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6 mars 2021

Soutenue par Téhéran, la Russie, la Chine et l’UE, Alger plaide pour un « règlement pacifique » du conflit yéménite


AFRIQUE ASIE

Soutenue par Téhéran, la Russie, la Chine et l’UE, Alger plaide pour un « règlement pacifique » du conflit yéménite

Par : Reporters.dz
Publié le : 30/03/15

Fidèle à ses principes de non-ingérence dans les affaires des pays, l’Algérie a estimé, jeudi, qu’il n’y avait aucune alternative au dialogue, seule issue pour le règlement de la situation au Yémen, notamment après les frappes aériennes de l’Arabie saoudite, menées depuis la veille, contre des positions de la rébellion chiite.

« Nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative au dialogue et le règlement pacifique est un impératif. Il est nécessaire de consacrer l’unité et de s’orienter vers de nouvelles perspectives dans un cadre démocratique qui consacre la concorde et le dialogue entre belligérants yéménites appelés à resserrer les rangs face au terrorisme », a déclaré Ramtane Lamamra à la presse, jeudi à Charm El Cheikh (Égypte), à l’issue d’un entretien avec son homologue omanais, en marge de la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, cité par l’APS. Le chef de la diplomatie algérienne a souhaité l’arrêt des affrontements et l’entame d’un dialogue inclusif sous le parrainage de l’ONU. Lors de la réunion des ministres arabes des AE, Lamamra a exhorté tous les acteurs dans la situation actuelle du Yémen « à se conformer à la volonté du peuple yéménite, en respectant la légitimité institutionnelle au Yémen et la légalité internationale ». Allusion faite à la coalition dirigée par Riyad dans son offensive contre des positions de la milice houthie.
Entamée durant la nuit de mercredi à jeudi, l’offensive du royaume saoudien a reçu le soutien de plusieurs pays arabes. En plus des 150 000 militaires et dix avions de combat de Riyad, les Émirats arabes unis ont engagé 30 avions de combat, le Bahreïn et le Koweït 15 appareils chacun, alors que le Qatar s’est engagé avec 10 appareils, selon la chaîne de télévision satellitaire Al-Arabiya. Outre ces pays du Golfe, voisins du Yémen, cette opération militaire a mobilisé d’autres pays comme l’Égypte, la Jordanie, le Soudan et le Pakistan qui ont confirmé officiellement leur participation. Même le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, a, quant à lui, exprimé jeudi le « soutien total » de l’organisation à l’intervention militaire conduite par l’Arabie saoudite pour aider le président du Yémen à faire face à l’avancée des Houthis. Entreprise que ne cautionne pas Alger qui pourtant, par le biais de son ministre des Affaires étrangères, a renouvelé son « engagement et son attachement au respect des exigences de la sécurité collective arabe avec toutes ses composantes et ses aspects fondamentaux qui demeurent nécessairement soumis à la souveraineté de chaque pays arabe ».
Dans sa position, l’Algérie ne se trouve pas seule. Nombre de pays à travers le monde ont exprimé leur rejet de l’option militaire contre le Yémen. L’Iran a vivement critiqué l’intervention en la qualifiant de « démarche dangereuse (…) violant les responsabilités internationales et la souveraineté nationale ». Selon Téhéran, l’action militaire va « encore plus compliquer la situation », alors que L’Union européenne, quant à elle, s’est inquiétée des « risques de graves conséquences régionales ». « Les derniers événements au Yémen ont considérablement aggravé une situation déjà fragile dans le pays, et risquent d’avoir de graves conséquences régionales », a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, soulignant sa conviction que « l’action militaire n’est pas une solution ». L’UE a appelé tous les acteurs régionaux à agir de manière responsable et constructive, afin de créer de façon urgente les conditions pour un retour aux négociations. La Russie et la Chine, qui ont exprimé leur « profonde préoccupation », ont indiqué que « la solution à la crise dans ce pays ne peut être que pacifique », appelant les parties impliquées à « résoudre la crise et leurs différends par le dialogue ».

Source : http://www.reporters.dz/soutenue-par-teheran-la-russie-la-chine-et-lue-alger-plaide-pour-un-reglement-pacifique-du-conflit/46933

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,