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15 juin 2021

Interview de Gilad Atzmon


Interview de Gilad Atzmon

par / le 6 mars 2015 à 17 h 16 min /

Gilad-Atzmon-600Gilad Atzmon est un jazzman et auteur britannique, né en Israël en 1963. Non content d’être l’un des meilleurs jazzmen actuellement dans le monde (son album « Exile » a été désigné album jazz de l’année en 2003 par la BBC), Gilad Atzmon est également un intellectuel de premier plan. Riche d’une carrière qui s’étend sur plus de 20 ans, il a su bâtir une œuvre musicale originale, en alliant avec aisance jazz be-bop et des inspirations de son Moyen-Orient natal, pour produire un mélange culturel hybride d’une profondeur rare.

Il a également écrit plusieurs romans, et un essai qui fait référence au sujet de la politique identitaire juive : The wandering Who ? (traduit en français par Quel Juif errant ?). 

 


Cercle des Volontaires : Vous venez de travailler sur le nouvel album de Pink Floyd, « The Endless River », pouvez-vous nous décrire comment cela est arrivé ?

Alors que je produisais un album à New-York, j’ai reçu un appel téléphonique de la part de David Gilmour, qui m’a invité à l’occasion d’une session dans son studio londonien. Pour être honnête, je ne savais pas à ce moment-là qu’il s’agissait d’un album des Pink Floyd. Je pensais qu’il s’agissait d’un album solo de Gilmour. Ce n’est qu’une fois dans le studio que j’ai pris conscience que je jouais avec « LES Floyd ». Au cours de ces dernières années, j’ai travaillé avec Robert Wyatt et j’ai également enregistré avec Phil Manzanera, qui est le producteur du nouvel album des Floyd. Je suis sûr que c’est en partie cela qui m’a valu cette invitation. Inutile de préciser à quel point je suis enthousiaste à l’idée d’être présent sur l’un des albums de Pink Floyd : j’ai grandi avec leur musique et la simple écoute d’un de leurs morceaux me rend nostalgique … et me fait me sentir jeune à nouveau.

Roger Waters n’a pas participé à cet album. C’est un militant antisioniste convaincu. Que pensez-vous de ses nombreuses dénonciations de la guerre qu’Israël mène contre la Palestine ?

J’admire tout autant l’homme pour son engagement que le musicien. En général, je suis beaucoup plus à l’aise avec des artistes qui, tout comme Waters, s’expriment de leur propre chef et font entendre leurs sentiments personnels. Je suis habituellement très mal à l’aise lorsque je vois des artistes qui s’engagent à travers des actions politiques collectives. Je crois fermement que les artistes sont plus forts individuellement que réunis sous un quelconque « collectif idéologique ».

Comment expliquez-vous que si peu d’artistes aient une démarche similaire à la sienne?

Le pouvoir juif est bien évidemment la réponse.

Il est brut, vil et bien trop souvent mortel. Je définis le pouvoir juif comme « la capacité à faire taire toute discussion sur le pouvoir juif ». Dire ce que vous pensez d’Israël ou encore du lobby juif peut être une aventure très douloureuse, et parfois même très coûteuse. Cependant, celles et ceux qui suivent mon travail savent pertinemment que je soutiens aussi l’idée selon laquelle le sionisme, le pouvoir de l’AIPAC et du CRIF, l’impunité israélienne, ne sont que les symptômes du pouvoir juif. Le point névralgique de cette puissance négative est soutenu par la gauche juive – des gens comme Chomsky, Democracy Now, JVP et Mondoweiss. Ces organisations qui insistent pour déterminer les limites de la discussion et les frontières de la liberté d’expression.

Au lieu de nous apprendre « comment penser par nous-mêmes », ils nous enseignent quoi dire en leur nom.

Votre propre groupe, The Orient House Ensemble, célèbre actuellement son 15e anniversaire et vient de sortir pour l’occasion son huitième album, « The Whistle Blower».
Quelle a été la genèse de ce projet ? Le nom semble n’être pas anodin … (The Whistle Blower se traduit par « Le lanceur d’alertes » en français, NDLR)

whithle blower 2

Pour commencer, la musique est ma vie.

La musique, pour moi, est la recherche perpétuelle de la beauté, qui elle-même, vise à la vérité ultime et incontestable. Lorsque la vraie beauté se montre, c’est un instant de grâce rare. En tant que telle, la musique est tout le contraire de la politique, qui est l’origine de la duplicité même, et la mère du mensonge.

Je suis particulièrement intéressé par le rôle du lanceur d’alertes dans notre culture, de celui qui offre la vérité. On pourrait être amené à se demander : «  Pourquoi avons-nous besoin de lanceurs d’alerte ?  Ne vivons-nous pas dans une société «libre» » ? L’Occident n’est-il pas l’accomplissement de nos souhaits, de notre véritable volonté, voire de nos moindres caprices ?  » Apparemment, pas du tout. Les démocraties libérales occidentales, ne sont pas « libérales » (au sens libertaire du terme, NDLR), et ne reflètent pas non plus l’esprit ou les valeurs de la démocratie.

Le lanceur d’alertes fournit un élan de sincérité. C’est un instant d’honnêteté brute, un aperçu dans le ventre de la bête.

Dans mon nouvel album, je tente d’étendre cette notion aux deux concepts que sont «siffler» (to whistle en anglais, NDLR) et «souffler» (to blow en anglais, NDLR). C’est l’histoire d’un retour à la maison. C’est un appel à rétablir l’implacable recherche athénienne de l’exactitude et de la véracité. Et voici la petite touche comique que j’apporte au sujet.

La chanson-titre est fondamentalement un air pop des années 1960. Il réintroduit le « sifflement du loup », que les hommes avaient l’habitude d’utiliser dans le courant des années 60 lorsqu’une belle femme passait à côté d’eux. Dans ma prime jeunesse, j’avais l’impression que les femmes étaient généralement flattées par ce geste. Cependant, au moment où j’atteignais l’âge adulte, siffloter les femmes a été à peu près interdit par la « dictature du politiquement correct », un régime culturel désastreux imposé par les différents politicards qui utilisent et déforment la question identitaire. Le politiquement correct a dévasté la neutralité des échanges hommes-femmes. Le but étant que notre instinct libidinal soit combattu -pour ne pas dire supprimé- au nom du politiquement correct.

Je vois le politiquement correct comme un vieil ennemi de l’humanité et une atteinte brutale à la notion de liberté fondamentale et d’authenticité. Au lieu de « dire ce que nous pensons », nous sommes conditionnés à « penser avant de dire ». Je définis le « politiquement correct » comme « la politique qui ne permet pas l’opposition politique ».

Il est très intéressant de noter que la même définition peut être attribuée à la tyrannie. Mais le politiquement correct est beaucoup plus vil que la tyrannie. Sous un régime tyrannique, nous comprenons qu’il y a une distinction claire entre le pouvoir politique et le militant politique; tandis que dans le cas du politiquement correct, nous avons affaire à une forme radicale d’auto-censure.

Mes solutions sont et musicales et comiques.

Dans mes concerts, je m’amuse à enseigner à mon public, les femmes aussi bien que les hommes, comment reproduire ce « sifflement du loup ». Croyez-le ou non, les femmes sont beaucoup plus assurées dans cet exercice. Apparemment, elles semblent réclamer le retour de cette attention masculine qui a été supprimée, pour ne pas dire assassinée, par des décennies de lutte féministe.

En parlant de musique, on vient récemment de vous empêcher de jouer votre musique dans une salle de concert à Nottingham. Quelle est votre position à ce sujet et comment vivez-vous cette levée de boucliers ? Il semble que cela risque de vous arriver personnellement régulièrement, désormais.

Il y a quelques semaines, le Conseil municipal de Gedling, à Nottingham m’a empêché de jouer l’un de mes concerts dans l’une de leurs salles de spectacle, parce qu’ils estimaient qu’un tel concert risquait, je cite : « d’interférer dans les relations interraciales au sein de la communauté ». Cela est arrivé quelques jours après les attaques de Charlie Hebdo, et le conseil a réagi sous la panique, suite à l’appel de quelques personnes qui d’ailleurs, sont restées anonymes. J’ai de bonnes raisons de penser que le conseil municipal regrette sa décision maintenant.

Comme dans le cas de Dieudonné, la décision du conseil s’est retournée contre lui-même. Les promoteurs ont déplacé le concert dans un nouveau lieu et ont vendu les places immédiatement. Depuis lors, l’ensemble de la presse locale, y compris la BBC, a favorisé ma position, tandis que le conseil n’a rien dit pour justifier sa décision. J’ai été engagé seulement pour jouer ma musique dans la ville de Gedling, comme je l’avais déjà fait auparavant. Seulement, à présent, beaucoup de nouvelles personnes à Nottingham ont eu vent de mes idées. J’ai été invité à donner des conférences dans la ville. Les vidéos de mes entretiens à Nottingham ont été visionnés par environ 70,000 personnes. Et à moins que le conseil ne revienne à la raison, il devra faire face à des complications juridiques graves. Ceux qui ont bêtement essayé de m’empêcher de jouer ma musique dans un petit théâtre de la ville ont vu que le concert est devenu un rassemblement local de soutien à mon endroit, dont est en train d’émerger en un mouvement spontané amené à se développer.

Les tentatives pour arrêter Dieudonné se sont révélées totalement contre-productives. Dieudonné est maintenant l’une des personnes les plus populaires en France. Je m’attendais à ce que mes détracteurs sachent cela. En fait, cette tentative de musellement a conduit à un tel soutien populaire pour mon travail que certains de mes détracteurs les plus cyniques en viennent à soupçonner que j’aurais pu orchestrer l’interdiction moi-même.

Vous avez récemment rencontré le controversé professeur Faurisson chez lui, à son domicile. Pourquoi avez-vous ressenti le besoin de faire une telle interview télévisée et que vous apporte t-elle dans votre réflexion? Pouvez vous nous donner votre opinion quant au travail du professeur Faurisson ?

Je trouve tout à fait scandaleux que dans une Europe qui se dit libre, des citoyens puissent être pénalisés pour leurs pensées ou leurs croyances. Il est essentiel d’échanger avec tous les savants, les artistes et les intellectuels, qui ont été réduits au silence. Il est essentiel pour nous de comprendre leur vision du monde. Comme Heidegger et Lyotard, je crois que l’Histoire qui prétend « raconter le passé » est, en fait, un système sophistiqué, compliqué volontairement, un mécanisme conçu pour dissimuler notre honte collective. Ceux que nous ne sommes pas autorisés à entendre ou à essayer de comprendre sont souvent ceux qui ont réussi à exprimer le vrai sens de notre honte collective.

Je ne suis pas historien et ne peux pas donner un jugement scientifique du travail de Faurisson. Mais je suis certain qu’il n’y a rien de ce qu’il dit qui puisse justifier la haine et le climat de suspicion qui règnent autour de lui. Comme je le suggère dans Quel juif errant, le rôle même de l’Histoire devrait être sa capacité de réétudier et de réviser le passé.

En conséquence, le révisionnisme est la seule méthode possible de recherche historique véritable. L’ingérence du gouvernement français dans notre possibilité de revisiter et de réviser notre passé est un crime contre l’humanité et contre l’idée d’humanisme même. C’est une atteinte contre l’idée même « d’être dans le temps ». « Être dans le temps », c’est la capacité de voyager dans les deux sens, entre passé, présent et avenir. L’histoire fournit un récit du passé dans lequel nous évoluons. Il permet de faire le lien entre notre vision de l’avenir et notre interprétation du passé. Cette interprétation de l’histoire permet d’avoir une vision de changement du passé et implique que nous pouvons déterminer notre avenir.

Nous pouvons, par exemple, regarder et réviser le passé afin de tenter de prévenir les guerres à venir.

Début Janvier, la France a subi ce qui a été décrit comme une attaque terroriste. Depuis lors, les lois sont de plus en plus répressives et un très grand nombre de soldats patrouillent quotidiennement, beaucoup d’entre eux en particulier devant les lieux de culte juifs. Quelle est votre position à ce sujet?

Je suppose que les Juifs se trouvent peut-être vraiment en danger, et pourtant je ne vois ni réflexion ni introspection de la part des Juifs.

Au lieu d’avoir des dirigeants juifs qui tentent de comprendre le rôle d’Israël, le lobby juif et le pouvoir juif, nous sommes en présence de dirigeants juifs qui font ce qu’ils ont l’habitude de faire; blâmer le « Goy » et l’accuser d’être « antisémite ». Comment ne pas voir à quel point cette stratégie est banale et contre-productive ? C’est très déprimant d’être témoin de ce que disent une grosse partie des commentateurs, moi y compris, c’est à dire qu’il n’y a aucune perspective d’une solution collective à la question juive.

Israël est condamné. Il cessera d’exister dans un avenir proche. Il aurait pu autrefois être considéré comme une solution, mais il a cessé de l’être maintenant. Les Juifs de la Diaspora doivent être fous ou stupides pour considérer Israël comme un «sanctuaire». Ce qui est encore plus inquiétant, c’est le fait qu’au lieu de s’intégrer dans les sociétés européenne, américaine ou occidentale, de nombreux juifs s’engagent à nouveau dans la construction de barrières entre le reste du monde et eux-mêmes. Il y a quelques semaines, nous avons appris que la grande majorité des juifs britanniques ne voient pas la Grande-Bretagne comme leur maison.
Nous parlons là d’une communauté qui s’est installée ici il y a plus d’un siècle.

La conclusion est terrible : l’assimilation et l’intégration, qui étaient les seules alternatives au sionisme, ont complètement échoué. Même au sein du mouvement de solidarité avec la Palestine, les Juifs se sont encerclés eux-mêmes dans une logique communautaire, travaillant principalement , voire seulement, avec des organisations juives telles que JVP, IJAN, la JFJFP, etc… qui sont encore plus racialement exclusives que l’État d’Israël lui-même. Je n’arrive pas à me décider quant à savoir si je dois trouver cela amusant ou tragique.4573363_3_feb0_le-depute-arabe-israelien-ahmed-tibi-leader_3e0971251b2397c6bfd4e928468068e4

C’est en tout cas pathétique et je prends le parti d’exposer la duplicité inhérente, intrinsèque à la politique de gauche juive, et antisioniste, en particulier.

Après l’attaque de la synagogue à Copenhague, qui a conduit à la mort d’un homme, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a appelé les juifs européens à venir s’installer en Israël. S’adressant à eux, Benjamin Netanyahu a proclamé dans un communiqué: « Israël est votre maison. Nous sommes prêts à accueillir une immigration de masse en provenance d’Europe ». Quel est votre sentiment à ce sujet?

Je suis convaincu que l’élite juive a saisi maintenant que les jours d’Israël sont comptés, que cela peut encore prendre un an ou deux, peut-être même une décennie, mais que la colonie juive installée sur la terre de Sion est condamnée. Il n’y a ni guérison ni salut possible. Et en effet, comme je l’ai écrit dans mon livre, il y a une contradiction énorme entre Israël et la Diaspora – les Israéliens veulent dorénavant s’échapper de l’État d’Israël, tandis que de nombreux Juifs de la Diaspora veulent venir s’y installer.

Une fois de plus, ce sont les pauvres Juifs du quotidien qui vont payer le prix fort pour des crimes commis par une élite arrogante et oppressive, qui va tout faire pour continuer à diriger.

A propos de la politique intérieure israélienne, les partis politiques représentant les électeurs arabes ont finalement réussi à présenter une liste unique aux élections législatives de ce 17 Mars. Comment vous sentez-vous à ce sujet?

Orgasmique est très certainement l’expression que j’utiliserais.

Par ailleurs, certains sondages laissent à penser que le parti arabe sera le 3ème plus grand parti en Israël. C’est fascinant car pendant que dans l’Israël sioniste, des Arabes sont assis à la Knesset, les organisations juives antisionistes gardent leurs rangs entièrement remplis de juifs.

Apparemment, les sionistes sont beaucoup plus progressistes que leurs soi-disant opposants «progressistes». Permettez-moi d’être clair, ce n’est pas une approbation de la part d’Israël ou du sionisme; c’est simplement un autre clou dans le cercueil progressiste juif.

Pourriez-vous expliquer à nos lecteurs les «différences», la fausse opposition, entre sionistes de droite et sionistes de gauche?

Dans mon livre Quel juif errant, je me réfère à une citation qui est attribuée à Chaim Weizmann, probablement le plus sophistiqué des penseurs du sionisme à ses débuts, qui disait « Il n’y a pas de Juifs français, de Juifs anglais ou encore de Juifs américains, il n’ y a que des Juifs qui vivent en France, des Juifs qui vivent en Angleterre et des Juifs qui vivent en Amérique ».

Selon Weizmann, la judéité est une qualité première et intrinsèque. Une telle vision défie la possibilité d’assimilation. Vous ne pouvez jamais échapper à votre judéité. On pourrait s’attendre à ce que les juifs antisionistes s’opposent à la formulation de Weizmann et rejoignent dès lors les formations anti-israéliennes comme les gens ordinaires. Je suppose que quelques-uns le font, mais je peux probablement les compter sur les doigts d’une main. La grande majorité d’entre eux suivent l’agenda de Weizmann. Au lieu d’être juifs antisionistes, c’est à dire des antisionistes d’origine juive, ils préfèrent être des Juifs qui s’opposent au sionisme en tant que Juifs.

Ils conservent la primauté de leur judéité et font le choix de maintenir vivaces tous les symptômes d’exclusivisme racial juif. Comme je l’ai déjà dit, les antisionistes juifs sont plus racistes et exceptionnalistes que l’État juif lui-même. La Knesset israélienne a quelques membres arabes, mais au sein du conseil d’administration du Groupe socialiste juif ou du JVP, vous ne trouvez pas un seul goy, et encore moins un Arabe. Et pourquoi? Parce qu’ils ne sont pas « racialement qualifiés ».

La conclusion est évidente, à moins que les Juifs ne s’éloignent du racisme juif, leur campagne «antisioniste» ne peut pas être prise au sérieux. Toutefois, lorsque le Juif laïc cesse d’être défini par le racisme juif, il ne reste rien de sa judéité. Mon postulat suggère que l’ensemble de la campagne de lutte contre le sionisme juif est un appareil d’opposition contrôlée. Il existe pour véhiculer une image de « l’éthique juive » et est principalement motivé par des intérêts juifs. Si vous voulez comprendre pourquoi le mouvement de solidarité avec la Palestine a échoué, la réponse est simple; il n’a pas été conçu pour réussir.

Quelle serait votre opinion sur la question d’un alter-sionisme, qui pourrait aider à surmonter l’antagonisme sionisme / antisionisme, ce qui ouvrirait un référendum offert aux deux nationalités, palestiniens et israéliens, afin de leur demander quelle solution serait la meilleure? (deux pays, un pays où les deux cohabitent …)

La notion de paix ou de réconciliation n’existe même pas en hébreu : le mot « Shalom », qui est généralement traduit par «paix», se traduit en fait par «  Sécurité pour les Juifs », ce qui est un concept judéo-centrique. A moins que les Israéliens et les Juifs ne se débarrassent de ce judéo-centrisme, la paix sous quelque forme que ce soit, est inconcevable.

Pourtant, vous devez vous demander, quelles sont les chances pour que les Juifs daignent abandonner leur judéo-centrisme volontairement? Il n’y en a aucune.
Il n’y a aucune perspective de règlement pacifique de ce conflit. Israël redeviendra la Palestine en raison de ce qu’il se passe factuellement sur son sol.

Gilad Atzmon donnera un concert à Paris prochainement, accompagné de son quarter, The Orient House Ensemble.

Le concert se tiendra au Théâtre de la Main d’Or le samedi 28 mars 2015 à 19h30.

Vous pouvez d’ores et déjà acheter vos places ici :
http://www.kontrekulture.com/produit/concert-de-gilad-atzmon-le-samedi-28-mars-19h30-paris

Propos recueillis par Kevin Amara, pour le Cercle des Volontaires


A propos de l’auteur :

Citoyen engagé d’un quart de siècle, j’aime cumuler les paradoxes, ce qui m’aura permis de passer avec aisance des bancs de l’école au vagabondage, puis du vagabondage à l’Armée, entre autres ; et qui me permet aujourd’hui de ne jamais cesser de remettre en cause mes convictions et de questionner mes acquis. J’ai rejoint le Cercle des Volontaires pour participer à l’essor d’un journalisme citoyen, qui se densifie chaque jour un peu plus.

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