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21 juin 2021

La sagesse, c’est ça…


 

La sagesse, c’est ça…

Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

XARLO

 

avr 30 2015

« Le Lakota était empli de compassion et  d’amour pour la nature, et son
attachement grandissait avec l’âge. (…) C’est  pourquoi les vieux Indiens se
tenaient à même le sol plutôt que de rester  séparés des forces de vie.
S’asseoir ou s’allonger ainsi leur permettait de  penser plus profondément, de
sentir plus vivement. Ils contemplaient alors avec  une plus grande clarté
les mystères de la vie et se sentaient plus proches de  toutes les forces
vivantes qui les entouraient.
Le vieux Lakota était un  sage. Il savait que le coeur de l’homme éloigné
de la nature devient dur. Il  savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui
pousse et à ce qui vit amène  également à ne plus respecter l’homme. Aussi
maintenait-il les jeunes sous la  douce influence de la nature. »
Standing Bear, chef Lakota  (Sioux)

« Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux  qui
serpentent en méandres compliqués n’étaient pas « sauvages » à nos yeux.  Seul
l’homme blanc trouvait la nature sauvage, et pour lui seul la terre était «
infestée » d’animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». A nous, la terre
paraissait douce, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère.
Elle  ne nous devint hostile qu’à l’arrivée de l’homme barbu de l’Est qui
nous accable  d’injustices insensées et brutales. »
Standing Bear, chef Lakota  (Sioux)

« Enfant, je savais donner. J’ai perdu cette grâce en  devenant civilisé. Je
menais une existence naturelle, alors qu’aujourd’hui je  vis de
l’artificiel. Le moindre joli caillou avait de la valeur à mes yeux.  Chaque arbre
était un objet de respect. Aujourd’hui, j’admire avec l’homme blanc  un paysage
peint dont la valeur est exprimée en dollars ! »
Chiyesa, écrivain  indien contemporain

« Je suis allé à l’école des hommes blancs.  J’y ai appris à lire leurs
livres de classe, les journaux et la bible. Mais j’ai  découvert à temps que
cela n’était pas suffisant. Les peuples civilisés  dépendent beaucoup trop de
la page imprimée. Je me tournai vers le livre du  Grand Esprit qui est
l’ensemble de sa création. Vous pouvez lire une grande  partie de ce livre en
étudiant la nature.
Si vous preniez tous vos livres et  les étendez sous le soleil, en laissant
pendant quelque temps la pluie, la neige  et les insectes accomplir leur
oeuvre, il n’en restera plus rien. Mais le Grand  Esprit nous a fourni la
possibilité, à vous et à moi, d’étudier à l’université  de la nature les forêts,
les rivières, les montagnes, et les animaux dont nous  faisons partie. »
Tatanga Mani (ou Walking Buffalo), indien Stoney  (Canada)

« L’homme blanc, dans son indifférence pour la  signification de la nature,
a profané la face de notre Mère la Terre. L’avance  technologique de l’homme
blanc s’est révélée comme une conséquence de son manque  d’intérêt pour la
voie spirituelle, et pour la signification de tout ce qui vit.  L’appétit de
l’homme blanc pour la possession matérielle et le pouvoir l’a  aveuglé sur
le mal qu’il a causé à notre Mère la Terre, dans sa recherche de ce  qu’il
appelle les ressources naturelles. Et la voie du Grand Esprit est devenue
difficile à voir pour presque tous les hommes, et même pour beaucoup d’Indiens
qui ont choisi de suivre la voie de l’homme blanc.
Aujourd’hui, les terres  sacrées où vivent les Hopis sont profanées par des
hommes qui cherchent du  charbon et de l’eau dans notre sol, afin de créer
plus d’énergie pour les villes  de l’homme blanc. On ne doit pas permettre
que cela continue. Sans quoi notre  Mère la Nature réagirait de telle manière
que presque tous les hommes auraient à  subir la fin qui a déjà commencé.
Le Grand Esprit a dit qu’on ne devait pas  laisser cela arriver, même si la
prédiction en a été faite à nos ancêtres. Le  Grand Esprit a dit de ne pas
prendre à la terre, de ne pas détruire les choses  vivantes.
Aujourd’hui, presque toutes les prophéties se sont réalisées. Des  routes
grandes comme des rivières traversent le paysage; l’homme parle à travers  un
réseau de téléphone et il voyage dans le ciel avec ses avions. Deux grandes
guerres ont été faites par ceux qui arborent le swastika ou le soleil
levant.
Le Grand Esprit a dit que si une gourde de cendres était renversée  sur la
terre, beaucoup d’hommes mourraient, et que la fin de cette manière de
vivre était proche. Nous interprétons cela comme les bombes atomiques lancées
sur Hiroshima et Nagasaki. Nous ne voulons pas que cela se reproduise dans
aucun  autre pays pour aucun autre peuple; cette énergie devrait servir à des
fins  pacifiques, non pour la guerre.
Nous, les chefs religieux et porte-parole  légitimes du peuple indépendant
des Hopis, avons été chargés par le Grand Esprit  d’envoyer au président des
Etats-Unis et à tous les chefs spirituels une  invitation à nous rencontrer
pour discuter du salut de l’humanité, afin que la  Paix, l’Unité et la
Fraternité règnent partout où il y a des  hommes. »

Lettre des Indiens Hopis au président Nixon en 1970

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