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23 juin 2021

Un français de confession juive recadre Valls, le CRIF et la Licra: «Je n’ai jamais ressenti d’antisémitisme durant ma petite vie»


Un français de confession juive recadre Valls, le CRIF et la Licra: «Je n’ai jamais ressenti d’antisémitisme durant ma petite vie»

 

« J’ai 38 ans, je n’ai jamais ressenti d’antisémitisme durant ma petite vie. »

Voilà comment débute cette vidéo, où il nous est donné l’occasion d’entendre un témoignage qui ne sera très certainement jamais relayé sur les médias de masse. En effet, à travers le témoignage de ce citoyen de 38 ans, se définissant lui-même comme un juif non pratiquant, un « juif du quotidien », nous découvrirons une autre vision de l’antisémitisme que celle qui nous est distribuée à longueur d’antenne par les organisateurs de la bonne conscience. A l’ère de l’information-sensationnelle, on est toujours plus hâtifs dans la quête de ce qui choque, ce qui attire l’attention et la retient, plutôt que de ce qui informe réellement, que de ce qui est juste, exact, comme l’illustre d’ailleurs la fameuse fausse agression antisémite du RER D.

« Il est beaucoup plus difficile en France d’être black ou de s’appeler Mohammed que d’être juif, ça se voit pas si vous voulez. »

C’est le constat qui est fait, et si, pour certains, c’est enfoncer des portes ouvertes que de prononcer de tels propos, pour d’autres cela sonnera comme le retour aux heures les plus sombres de notre Histoire, évidemment. Malencontreusement pour les cadres de la falsification, cette fois, il sera très difficile de taxer le porteur de cette parole d’antisémitisme, et le degré de mauvaise foi requis pour le faire semble trop élevé pour que certains daignent tenter une telle argumentation fallacieuse. Et si jamais on doutait de la véracité d’une telle constatation sur le traitement différentiel des différentes populations, prenons donc le Rapport de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, relayé par le CRIF notamment, qui statue que : « Les indices longitudinaux de tolérance par minorités indiquent que les juifs restent la minorité la mieux acceptée, avec un indice frôlant les 80, supérieur de 6 points à celui des noirs, de 17 points à celui des maghrébins et de 26 à celui des musulmans. »

« J’ai compris une chose avec les années, c’est que si je le dis pas, ils l’auraient jamais su. »

Dès son enfance, sa famille, pratiquant la religion juive, lui a appris qu’il valait mieux ne pas dire qu’il était juif autour de lui. Il se demande pourquoi, on lui rétorque que « c’est mieux », sans jamais lui formuler de réponse très claire. A l’école, lorsqu’il annonce qu’il est juif, il s’attend à en subir les « retombées », mais rien de tout cela n’arrive. L’impression qui se dégage de son expérience, c’est que partout où sa famille, et par la suite les médias, s’attendent, voire le préparent à un antisémitisme virulent, automatique et acharné, lui ne rencontre rien de tout cela. A ce sujet, l’excellent documentaire de Yoav Shamir, Defamation, nous montre l’envers du décor, la fabrication de l’antisémitisme directement en Israël, et la propagande pratiquée sur les enfants pour en faire des êtres totalement paranoïaques, plongés dans une psychose, voyant le monde entier comme leur ennemi, et Israël comme leur unique allié et seul défenseur.

« Il faut vraiment que les gens fassent la différence entre les juifs et les sionistes, ça n’a absolument rien à voir. »

Rejetant le communautarisme à partir de son adolescence, il déclare que celui-ci lui « fait peur ». L’idée d’un monde où il y aurait des écoles pour chaque minorité, et où l’on serait séparé des personnes qui ne partagent pas notre culture lui apparait comme effrayante, et lui voit à travers le sionisme de certains membres de sa famille une volonté ségrégationniste, isolatrice, encouragée par la politique d’Israël. Il raconte que régulièrement, il reçoit du courrier, en hébreu et en français, pour des cours de langue, ou des voyages vers Israël, tout cela émis directement par le gouvernement de Benjamin Netanyahou, et évidemment, à des tarifs réduits. Dans ce témoignage, c’est la politique sioniste qui est dénoncée comme étant raciste, et les propos de Manuel Valls comme incitant à la peur, voire à la haine des autres, puisque notre invité déclare se sentir « protégé ».

« Je suis à l’avant-garde, mais y’a qui à l’arrière-garde ? »

Tout le monde se souvient des propos de notre Premier ministre, qui qualifiait alors les juifs de France « d’avant-garde de la République ». « J’ai pas envie de faire partie de cette avant-garde surprotégée, avec une justice à deux vitesses selon la couleur de notre peau » lui répond notre interlocuteur. Il rappelle que l’idéologie sioniste est « un projet raciste d’un État d’extrême-droite », État auquel Manuel Valls se déclare éternellement lié, ce qui a d’ailleurs pu sembler choquant à de nombreuses personnes en France, et ailleurs dans le monde. La situation en Israël témoigne de la volonté d’une avant-garde privilégiée, ultra-raciste et extrêmement agressive, aux volontés colonialistes, et dont les attaques incessantes envers les populations voisines ne semblent connaitre de limites. On peut donc, à juste titre, s’interroger et questionner le souhait de notre Premier Ministre quand il réitère de manière multipliée des propos qui invitent à une forme d’« apartheid », que celui-ci s’empresse de dénoncer, tel un pompier pyromane.

En conclusion, il est important de remettre à l’ordre du jour la lecture de notre Constitution pour tous, même nos élus, puisque celle-ci statue en son Article 3 :

« La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. »

Propos recueillis par Gérôme-mary Trebor.
Article écrit par Arby.

 

A propos de l’auteur :

Arby, 20 ans, autodidacte invétéré, je souhaite partager ce que j’ai accumulé par moi-même. J’ai rejoint le Cercle des Volontaires pour son sérieux ainsi que pour la diversité des opinions qui y sont diffusées.

a écrit 6 articles sur ce site.


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