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30 octobre 2020

Inquiétudes d’un Ouest africain Lamdda(?) par Djibril Ba


Inquiétudes d’un Ouest africain Lamdda(?)

L’UA et la CDEAO se prépare à déposer une lettre au Nations Unis en vue d’une
intervention militaire au Mali. A mon humble avis une des structures les
plus adaptée est le CEMOC (Comité d’Etat Major Opérationnel Conjoint) du
champ. Elle concerne la Mauritanie, le Niger, l’Algérie et le Mali. Tous
connaissent bien le terrain, connaissent le problème mieux que quiconque et
les travers de cette question au cour du Sahel. C’est elle qu’il faut
renforcer et non une force d’attente de la CDEAO ou force africaine de
maintien de la paix.

Que ne faut-il comme moyens avec ces quatre pays
réunis avec l’aide logistique sincère da la dite communauté internationale
pour juguler ce problème ?

A part l’Afrique du Sud et l’Algérie et peut-être le Nigéria qui sont des
puissances militaires dignes de ce nom je ne vois pas qui pourraient
apporter une solution à ce problème du nord malien. Sans leurs engagements
et de concert avec le CEMOC déjà existant je ne vois pas comment nous
pourrons sortir de cet imbroglio ? Le risque d’embrasement de la
sous-région à travers des amalgames raciaux confessionnels est un grand
risque. A l’avouer j’ai peur d’un risque de face à face qui dans des
dérives d’une guerre opposerait le Maghreb arabe à l’Afrique subsaharienne.
Nous devons à tout prix éviter cela et en conséquence impliquer les acteurs
du champ que sont le Niger, l’Algérie, le Mali et la Mauritanie.

D’autant plus quand nous savons que le Maghreb arabe constitue le rempart
née en 2004, sous l’impulsion de la France et de la Tunisie, l’initiative
« 5+5 défense » récemment appelé Groupe des dix et qui rassemble l’Espagne,
la France, l’Italie, Malte, Portugal, l’Algérie, la Libye, la Tunisie, le
Maroc et la Mauritanie contre l’immigration massive subsaharienne .

Elle a pour rôle aussi La lutte contre le terrorisme, les trafics d’armements
qui constituent les principaux défis auxquels font face les pays membres de
cette initiative et donc forcément les états en bordure du Sahel.

Est ce que tout ce monde là est de concert ? Dieu seul sait. Les intérêts
peuvent être divergents.

Si cette structure qu’est le CEMOC avait fait son travail nous n’en serions
pas là.

Que s’est il passé ?

Pourquoi le ministre nigérien Mohamed Basoum dans les antennes pale t-il
« hibernation » quand nous avion le plus largement besoin de cette structure
sensée prévenir les éventuels troubles dans cette aire du champ.

Je cite ces propos : e RFI je le cite : « Moi, je pense que nos frères
algériens ont commis quelques erreurs, ne serait-ce que de communication.
Nous étions dans le Cemoc ensemble, et le comité d’état-major opérationnel
unifié était conçu pour faire face à de telles situations. Or, depuis que
cela est arrivé au Mali, le Cemoc a été mis en hibernation. Je pense que
pour le prestige de l’Algérie, pour son rôle dans la sous région, ils
doivent se ressaisir. »

Pourquoi n’a-t-elle pas été efficace. Ce, est même qu’elle ait fonctionné ?
Dieu seul et les acteurs majeurs de cette structure le savent.

Somme nous en droit de d’interpeller les autorités concernés ?
Responsabilité oblige, ils doivent nous rendre compte nous autres peuples
au nom des quels ils demandent aide, contractent accord, demandent
subventions. N’avons-nous pas ce droit ?

Ne s’agissait-il pas de peuples en danger ? De sous région en danger ?

Nous ne sommes pas dupes. Il y a beaucoup de non dits dans cette zone du
monde. Les peuples de cette région ne doivent pas faire les frais de calculs
savamment orchestrés et souvent mesquines. La question du Sahara occidentale
n’est pas encore résolue. La poudrière mauritanienne sur fond de racisme d’état
avec sa question nationale n’est pas encore résolue. Le Mali s’avance si on
y prend garde dans une bipolarisation entre arabes-touaregs et subsahariens
noirs. Je vous invite à réfléchir longuement sur les conclusions d’une
analyse du magazine DIPLOMATIE N° 56 dans sa rubrique Stratégie intitulé :
La poudrière malienne et qui indique « Sur un plan plus géopolitique, les
descriptions, hypothèses et analyses précédentes autorisent à envisager que
les événements au Moyen-Orient (Syrie, Iran), au Maghreb (printemps arabe)
et dans l’espace saharo-sahélien (rébellions touboues et touarègues, ces
derniers étant réceptifs aux logiques capitalistes et défenseurs des lois du
marché, l’Algérie constituant un obstacle), peuvent être des indicateurs de
processus de mise en ouvre d’un nouvel ordre mondial. Celui-ci serait
enclenché par les puissances occidentales et se réaliserait par une
succession de déstabilisations ponctuelles (sans lien apparent les unes avec
les autres), régime par régime, territoire par territoire, ethnie par
ethnie »

Machiavélique non ? Est un cynisme des puissants face aux désarrois des
faibles ?

Nous ne voulons pas encore faire les frais de sales guerres comme la guerre
froide Est Ouest. Une autre se profile à l’horizon. Soyons vigilants.

Les sociétés civiles de nos pays se doivent d’être vigilantes.

L’Angola et l’Afrique du Sud près Apartheid l’ont chèrement payés à coup de
milliers de morts. Le golf de Guinée est un enjeu. Le continent en entier
est un enjeu pour les super puissance et les pays émergents. Nous avons
encore dans les mémoires la guerre du Biafra, du Katanga, le Génocide
rwandais, la guerre du Shaba et je pourrais continuer tant la liste est
longue.

Ces guerres nous sont souvent imposées. Soyons vigilants.

Devront nous toujours nous entre tuer à notre détriment et aux bénéfices des
autres?

N’avons-nous pas assez compris que ces guerres là ne sont forcément pas les
nôtres ?

Qui les paye en sang ?

Qui les paye en destruction massive de nos ressources humaines?

Qui les paye en humiliation ?

Qui les paye en cumul de discrédits ?

Qui paye la facture financière d’une éventuelle reconstruction? NOUS,
seulement NOUS et encore NOUS en bradant à vil prix nos ressources
gigantesques, en tendant la main à l’aide internationale afin de boucler nos
fins de mois et donc à la merci de ceux qui ont de loin contribué à l’origine
de nos maux.

Evitons de tomber dans les panneaux que l’on nous a toujours tendus, de
tomber dans ce cycle infernal, l’éternel recommencement.

L’internationalisation du problème malien m’inquiète.

Cette communauté internationale (le conseil de sécurité) elle-même n’est
elle pas en crise ? L’Irak est dans le chaos après le passage de cette même
communauté internationale. La guerre d’Afghanistan n’est pas encore
terminée et la coalition internationale sous mandat des nations Unis se
retire et la laissera face à son destin. Le moyen orient et le Maghreb
arabe sont en ébullition avec des risques potentiels d’embrasement de ces
sous région. La côte d’Ivoire est à peine sortie de sa convalescence. Le
prochain foyer pour ceux qui savent bien allumer ces foyers semble bien être
notre chère Afrique convoitée, faible de ses divisions, meurtrie, blessée.
Une guerre on sait quand est qu’on la commence on ne sait pas quand est ce
qu’on la termine.

Si nous devons aller en guerre imposée en mesurons nous les conséquences ?

Sommes-nous prêts ?

Stratèges militaires, Politiques dignes de ce nom, acteurs de la société
civile je vous interpelle.

Nos peuples n’ont que détermination et conviction. Est-ce suffisant ?

LAT DIOR HGONE LATIR DIOP est resté dans le champ de l’honneur,

BABEMBA TRAORE est resté dans le champ de l’honneur. L’espace sahélo
saharien s’est « pacifié» et la suite nous la connaissons. Face à un
combat largement inégal ils ont préféré le suicide à la honte, à la lâcheté.
Le chemin de fer Saint-Louis du Sénégal Koulikoro s’est réalisé.

Le pompage du PETROLE et du GAZ continueront, L’extraction de nos ressources
naturelles (URANIUM, OR, DIAMANT, BEAUXITE, NIKEL, BOIS RARES etc ..)
continuera à travers des couloirs sécurisés cependant que nous nous serons
les chaires à cannons de guerres qui ne sont pas les nôtres.

Cette guerre si nous devons la mener ; Il est en des préalables :

– Identifier le véritable ennemi,

– Préparer et armer le peuple et l’opinion,

– Choisir ses alliances.

Nos ennemis sont l’ignorance et la misère qui font que nos peuples adhèrent
à ces salles guerres.

Pour préparer et armer nos peuples et l’opinion, ces peules doivent être
armés d’instruction, d’éducation, de formation et de civisme au tour de
valeurs et d’intérêts communs propice à l’émergence d’une citoyenneté. Qui
donnera ces armes au peuple ? Le politique véreux ? Le peuple ne saura
défendre ces intérêts qu’armée de convictions sous tendues par la bonne
compréhension des enjeux. Il faut une révolution et dans les mentalités et
dans les comportements. Ces mentalités et ces comportements se forgent dans
une école républicaine.

GUERRE SUCCITEES Y’EN A MARRE,

GUERRES FOMENTEES Y’EN A MARRE, GUERRE ETRETENUE Y’EN A MARRE.

Serons nous à tout jamais voués au dictat du cynisme des puissants, du
machiavélisme des puissants, de la cupidité d’un monde sans morale.
Refusons ces salles guerres.

Stratèges militaires, Politiques dignes de ce nom, acteurs de la société
civile je vous interpelle.

Djibril BA

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,