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24 octobre 2020

L’ONU poursuit de consécration une spécificité à la déstabilisation de l’Afrique


L’ONU poursuit de consécration une spécificité à la déstabilisation de l’Afrique

 

 

L’ONU poursuit de consécration une spécificité à la déstabilisation de l’Afrique

Le 28 juin 2013

Ne devrait-il pas être consternant d’observer qu’à quelconques conflits armés en Afrique, la posture de l’Onu soit de toujours l’invocation de la mise en place d’une force de stabilisation et de paix ?
Force est de constater que les déploiements militaires des éléments sous la coupole de l’Onu, en Afrique, dans l’observation, contribuent subrepticement ou insidieusement à l’affaiblissement sociétaire. Cet état de fait se manifestant par une présence à la durée longue qui caractérise l’embellissement les distorsions entre populations. Et soutenant ainsi d’entretien le recours aux forces extérieures et de conséquence à la permanente domination des populations et structures locales.
 
Qu’il est en outre interpellant qu’à toute volonté d’intervention africaine dans un conflit interne, l’Onu s’émeut par avance d’incapacité des forces africaines : en mettant en avant une non préparation de qualité à l’opération, des justesses et pauvretés en équipements, nécessaire de colossaux financements ;  et de la combinaison à ceux-ci, en argumentaire idéologique, fustige  de prétendu carnage et/ou prévisible barbarie (crime de guerre et/ou génocide) en vue. Cependant quand les dérives militaires sont faites par les forces sous mandat onusien, le vocabulaire retenu empreinte les voies de la perception atténuée de la bavure (quand bien même il s’est agit de massacrer des populations en pleine célébration : mariage, naissance, enterrement, Cf : l’Irak, l’Afghanistan).
 
De nature à étayer de faits l’amorce négative de la présence des forces militaires ou toutes formations sous missions onusiennes, avec des exemples à l’appui, il est mis en exergue que partout où elles se sont établies en Afrique, ces forces sous la coupole onusienne se sont caractérisées en vecteur de l’embellissement du Chaos.
 
En Somalie, tombée en déliquescence institutionnelle depuis 1991, à la chute de son dernier président détenant l’autorité sur l’étendu territoriale, Siad Barre, après le retrait des américains (Us : Opération Restore Hope) et celui français, l’intervention onusienne qui s’en suivi décupla les rivalités neutralisées par l’intervention en 2006 de l’armée éthiopienne, qui se retira en 2009 du refus de l’Onu de contribuer à son sauvetage de la Somalie. Du  retrait éthiopien, l’Onu mis en place une force internationale essentiellement africaine, et composée majoritairement de burundais et ougandais (AMISOM), dont l’inefficacité conduit à ce qu’un mouvement, Al-Shabaab, à lui seul, les réduisent qu’à contrôler que quelques quartiers de la capitale (palais présidentiel et aéroport). Il fallu l’intervention directe de l’armée kenyane, sous sa seule direction, pour qu’en 2010 les autorités somaliennes recouvrent de la souveraineté sur une grande partie du territoire.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront que la perte de souveraineté sur l’étendu de  la Somalie  était bien à l’avantage des membres influents du conseil de sécurité de l’Onu (Chine, États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, Royaume-Uni), dont les industries liées à la pêche et ses environnements bénéficiaient d’une latitude à se gaver en toute liberté et sans taxation quelconque dans les riches eaux territoriales somaliennes.
 
En Côte d’Ivoire, à la suite d’une tentative de renversement du pouvoir en place en septembre 2002, à l’intention du gouvernement en place avec le soutien d’armées africaines se portant à sa rescousse (Angola, Nigeria, etc.) à restaurer l’ordre sur l’étendu du territoire national :  la France  s’interposa avant de s’affubler par la suite d’un rétroactif mandat onusien. Cela finira par un statut quo interminable de neuf années et se termina par des massacres des populations sans l’intervention des forces onusiennes pourtant présente…jusqu’au choix par l’Onu du président de cette république.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront qu’il s’est agit de plier le poumon économique de la sous région qui entendait de plus bel de prendre ses distances avec la toute puissance d’un des membres influent du conseil de sécurité (France). Et que celui-ci entrepris des tractations avec les autres membres influents du conseil pour sauver sa domination sur son pré carré anciennement colonial.
 
En Libye, à la survenance d’un mouvement prétendument contestataire pour plus de liberté et de démocratie, mais véritablement lourdement armé, quand bien même pour grande majorité,les États africains via leur dirigeants, s’ouvraient à la mise en place de tractation interne (feuille de route de l’U-A) à ce pays : sous une résolution onusienne, la Libye va être détruite par des frappes militaires d’une nébuleuse armée par certains membres du conseil de sécurité (Usa, Royaume-Uni, France) et livrée par la suite au chaos et péril islamiste.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront par contre qu’il s’est ici agit d’un braquage à ciel ouvert. Visant tout bonnement à engloutir les colossaux placements ou investissements financiers de  la Libye  dans ces pays membres du conseil de sécurité de l’Onu ; et à faire disparaître l’autre colossal des dettes dues à ce pays en paiement de ses livraisons de pétrole de grande qualité et très rare. Sans ne pas vous serinez sur la main mise par ses pays membres du conseil sur les champs pétrolifères de ce pays dont-on est plus à nos jours en mesure de savoir qu’est-ce qui est exactement en quantité produit.
 
En République Démocratique du Congo, à la suite de la destitution de l’ancien protégé occidental, Mobutu Sese Seko, en 1997, par des troupes soutenues des armées africaines (Ouganda, Rwanda), le pays fut plongé dans un mouvement de guérilla à l’infini que neutralisa des forces armées africaines s’étant portées au secours du gouvernement (Angola, Namibie, Zimbabwe, etc.). À la suite de cela, la communauté internationale, par la voie de l’Onu et au nom des préceptes qui pendent de mauvais augure, entendit s’interposer. Et depuis, le pays est plongé dans des exactions les plus barbares et traumatisantes des populations sous le nez et la barbe des forces onusiennes dont la retenue n’éloigne guère de complicité.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront, qu’il s’est agit ici de contenir cet immense Etat au sous-sol tout aussi immensément riche (ex, le cobalt dont est friand les nouvelles technologies) dans une situation d’exploitation à moindre coût qui prévalait sous l’ère de Feu Mobutu.
 
L’édifiant de constatation s’entrevoit des contextes africains où l’Onu se débine
 
Au Comores, alors qu’en mars 2008 le président depuis 2002 de l’île d’Anjouan de la fédération du Comores, le Colonel Mohamed Bacar, avec l’aide d’à peine une centaine de gendarmes, voulu se maintenir à la tête cette île à la suite d’une élection dont-il s’autoproclama vainqueur, l’Onu, ne s’y déporta pas. Point de mission de stabilité et de paix. Il est ainsi revenu aux forces armées africaines sous la bannière de l’Union Africaine (U-A) de s’y déporter pour chasser le colonel félon (qui par la suite trouvera refuge et asile auprès de l’un des membres du conseil de sécurité : France).
 
Les mauvaises langues (?) asséneront du non intérêts économiques majeur de cette fédération et en occurrence de l’île d’Anjouan (qui en interne est la seconde plus grande de la fédération après Moroni où siège les institutions).
 
En Guinée-Bissau, ce pays connaît depuis son indépendance de la colonisation portugaise des soubresauts politiques et armées, à répétition, avec assassinats et violentes destitutions des autorités publiques. En plus d’être connu comme étant une plaque tournante de la drogue en Afrique de l’Ouest. Le pays n’est qu’accessoirement au gré de l’amplitude des soubresauts internes, à l’attention de l’Onu. L’Onu qui y déploiera en 1999 au plus fort de la crise politique transformée en guerre civile, qu’à peine 3 mois des soldats nigérians au nombre de 600 de la force armée de la communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (l’Ecomog), opposant d’alors le Feu chef de l’Etat Jao Bernardo Vieira, victime d’un coup d’Etat en juin 1998, de son ancien chef d’Etat major Feu le général de brigade Ansumane Mané.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront que là aussi, il ne saurait de stratégie d’envergure profitable à s’immiscer dans les troublions de ce pays sauf à éviter qu’il contamine le Sénégal par le soutien aux rebelles casamançais.
 
À Madagascar, ce territoire (grande île) stratégique (contrôle maritime) de part sa position dans l’océan indien, fait, depuis 2009, l’objet d’une prise de pouvoir et en otage par la force d’un Homme sorti d’un refuge de l’ambassade d’un des membres influent du conseil de sécurité de l’Onu (France), Andry Rajoelina. L’Onu ne s’y est de toujours pas interposé ou implanté en mission de stabilisation politique et de paix.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront qu’il s’agit d’une île sur laquelle il n’est plus aucunement remis en cause l’intérêt premier du bienfaiteur du président actuel, l’ayant anciennement secouru en lui offrant refuge dans son ambassade local !
 
En Centrafrique, pays grandement recouvert par la forêt équatoriale (ce dont-il est attendu des Africains qu’il la conserve à son état de virginité : pas de déforestation comme en Occident, pour la sauvegarde de l’écho système mondiale) et au sous sol fortement riche de minerais, ce territoire fut encore récemment marqué par une guerre fratricide s’étant pour l’heure conclue par la prise de pouvoir d’une faction avec l’appui d’hétéroclite milices africaines. L’Onu n’y a pas jugé opportun de s’y déployer en stabilisation et mission de paix reléguant le soin à  la Force  multinationale d’Afrique Centrale (Fomac) sous le contrôle de l’un des ses Etats membres influent du conseil de sécurité : France.
 
Les mauvaises langues (?) asséneront que dans cette partie de l’Afrique, il n’est de danger potentiel…tout étant sous le contrôle direct de l’influent membre du conseil de sécurité de l’Onu et anciennement grand colonisateur de cette région.
 
Fort de paradoxe l’Onu se réinvite dans une crise africaine
 
L’Onu sur sa lancée de quête de stabilisation et de recherche de la paix annonce déployer pas moins de 12.000 Hommes (troupes militaires armées) au Mali. Pays pourtant souverain avec une armée de pas moins de 20.000 Hommes opérationnels. L’interpellation restant à savoir quel scénario va s’y dérouler : somalien, libyen, congolais ?
 
Il est a rappeler qu’à l’avènement de la crise malienne, il fut refusé, par l’Onu, d’adouber le Tchad (pays africain) à s’y déporter seul pour redorer l’honneur africain…. ! Et que n’est-il pas dit et entretenu internationalement et idéologiquement, quand un Etat africain entend, par ses propres moyens, en venir à bout de violente contestation interneà l’exemple des forces nigérianes s’empennant aux mouvements radicauxy sévissant, et/ou, une prise d’otage comme récemment  solutionnée parles forces algériennes à In Amenas.
 
Le succès ne saurait être africain, quand bien même le chaos s’enracine dans les interventions onusiennes !
 
Joseph Tapa
 
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,