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25 octobre 2020

Le capitalisme a un sexe gros comme le monde et voici comment il l’utilise…


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Le capitalisme a un sexe gros comme le monde et voici comment il l’utilise…
Posted on 06/04/2014 by Les Pacifistes de Tunis

L’agenda « sexuel » des Nations Unies et de l’impérialisme

Quand les Etats d’Asie et d’Afrique (y compris du « printemps arabe ») sont pris entre le marteau national « L.G.B.T. » et l’enclume de la pornographie transnationale imposée par l’impérialisme.

Par Les Pacifistes de Tunis

« Take it or leave it! » (c’est « ça » ou on vous supprime l' »aide » économique)…

Au nom d’un insidieux agenda invoquant les droits humains (« The Sexual Rights agenda »), les Etats impérialistes, sous couvert de l’ONU, exigent des populations dominées d’Asie et d’Afrique d’adopter leurs (nouvelles) « valeurs » socioculturelles et politiques représentées par leurs nouveaux arsenaux juridiques relatifs aux droits des L.G.B.T. (Lesbiennes, Homo-sexuels masculins, « Bi-sexuels », « Trans-sexuels »). On peut d’emblée parler d’impérialisme culturel vis-à-vis duquel de hauts responsables gouvernementaux ont exprimé leur indignation devant une entreprise visant à forcer les pays pauvres à modifier leurs lois afin de les rendre favorables aux minorités L.G.B.T. (voir l’exposé court et époustouflant traduit en français: video)(1).

Mais un tel agenda ne constitue en fait qu’un petit élément dans le programme plus vaste en vertu duquel les Etats pauvres sollicitant l' »aide » des Etats riches (en particulier ceux du « printemps arabe » comme la Tunisie, mais aussi l’Algérie et de nombreux autres) sont « invités » (sic) à « libéraliser » (sic) et « adapter aux normes internationales » (sic) leur législation nationale en matière de télécommunications.

La traduction du jargon technocratique d’une telle sommation est qu’au nom de « l’économie « libre » », de la « bonne « gouvernance » », de la « liberté d’expression » et des droits des «  »minorités » « opprimées » » des « LGBT » en Asie et en Afrique, les Etats correspondants doivent, sous peine de représailles économiques (cessation de toutes formes d' »aide » économique), ôter tous les filtres nationaux arrêtant ou limitant les flots de pornographie, produits principalement par les Etats-Unis d’Amérique depuis que leur Congrès, au milieu des années 90, refusa toute forme de contrôle (comme la proposition pertinente d’identification aisée et rapide à l’aide d’un suffixe comme « .pn », par exemple) .

Ils leur est ainsi demander de cesser d’imiter des Etats ne respectant pas (selon leurs critères) « les droits humains fondamentaux » comme Cuba, la Chine populaire ou encore la Corée démocratique. Selon un tel programme, il est impératif que dans les sociétés traditionnelles considérées comme arriérées:

-les adolescents découvrent le sexe dans toute la splendeur de celui, normatif, de l’American Way of Life.

-les enfants, exposés d’une manière ou d’une autre, reçoivent ainsi une éducation sexuelle « en ligne » et disponible partout et à tout moment.

-les hommes, particulièrement les nombreux chômeurs dépourvus de conscience claire quand à l’origine de leur exploitation économique et sociale, puissent ainsi disposer en permanence d’un modèle normatif pour évacuer leur haine de classe en recourant au viol (tout court) des femmes conjugué ou non à la violence sexuelle intrafamiliale (vis-à-vis de l’épouse, voire des enfants).

En résumé, contraindre des Etats faibles à ne pas fermer le robinet national (principalement internet) à pornographie correspond exactement à la sommation du violeur à sa victime:

-« Déshabille-toi ! »

Le « débat » insidieusement vicié sur la « pédopornographie »

Le problème principal n’est pas celui de la « pédopornographie » car, du point de vue statistique, les violeurs d’enfants à travers le monde sont bien moins nombreux que les violeurs tout court (1 à 2 viol(s) par minute aux Etats-Unis d’Amérique). Il s’agit donc d’un faux et insidieux débat visant en fait à empêcher d’aborder les conséquences sociales, culturelles et humaines, en général, de la pornographie de masse et en « libre » accès laquelle a désormais envahi les espaces publics et les foyers de la très grande majorité des sociétés depuis trois décennies.

Le problème n’est pas, non plus, celui de la pornographie classique et millénaire. Tout le monde devrait avoir droit de produire de la pornographie sous différentes formes (écrit, dessin, ….) dans la sphère privée. Cependant, la diffuser dans l’espace public (internet, télévision avec ou sans ces stupides et hypocrites gadgets technologiques appelés « logiciels de contrôle parental » ou autres) relève d’une imposture totale et d’un mensonge visant à faire confondre pornographie et libération et épanouissement sexuels.

La pornographie constitue en fait la plus vicieuse des armes qu’ait mises au point l’impérialisme, compris comme stade suprême du capitalisme décadent. Avec l’espionnage permanent de tout un chacun, le but est d’asservir totalement les masses dominées. Est-ce un hasard si une telle arme fut utilisée par les soldats d’USrael à Ramallah en 2002 (lors de leur assaut d’une chaîne de télévision palestinienne) ou par les Etats-Unis en 2003 en Irak (prison d’Abou-Grayb)?

Dans la longue liste des conséquences d’une telle invasion visant à pourrir les relations entre les sexes (et donc toujours, diviser selon la tactique de l’Empire), citons, en dehors des viols désormais systématiques pratiqués par les bandes armées de l’impérialisme dès lors qu’elles pénètrent un quelconque village (en Syrie, au Congo, ou ailleurs):

-le cas récent du Maroc: « Rabat : des fillettes violées au sein de leur école primaire »(2)

-le cas de la Tunisie où les viols (d’enfants notamment) sont devenus presque aussi courants, depuis la suppression des robinets à pornographie grâce au docile gouvernement pro-états-unien issu de la « révolution du jasmin »: « Viol en Tunisie: Un drame humain qui se propage » (3 et 4)

-le cas tout à fait nouveau des viols en Egypte (5)

-le cas également nouveau de « viol collectif » en Inde , selon une classique « image d’Epinal » de l’industrie pornographique (6)

Les réactions des Etats (africains en particulier) qui ont pris conscience du problème, sont parfois maladroites parce qu’elles manquent de précision et, surtout de coordination. On peut ainsi citer le cas de l’Ouganda, qui malgré son alliance avec les Etats impérialistes, a osé dire non sur ce plan: « Le parlement d’Ouganda vote une loi anti-pornographie »(7).

APPEL

Hommes et femmes épris de paix sociale, œuvrons pour sauver ensemble:

-notre paix et notre liberté sexuelles.

-notre respect traditionnel mutuel entre sexes dont le meilleur exemple est celui des femmes qui, auparavant, ne suspectaient pas systématiquement une intention de viol, ou de désir de viol, de la part des hommes.

(REVELATION: C’est d’ailleurs ce qui explique l’ « épidémie » mondiale de « voile islamique », dont le message (non-dit, au sens psychanalytique) est celui d’une résistance. Face au flot mondial de pornographie, les Musulmans, connus, comme les Catholiques, pour leur pudeur, ne veulent pas ainsi que leurs femmes soient regardées exclusivement comme des marchandises sexuelles. La preuve que ce symbole – »qui dérange tant » le Système- est celui (« non-dit ») d’une résistance au nouvel ordre pornographique mondial, est que l’usage du voile traditionnel, avant les années 80, n’était pas répandu, et de loin, comme il l’est devenu aujourd’hui. Il répondait à l’origine à la recommandation faite aux femmes d’éviter d’exposer ostensiblement leur attrait sexuel, comme, par exemple, celui de la forme de leurs seins). Supprimez la pornographie (et les traces qui en restent dans les esprits), comme avant les années 80, et les voiles disparaîtront peu à peu d’eux-mêmes!

-le climat traditionnel de nos relations sociales, de celle de nos enfants et adolescents et de celles entre les générations.

Osons ensemble dire NON à la marchandisation des corps, NON à la pornographie (non seulement restreinte à la « pédopornographie ») omniprésente, et arme sournoise de domination capitaliste et masculine du monde.

-Défendons Cuba, la Corée Démocratique et la Chine populaire, Etats attaqués en permanence parce qu’ils ont su préserver la pureté de leurs relations sociales des attaques vicieuses de l’impérialisme.

Vive l’amour!

Vive la liberté sexuelle!

A bas la haine, la laideur, le viol et la violence propres au capitalisme!

SOURCES CITEES

(1) La conspiration sexuelle de l’ONU. Par Btoux_1979.

(2) Rabat : des fillettes violées au sein de leur école primaire. Le 4 avril 2014

http://oumma.com/202013/rabat-fillettes-violees-sein-de-ecole-primaire

(3) « Viol en Tunisie: Un drame humain qui se propage ». 28 mars 2013

http://www.tekiano.com/ness/actu/7226-viol-en-tunisie-un-drame-humain-qui-se-propage-.html

Note: Voir, à la fin, le commentaire savoureux d’un lecteur qui, comme les « libéraux » et « libertaires » du Système, « doute » d’une « soi-disant » augmentation des viols, alors qu’en citant la France pour comparaison, il répond lui-même à sa propre question: « Je ne veut pas justifier l’injustifiable, mais Il faut vérifier vos chiffres. Sur quel base vous dites qu’il y a plus de viol ? Est ce que vous avez des statistiques ? Parce que là vous nous pressentez une dizaine de viol qui ont été commit ce dernier mois mais Il faut savoir qu’en France durant ce même mois, il y a eu 2083 viols… »

(4) Sur l’affaire « Amina ». 22 mai 2013

http://www.kapitalis.com/tribune/16219-tribune-amina-et-les-salafistes-deux-combats-une-meme-posture-autiste.html

Note: Voir, à la fin, le commentaire, plus intéressant que l’article lui-même, d’un lecteur désemparé qui critique pertinemment le chantage l’hypocrisie des « libéraux » et « libertaires » du Système: « Je regarde Amina, une gamine farfelue, espiègle, et qui ne mesure pas l’ampleur de la manipulation, sinon comment expliquer cette ténacité et cette verve de s’exhiber seins nus pour dire non mais dire non à quoi, à qui et pourquoi ce jour-là et en ce lieu précisément? Un bras de fer inconscient. Un break down peu valeureux aux regards de la société générale tellement hypocrite et peu veinarde puisqu’elle se soulève en bloc par le comportement antisocial d’une jeune adolescente sans pour autant s’alarmer de ce qui se passe autour d’elle: un ras-le-bol de mécréance et de diffamation, de copulation diabolique sans gêne ni attribut. »

(5) Des Egyptiennes élèvent la voix contre les agressions sexuelles. 13 fév. 2013

http://www.assawra.info/spip.php?article2439

(6) Le viol en Inde et ailleurs : une énième abomination du capitalisme. 15 fév. 2013

http://www.mathaba.net/news/?x=632554

(7) Parliament passes Anti-Pornography Law [Le parlement d’Ouganda vote une loi anti-pornographie]

http://www.parliament.go.ug/new/index.php/about-parliament/parliamentary-news/325-parliament-passes-anti-pornography-law

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Orientation bibliographique

(pour aller plus loin dans ce domaine censuré par la «  »pensée » unique » « libertaire » dans les médias de l’Empire totalitaire)

-Travaux de Richard Poulin à l’Université d’Ottawa (département de sociologie et d’anthropologie), qui a étudié la mondialisation de la pornographie et, par là, la marchandisation des corps et son industrie:

http://www.sciencessociales.uottawa.ca/soc-ant/profil-professeur?&ID=297&pageID=2

-« Sexe, capitalisme et critique de la valeur. Pulsions, dominations, sadisme social ». Sous la dir. De Richard Poulin et Patrick Vassort. M Editeur.
Collection Marxismes, 2012.

http://www.gendercampus.ch/Common/Lists/StudiesPublikationen/Attachments/1006/Fiche_Poulin_Vassort2.pdf

un ouvrage rappelant la vérité lourde de conséquences: que le capitalisme a un sexe.

-Articles de fond sur la capitulation des pays pauvres, particulièrement musulmans, face à la mondialisation de la pornographie, y compris quand le Prophète de l’Islam lui-même est mis en scène par le sionisme étatsunien dans une fresque pornographique de plus de 100 pages intiulée « Wahm Al-Islam » (L’illusion de l’Islam):

-Tunisie: La vérité censurée sur les `Versets Sataniques` de Ghazi El-Béji et Jabeur Mejri. 17 avril 2012

http://www.mathaba.net/news/?x=630227

L’article passe également en revue les positions politiques historiques sur le sujet par les grands révolutionnaires du siècle passé: notamment Amadeo Bordiga et Vladimir Illich Oulianov.

About Les Pacifistes de Tunis
Nous sommes un collectif de citoyens (en majorité des femmes) ayant décidé de réagir à la guerre impérialiste et hyper-totalitaire contre la Grande Jamahiriya Libyenne, menée avec la complicité des médias et partis politiques tunisiens dans leur très grande majorité… Depuis près d’un siècle, l’opposition à l’impérialisme implique de défendre sans hésiter tout pays à travers le monde (du Zimbabwe à Cuba et de la Syrie au Nicaragua) qui serait agressé par une ou des puissance(s) néocoloniale(s). Aussi, nous nous tenons sans ambigüité aux côtés de la SYRIE dans son épreuve actuelle. Nous défendrons aussi l’Iran et le Liban malgré les graves et suicidaires erreurs morales («crier avec les loups» contre la Jamahiriya) de leurs dirigeants politiques. Nous n’oublierons jamais les millions de morts causés par les guerres incessantes de l’impérialisme contre les peuples d’Asie (particulièrement les 200 000 victimes, dont 100 000 morts immédiates, des bombes d’HIROSHIMA et NAGASAKI ; la guerre contre le Vietnam, l’Afghanistan, le Pakistan) ; les peuples d’Amérique Latine; du Moyen Orient (Irak…); d’Afrique et d’Europe aussi (Yougoslavie). Nous faisons nôtre les consignes humanistes de Che GUEVARA et Mouammar AL-GADDAFI : « Surtout, restez toujours capables de ressentir au plus profond de vous-même toute injustice commise contre quiconque, n’importe où dans le monde. C’est là la qualité la plus belle chez un révolutionnaire ». Les Pacifistes de Tunis
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,