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2 mars 2021

PAR LE BIAIS DU VISA DE LA OMRA Ils partent combattre en Irak et en Syrie


L'Expression - Le Quotidien

PAR LE BIAIS DU VISA DE LA OMRA

Ils partent combattre en Irak et en Syrie

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Ils partent combattre en Irak et en Syrie

Récemment, un activiste de Daesh a multiplié via Twitter, les appels à la guerre contre l’Algérie et les Algériens.

Tous les chemins mènent à Daesh. Des Algériens partent en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique (EI). Des Algériens qui se sont portés volontaires pour combattre le régime de Bachar Al-Assad. Combien y a-t-il d’Algériens partis faire le djihad en Syrie? Si aucun bilan n’a été établi pour l’heure, en revanche des informations de ce genre distillées sporadiquement à travers les médias augurent de l’accroissement de ce phénomène.
Durant ces derniers jours, une période coïncidant avec le mois sacré et son corollaire, la montée du terrorisme, un groupe d’Algériens est parti rejoindre le Front al Nosra et Daesh via l’Arabie saoudite en utilisant le visa Omra, un sésame qu’on peut obtenir plusieurs fois par an et dont la délivrance nécessite le passage par une agence de voyages. Il est difficile de connaître l’ampleur du phénomène en question, mais une chose est sûre, cette immigration pour le combat traduit la persistance du danger islamiste qui continue de travailler la société en profondeur.
Ainsi, 15 Algériens ont pu rejoindre Daesh par le biais de la Omra en passant de l’Arabie saoudite vers la Syrie via la Jordanie. Selon des sources concordantes, le recrutement de djihadistes a connu des proportions dangereuses. Leur filière de recrutement existe bien en Algérie, même si son efficacité reste assez limitée. Il n’en reste pas moins que les réseaux des propagandistes et de recruteurs perfectionnent sans cessent leurs outils et méthodes de travail. Ils pratiquent une propagande sophistiquée en utilisant le vaste réseau d’Internet, notamment des réseaux sociaux.
Des recruteurs à la solde des réseaux terroristes et de l’opposition en Syrie infiltreraient les groupes des réfugiés. Ainsi, l’exploitation de la détresse humaine des réfugiés syriens en Algérie est l’un des procédés utilisés par les réseaux de financement et de recrutement de candidats au djihad en Syrie.
Par ailleurs, selon la même source, le réseau de recrutement de candidats pour la Syrie est organisé autour de terroristes qui s’infiltrent parmi les réfugiés syriens pour mener une campagne au profit de l’Etat islamique et du Front Al-Nosra. Usant du statut de réfugiés, les terroristes parviennent à faire le va-et-vient entre la Syrie et l’Algérie sans être inquiétés. Ces combattants, dont certains seraient déjà revenus dans leurs pays d’origine, seront tentés de perpétrer des attentats sanglants dans leur pays.
Récemment, un activiste de Daesh a multiplié via Twitter, les appels à la guerre contre l’Algérie et les Algériens. L’Algérie constitue l’une des cibles de Daesh, même si les réseaux salafistes se limitent actuellement à des opérations d´endoctrinement, de captation et d´envoi de recrues pour le djihad en Syrie.
La Tunisie arrive en tête en Afrique du Nord avec environ 3000 jeunes qui ont rejoint l´Etat islamique. Enfin, les terroristes utilisent toujours le même processus basé sur l’émotion, le choc de l’image diffusée à travers des sites prônant le djihad armé et des comptes terroristes sur les réseaux sociaux.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,