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23 novembre 2020

Les prisons malienne débordées jihadistes incarcérés.


Jeudi 21 mars 2013 4 21 /03 /Mars /2013 18:44

Les prisons malienne débordées jihadistes incarcérés.

 

Dans le massif de l’Adrar des Ifoghas, dans l’extrême nord-est du Mali, soldats tchadiens, français et maliens mènent d’âpres combats. Dans un univers minéral et aride, ils traquent un ennemi déterminé : des jihadistes qui n’hésitent pas à se faire exploser plutôt que de se rendre. Mais, jeudi 7 mars, l’armée française a annoncé que 5 d’entre eux avaient préféré la vie et déposé les armes. Parmi ces ennemis, les soldats français ont découvert un de leurs compatriotes.Mi-janvier, le juge d’instruction antiterroriste Marc Trévidic a avancé le chiffre de  10 à 15

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Français partis combattre dans le nord du Mali, via le Niger ou l’Algérie. Il a souligné que leur décompte était toutefois difficile. Un présumé jihadiste français a été arrêté au Mali en novembre et expulsé vers la France. Un autre a été intercepté à Niamey, au Niger. 4 personnes, dont 3 Français, ont été arrêtées sur le territoire français avant de partir.

Mais le Mali n’est pas la seule destination des jihadistes. D’autres choisissent le Yémen ou la Syrie. Le juge Trévidic affirme qu’« on peut avoir une cinquantaine de Français dans la nature actuellement ».

Pour leur entraînement, certains passent par l’Afghanistan ou par les zones tribales du Pakistan, à l’image de Mohamed Merah. D’autres se forment en fouillant l’internet.  La France est réputée pour avoir l’un des dispositifs de lutte antiterroriste les plus performants au monde. Les suspects qui se rendent dans des zones sensibles sont suivis à leur retour, et en cas de soupçons de radicalisation, la surveillance se renforce. Ce qui n’empêche pas certains de passer entre les mailles du filet, comme Mohamed Merah. En France,  selon les services de sécurité, « il y a entre 100 et 300 personnes surveillées », poursuit Mohamed-Ali Adraoui, qui s’empresse de préciser que « cela ne veut pas dire qu’elles vont passer à la violence ».

Si les jihadistes français arrêtés au nord-Mali sont systématiquement extradés dans l’Hexagone, il n’en est pas de même des jihadistes maliens ou étrangers. Ces derniers sont remis à l’armée malienne sur place et, sous son escorte, convoyés jusqu’à Sévaré avant d’être transférés à Bamako. Selon des sources bien informées, on compte déjà 200 jihadistes et rebelles du MNLA internés à Bamako. « Leur détention nous pose de sérieux problèmes, reconnaît un cadre de l’administration pénitentiaire. Nous les avons répartis entre la prison centrale de Bamako, qui est déjà en surpeuplement, les locaux de la gendarmerie et d’autres lieux que nous préférons taire pour des raisons de sécurité. ». Nos sources révèlent qu’au niveau de la prison centrale de Bamako, des locaux spéciaux ont été aménagés pour  recevoir ces prisonniers qui manquent de tout. « Ils n’ont même pas d’habits et seulement des chaussures trouées », explique une de nos sources qui ajoute que si jamais on mettait sous le climatiseur ces brutes habituées au climat infernal du désert, ils mourraient tous.

La gestion judiciaire du cas des détenus est confiée à un juge d’instruction de la commune 3 de Bamako« Ils ne sont pas considérés comme des prisonniers de guerre, précise un responsable judiciaire, mais comme des terroristes ou des traîtres qui ont pris les armes contre leur pays ». Dans un cas ou dans l’autre, le code pénal malien prévoit la peine de mort. Heureusement pour les bandits, depuis 20 ans, aucune exécution capitale n’a eu lieu au Mali même si des peines de mort sont régulièrement prononcées par la cour d’assises.

Par Tiékorobani

Source :Bamada.net

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,