces dispositions soient destinées à protéger les porteurs obligataires dans le cas où les États-Unis, le Royaume-Uni ou d’autres pays décideraient de nouvelles sanctions à l’égard de la Russie, lesquelles l’empêcheraient d’honorer ses paiements en devises fortes.

À noter que ces refinancements cadraient avec le plan d’emprunts à l’étranger prévu dans le budget russe pour l’année en cours.

« Nous savons depuis toujours que ces émissions n’ont d’autre but que d’alimenter le jeu géo-politique », a expliqué, toujours au Financial Times, un gestionnaire d’actifs basé à Londres.

« Les Russes veulent simplement montrer que l’Occident ne peut pas les empêcher d’émettre de la dette et que les sociétés financières occidentales sont toujours disposées à financer la Russie ».

Dédollarisation, quand tu nous tiens. Où l’on retrouve le désormais incontournable casse-tête du système impérial : comment perpétuer la domination du dollar qui permet à l’empire de vivre et guerroyer au-dessus de ses moyens tout en imposant toujours plus de sanctions qui détournent un nombre croissant d’acteurs (pays, compagnies, institutions financières) du billet vert ?

Mais revenons à notre gaz… Les euronouilles ont, la main sur la couture du pantalon, parlé comme d’un seul homme pour « condamner » Moscou mais se sont bien gardés de discuter gaz et d’évoquer la moindre sanction. Et pour cause : les stocks européens d’or bleu sont quasiment vides ! Frau Milka a beau lancer l’idée de « réduire la dépendance au gaz russe » en projetant un terminal GNL, elle ne revient pas sur son acceptation du Nord Stream IIau grand dam de la MSN. Le commerce germano-russe est au beau fixe malgré les sanctions et il serait suicidaire pour Berlin de renoncer à devenir le hub gazier de l’Europe.

Parallèlement, les discussions se poursuivent avec l’Italie – rappelons que Rome n’est jamais tombée dans l’hystérie russophobe ces dernières années et a toujours veillé à conserver de bonnes relations avec Moscou – afin de lui livrer du gaz via le Turk Stream qui fait son bonhomme de chemin.

Un autre pipeline qui avance est le Sila Sibirii, plus grand projet énergétique de la planète et ami intime des lecteurs de ce blog. Le tube est construit aux trois-quarts et devrait entrer comme prévu en service l’année prochaine. Dans la grande bataille pour le marché chinois, Gazprom est aux premières loges et développe en plus le gigantesque gisement de Kovyktinskoye  (2 700 Mds de m3) pour inonder l’empire du Milieu. L’Altaï ou Sila Sibirii II deviendra mécaniquement une nécessité et nous avons vu que les négociations avait repris.

Ça tombe bien, la relation entre Pékin et Moscou est au beau fixe et les meilleurs alliés du monde – Poutine et Xi – ont été reconduits au pouvoir. Vladimirovitch a été le premier dirigeant à féliciter Xi tandis que ce dernier a encensé le « plus haut historique » du couple sino-russe qui pourrait « poser la base d’un nouveau type de relations internationales ». Plus prosaïquement, l’ours et le dragon accélèrent l’intégration énergétique de l’Eurasie et en éjectent l’empire maritime.

 

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Source : http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2018/03/gaz-paccio.html

 

 

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La Ghouta presque entièrement libérée des terroristes : les images que les médias ne vous montreront pas…

Réseau International25 mars 2018

 

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Après toutes ces années, les médias continuent à nous parler « d’insurgés », un « effondrement des rebelles » et à présenter La Ghouta comme le « fief emblématique de l’opposition armée syrienne ». Une « opposition syrienne » qui prend en otage des civils, s’en sert comme bouclier humain et qui les exécute lorsqu’ils essayent de s’enfuir est pourtant présentée comme victime d’un régime sanguinaire. Par contre, ces images de civils en liesse remerciant l’armée syrienne pour leur libération, jamais vous ne les verrez au JT…

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Vidéo à ne pas manquer !

Source :  https://reseauinternational.net/la-ghouta-presque-entiere…

 

 

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Bush en Irak revisité, pendant que le combat continue à la Ghouta

Pepe Escobar – Asia Times23 mars 2018

Via Gilles Munier – France-Irak Actualités

Traduction : Entelekheia

 

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La dernière estimation est de 2,4 millions d’Irakiens tués depuis l’invasion de 2003, et alors que la nature de la guerre au Moyen-Orient a muté en plusieurs variantes, les néoconservateurs avancent en titubant, comme des zombies de film d’épouvante, les yeux fixés sur leur guerre suivante.

Il y a quinze ans, le « choc et effroi » a été déchaîné contre Bagdad en tant que méthode choisie pour imposer la démocratie par les bombardements en Mésopotamie – façonnant ainsi ce qui allait plus tard être salué comme les douleurs de l’enfantement d’un nouveau Moyen-Orient.

J’ai essayé, dans un reportage pour Asia Times en 2003, d’expliquer le conflit géopolitique en arrière-plan de l’invasion de l’Irak qui a mené à autant de mort et de destruction.

Et pourtant, la mort et la destruction, même avant la campagne « choc et effroi », faisaient déjà intrinsèquement partie de la tragédie irakienne.

Francis Boyle, professeur de droit international de l’université de l’Illinois à Urbana Champaign, qui avait monté un recours collectif en justice à l’ONU contre George HW Bush en 1991, a conclu que pas moins de 3,3 millions d’Irakiens – y compris 750 000 enfants – étaient morts des suites des sanctions économiques et/ou des guerres illégales conduites par le gouvernement US assisté par le Royaume-Uni entre 1990 et 2012.

Au cours d’une conférence internationale sur les enfants affectés par la guerre tenue à Kuala Lumpur à la fin 2012, Boyle a détaillé le décompte des victimes comme suit : 200 000 Irakiens tués dans la première Guerre du Golfe ; 1, 4 millions d’Irakiens tués par la campagne « choc et effroi », l’invasion illégale de 2003 ; plus 1, 7 millions d’Irakiens morts en conséquence directe des sanctions.

A ce moment, l’étude-phare sur « Le coût humain de la guerre contre l’Irak » publiée dans le Lancet en 2006 avait déjà été universellement reconnue pour sa justesse. Malgré tout, Washington et Londres ont tous deux tenté à plusieurs reprises de discréditer l’étude, qui avait été conduite par des chercheurs des universités Johns Hopkins de Baltimore et Al Mustansiriya de Bagdad. Leurs données compilaient 654.000 victimes en Irak, ce qui en faisait déjà le conflit le plus meurtrier du XXIe siècle à cette époque.

Les estimations qui ont suivi de la part de l’ONG britannique Iraq Body Count (Décompte des morts irakiens) ont mis à jour les informations jusqu’à arriver à un bilan catastrophique de 2,4 millions d’Irakiens tués en conséquence directe et indirecte de la campagne « choc et effroi », il y a quinze ans.

Et tous ces morts et cette destruction pourquoi ?

En octobre 2007 – au moment de la déferlante de Petraeus dans la province d’Anbar – le général en retraite et ancien Commandant suprême des forces alliées de l’OTAN Wesley Clark a finalement dévoilé, dans un discours de promotion d’un de ses livres à San Francisco, qu’il n’y avait aucun lien entre le 11 septembre et le campagne d’invasion de l’Irak « choc et effroi ».

Clark se rappelle de deux réunions au Pentagone peu après le 11 septembre :

« Et puis, je suis retourné au Pentagone quelques semaines plus tard. J’ai revu le même officier. Je lui ai dit, « est-ce que nous partons toujours en guerre contre l’Irak ? « Oh, monsieur, c’est pire que ça. » Il a tiré une feuille de papier de son bureau. Il a dit, «  je viens de recevoir ce mémo du bureau du Secrétaire de la Défense. Cela dit que nous allons attaquer et détruire les gouvernements de sept pays en cinq ans. Nous allons commencer par l’Irak, puis nous irons en Syrie, au Liban, en Libye, en Somalie, au Soudan et en Iran. Sept pays en cinq ans. » J’ai dit, « ce mémo est-il classifié ? ». Il a dit, « Oui, monsieur ».

 

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« Les hommes, les vrais, vont à Téhéran »

Le Premier ministre Haidar al-Abadi a annoncé la complète libération de l’Irak et la fin de la guerre contre l’État islamique en décembre dernier. Mais le nettoyage de terroristes continue au sud de Mossoul.

Et la feuille de route des néoconservateurs ne s’en est allée nulle part. Alors qu’elle se transformait en impérialisme humanitaire, elle a réduit la Libye à un terrain vague hanté par des milices et à une source majeure d’immigration illégale et incontrôlée dans l’UE. Le Liban a résisté. Ainsi que la Syrie ; la russophobie a tout à voir non seulement avec la Crimée et le Donbass, mais aussi avec le soutien de Moscou à Damas.

La guerre par procuration en Syrie a été quasiment gagnée, sur le terrain comme dans les airs, par les « 4+1 » – la Russie, la Syrie, l’Iran, l’Irak plus le Hezbollah, avec un quartier général contre-terroriste situé à Bagdad.

La bataille-clé est aujourd’hui la Ghouta, au sud-est de Damas – qui sera un facteur décisif dans le partage à venir des influences entre Washington et Moscou dans le Levant.

Pour l’Irak, malgré toutes les tragédies dont j’ai été personnellement témoin au cours de ma dernière visite en 2017, je ressentais pour la première fois des frémissements d’espoir – celui d’un Irak enfin maître de sa destinée.

Un nouveau livre relie entre elles des guerres comme l’Irak ou la Libye et les variantes de la « démocratie » en codes-couleurs manufacturées par la « dissonance cognitive »  résumée par les mots orwelliens « guerres/interventions/changements de régime humanitaires » – essentiellement des formes de guerres hybrides développées après l’échec de la campagne d’invasion de l’Irak « choc et effroi ».

Le quinzième anniversaire de l’invasion de l’Irak doit également être comparé au troisième anniversaire tout aussi ignoble de la campagne saoudienne de bombardements du Yémen menée par Mohammed Ben Salmane, alias MBS, avec le soutien [logistique et militaire, NdT] des USA. La Maison-Blanche va dérouler le tapis rouge à MBS.

Finalement, les concepteurs de la campagne « choc et effroi » en Irak n’ont même par réussi à s’emparer du pétrole. Mais, comme des zombies de film d’épouvante, ils n’abandonnent jamais. Pour eux, l’idée que « les hommes, les vrais, vont à Téhéran » reste valable. Et ils sont impatients d’en découdre.

Paru sur Asia Times sous le titre Shock and Awe revisited, as fighting drags on in Syria’s Ghouta

 

Autres articles de Pepe Escobar sur France-Irak Actualité :

Un entretien avec Abou Mahdi al-Mohandes, leader adjoint des Hachd al-Chaabi

Comment l’Occident a fait main basse sur la Libye

Vous voulez la guerre ? La Russie y est prête

Réjouissez-vous avec la “nouvelle” Maison des Saoud

Source : http://www.france-irak-actualite.com/2018/03/bush-en-irak…

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Palestine

Il y a pire que Mahmoud Abbas ? Oui.

Comment Dahlan prépare la guerre de succession post-Abbas

Juliette Rech – L’Orient-Le Jour22 mars 2018

 

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La rumeur enfle dans la presse palestinienne et israélienne. En février dernier, des sources palestiniennes rapportaient à l’agence Nabd News que les Émirats arabes unis encourageraient l’opposant palestinien Mohammad Dahlan à créer un parti concurrent au Fateh. D’après le quotidien al-Arabi al-jadid, dix jours avant la tentative d’assassinat ratée contre le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah à Gaza le 13 mars 2018, Mahmoud Abbas aurait reçu de son chef des renseignements, Majed Faraj, un document l’alertant « du piège de la réconciliation fomenté par le Hamas et l’Égypte », en référence à la tentative de réconciliation entre les deux rivaux palestiniens. Le piège consisterait en une offensive diplomatique menée par l’Égypte et les Émirats arabes unis qui viserait à remplacer Mahmoud Abbas par son rival de toujours, Mohammad Dahlan, celui-là même qui a coordonné la prise de contact entre le Hamas et les renseignements égyptiens cet été, préambule de l’accord de réconciliation entre le mouvement islamiste et l’Autorité palestinienne signé le 12 octobre.

L’intensité des spéculations sur le retour prochain de M. Dahlan s’est accrue du fait de l’isolement de Mahmoud Abbas sur la scène régionale et internationale. Plusieurs collaborateurs ont souligné à titre anonyme son irritabilité au travail et sa perte d’endurance, à mettre sur le compte de son âge avancé et de sa santé chancelante. Pour nombre d’observateurs, l’insulte réservée à David Friedman, « fils de chien », lors d’une réunion de dirigeants palestiniens le 19 mars, traduisait la perte de moyens et l’accablement d’un homme poussé dans ses derniers retranchements. Mis sur la touche par l’administration américaine, Mahmoud Abbas est aussi encerclé par les initiatives de puissances arabes voisines, qui seraient promptes à brader certaines revendications palestiniennes contre leurs propres intérêts.

En première ligne, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite qui, selon de nombreuses rumeurs ayant fuité dans la presse, poussent les dirigeants palestiniens à accepter un accord au rabais avec Israël. Mohammad Dahlan est leur poulain. En sept ans d’exil, l’homme s’est taillé un véritable réseau international. Il est aujourd’hui le candidat le plus crédible aux yeux de la majorité des « sponsors » du processus de paix.

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Source : http ://www.france-irak-actualite.com/2018/03/palest…

 

 

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Salon du Livre

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LA VEUVE DE SOLJÉNITSYNE HUMILIÉE PAR EMMANUEL MACRON

Boulevard Voltaire – 25 mars 2018

 

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Natalia Soljénitzyne

 

Le boycott du pavillon russe du Salon du livre de Paris par Macron est un signe à la fois de servilité et de petitesse.

 

Servilité, d’autres diront alignement, sur la vague d’hystérie antirusse dont le prétexte a été l’assassinat d’un ancien espion russe à Londres, attribué sans preuves à son ancien service et, donc, à Poutine. La raison en est sans doute l’amertume de Washington et de Londres devant le fiasco de leurs entreprises en Syrie.

Il est clair que Macron a voulu, dans cette affaire, se montrer l’élève modèle de l’OTAN, comme il veut être l’élève modèle de l’Europe de Bruxelles et qu’il avait été, un peu plus tôt, l’élève modèle de Sciences Po et de l’ENA.

La légèreté du point de départ (quelque tristesse que puisse inspirer la mort de deux personnes) lui donnait pourtant l’occasion de se démarquer, comme la France l’a fait dans des affaires autrement importantes : il ne l’a pas saisie, au contraire. Cela ne nous laisse rien augurer de bon si la tension venait à s’aggraver encore en Europe : il nous mettrait sans hésiter dans la nasse. D’autant que certains se demandent si, derrière cet alignement, ne se cache pas le réflexe mimétique d’un tempérament immature.

Mais il a fait aussi preuve de petitesse. Qu’est cette émotion passagère à côté de l’ancienneté des liens entre la France et la Russie ? Il avait pourtant tenu, à son entrée en fonctions, à fêter le 300e anniversaire de la visite du tsar Pierre le Grand à Versailles en y invitant le président russe, donnant l’illusion d’une indépendance d’esprit que rien n’est venu ensuite confirmer. Qu’est cette crise à côté des combats communs qui ont été menés en 1914-1917, en 1941-1945 et des millions de morts russes qui ont permis d’abattre les ennemis de la France ? Qu’est-elle à côté des innombrables convergences historiques de nos deux cultures ? Macron prétend connaître la philosophie, mais connait-il l’Histoire ?

C’est pour des raisons tout aussi conjoncturelles et mesquines que Hollande avait refusé de participer à l’inauguration du monument aux morts qui commémore, sur les quais de la Seine, le sacrifice des 200.000 soldats russes qui nous a permis, en 1914, de gagner la bataille de la Marne, ou l’inauguration du Centre culturel orthodoxe du quai Branly.

Tolstoï nous montre que, lors de l’invasion de la Russie par Napoléon, l’élite russe continuait d’admirer la culture française : elle n’était pas si ridicule que le sont ceux qui, aujourd’hui, nous gouvernent.

Au pavillon russe se trouvait la veuve d’Alexandre Soljenitsyne, lequel est, qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, un des géants du XXe siècle. La boycotter elle aussi était de la dernière petitesse. Elle a marqué sa déception et son étonnement : « Nous pensions qu’il était plus indépendant que ses prédécesseurs. »  Elle a été déçue. Mais pas nous, car ce qu’elle a découvert, nous le savions déjà.

 

Source : http ://www.bvoltaire.com/veuve-de-soljenitsyne-humi…

 

 

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Mise en ligne le 25 mars 2018

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,