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23 juin 2021

Le terrorisme en Tunisie, conséquence du chaos libyen


« Extirper le sionisme de Palestine » (Al Faraby)

jeudi 19 mars 2015

Le terrorisme en Tunisie, conséquence du chaos libyen

« Sous Ben Ali, il n’y avait pas de terrorisme. » Cette idée distillée par des nostalgiques du régime autocratique mis à bas par une révolution populaire n’est rien de moins que simpliste. Parce que la Tunisie est en train de réussir sa transition vers la démocratie. Sans bain de sang, malgré la tragédie de mercredi.
Le terrorisme qui frappe Tunis et l’arrière-pays est le produit de la déstabilisation de la région après la guerre du camp occidental en Libye. Non pas que ce pays devait se satisfaire de Kadhafi à sa tête, mais ceux qui ont décidé d’entrer en guerre contre Tripoli n’ont prévu aucune alternative. Résultat, la situation est anarchique en Libye où les armes prolifèrent et débordent de ses frontières.
Certes, il paraît que les jeunes Tunisiens représentent le plus gros contingent maghrébin de Daesh, mais là également la zone de non-droit international qu’est devenu le Moyen-Orient attire les aventuriers sanguinaires. Des Arabes tuent majoritairement d’autres Arabes, quand ce ne sont pas les drones américains qui finissent le travail, tuant femmes et enfants sans distinction.
Nous n’avons pas peur et nous n’aurons pas peur
On a tort d’analyser les conflits politiques à travers le prisme de la religion. À la violence politique qu’est le terrorisme, il faut répondre par la politique : ce n’est pas en prônant la fermeture démocratique qu’on pourra sortir de cette spirale infernale. Les moyens sécuritaires doivent mettre les terroristes hors d’état de nuire en préservant la démocratie. C’est la dictature qui produit la violence. Pas la démocratie.
Les régimes démocratiques occidentaux devraient cesser d’écouter les va-t-en-guerre néo-cons et aider à la stabilisation des jeunes démocraties. En investissant par exemple et en aidant à créer de la richesse. Nous, citoyens français, avons aussi le pouvoir de les affronter. Par exemple, en continuant à aller en Tunisie. Notre présence leur montrera que nous n’avons pas peur et nous n’aurons pas peur. Nous sommes une nation libre et la Tunisie a montré qu’elle était aussi une nation libre. C’est ensemble qu’on démontrera que leurs combats sont vains.
Franco-tunisienne, je suis profondément décidée à mener la lutte pour combattre ces fous. J’irai en Tunisie et nous irons en Tunisie. Tous autant que nous sommes. Français et étrangers. La Tunisie appartient aux hommes et femmes libres, et pas aux déséquilibrés mentaux et aux terroristes. Les Tunisiens sont forts et la nation tunisienne est déjà réveillée pour assurer la liberté !

(19-03-2015 – Par Sihem SOUID)

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