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2 mars 2021

Scènes d’exécution tournées à la hollywoodienne : qui assiste Daech dans ses pratiques sadiques ?


Thursday, February 05, 2015 8:53 AM

< http://www.algeriepatriotique.com/article/scenes-d-execution-tournees-la-hollywoodienne-qui-assiste-daech-dans-ses-pratiques-sadiques >

 

Scènes d’exécution tournées à la hollywoodienne : qui assiste Daech dans ses pratiques sadiques ?

Article | 5. février 2015 – 3:38

Une exécution scénarisée comme dans une production hollywoodienne. D. R.

La vidéo montrant la scène d’exécution du pilote jordanien Moaz Al-Kassasbeh se distingue par sa haute facture technique et par un mode de tournage tout à fait inédit, qui prouvent que les terroristes redoublent en effet de créativité. La mise en scène et la réalisation portent l’empreinte de cinéastes professionnels se mesurant aux plus grands réalisateurs d’Hollywood, et qui auraient utilisé des moyens technologiques bien plus sophistiqués que ceux que ce groupe terroriste nous avait habitués jusque-là. Technique 3D, synchronisation, jeux de zoom impeccables, astuces scénographiques dignes d’un Spielberg, etc.

Il est vrai aussi que l’effort technique cette fois-ci était à la hauteur du type d’exécution, tout aussi novateur, qui a été choisi pour mettre à mort l’otage jordanien : une cage transformée en brasier au milieu du désert. Un No Man’s Land pour jouer un Apocalypse Now, livré tout frais par des nécrophiles qui se surpassent en sadisme. Et la question que l’on ne peut s’empêcher de poser ici est de savoir qui fournit à l’organisation terroriste de Daech une telle assistance audiovisuelle ?

Une enquête sérieuse pourrait certainement aider à divulguer les dessous de cette histoire. Mais qui a intérêt, aujourd’hui, en dehors des victimes, à connaître ou à dévoiler la vérité sur les connexions de «l’Etat islamique en Irak et au Levant» ? Plusieurs témoignages et reportages avaient déjà alerté sur l’implication des services de renseignement des puissances occidentales (France, Etats-Unis, Grande-Bretagne) et des gouvernements arabes ou musulmans (Arabie Saoudite, Qatar, Turquie) dans les soutiens multiples – financiers et logistiques – apportés aux différents groupes armés en Syrie.

Certaines capitales, comme Washington, Paris ou Ankara, ne s’en cachaient pas. Elles continuent d’ailleurs à le faire en toute impunité, sous couvert d’aide aux «factions modérées» de la rébellion syrienne, que les dirigeants occidentaux s’escriment à faire exister sur le terrain. Par ailleurs, on peut supposer qu’avec les rentes immenses engrangées grâce au pillage des zones conquises et à l’exploitation frauduleuse –encouragée en sous-main par des spéculateurs internationaux – des gisements pétroliers à Kirkouk et à Riqqa, les terroristes de Daech puissent acquérir des équipements de pointe pour les besoins de leurs vidéos, et s’offrir même localement les services de spécialistes chevronnés dans le domaine de l’audiovisuel. Mais quel cinéaste, quel artiste arabe peut accepter de collaborer avec des sanguinaires qui, plus est, sont les plus grands négateurs de l’art ? Est-ce un hasard si le plus grand metteur en scène syrien, Moustapha Aqqad, mondialement connu pour son film culte Le Messager (1977), a été tué dans un attentat perpétré le 11 novembre 2005 à Amman, capitale de la Jordanie, par une terroriste nommée Sajida Richawi et revendiqué par Al-Qaïda ?
R. Mahmoudi

 

Le monde occidental ne finit pas de découvrir les horreurs du terrorisme qu’il a longtemps soutenu

Article | 4. février 2015 – 10:08

Un nouveau palier dans l’horreur : le pilote jordanien brûlé vif dans une cage. D. R.

Daech a franchi un palier supplémentaire dans l’horreur qui accompagne ses crimes et dont il attend un retentissement planétaire grâce à l’amplification médiatique que permettent les techniques de communication actuelles. Ce groupe criminel a présenté hier son «spectacle» dans une vidéo montrant un homme portant une tenue orange et brûlé vif dans une cage en fer. C’était Maaz al-Kassasbeh, pilote jordanien, qui avait été capturé par Daech en décembre dernier suite au crash de son avion.

D’étonnement en hébétement, le monde constate avec effroi jusqu’où peuvent aller les terroristes salafo-sionistes. Ceux qui ont crié d’horreur hier à la vue de la vidéo de l’otage jordanien brûlé vif par les barbares de Daech n’ont encore rien vu. Les Algériens ont découvert et subi à huis clos les pratiques sauvages des GIA pendant plus de dix ans, allant de l’égorgement au massacre de populations entières en passant par les cadavres piégés. Chaque jour avait son lot d’assassinats par balles, à l’arme blanche – des exécutions, en plein jour, sur les places publiques – ou par explosifs. Les criminels frappaient des personnes ciblées ou de façon aveugle, et n’épargnaient personne. Mais à l’époque, ce même monde était aveugle devant ce qui se passait en Algérie.
Les terroristes, que tous les gens honnêtes et censés qualifiaient de criminels, étaient élevés au rang de «résistants» par certains médias et dirigeants de pays occidentaux qui avaient cru trouver un justificatif à leur lâcheté en transformant la lutte antiterroriste en «guerre civile», une façon de mettre sur le même plan les criminels qui commettent des actes odieux et les forces qui les combattent.
Ces médias et ces dirigeants politiques occidentaux sont allés plus loin dans leur complicité de fait avec les terroristes, en inventant la notion du «qui tue qui» dans une tentative d’affaiblir, voire de neutraliser et paralyser, les forces de sécurité et les patriotes organisés et armés qui ont courageusement fait front contre ces hordes de barbares. Les dirigeants des groupes terroristes étaient comme chez eux dans certaines capitales occidentales, choyés et assistés, ils pouvaient faire leur trafic d’armes et d’explosifs à destination de notre pays et donner les ordres de tuer, et ensuite revendiquer les crimes. A Londres, par exemple, les actions de soutien au terrorisme, tolérées, ne peuvent être oubliées : banderoles déployées, slogans hurlés dans des haut-parleurs et collecte d’argent se déroulaient à Trafalgar Square, sans que les autorités «d’accueil» ne bougent pour les faire taire et mettre fin à leurs nuisances. Mais il s’agissait de l’Algérie.
Notre pays a réussi à vaincre ce fléau et du même coup a anéanti les espoirs secrets nourris par certains de voir l’Algérie disparaître au nom de calculs géostratégiques. L’encouragement apporté aux islamistes sous couvert du «printemps arabe» procède des mêmes calculs guidés par des intérêts de domination et de pillage des richesses de nos pays. Ce n’est plus un secret, Daech et d’autres groupes terroristes, comme Al-Qaïda, ont été créés avec le soutien des services secrets occidentaux, Etats-Unis en tête. Le terrorisme sert bien les intérêts de ces pays.
Houari Achouri

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,