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28 février 2021

L’hypocrisie du dialogue entre l’islam et la République !


P.A.S.

L’hypocrisie du dialogue entre l’islam et la République !

Yahia Gouasmi


Photo: D.R.

Mercredi 15 juillet 2015

De nombreux chercheurs, spécialistes de l’islam, philosophes, médecins, associatifs et hommes politiques ont pris part au forum « République, islam, relevons le défi », organisé à l’assemblée nationale, le lundi 22 juin, par le député PS Jean Glavany. Dans la continuité de la réunion du gouvernement avec l’islam de France, la semaine précédente, le forum avait pour objectif ambitieux de créer un dialogue entre la communauté musulmane de France et l’Etat.

Le colloque s’est achevé par un double appel : l’un destiné « à tous ceux qui se réclament de la République et veulent faire vivre ses valeurs, aux responsables politiques et aux pouvoirs publics » et l’autre « à tous nos concitoyens de culture musulmane » pour « qu’ils aident à la construction d’une relation apaisée avec la République par la promotion de l’islam de France comme un islam des Lumières, moderne et tolérant », par la promotion d’« une culture qui renonce à brandir les signes extérieurs de leur foi sous une forme de provocations intransigeante et radicale » et « à un islam stéréotypé et standardisé ».

Ainsi donc, il s’agit pour le pouvoir socialiste, de « réconcilier la société française avec ses musulmans »Etrange lorsque l’on sait que cette communauté est violement stigmatisée à longueur d’années, sous prétexte de lutte contre l’intégrisme ou de respect de la laïcité, nouvelle religion de l’état français.

C’est d’ailleurs le très laïciste député socialiste Jean Glavany, qui est à l’initiative de ce forum et qui se défend de toute islamophobie, tout en mettant en avant sa doctrine laïque comme argument pour attaquer la religion musulmane (on se souvient de la virulence de ses propos au moment des débats qui ont précédé l’interdiction du port du voile à l’école). 

Le rêve de ces extrémistes laïcs est de créer un « islam de France laïc », réduit à la sphère privé et vidé de sa substance, ce qu’ils appellent « un islam des Lumières, moderne et tolérant ». En somme, un islam colonisé servant les intérêts des politiques de droite comme de gauche.

On a beau clamer à l’image du président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone, qui a ouvert les débats, qu’il n’y a « pas de problème entre l’islam et la République », c’est pourtant cette religion qui est en permanence stigmatisée comme si elle était responsable de tous les problèmes du pays. Le Premier ministre Manuel Valls a d’ailleurs admis à l’issue de ce forum, que la question de l’islam serait « un enjeu électoral » en 2017 affichant, pour sa part, sa conviction d’une religion musulmane « pleinement compatible avec la République ».

Quelle ironie de la part d’un homme pour qui, habituellement, toutes les occasions sont bonnes pour s’en prendre à l’islam et dont l’obsession antimusulmane n’est pas un secret (on se rappelle de ses dernières saillies contre « l’islamo fascisme » ou le « fascisme islamique »).

Il est clair que s’il est un domaine où le gouvernement fait preuve d’activisme, c’est bien celui du prétendu « communautarisme religieux » (c’est-à-dire de l’islam). L’énergie déployée contre les musulmans, leurs institutions et leurs pratiques tranche singulièrement avec l’immobilisme affiché par ailleurs. Les conséquences en sont d’ailleurs sensibles : montée de l’islamophobie dans les sondages, hausse importante des agressions physiques et verbales contre les musulmans.

Même le CFCM, pourtant habituellement très docile à l’égard du gouvernement a manifesté son mécontentement à travers l’un de ses principaux responsables, Abdallah Zekri, déclarant qu’il fallait « laisser tranquilles les musulmans », ajoutant « en avoir assez que les fidèles de l’islam en France soient « des pions dans les mains des politiciens » ».

Le Parti Anti Sioniste dénonce l’hypocrisie du système, qui d’un côté cultive l’islamophobie et de l’autre organise des rencontres de réconciliations avec les musulmans, faisant mine de s’intéresser à leur sort. Il y a d’ailleurs un paradoxe à ce que le gouvernement traite ce dossier tout en affirmant que c’est à l’islam de s’organiser : où est la laïcité dans ce système qui s’ingère dans le fait religieux et ne fait que déclarer des guerres contre la religion ?

Nous appelons les chrétiens, les musulmans et les juifs authentiques à plus de vigilance et à former un bloc uni contre toutes ces ingérences. Le Parti Anti Sioniste appelle aussi les musulmans français qui sont les premiers concernés, à la méfiance face aux appels mielleux au dialogue et à l’ouverture, lancés par les mêmes qui ne cessent d’attiser les flammes de l’islamophobie. 

Une fatwa (un décret) leur sera prochainement soumise par le Centre Zahra France, ce sera alors à eux de prendre leurs responsabilités.

Par Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

Yahia Gouasmi  –  Président du Parti Anti Sioniste

© www.partiantisioniste.com/

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Source : P.A.S.
http://www.partiantisioniste.com/…

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,