Aller à…
RSS Feed

25 février 2021

Didier Reynders pointé du doigt pour le folklore « raciste » des Noirauds 50


Didier Reynders pointé du doigt pour le folklore « raciste » des Noirauds50

Par: rédaction
18/03/15 – 11h45© didierreynders.be.VIDÉO Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a été indirectement accusé de « racisme » et de « colonialisme » pour sa participation à la société folklorique des « Noirauds », mise en question dans un reportage du correspondant de France 2 François Beaudonnet diffusé mercredi dans l’émission Télématin.

© didierreynders.be. »Le ministre belge des Affaires étrangères peut-il se grimer de noir sans choquer l’Afrique? », s’interroge le journaliste François Beaudonnet dans un tweet diffusé mercredi, après avoir croisé Didier Reynders déguisé lors du défilé des Noirauds samedi dans les rues de Bruxelles.

Clichés
« C’est extrêmement convivial, c’est très original, c’est très généreux -parce que ça rapporte beaucoup de fonds-, mais cela véhicule aussi de vieux clichés sur les Africains qui datent du colonialisme », estime François Beaudonnet, répondant au présentateur William Leymergie, en introduction à son reportage somme toute nuancé. « Ici, à part quelques blogueurs qui trouvent que cette tradition est raciste, personne ne trouve vraiment rien à redire », conclut ensuite le correspondant permanent à Bruxelles.

Notables
Les Noirauds, qui ont le but caritatif de venir en aide à l’enfance en difficulté, comptent actuellement une septantaine de membres, dont le libéral Didier Reynders, mais aussi le bourgmestre socialiste de Bruxelles, Yvan Mayeur, note mercredi La Libre, qui souligne que le roi Philippe et le prince Laurent en ont aussi fait partie par le passé. Des artistes français comme Johnny Hallyday et Francis Cabrel l’ont par ailleurs parrainée financièrement.

« Anonymat »
Tradition depuis 1876, la collecte des Noirauds se déroule chaque année à la mi-mars, en période de carnaval, dans les restaurants de la capitale, rappelle Didier Reynders dans un article posté lundi sur son site internet. Elle sert à prendre en charge les besoins des enfants notamment auprès des écoles, des hôpitaux ou des pharmacies. Les Noirauds, qui ont pour devise « Plaisir et Charité », sont déguisés « pour être remarquables tout en restant anonymes », explique le ministre.

VIDEO :

Lire aussi

Didier Reynders grimé en noir: pouvait-il le faire, se demande France 2

BELGIQUE | Mis à jour le mercredi 18 mars 2015 à 12h42

  • Didier Reynders grimé en noir: pouvait-il le faire, se demande France 2

    Didier Reynders grimé en noir: pouvait-il le faire, se demande France 2 – © Tous droits réservés

    Didier Reynders a pris ce week-end part au défilé des « Noirauds » dans les rues de Bruxelles. Le but ? Récolter de l’argent pour les enfants défavorisés. Mais cette participation a posé question à France 2: un ministre des Affaires étrangères peut-il se grimer de noir ?

    La tradition des Noirauds remonte à 1876, quand une association est créée pour sauver une crèche au bord de la faillite, explique le site de la Ville de Bruxelles. « A cette époque, l’exploration et la découverte des pays d’Afrique parlent à l’imagination des gens et le déguisement en ‘notable africain’ est idéal pour assurer l’anonymat des collecteurs, souvent de bons bourgeois et clients réguliers des restaurants où ils font la quête…« , précise le site.

    « La devise des Noirauds est ‘Plaisir et Charité’. Les deux volets ont été pleinement rencontrés cette année encore et c’est avec bonheur et bonne humeur que j’y ai participé« , explique Didier Reynders.

    Mais voilà, ce défilé a posé question au journaliste de France 2 François Beaudonnet qui en a fait un sujet dans Télé Matin: un ministre des Affaires étrangères peut-il se déguiser en « noir » ? N’y a-t-il pas des relents colonialistes dans ce défilé ?

    Voyez la vidéo ci-dessous:

  • http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_didier-reynders-grime-en-noir-pouvait-il-le-faire-se-demande-france-2?id=8934298
  • Source : Rtbf

 

France 2 épingle Didier Reynders et son déguisement de Noiraud (vidéo)

Rédaction en ligne
Mis en ligne il y a 5 heures

« Folklore, générosité ou… colonialisme ? », s’interroge le correspondant de France 2.

  •  Didier Reynders. ©Capture d’écran France 2 Didier Reynders. ©Capture d’écran France 2

« Le ministre belge des Affaires étrangères peut-il se grimer de noir sans choquer l’Afrique ? » La question émane du correspondant de France 2 à Bruxelles, François Beaudonnet. Un reportage sur le sujet a été diffusé dans Télématin ce mercredi.

>>> Voir la vidéo

Vieille tradition, la collecte des Noirauds se réalise chaque année le deuxième samedi de mars en faveur des enfants. Mais c’est le déguisement – visage peint en noir – qui pose la question éventuelle de connotations racistes.

Sur son blog, le ministre fédéral se montrait fier d’avoir participé avec cette tradition : «  Cette collecte sert à prendre financièrement et individuellement en charge les besoins des enfants, auprès par exemple des hôpitaux, des écoles, des pharmacies, directement, sans distribuer d’argent ni passer par les parents. (…) La devise des Noirauds est ‘Plaisir et Charité’. Les deux volets ont été pleinement rencontrés cette année encore et c’est avec bonheur et bonne humeur que j’y ai participé », soulignait M. Reynders.

Pour lui, nul symbole raciste dans ce déguisement des Noirauds, faits «  pour être remarquables tout en restant anonymes ».

Source : Le Soir

Didier Reynders en « Noiraud », un journaliste choqué

Agence Belga , publié le 18 mars 2015 à 16h57 |
Didier Reynders en

(Belga) Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a participé dimanche à la collecte dans les restaurants de la capitale des « Noirauds », dont la particularité est d’être grimés de noir. Cette société folklorique bruxelloise vient en aide aux enfants défavorisés. La présence du ministre et son costume semblent avoir interpellé un journaliste français en poste à Bruxelles.

Didier Reynders ne fait pas partie des 58 membres des « Noirauds », souligne son président, Jean-François Simon. Il a cependant rejoint le groupe le week-end dernier lors de sa collecte annuelle de quatre jours dans les restaurants de Bruxelles et du Brabant au profit des enfants défavorisés de 0 à 14 ans. L’origine du costume, un haut de forme blanc, un habit noir et le visage maquillé de noir, remonte à la création des « Noirauds » en 1876, « une époque de découverte de l’Afrique », rappelle le président. De plus, le maquillage permettait de préserver l’anonymat des collecteurs lorsqu’ils se rendaient dans des restaurants qu’ils fréquentaient eux-mêmes régulièrement. « Et le costume n’a pas changé depuis », ajoute M. Simon. Mais la présence du ministre des Affaires étrangères a choqué François Beaudonnet, un journaliste français travaillant à Bruxelles, qui s’est demandé si Didier Reynders pouvait « se grimer de noir sans choquer l’Afrique ». Ce dernier a pour sa part déclaré qu’il avait « aimé participer à ce folklore, à l’heure du carnaval, grimé afin d’être remarqué tout en restant anonyme, comme le veut la tradition pour tous les participants. Tout cela directement au profit des enfants qui en ont besoin. » « La devise des Noirauds est ‘Plaisir et Charité’. Les deux volets ont été pleinement rencontrés cette année encore et c’est avec bonheur et bonne humeur que j’y ai participé », poursuit-il sur son blog. D’autres politiques ont participé par le passé à cette action lancée par le Conservatoire africain et poursuivie par l’Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola, comme Freddy Thielemans, ou des personnalités telles Jacques Mercier. L’an dernier, la société folklorique a pu distribuer 141.000 euros aux enfants défavorisés, ce qui a permis de leur offrir diverses activités comme des séjours en classes de mer. L’association a également équipé l’hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola d’un appareil respiratoire d’un coût de 7.000 euros. La collecte de dimanche a permis de rassembler un montant « supérieur aux attentes », conclut Jean-François Simon. (Belga)

Didier Reynders est fier d’être un « Noiraud »

J.-C. M. Publié le mercredi 18 mars 2015 à 07h15 – Mis à jour le mercredi 18 mars 2015 à 11h02

VIDÉO
BELGIQUEA l’heure où vous lirez ces lignes, France 2 aura déjà diffusé (c’était à 7h15, dans l’émission Télématin de William Leymergie) une séquence tournée le week-end passé, à Bruxelles, par le correspondant permanent de la chaîne, François Beaudonnet.

On y voit le cortège des « Noirauds » déambuler, comme c’est le cas chaque année, le deuxième samedi de mars, dans les rues du centre de la capitale. Parmi ces personnages qui ont le visage noirci et sont vêtus d’un haut-de-forme blanc, d’un habit noir et de pantalons bouffants de couleur vive, l’équipe de France 2 a eu la surprise d’identifier Didier Reynders, le ministre MR des Affaires étrangères. « Cela nous a interloqués, raconte François Beaudonnet. Qu’une personnalité politique de premier plan puisse se promener grimé de la sorte et se mettre en scène à la manière d’un chef de tribu africaine a de quoi étonner, n’est-ce pas. »

Pour sauver une crèche de la faillite

L’ancien bâtonnier du barreau de Bruxelles, Me Jean-Pierre Buyle, membre des « Noirauds » de longue date, n’y voit pas du tout malice. « Les « Noirauds » existent depuis 1876 et leur costume tient au fait que l’époque était à la découverte de l’Afrique. De plus, le maquillage noir s’avère pratique pour sauvegarder l’anonymat des membres de la « troupe ». » Ce groupe folklorique est né pour sauver de la faillite une crèche des Marolles, quartier populaire de Bruxelles. « De bons bourgeois , explique Me Buyle ont fait le tour des grands restaurants pour collecter des fonds à l’aide de troncs en forme de poupée noire. Ils ne tenaient pas à ce qu’ils soient reconnus par les convives assis à des tables qu’ils fréquentaient eux-mêmes régulièrement. Comme on était en période de carnaval, ils ont imaginé ce déguisement particulier. »

Aujourd’hui, les « Noirauds » comptent une septantaine de membres parmi lesquels Didier Reynders, dont c’était toutefois la première sortie en costume, et le bourgmestre de Bruxelles, le socialiste Yvan Mayeur, nouvellement intronisé et qui était aussi du défilé de samedi, au cours duquel, comme c’est la tradition, Manneken-Pis a été revêtu de la tenue des « Noirauds » et notamment de l’une des sept culottes de couleur qui font partie de la panoplie.

Le roi Philippe en était

« Notre raison d’être est restée la même. Nous venons en aide à l’enfance en difficulté. Nous prenons à notre charge leurs frais scolaires ou médicaux, leurs voyages en classe verte, etc. Les « Noirauds » ont aussi conclu un partenariat avec la prison de Berkendael et aident les mamans détenues », relève Me Buyle.

Il y a quelques semaines, les « Noirauds » ont investi un restaurant étoilé de la capitale. Ils ont eu la surprise d’y croiser le roi Philippe et la reine Mathilde : « Ils ont conversé un bon quart d’heure avec nous et se sont montrés très généreux. Philippe nous a expliqué qu’il avait été « Noiraud » dans sa jeunesse avec son frère, le prince Laurent, et qu’ils avaient, eux aussi, effectué des collectes dans les bons restaurants de Bruxelles. »

Ils avaient sans doute une bonne raison pour cela. En effet, en 1959, la princesse Paola, qui devint reine par la suite, a accepté la présidence d’honneur de l’œuvre qui prit alors pour nom : « Œuvre royale des berceaux princesse Paola/Conservatoire africain ». « D’autres parrains prestigieux nous aident , commente Me Buyle. Ainsi Johnny Hallyday et Francis Cabrel ont-ils offert à notre association le cachet de concerts qu’ils ont donnés en Belgique. »

Quoi qu’il en soit, ceux qui regarderont le reportage de France 2 entendront M. Reynders se réjouir de faire partie d’un groupement alliant folklore et philanthropie. Quand on lui demande si, au fil de ces années, personne n’a fait aux « Noirauds » le reproche d’être racistes et de se moquer des Noirs, Me Buyle est formel : « Jamais. Certains dîneurs ont pu ne pas apprécier notre présence quelque peu envahissante mais nous n’avons jamais été taxés de racistes. Ce que nous ne sommes évidemment pas. »

Plus d’histoires deLibye

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,