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27 novembre 2020

Le champignon palestinien, la viande des pauvres


Solidarité Palestine

Rapport

Le champignon palestinien,
la viande des pauvres

CPI


Photo: CPI

Dimanche 21 décembre 2014

Naplouse – CPI

Nous vivons la saison du champignon en Palestine. Beaucoup de villageois commencent à le rechercher partout, entre les rochers, les herbes, les lieux sombres, les lieux humides. Ils retournent à leurs domiciles préparer un repas riche en protéine. Ils le mangent à la place de la viande qui est trop chère et difficile à obtenir, dans ce climat économique très difficile.

Des plats délicieux

Dans sa maison bien simple, dans le village d’Azmoutt, à l’est de la ville de Naplouse, au nord de la Cisjordanie, le jeune Salman Alawina a commencé à préparer son plat préféré, pour le dîner. Un peu d’oignons, quelques morceaux de tomates et un peu de champignons, appelés khachm al-ijil (le nez de veau) et ramassés dans les vallées voisines, voilà un plat des plus délicieux.

Alawna fait part au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) qu’en novembre de chaque année, il cherche le champignon pour préparer toutes sortes de plats. Ses frères, cependant, le vendent pour avoir un peu d’argent en ces temps difficiles.

Le champignon peut participer à la confection de plusieurs plats, de la même façon que la viande. Il est aussi un élément complémentaire pour d’autres comme la pizza, dit-il.

Protéine et patrimoine

Pendant qu’il prépare son plat, Alawna explique que le champignon n’est pas seulement une source de protéine végétale, il est de plus un patrimoine culturel hérité de nos ancêtres. Depuis longtemps, ce plat est devenu une coutume annuelle que tout le monde respecte.

Pour les gens aux ressources limitées, le champignon remplace la viande, ajoute-t-il. En fait, même si on l’achète dans le commerce, il ne coûte que la moitié du prix d’un kilogramme de la viande la moins chère. Pour cette raison, on l’appelle la viande des pauvres.

Production moderne

Depuis peu, il y a des fermes modernes qui produisent toutes sortes de champignons, avec des moyens technologiques avancés.

Mme Halima Zaabi travaille au centre des recherches agricoles. Elle souligne qu’il y a une tendance à produire plusieurs nouvelles sortes de champignons en Palestine, surtout au Nord (Ariha et Jénine), en dépit des obstacles imposés par les occupants sionistes.

En parlant au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI), la chercheuse confirme que le champignon produit par le centre est bon pour la santé et plus sûr que ce qu’on trouve sur le terrain.

Les avantages du champignon

Le champignon a de nombreux avantages nutritionnels. Il est riche en protéines, en acides aminés, en vitamines dont le B12. De plus, les centres de cancer l’utilisent comme traitement et comme nourriture. Il est également bon pour les diabétiques, ne comprenant qu’une quantité négligeable en graisse et en sucre.

Al-Zaabi confirme que le ministère de l’agriculture s’intéresse beaucoup à ce centre de recherche. Le centre reçoit un soutien nécessaire à sa réussite : financement, outils, équipements.

Le centre reçoit aussi des soutiens d’un autre genre. Ces produits sont exposés partout dans les associations de la Cisjordanie, dit-elle.

Ainsi, la Palestine emboîte le pas aux grandes nations qui produiront des millions de tonnes de champignons, à l’instar de la Chine qui en produit déjà une vingtaine de sortes utilisées aussi bien pour la nourriture que pour le soin.

 

 

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Source : CPI
http://www.palestine-info.cc/…

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,