Aller à…
RSS Feed

24 octobre 2020

Témoignage d’une libyenne par LVO


Témoignage d’une libyenne –

LVO 20 AVRIL 2012
Lorsque M. Khadafi était présent, la Libye était un avant goût de ce qu’est le paradis.

Depuis toute jeune, mon plus grand désir était de vivre en Libye, les vraies sources du bien être, en tant qu’humain, puis arabo-musulmane. Le choix d’y vivre et la recherche d’une qualité de vie, je ne voulais plus subir, mais vivre. Le seigneur m’a créé et mes parents m’ont chéri, et cela non pour être conditionnée, esclave d’un système capitaliste, ou les apparences doivent être, courber l’échine, et dire merci à monsieur ou madame trésor public, lorsqu’il ou elle nous accorde un délai du paiement de l’impôt.

Et de vivre ce matraquage sur les immigrés et les musulmans, hors de question de contribuer à entretenir un système, un pays qui sans cesse nous mettait à l’affiche du mal et nous pointait du doigt, parce qu’on est immigré et musulman.

Un ras le bol, et un désir de vivre ailleurs, une vie, Ma Vie, et ne plus vivre par procuration, du style en France, il fait bon vivre, « tu as tout » mais moi je n’avais rien que Marche ou Crève.

Idéaliste et à défendre l’opprimé, en vain je me sentais moi l’opprimée, la France n’était plus pour moi, le pays des droits de l’Homme. Je voulais absolument quitter la France, et cette hypocrisie d’un confort éphémère. Je voulais retrouver mes racines, me retrouver. De beaucoup ont essayés de m’en dissuader sur tous les points de vue : « khadafi dictateur, il y a rien la-bas, le désert » etc etc.., mais j’avais mes arguments, car il venait de mon cœur d’aller vivre auprès des miens, je ne voulais pas d’un pays du Maghreb, arrière cours de la France, mais d’un pays où sont encore encrées les racines des valeurs et le sens de l’honneur, la Libye.

Arrivée Décembre 2010, guerre Mars 2011, je n’ai pas fui. Où je devais mourir, je mourrais, mais au moins parmi les miens, coincée de Juillet 2011 à Février 2012 en Tunisie, j’ai pleuré les miens, la Libye de M.Khadafi. En janvier 2011 en Libye, une question était « aimes-tu khadafi ? » ma réponse fut « si khadafi n’était pas au pouvoir, je ne serais jamais venue vivre en Libye » car la Libye c’est Khadafi, gardien de nos valeurs ancestrales.

Ras El Djir 7 Février 2012, la douane tunisienne m’a averti du danger que j’encourais avec les rats de Zouaris faisant la milice sur la route du Sahel, qui m’amenait à Jmil, mais les miens me manquaient. « Moujahada en pleine nuit », m’ont ils nommés les douaniers tunisiens.

Douane libyenne pas de problème, mais la milice Zouar, sous prétexte que le livret de la voiture immatriculée en Libye, indiquait  « résidence : Jmil », j’ai vécu l’enfer, sans peur. Les chiens quand vous n’avez pas peur d’eux, ils ne vous mordent pas, mais Dieu était avec moi.

Après, 3 heures dehors dans le froid, 15 rats autours de moi me posant mille questions en même temps, et ma réponse : « je suis venue vivre dans le pays de mes ancêtres, les Nailis, et construire une maison sur la terre de mon grand père, qui vous a protégé et donné cette terre de Zouara, lorsque les vôtres étaient sans terres ».

Ils voulaient ma voiture, sous prétexte que le Guide en avait donné. Les papiers de la douane de Zouara prouvaient que je suis arrivée de France en janvier 2011, ils prétendaient vouloir l’amener en vérification à Zouara, mais en réalité, ils voulaient me la voler. Tenant ferme et je n’ai pas donné la clef, en leur faisant part de la honte de leur comportement envers une femme, un libyen ne ferait jamais ça, etc etc.

Les Nailis étaient leur pire ennemis, et j’étais des leur, j’ai répondu  « c’est votre problème, allez régler vos comptes avec eux, allez à Jnen », (fief des Nailis, à côté de Jmil).

Tous des soldats de Kadhafi depuis la révolution en 1969, de père en fils, réduit à signer toutes les semaines, alors qu’ils ne sont plus actifs, ou d’autres ne signent plus depuis la disparition de Khadafi.

Bref ! Permis de reprendre la route a condition d’amener la voiture a zouara le lendemain matin, a 180kms/h direction de Rigdalil, puis de Jmil. Dieu m’avait sauvé des rats de Zouara à 23h.

Cette route de Jmil, Rigdalil, Jnen (alliés et considérés comme les habitants de Jmil) rempruntent jamais cette route pour aller en Tunisie, sous peine d’être égorgés ou brûlés par les rats de Zouara qui y règnent en maître depuis la disparition de M. Khadafi. Obligés de passer par Nelout, douane de Dhibat, à 250 kms. Que comme les miens j’ai pris pour revenir le 12 avril 2012 en Tunisie.

Les bombardements à Jmil, j’y étais, comme avec les Nettos (OTAN) on vit avec, sans peur, cultivant nos terres et nos oliviers, de Février a Avril derniers, on doit tous mourir, pourquoi la peur ?

L’amour, de la Libye de Khadafi nous fait tenir, et surtout l’espoir, d’une nouvelle ère Khadafi, la délivrance du pays des rats par nos frères les loyalistes verts……. Que Dieu ait pitié de nous.

 

« Nous ne nous rendrons pas ! Nous seront victorieux ou nous seront tués , Ce n’est pas la fin !  Vous allez nous combattre et vous combattrez les générations qui nous suivront jusqu’à ce que LA LIBYE SOIT LIBRE ! ». Omar El Mukhtar

 

Source: http://stcom.net (http://s.tt/19Dck)

Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,