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28 février 2021

Ginette Hess Skandrani agressée à son domicile !


Ginette Hess Skandrani agressée à son domicile !

Je profite de la campagne lancée par la Capjo pour vous rappeler mon agression par le BETAR en 2006 . La capjo ne m’a pas soutenu car j’étais pour la décolonisation de toute la Palestine. Mes quatre agresseurs ont été jugés et condamnés à de la prison ferme et sursis et à verser des frais réparations. Ils n’ont jamais fait de prison et n’ont jamais rien payés. Ils sont en fuite en Israël. C’est bien une justice à deux vitesses . A part la télé libyenne où j’ai pu exposer et argumenter mon agression, personne ne m’a jamais onvité sur les médias
ginette

 

Ginette Hess Skandrani agressée à son domicile !

Ginette Hess Skandrani, militante de toutes les causes anticolonialiste depuis 40 ans, a été agressée à son domicile mercredi soir 25 octobre par deux jeunes individus de type sépharade qui l’ont très violemment tabassée. Lisez son témoignage et la lettre ouverte proposée à la signature.

Témoignage

« Tu sais pourquoi on est là » : Agression à domicile
Par Ginette Hess Skandrani, Paris, 30 octobre 2006

Ce mercredi 25 octobre à 17h45, lorsque j’ai ouvert ma porte, croyant que c’était ma petite-fille qui rentrait à la maison, je me suis trouvée devant deux jeunes mecs tout de noir vêtus avec des casques à la main qui m’ont dit : « Nous sommes les petits-enfants de Martin, du deuxième ». J’ai essayé de repousser la porte, mais ils se sont précipités sur moi en me cognant avec les casques et en me donnant des coups de pied.
Mes lunettes sont tombées et se son brisées, et j’ai été aveuglée par le sang qui pissait à travers ma paupière éclatée. J’ai crié tant que j’ai pu, mais ils ont continué à frapper pendant cinq minutes en me jetant par terre et en renversant un banc et une chaise.
Ils étaient d’une extrême violence et je ne pensais pas m’en sortir vivante.
Il y avait du sang partout car j’étais également blessée à la tête, suite à un coup de casque.
J’ai tout de suite pensé au BETAR (groupe paramilitaire juif) ou à la Ligue de défense juive, car ils sont coutumiers de ce genre d’agressions, soit dans les manifestations de solidarité avec les Palestiniens, soit dans les salles de réunion ou dans les couloirs des tribunaux. Plusieurs personnes ont été grièvement blessées par eux, certaines ayant subi des traumatismes très graves, sans oublier le commissaire de police poignardé place de la Bastille. J’ai souvent eu à faire à eux et je connais leurs pratiques. D’ailleurs l’un des deux a crié : « Tu sais pourquoi on est là ».
Ils se sont enfuis car des portes commençaient à s’ouvrir suite à mes cris. La concierge à appelé la police.
J’habite au troisième étage d’un immeuble avec digicode. J’ai appris par la police judiciaire, que selon la concierge, ils étaient quatre, deux qui sont rentrés derrière elle en lui proposant de porter ses courses et deux autres qui sont restés en faction dans le couloir extérieur, entre le portal d’entrée et la porte vitrée intérieure.
Ils savaient où je logeais car ils sont immédiatement montés à mon étage en courant.
J’ai pu les décrire à la police : environ 25 à 28 ans, assez grands, des cheveux noirs courts, portant des blousons de cuir noir, de type européen mais de peau un peu hâlée. Et ressemblant à des séfarades de Belleville.
La police a pris des empreintes digitales sur la porte et dans l’appartement. Elle a également pris des photos, mais je ne sais pas si ça va servir à les retrouver. La police a prévenu les pompiers qui m’ont amené à l’hôpital Saint-Antoine. J’ai eu des points de suture sur la paupière gauche, ainsi qu’à l’arrière du crâne. Mon oeil était complètement fermé et j’ai des contusions sur tout le corps.
Lorsque j’ai été reconduite chez moi, des policiers m’ont emmené à la 2è DPJ où j’ai porté plainte contre X pour violences volontaires en réunion et avec arme par destination et violation de domicile.
La procédure a été enregistrée sous le n° 2006/J/ 1510, par M. Bruno Jacquel, capitaine de police de la 2è DPJ. Les policiers m’ont emmené à l’hôpital de l’Hôtel Dieu aux urgences médico-judiciaires pour constituer un dossier médico-légal de mes blessures physiques et de leur retentissement psychologique qui porte le n° 0627830.
J’ai été convoquée à la permanence criminelle, groupe  » GESSET  » de la 2è DPJ le lendemain, 26.10 à 16 heures par M. l’officier de Police judiciaire Tanchon qui m’a auditionnée pendant plus de deux heures et a réenregistré ma plainte, sous le n° de dossier 200.
J’attends la suite en espérant qu’ils n’étoufferont pas l’affaire.
Lettre ouverte

Au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur
Au CRIF, à la LICRA, au MRAP, à la LDH, à SOS-Racisme
À l’AFPS, au CAPJPO, à l’UJFP et au MSRPP

Questions de principe, questions pratiques, questions vitales
5 novembre 2006

Ginette Hess Skandrani est une femme de 65 ans. Elle est, par tempérament et par conviction, non-violente. Elle ne dispose, pour se protéger, ni d’armes ni de gardes du corps ni d’escorte policière.
Elle est une militante engagée dans le combat anticolonialiste depuis cinquante ans. Depuis quarante ans, elle défend le droit naturel du peuple palestinien à la souveraineté et à la vie. Elle est partisane de la seule solution qui semble logique à la situation coloniale de la Palestine : la création d’un seul État pour tous les habitants de la Terre sainte, sur la base du principe universel : « Une personne, une voix ».
Elle est victime depuis de longues années d’une campagne de dénigrement et de diffamation émanant de diverses composantes, de « droite » comme de « gauche », de la nébuleuse des partisans de l’État d’Israël comme « État juif ». Cette campagne a été ponctuée par des agressions physiques, des menaces de mort verbales, écrites, téléphoniques ou électroniques, des piratages informatiques, des mises sur écoute téléphonique « sauvage », des cambriolages et des « filatures ».
Mercredi 25 octobre, la campagne a atteint un nouveau palier : un commando de quatre hommes l’a agressée à son domicile parisien, dans une action préméditée et concertée. Pendant que deux membres du commando s’acharnaient sur elle, au risque de la tuer ou de la rendre irrémédiablement invalide, deux autres membres faisaient le guet au pied de l’immeuble.
Ces hommes n’ont pas agi de leur propre initiative : ils ont reçu des ordres, qu’ils ont exécutés en bons petits soldats. Ces hommes sont en effet des citoyens français et israéliens, soldats d’active ou de réserve de l’armée israélienne, agissant sur ordre. Les ordres viennent d’organisations qui, sous couvert de respectabilité et de représentativité, ne sont que des officines établies en France d’une puissance non seulement étrangère mais de surcroît hostile aux valeurs françaises et aux principes qui fondent notre république.
Cette grave atteinte au droit à la vie et à la sécurité d’une militante infatigable de la cause humaine nous amène à poser un certain nombre de questions à tous ceux qu’elle devrait interpeller. Nous précisons que nous nous exprimons à titre personnel, en tant qu’amis, frères, sœurs de Ginette Hess Skandrani. Certains d’entre nous ont été victimes des mêmes campagnes de dénigrement et de menaces qu’elle, du fait de leurs engagements.

Question au gouvernement :
Vous avez interdit il y a quelques mois la tribu Ka, une organisation de jeunes Noirs révolutionnaires, par un décret d’application de la loi de 1936 sur les ligues factieuses. Or, cette Tribu Ka, quelle que soit l’appréciation que l’on puisse porter sur ses idées et opinions, ne s’était rendue coupable d’aucun crime ou délit, d’aucun acte de violence ni contre des biens ni contre des personnes. Qu’attendez-vous pour dissoudre, en application du même décret, les deux organisations armées qui se sont rendues coupables d’une série de crimes et délits, dont la tentative de meurtre sur un commissaire de police, et dans les rangs desquelles il faut chercher les agresseurs de Ginette Hess Skandrani ? Attendez-vous donc qu’il y ait mort d’homme – ou de femme – pour interdire la Ligue de défense juive et le Bêtar-Tagar ?
Question au ministre de l’Intérieur :
Qu’envisagez-vous de faire pour assurer la protection et la liberté de déplacement des personnes visées par ces organisations subversives ? Estimez-vous que ces personnes doivent, faute de protection par la république, s’armer et prendre en charge leur propre défense ?
Question aux défenseurs des droits humains :
Vous avez pour l’instant observé un silence prudent sur l’agression dont a été victime Ginette Hess Skandrani. Cela veut-il dire que vous approuvez cette agression ? Dans ce cas, il faudra vous en expliquer publiquement.
Question aux défenseurs du « droit à l’existence d’Israël » :
Certains d’entre vous ont proféré, répété ou répandu des calomnies contre Ginette Hess Skandrani. Cela a contribué de manière déterminante au climat qui aboutit à l’agression du 25 octobre. Approuvez-vous cette agression ? Si oui, expliquez-nous pourquoi. Si non, faites-le savoir haut et fort.
Tout un chacun comprendra que la réponse à ces questions de la part de ceux que nous interpellons aujourd’hui sera déterminante pour empêcher la dérive violente et sectaire dans laquelle veulent nous entraîner les partisans du suprématisme d’un groupe sur l’ensemble de la société.
Les petites frappes qui ont exécuté l’ordre de tabasser Ginette Hess Skandrani ne sont que des robots programmés et manipulés pour faire mal. Nous n’avons pour eux que mépris et commisération et nous laissons à la justice et à la police le soin de les mettre hors d’état de nuire. Nous n’avons en effet aucune vocation à créer une milice de justiciers. Mais nous ne saurions tolérer le silence et l’inaction de tous ceux qui prétendent lutter pour la liberté, la démocratie et la justice. Car ce silence et cette inaction vaudraient complicité.

42 premiers signataires
Association entre la plume et l’enclume, France – Mounia Akkari, assistante de direction – Sélim Al Sabbah, historien -Santiago Alba Rico, écrivain, Espagne – Claire Aymes, Citoyenne, Marseille – Janine Borel, militante, Bouches-du-Rhône – Comité de lutte contre la barbarie et l’arbitraire, Salons-de-Provence – Caludette Davené, citoyenne, amie du Monde diplomatique, Vendée (France) Mireille Delamarre, responsable de publication www.planetenonviolence.org, présidente de Vpaixmed (Voix de paix en Mediterranée, association pour la non violence active et le respect des droits de l’homme), Bouches-du-Rhône – Vincent Després Levard, France – Jean-Jacques Dikongué, journaliste, Paris – Gabriel Enkiri, candidat au 1er tour de la Présidentielle 2007 – Sinfo Fernández, sociologue, traductrice de rebelion.org, Espagne – Jesús Gago, militant anticapitaliste,Espagne – Houcine Ghali, Centre d’études et de recherches arabes, Genève (Suisse) – Fausto Giudice, journaliste, écrivain, traducteur, trésorier de l’Alliance zapatiste de libération sociale, président du Collectif guantánamo France, président des éditions Karkashuna, membre de l’Association pour un seul État démocratique en Palestine/Israël – Michel Guérin, écrivain, Jura – René HAMM, journaliste indépendant, (Bas-Rhin) – Monica Hostettler, militante suisse – Douraid Houalla, Tarn-et-Garonne – Amal Lahoucine, association Taroudant sociale et culturelle, Maroc – Jean Lambert et Isabelle Leroy, Association Imagine la Paix – Ahmed Manai, Institut tunisien des relations internationales – Jean-Claude Manifacier, professeur, Université des Sciences, Montpellier – Fabien Marius-Hatchi, citoyen -Sonia Martínez Icardo, journaliste, Valencia, Espagne – Rachid Mesli, avocat, président de Justitia Universalis, Genève (Suisse) – Michèle Mialane, enseignante, Essonne – Gisèle Moulié, retraitée de la Poste – Gilles Munier, secrétaire Amitiés Franco-Iakiennes, France – Guillermo F. Parodi, professeur d’université, Paraguay – Monique Pélissier, journaliste, Paris – Robert Pioche – Jean-François Poirier, philosophe, Paris – Maria Poumier, enseignante retraitée, Ile-de-France –Joss Rovélas, militant associatif – Yacine Saadi, consultant international – Mondher Sfar, éditeur, Paris – Manuel Talens, écrivain, Espagne – Paloma Valverde, traductrice, Espagne – Évelyne Vieux-Combes, militante SUD PTT, Djamal Benmerad, journaliste et écrivain

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Pour en savoir plus, visitez le blog de l’AZLS : http://www.azlsbasta.splinder.com
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,