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Les grandes transformations capitalistes

6 août 2022

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Les grandes transformations de l’ exploitation capitaliste en ce début du XXI ème siècle.

Oeil de faucon

Août 5

Les grandes transformations de l’ exploitation capitaliste

en ce début du XXI éme siècle.

Introduction

Un dénommé Maurice RONAI ancien membre de la CNIL,nous a livré un article intéressant sur la date de naissance de la société numérique , pour lui cette datation est 2020 et elle est intimement liée à la pandémie. Pour Maurice RONAI le numérique est présenté comme une bouée de sauvetage, qui à montré non seulement sa capacité à sauver l’ économie, mais à émerger comme nouveau mode de fonctionnement du mode de production capitaliste.

Voici le constat qu’il nous présente :

« Réunions de famille virtuelles, solidarités de voisinage, achats en ligne, suivi scolaire, réorganisations du travail: en mars2020, 46millions de Français se sont connectés chaque jour à Internet.Le besoin de préserver les liens familiaux et sociaux a trouvé à s’exprimer à travers des groupes WhatsApp, la visioconférence ou l’invention de dispositifs inédits comme les apéros en ligne. Un Français sur deux a testé pour la première fois ces nouvelles formes de sociabilité à distance. « Zoomer » (en d’autres mots, se retrouver sur la plateforme de visioconférence Zoom) est entré dans le langage courant. Des usages qui peinaient à s’imposer ont été massivement adoptés, comme le télétravail ou la téléconsultation médicale. 66 % des Français ont pratiqué la transmission de résultats d’analyse ou de diagnostic en ligne. Le paiement sans contact s’est banalisé, y compris dans les commerces de proximité. 21 % des Français estiment qu’ils savent désormais faire davantage de choses avec le numérique, certes ceux-ci sont plutôt diplômés ou pratiquant le télétravail. Près d’un tiers des salariés en emploi pendant le confinement a pratiqué le travail à distance. Pour 70 % d’entre eux, c’était leur première expérience. Les difficultés rencontrées par ce « télétravail subi », improvisé, dans un contexte familial et matériel souvent peu adapté, expliquent la demande croissante de retour sur site constatée fin 2020. En mars 2021, 37% des actifs télétravaillaient cependant.

L’école à la maison a donné lieu à un « joyeux bazar » (1). Il a fallu en quelques jours à peine proposer une solution de «continuité pédagogique » à quelque 12,5 millions d’élèves et leurs 950000 enseignants. Cette continuité a pris majoritairement la forme d’envoi de listes de travaux à faire et de listes de ressources en ligne à consulter. Seuls 12% des enseignants ont eu recours à la classe virtuelle. Leur priorité était de maintenir le contact avec leurs élèves (un contact qu’ils ont perdu avec en moyenne 10 % d’entre eux). Contournant les espaces numériques de travail, les enseignants optèrent souvent pour des outils grand public (WhatsApp, Snapchat, Discord…). Parents et enseignants ont, à la faveur de la crise, connu un rapprochement inédit. »

Après ce constat d’un réalisme unilatéral,Maurice RONAI va plus loin en révélant la corrélation bénéfique pour le capital de l’ association pandémie/numérique.

Le numérique a permis d’amortir le choc économique tant du côté de l’offre, en facilitant le télétravail, que de la demande, en rendant possible la consommation à distance (3). 10 % des entreprises se sont adaptées à ce nouvel environnement en réorganisant leur logistique : vente en ligne, livraison à domicile, drive ou vente directe par le biais de boutiques en ligne. L’organisation logistique a fait preuve de flexibilité: malgré des problèmes de recrutement et d’absentéisme, elle a fait face aux fluctuations de la demande, à l’augmentation du nombre de colis comme à celle des livraisons à domicile. Les chaînes d’approvisionnement se sont réorganisées, avec la transformation, par exemple, de magasins en entrepôts urbains (« dark stores »). Le télétravail a permis à 40% des sociétés de poursuivre leur activité pendant le confinement. Il s’est surtout imposé dans les grandes sociétés et dans les services, mais est demeuré marginal dans la plupart des activités industrielles ou de services à la personne. À la surprise des directions d’entreprise, les usages informatiques se sont modifiés très rapidement. Des outils qui restaient marginaux dans la vie quotidienne des équipes (agenda, tableaux et stockage partagés, messagerie instantanée, et, bien sûr, visioconférence) se sont imposés. Cette expérience à grande échelle a fait prendre conscience tant aux directions qu’aux salariés qu’un mode de travail plus hybride pouvait être envisagé durablement, et de manière étendue.

Remercions tout de même Maurice RONAI de nous avoir montré le lien intime entre le numérique et la pandémie, à ce niveau il frise le « complotisme ». Maintenant il nous faut poursuivre notre critique du grand regénéring mondial visant un contrôle totalitaire des populations. Le fascisme sans botte comme le disait Snodven.

L’organisation du travail « Agile »

L’ organisation capitaliste du travail, à toujours été en mouvement, mais aujourd’hui les nouvelles technologies se présentent directement comme une arme contre les travailleurs qui ne se limite plus à chercher, par le truchement des syndicats à gérer les rapports de force.

Nous avons pu nous rendre compte comment le temps de travail, les contrats de travail , se sont démultiplier jusqu’ au contrat zéro heure, comment les gestionnaires capitalistes ont procéder pour émietté le travail , liquider le code du travail et commencé à restreindre les droits syndicaux qui devenaient inutiles dans cette nouvelle société de l’ Intelligence artificielle, cette prothèse venant se greffer sur nos cerveaux.

C ‘est tambour battant, que les ordonnances du docteur Macron sont venues soigner, les déficiences d’un manque de productivité et de plus-value. Ils ont lâché les « barbares » à l’ assaut, pour asseoir à tous les niveaux la pénétration du numérique. La loi travail (El Khomri) à rendu légal le système de l’ auto- entrepreneur de soi, tout en faisant avant la pandémie la promotion du télétravail.

Avec le smartphone, nous nous sommes tous équipés de nouvelles chaînes bien plus sournoises que le bracelet mis à la jambe des prisonniers.

Comment de flexible le travailleur devient « Agile » 

La dite flexibilité semble bien faire partie de l’ histoire ancienne, avec la méthode « Agile » les exploiteurs ne se limitent plus au travail à distance et à la réduction des espaces. L’organisation de plus en plus scientifique du travail, s’ accompagne toujours de méthodes visant la collaboration de classe généralement confiée aux sectes managériales.

Après mai 68, nous avons connus la Direction par Objectif ( DPO) qui sera mise en échec à plusieurs reprises, puis l’ Analyse transactionnelle (une reproduction du père du fils et du saint esprit), puis tout le système des normes ISO – International Organization for Standardization (Organisation internationale de normalisation) … Autant de tentatives et autant d’ échecs, car il est difficile,voir impossible de faire collaborer du personnel de plus en plus nomade. A ce niveau de difficultés la technostructure est contrainte d’user de contrôle, l’ auto-collaboration reste de façade, ce que le télétravail a révéler avec la mise en place de logiciel de contrôle.1

Le système « Agile « est de la même veine, popularisé à partie de 2001 par le Manifeste pour le développement agile de logiciels. 2 avec cette différence que la collaboration transversale et internationale est particulièrement déstabilisante pour le salarié. Détaché de son collectif de travail de proximité il devient la proie idéale à mettre en compétition, l’objectif visant d’importantes économies d’ échelle grâce à la transversalité entre les RH, la nance,l’informatique, le Marketing.

Centralisés sur des plate forme internes de service partagé, les activités deviennent des centres d’Excellence avec mise en concurrence d’un pays à l’ autre, une véritable sous traitance des forces de travail dites « Agile » en réalité fragiles. L’ interconnection et la simplification globale des procédures (produit,procédures,parcours client) aboutissent à une rationalisation extrême des coûts de production. La recherche permanente du travail gratuit pousse le capital dans ses derniers retranchements, son désire est de n’ être plus qu’un donneur d’ordre sans « charges » il économise sur l’immobilier, il accélère les prises de décision, la création de nouveaux produits, allant jusqu’à utiliser le consommateur ou client par des applications de ‘self-care ».

Le travail a la demande ARTE

https://www.arte.tv/fr/videos/075833-000-A/travail-a-la-demande/

https://youtu.be/X4PEWB7kiSk

Le travail du consommateur ou self-care

Dans une brochure produite en l’ an 2000, «  la sphère de circulation du capital » j’ attirai l’ attention de mes camarades sur la tendance au « travail gratuit »  du consommateur» en ces termes :

« La société self-service a le pouvoir de déguiser la soumission, l’ exploitation et même la servitude en liberté. Le libre-service, ce système a, à première vue, un immense avantage, il supprime les domestiques (illustration: le poinçonneur des lilas). Plus besoin de serveurs, de vendeurs, de contrôleurs. Le problème (sans charges sociales) est reporté sur le consommateur qui devient un domestique, « libre » et « payant » qui va effectuer un travail gratuit et qui devra même payer pour ce travail les accès au Minitel, Internet… Nous devenons des serveurs, des banquiers, des assureurs,des pompistes, des poinçonneurs, des téléphonistes, des portiers, des assembleurs kilt, des hôteliers….plus le travail devient simple, plus il est possible de l’externaliser sur l’ utilisateur »

Il faudra attendre 2008 et la publication du Livre de M A Dujarier3 « Le travail du consommateur » pour qu’un début de réflexion et de conceptualisation de ce type de travail se manifeste sous divers noms comme l’ auto-production dirigée et l’ économie collaborative. Mais la question essentielle pour les marxistes celle du travail gratuit, de la plus-value, effectué indirectement pour les entreprises capitalistes n’ a pas été au centre des préoccupations de nos intellectuels marxistes. Pourtant maintenant tout se déroule sous leurs yeux avec la smartphobie.

Certes, le système du self-service n’ est pas nouveau, il avait commencé avec les pompes à essence, puis dans les super-marché, pour finir par les Kits de montage (une spécialité de IKEA) … Ce qui est nouveau, c’ est que le capital dans sa recherche de travail gratuit, c’ est rendu compte qu’il pouvait mettre à la disposition du consommateur des applications lui permettant de gérer lui même certains besoins. Les banques vont utiliser à fond les possibilité technologique dans ce sens, d’ abord avec les GAB distributeurs de billets, puis en mettant en ligne tout un arsenal permettant d’ auto-gérer des opérations bancaires. Le résultat nous le connaissons la fermeture de nombreuses agence bancaires. Les assurances elles aussi vont se lancer sur la manne du travail gratuit, avec plus de difficultés mais elles y parviennent ( contracter des contrats en ligne et auto-gérer les sinistres) le tout accompagné de l’ IA et des objets connectés. Les grandes surfaces, elles aussi vont commencer à sentir tout le poids de la distribution en ligne une spécialité d’ Amazon.

Le tertiaire est dans la ligne de mire de l’ économie collaborative, de l’ économie des plateformes

Cette économie ne cache pas ses objectifs de « crowdsourcing » (littéralement « sous-traitance par les foules »). En fait il s’ agit pour une entreprise ou une organisation de confier la réalisation de certaines tâches à un grand nombre d’utilisateurs et en réalité de mettre en concurrence le salariat et les contractants.

De l’ auto-production dirigée

Les entreprises externalisent la réalisation de tâches simplifiées qu’elles effectuaient auparavant vers le consommateur, qui termine le produit en assemblant des éléments de l’offre standardisée, tout en suivant les indications qui lui sont faites.

Parmi ces tâches externalisées vers les consommateurs, il existe par exemple : le self-scanning, dans les supermarchés par la mise en place de caisses en libre-service, dans les aéroports, les bornes interactives pour prendre un ticket de métro, les meubles en kit à monter soi-même, la commande d’un plat dans un fast-food à ramener soi-même à une table (et dont il faut ensuite jeter les emballages alimentaires à la poubelle), la réservation de voyages sur Internet, ou encore l’impression des titres de transport13. Si l’on développe ce dernier point, à la gare, devant un guichet automatique, le voyageur sélectionne sa destination et ses horaires, s’affranchit du tarif du trajet et récupère son billet de train. Ensuite, il le composte avant de prendre place dans le wagon indiqué. Toutes ces opérations se font sans l’intervention du personnel de l’entreprise de transports : il y a donc un transfert de travail qui s’effectue entre guichetiers, agents d’accueil et consommateurs14.

De plus, de nombreux services après-vente fonctionnent de manière externalisée aujourd’hui. Par exemple, si un produit tombe en panne, le consommateur se verra bien souvent offrir un service d’assistance à distance, par lequel il va être amené à réaliser lui-même les tâches de réparation. Encore une fois, toutes ces tâches ont pour caractéristiques communes d’êtres prescrites, encadrées, outillées et contrôlées par le fournisseur. C’est donc désormais le consommateur qui assure une prestation auparavant assumée par l’entreprise. Mais pour ce faire, il doit fournir de son temps, mettre ses compétences à contribution, en acquérir de nouvelles, disposer de matériel spécifique (un téléphone, un ordinateur, une connexion à Internet, une imprimante etc.) pour finaliser la production ou assurer lui-même le service après-vente13.

Concrètement, pour faire travailler le consommateur, l’entreprise le forme, dans un premier temps avec de la communication afin de lui montrer les avantages de la coproduction. Ensuite, la formation est opérationnelle : par l’intermédiaire d’un automate par exemple, l’entreprise, va expliquer au consommateur ce qu’il doit faire opérationnellement – le plus souvent c’est indiqué sur l’interface de la machine14.

Dès lors, le but affiché de l’autoproduction dirigée est d’augmenter le sentiment d’autonomie du consommateur, tandis que le but dissimulé est de réduire les coûts de producti

La coproduction collaborative

Au-delà d’une autoproduction dirigée, le travail du consommateur se manifeste aussi grâce à une coproduction collaborative15. Cela permet aux entreprises de recueillir gratuitement un certain nombre de données. C’est donc grâce à de nombreux outils traçant les comportements, que le consommateur offre des informations sur ses pratiques et celles de ses pairs. Cette forme de mise au travail du consommateur s’est particulièrement développée et intensifiée via Internet et le Web 2.015.

Aujourd’hui, le consommateur est sollicité et invité à fournir des idées, des évaluations, des avis, des solutions, des productions (photos, musiques, films etc.), à intervenir dans des processus créatifs, à personnaliser, à customiser des produits standards, depuis la création du produit en passant par sa promotion et son évaluation (le tout de manière ludique)15. En faisant appel à la créativité, au savoir-faire et à l’intelligence du consommateur, l’entreprise applique une forme de production participative : le Crowdsourcing16. Cette captation de données se fait par divers sondages, formulaires, forums, enquêtes de satisfaction, évaluations, concours (pour créer un nouveau goût, un packaging, un slogan publicitaire etc.) et est d’autant plus aisée à mener que les réseaux sociaux fournissent des moyens rapides et efficaces de propagation d’informations15.

Par ailleurs, de nombreuses activités des consommateurs sont désormais tracées, notamment sur le Web. Des informations sont ainsi captées et enregistrées, sans que les acteurs en soient spécifiquement conscients.

En effet, à travers des achats en ligne, des envois de mails, les recherches faites sur le net ou encore des cartes de fidélités, les centres d’intérêts des consommateurs sont emmagasinés, les produits qu’ils sélectionnent sont enregistrés et leurs comportements sont scrutés. Toutes ces données peuvent ensuite être exploitées par les entreprises, notamment pour cibler les consommateurs en fonction de leur offre ou encore particulariser les publicités qu’elles diffusent. Les entreprises ont une connaissance plus fine du marché, des consommateurs et peuvent ainsi plus facilement fidéliser ces derniers17.

Plus récemment certains dispositifs d’authentification sur internet font littéralement travailler l’internaute à son insu pour alimenter des bases de données d’intelligence artificielle. C’est le cas de Google avec son ReCAPTCHA qui a été largement utilisé dans le processus de numérisation d’ouvrages Google Books18, ou d’autres CAPTCHA dans le domaine de la numérisation de données cartographiques (voir également CAPTCHA Utilisations déviées).

Reporter la responsabilité sur le consommateur

le contrat « zéro heure » : une mise en jachère de la force de travail

L’exemple en ce sens qui nous vient d’Outre-Manche, le contrat « zéro heure », peut apparaître comme une variante plus perfectionnée de l’intérim ou de l’intermittence dans les professions du spectacle et de l’audiovisuel. En fait, ce type de contrat supprime tout intermédiaire entre le travail et le capital et accroît au maximum l’utilisation de la force de travail dans un temps déterminé pour un salaire brut de tous ses accessoires protecteurs du porteur de cette force de travail.

En quoi consiste le contrat « zéro
heure » ? La définition en est donnée par une entreprise proposant sur Internet des formules de contrat (4) :

« L’employé “zéro heure” est celui qui accepte que l’employeur n’ait pas forcément à lui donner du travail mais que, s’il y a du travail à faire, l’employé est contraint de l’accepter. Ce contrat est pour un employé qui n’a pas d’horaires fixes de travail et qui accepte de travailler au jour le jour. »

Ce type de contrat est parfaitement valable et conforme aux dispositions de l’Employment Rights Act de 1996, pourvu qu’il soit consigné par écrit (5). Le contrat peut être temporaire ou permanent. Dans ce dernier cas le travailleur est dans l’obligation d’être disponible 24 heures sur 24, c’est-à-dire accroché à son portable, car son employeur peut l’appeler à n’importe quel moment pour l’exploiter tout le temps qu’il juge nécessaire sans même une spécification à l’avance d’une période ou d’un horaire (6).

Le salaire n’est évidemment versé que pour le temps effectivement travaillé. Il semble que le contrat « zéro heure » se soit développé come moyen de tourner l’obligation prévue par la National Minimum Wage Regulation de payer le salaire minimum légal à tout salarié présent sur le lieu de travail, quelle que soit son activité durant ce temps. De plus, ledit salaire ne comporte aucun supplément pour ce que l’on appelle les avantages sociaux depuis la maladie, la retraite jusqu’à la cantine ou toute autre invention d’autrefois pour attirer le salarié.

Quant au rythme de travail, c’est bien sûr celui imposé par l’employeur. Il est bien évident que le chômeur qui, dans cette période de marasme économique et de chômage élevé (7), « bénéficie » d’un contrat « zéro heure » va faire tout son possible pour satisfaire les impératifs de l’employeur, faisant preuve d’un zèle inhabituel et espérant, grâce à la bonne opinion que son patron aura ainsi de lui, d’obtenir sinon un CDD ou un CDI, un plus grand nombre d’heures ou des appels plus fréquents.
Mais certains patrons ne se fient guère à cette perspective de pression indirecte et imposent parfois dans ce contrat une discipline très stricte pour être sûr que le salaire versé correspond bien à la totalité du temps supposé être travaillé. Parfois cet exploité « zéro heure » est soumis à une discipline avec un système de points de pénalisation : on est pénalisé si on parle à son voisin durant le travail, si on va trop souvent ou reste trop longtemps aux toilettes, si on s’absente dans la période de temps travaillé ou si l’on est en retard, etc. Un certain nombre de points ne signifie pas directement la porte mais la fin de la période de travail et le silence total du téléphone. C’est l’application du principe « Three strikes and you are out » (trois infractions et vous êtes dehors). Bien sûr il n’en résulte aucune indemnisation puisque formellement on n’est jamais licencié ; simplement, on n’est plus jamais appelé.

Pour faire croire à un équilibre entre partenaires, les zélateurs du contrat « zéro heure » prétendent que, sous ce contrat, le travailleur a la possibilité de refuser une proposition de travail ou de débrancher temporairement son téléphone. C’est ignorer que, comme dans tout contrat de travail quel qu’il soit, le capitaliste dispose d’un pouvoir absolu et peut toujours régler une situation dans son intérêt. Ce qui signifie que le refus d’un travail ou le silence téléphonique entraîne un licenciement de fait.

g;bad

Grande Bretagne: Le contrat de travail zéro heure c’ est quoi ?

 

… de travail, le contrat « zéro heure ». Vu que, contrairement à… conflits concernant le contrat « zéro heure » : 200 travailleurs de…’embauche sous le contrat « zéro heure ». Depuis novembre 2012, cette… pratiquement l’usage du « zéro heure contrat » en en réglementant…

spartacus1918.canalblog.com

Dans le contrat « zéro heure », le travailleur a l’obligation d’être « disponible » 24 sur 24, c’est-à-dire accroché à son portable tout ce temps car son « patron » peut l’appeler à n’importe quel moment pour l’exploiter strictement le temps qu’il juge nécessaire. Comme il est dit en anglais, il doit être toujours in call. Le salaire n’est évidemment versé que pour le temps travaillé. Cela explique que les travailleurs exploités sous ce système sont soumis à une discipline très stricte : ne pas parler à son collègue, ne pas s’absenter pour une cause quelconque si l’emploi dure plus longtemps que prévu, nepas passer trop de temps aux toilettes. Un système de points de pénalisation a même été institué et, selon le principe « strikes and you are out » (« infractions et vous êtes saqués »), un certain niveau de points signifie la porte. On comprend ici le souci patronal de faire qu’à l’instar d’une machine, l’être humain doit être totalement productif pour le temps qu’il fonctionne, et ne doit rien coûter s’il ne fonctionne pas. Bien sûr, d’après le contrat, soi-disant pour rétablir l’équilibre, le travailleur a en principe le droit de refuser l’offre du patron ; mais il est bien évident que ce travailleur n’aurait plus d’appel et serait en quelque sorte licencié sans l’être s’il refusait fur-ce qu’un appel.

Au Royaume-Uni, le contrat « zéro heure », degré zéro de l’exploitation du travail

il y a 390 jours par spartacus1918 | Politique

… conséquences ­sociales. LE CONTRAT « ZERO HEURE » : UNE MISE EN… contrats permanents en contrats « zéro heure » qui permet de moduler… de dix-neuf heures. Le salaire moyen des « zéro heure » est… matin à 9 heures (et que le contrat « zéro heure » permettait…

spartacus1918.canalblog.com

1 Aux Etats-Unis, c’ est le logiciel Time Doctor qui fait le flicage, en France, Hubstaff peut prendre des captures d’ écran des salariés toutes les cinq minutes. Microsoft a proposé une nouvelle fonction dans sa suite Office 365 qui permet de noter, avec un score, les utilisateurs… De son côté, l’outil Teramind permet de surveiller le comportement en ligne des salariés (messagerie instantanée, suivi des documents et des fichiers partagés, etc.)

2« Manifeste pour le développement Agile de logiciels » [archive], sur agilemanifesto.org

  • 3Par Marie-Anne Dujarier Année 2014 ,Pages 262 Collection : Poche / Essais Éditeur : La Découverte
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