Aller à…
RSS Feed

3 août 2021

Damas accuse Ankara d’assister les terroristes d’al-Nosra au nord de la Syrie


Damas accuse Ankara d’assister les terroristes d’al-Nosra au nord de la Syrie

Par Agence | 29/04/2015 |

Damas a accusé la Turquie d’avoir aidé directement la branche d’Al-Qaïda en Syrie, le front al-Nosra et ses alliés dont les Ahrar al-Cham dans leurs offensives menées au nord de la Syrie.« Les attaques qui ont visé dernièrement la ville de Jisr al-Chohour et la localité de Chtabrak (province d’Idleb) et celles d’avant menées contre les villes d’Alep, Kassab et Idleb se sont faites grâce à un soutien logistique direct de la part de la Turquie », a accusé le ministère syrien des Affaires étrangères dans un message envoyé par le ministère syrien des affaires étrangères au Conseil de sécurité (CS) des Nations Unies et au secrétaire général Ban Ki-Mon.

La ville d’Idleb a été conquise par le Nosra et Cie dès le début du mois d’avril, alors que celle de Jisr al-Choghour est tombée entre leurs mains la semaine passée (photo à droite).

« Des officiers des services des renseignements turcs, siégeant dans un poste avancé édifié à  la frontière entre la Turquie et la Syrie avec le soutien des deux régimes saoudien et qatari ont géré et fourni le soutien logistique et militaire pour faciliter l’infiltration de quelque 5.000 miliciens étrangers , dont la plupart des membres du front al-Nosra, organisation inscrite par le CS sur la liste des organisations terroristes », a indiqué le ministère dans sa missive.

Il a révélé aussi que « les terroristes de Nosra ont pilonné la ville de Jisr al-Chogour avec des milliers d’obus et de roquettes , puis ont envahi ses quartiers, y ont tué des familles entières et causé le déplacement de plusieurs milliers de ses habitants.

Apres avoir souligné que le gouvernement turc avait fourni le même soutien à des milliers de terroristes pour envahir la ville d’Alep et avant celle de Kassab, la ministère syrien réclame dans sa lettre à l’instance onusienne de stopper l’offensive turque et de prendre des mesures punitives contre ceux qui y sont impliqués et contre le régime turc en particulier, car elle constitue selon le texte « violation des décisions de l’ONU et des résolutions du CS pour lutter contre le terrorisme ».

Idleb : l’armée freine l’avancé du Nosra

Sur le terrain, l’armée syrienne a freiné l’avancée du Front al-Nosra dans le gouvernorat d’Idleb au nord-ouest de la Syrie, mais la bataille y fait toujours rage, a rapporté le quotidien libanais al-Akhbar.

Après trois jours de repli dans la région située entre la province sud d’Idleb et la province nord de Hama, au cours desquels les forces gouvernementales syriennes ont subi un revers important, en perdant la ville de Jisr al-Chogour ainsi que certains villages et le camp al-Karmid, et au moment où les miliciens wahhabites takfiristes se préparaient pour lancer l’attaque contre les positions de l’armée à proximité de la localité al-Mastoumeh , l’armée est parvenue à reprendre l’initiative dans la vallée al-Ghab. Elle en a expulsé les miliciens et les a empêchés de couper la route reliant Ariha, à Jisr al-Chogour et à Lattaquié.

Selon des sources syriennes officielles, l’armée insiste pour reprendre Jisr al-Chogour et garde toujours des combattants au sein de son hôpital national assiégé par les miliciens.

Sur le compte Facebook Syrian Truth, pro gouvernmental,  il est signalé qu’un commandant de la milice Ahrar al-Cham, connu sous le sobriquet Abou Jaafar a été tué dans la vallée al-Gab. (voir photo  à droite).

Il y est également question de la mort du chef de la milice « Brigade Assad al-Sounnat (la brigade du lion des sunnites), Abou al-Hareth qui a été abattu à Jisr al-Chogour ces dernières heures (photo à gauche).

Massacre à Chtabrak: personne n’en parle
Or, durant leur avancée vers cette ville, et avant d’entrer dans la localité de Chtabrak, les miliciens ont commis un massacre contre les habitants de cette localité située au sud d’Idleb.

Selon un habitant du village qui se confiat pour al-Akhbar avoir perdu son frère et 8 membres de sa famille, l’attaque des miliciens a eu lieu lors de l’abandon par l’armée d’un barrage militaire. Les habitants ont alors paniqué et pris la fuite à travers les terres agricoles vers le village Ziyarat. C’est là que des dizaines d’entre eux ont été mitraillés par les miliciens.

« Jusqu’à présent, le nombre de ceux qui ont été tués ou sont portés disparus est de l’ordre de 200 à peu près, alors que 100 villageois seulement ont pu parvenir à la localité Jourine », dit ce rescapé, soulignant que le nombre des habitants de cette localitee s’élevait avant l’attaque à 700. 68 tués ont été identifiés, dont 15 enfants.

Siège contre deux localités

Au moment même, deux localités du nord-est d’Idleb, Fouha et Kafarya sont entrées dans leur deuxième mois de siège imposé par les milices d’Al-Qaïda. En plus de la pénurie en produits alimentaires et en médicaments, les deux localités continuent d’être victimes d’un pilonnage sporadique, faisant des victimes quotidiennes parmi leurs habitants. Selon al-Akhbar, trois femmes ont péri dernièrement dans l’un de ces tirs en provenance du Nosra.

Ces deux évènements n’ont pas été rapportés par les agences internationales.

Version AFP contre Sana

Et ce mercredi, et à la foi de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), instance pro occidentale siegeant à Londres, l’AFP a rendu compte de la mort de 21 personnes, dont six enfants, et de plus de 50 blessées dans des raids de l’aviation de l’armée syrienne contre les provinces d’Alep et d’Idleb (nord) .

Cette information n’a pu etre confirmée d’une source indépendante. Sachant que des sites d’information syriens ont assuré que l’armée syrienne a bombardé des positions de milices dans cette région.

« Les forces aérienne de l’armée de l’air syrienne a intensifié ses raids contre les attroupement des terroristes qui se font appelés « Jaïch al-Fateh » à proximité de la localité de Sarmine, à 5km d’Idleb . Elles ont aussi tués 60 terroristes du groupuscule du front al-Nosra dans la localité de Joseph dans la province d’Idleb », a écrit pour sa part l’agence syrienne officielle Sana.

Combats entre Nosra et Daesh dans le Golan syrien   

Mardi, l’agence française avait fait état de combats ayant éclaté pour la première fois  sur le plateau du Golan entre les deux frères ennemis de la milice wahhabite d’al-Qaïda, entre sa branche officielle, le  Front Al-Nosra et celle désavouée de Daesh (Etat islamique-EI).

Citant également l’OSDH, elle a indiqué que des groupes rebelles, des islamistes et des jihadistes d’Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, ont affronté Jaïch al-Jihad, un groupe qui a fait allégeance à Daesh , dans la localité d’Al-Qahtaniyé, non loin de la partie du Golan occupée par Israël.
« Ce sont des batailles importantes car l’EI est maintenant présent dans le sud de la Syrie et se trouve près de la ligne de cessez-le-feu (avec Israël) sur le Golan » a-t-il dit.
L’OSDH  a précisé que 12 rebelles et membres du Front Al-Nosra avaient été tués de même que sept combattants du camp adverse. Quinze membres de Jaïch al-Jihad ont été faits prisonniers, selon lui.

Durant les combats, Israël a annoncé que deux obus de mortier tirés du Golan s’étaient abattus sur le secteur qu’il occupe sans faire de victime.

Jaich al-jihad est une formation récente qui a des liens avec l’EI, selon l’expert français du jihadisme, Romain Caillet. Ce dernier a indiqué que deux commandants de nationalité saoudienne du Front Al-Nosra ont été tués lundi soir dans les combats.

Pour sa part, Issam al-Rayes, porte-parole de la coalition du « Front sud » de la rébellion, a précisé à l’AFP que Jaich al-jihad, était présent dans et autour de Qahtaniyé. Parlant à partir de la Jordanie où il se trouve, il a précisé que les tensions s’étaient avivées après que Jaich al-Jihad a prêté allégeance à l’EI.
Les combats ont commencé lundi après que les combattants de Jaich al-Jihad ont tendu un piège à un convoi de rebelles du « Front sud » tuant six d’entre eux, a-t-il ajouté. « Le Front Al-Nosra a rejoint la bataille car Daech (un acronyme de l’EI en arabe) est notre ennemi commun ».

Selon M. Rayes, les rebelles du « Front sud » préparaient une offensive de grande envergure contre les positions gouvernementales au nord de Qahtaniyé mais les combats l’ont retardée.

Dernière évolution ce mercredi de ce face-à-face: 36 morts des deux bords en 48 heures, toujours selon l’OSDH. (al Manar)

Partager

Plus d’histoires deLibye