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26 février 2021

le petit journal de JMV


Cpd5août15 – Le jeu compliqué de la Turquie

6 août 1945
70 ème anniversaire du largage d’une bombe atomique sur Hiroshima. Suivi d’une autre, trois jours plus tard, sur Nagasaki. Avec le bombardement des 13, 14 et 15 janvier sur Dresde, ou encore ceux de Hambourg ou de Tokyo, ces bombardements réputés « démocratiques »seront-ils un jour considérés comme autant de « crimes de guerre » ?

Devant le Tribunal de … l’Histoire ?

Jean-Claude Thialet

Ps -Paul Tibbets, pilote de l’Enola Gay, l’avion  d’Hiroshima est mort dans son lit à 92 ans, chargé d’honneurs et de gloire …



Citation apocryphe !


Bienvenu au club

Le fiasco absolu de la diplomatie française au Proche-Orient

samedi 8 août 2015

http://www.bvoltaire.fr/francoisbelliot/fiasco-absolu-de-diplomatie-francaise-proche-orient,198155?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=330cf6ed2f-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-330cf6ed2f-30423713&mc_cid=330cf6ed2f&mc_eid=07647d7ef9 <http://www.bvoltaire.fr/francoisbelliot/fiasco-absolu-de-diplomatie-francaise-proche-orient%2c198155?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=330cf6ed2f-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-330cf6ed2f-30423713&mc_cid=330cf6ed2f&mc_eid=07647d7ef9>

http://www.geopolintel.fr/article965.html


Aveux

Israël derrière l’assassinat de scientifiques nucléaires iraniens, Ya’alon allusion
Par JPOST.COM PERSONNEL
07/08/2015
Le ministre de la Défense a donné interview au quotidien allemand Der Spiegel.

http://www.jpost.com/landedpages/printarticle.aspx?id=411473




Poussée de fièvre messianique en Israël
Au demeurant, aujourd’hui, les grands rabbis s’accordent à dire que presque toutes les conditions nécessaires à la venue du Messie seraient réunies.

Youssef Hindi   – 6 août 2015

http://www.bvoltaire.fr/youssefhindi/poussee-de-fievre-messianique-israel,197605


Guerres de basse intensité du XXIe siècle

Depuis toujours, l’homme se bat avec son prochain, et à plusieurs reprises au cours de l’histoire, des guerres particulièrement meurtrières ont eu lieu, faisant plusieurs millions de victimes. Il est connu que le monde actuel va mal et que la fin du XXe siècle et ce XXIe siècle devaient nous amener à la sérénité, maintenant que la Guerre froide appartient au passé. Après le démantèlement de l’URSS, l’Occident promettait «Un Nouvel Ordre» une «Fin de l’histoire» et une «paix pour mille ans». Les guerres se sont multipliées en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie centrale; principalement visés les pays arabes et musulmans
.

Il est primordial de dresser un bilan des guerres qui affligent plusieurs régions dans le monde afin de développer une conscience profonde d’indignation devant cette situation intolérable qui perdure et qui s’avère la poursuite d’un siècle marqué par plus de 200 guerres. Depuis le début du millénaire on compte jusqu’à ce jour 55 guerres, conflits armés, opérations militaires ou révoltes, cette période ayant été désignée par l’ONU comme un temps fort pour le développement avec les Objectifs du Millénaire. Mieux encore il semble qu’il n’y ait que 11 pays qui ne soient pas en guerre dans le monde. On y retrouve la Suisse, le Brésil, le Vietnam et curieusement le Qatar dont on sait qu’il est un exportateur net de la violence grâce à sa diplomatie du chéquie
r.

La militarisation planétaire s’intensifie

De fait nous dit le professeur Jules Dufour:

«Avec le démantèlement de l’URSS on pensait que les dépenses militaires baisseraient; après une petite pause elles continuèrent d’augmenter de façon constante. Depuis le début du XXIe siècle le processus de militarisation de la planète s’est intensifié. La course aux armements ne s’est jamais arrêtée. Bien au contraire, plusieurs guerres sont venues alimenter les industries de guerre des grandes puissances. Aujourd’hui, nous sommes entrés dans une ère de grandes tensions entre les puissances occidentales et la Russie, mais aussi de la curée pour un redécoupage du Moyen-Orient et des pays arabes. 90% de décès dans toutes les guerres sont des civils et les États-Unis ont lancé 201 sur les 248 conflits armés depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale. (1)

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, il y a eu 248 conflits armés dans 153 endroits à travers le monde. Les États- Unis ont lancé des opérations militaires à l’étranger, 201 entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et 2001, et depuis lors, d’autres, notamment en Afghanistan et en Irak.» (2)

Les stocks nucléaires mondiaux

Le professeur Jules Dufour rapporte que:

«Selon les données analysées par Robert S. Hans et M.Kristensen en 2006, «malgré les incertitudes, le total mondial des armes nucléaires entreposées est considérablement inférieur à ce qu’il était pendant le pic de la Guerre froide en 1986 avec 70.000 têtes nucléaires. Par le biais de toute une série d’accords sur le contrôle des armes et des décisions unilatérales, les Etats possédant des armes nucléaires ont réduit le stock mondial à son niveau le plus bas en 45 ans. «Nous estimons que neuf Etats possèdent environ 27.000 têtes nucléaires intactes, dont 97% font partie des stocks des États-Unis et de la Russie. Environ 12.500 de ces têtes nucléaires sont considérées comme étant opérationnelles, le reste étant en réserve ou en attente d’être démantelée parce que plus opérationnelles.» En dépit des réductions annoncées des armes nucléaires, le Sipri souligne que, leur puissance ne cessant d’augmenter, elles demeurent une menace importante. Aujourd’hui, huit pays (États-Unis, Russie, Royaume-Uni, France, Chine, Inde, Pakistan et Israël) possèdent plus de 20.500 têtes nucléaires. «Plus de 5000 sont déployées et prêtes à l’emploi, dont 2000 sont maintenues dans un état de haute alerte opérationnelle.» (1) (3)

«Pour l’année 2010, les dépenses militaires globales ont atteint 1112 milliards d’euros. Malgré l’austérité budgétaire en Europe. Une réduction compensée par les pays du Sud, et les grands émergents en tête: Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud.

Les ventes d’armes

Centre névralgique de ce Sud qui s’arme, l’Asie a massivement importé l’année dernière. Des investissements qui sont liés au complexe équilibre régional. «La course aux armements à laquelle se livrent l’Inde et le Pakistan dure depuis plusieurs années, et participe de cette militarisation de l’Asie», témoigne Fabio Liberti, directeur de recherche à l’IRIS. Le montant des ventes d’armes et services à caractère militaire par les plus grandes firmes productrices le Top 100 du Sipri, s’est élevé à 395 milliards de dollars en 2012. «Ce chiffre record a été alimenté par une demande sans précédent des économies émergentes pour des avions militaires et la hausse des tensions régionales au Moyen-Orient et (dans la zone) Asie Pacifique», explique Ben Moores, de IHS Janes. En 2014, l’Arabie Saoudite a fait des acquisitions pour une valeur de 64,4 milliards de dollars. Ce pays a dépassé l’Inde pour devenir en 2014 le premier importateur mondial d’équipements militaires.» (1)

Comment procède l’Occident pour créer le chaos constructeur?

L’Occident,avec à sa tête les Etats-Unis, est constamment en train de tenter de remodeler le monde (reshaping:) à sa convenance en fonction de ses intérêts (doctrine du PNAC Project for New American Century)). Ses vassaux sont là pour ramasser les miettes. Depuis le début du siècle conclut le professeur Jules Dufour, ce sont principalement les membres de l’OTAN qui ont semé la terreur et la mort sur cette planète. Ils l’ont fait directement ou par procuration. Le bras militaire de l’Occident exécute une veille permanente aux intérêts des pays membres et n’hésite pas à intervenir, avec les armes, pour les sauvegarder et ce peu importe les conséquences sur les établissements humains et sur les peuples affectés. Des pays détruits, des milliers de morts et des sociétés désintégrées.

Pour justifier aux yeux de l’opinion publique ses interventions, l’OTAN a mis en place un scénario diabolique pour évincer tout leader ou tout régime «infidèle» qui sera appelé «rogue state», Etat voyou. La technique est la suivante: (1)

1°Infiltration dans les réseaux sociaux de messages faisant appel au renversement du pouvoir en place et déstabilisation des institutions nationales

2°Accusations de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité contre le régime devant être évincé du pouvoir;

3°Constitution à l’étranger d’un gouvernement provisoire rendu légitime par une reconnaissance formelle de la part des gouvernements occidentaux;

4°Résolution soumise et approuvée par le Conseil de sécurité de l’ONU autorisant le recours à la force armée contre le régime en place dans le but de «sauver» des vies humaines;

5°Création d’une zone d’exclusion aérienne (moyen utilisé dans la guerre contre la Libye),

6°Demandes répétées au Président ou au Premier ministre de quitter le pouvoir, par des menaces de sanctions; adoption de sanctions économiques et politiques;

7°Interventions armées aériennes et terrestres; reconnaissance de la victoire obtenue par les combattants maintenant perçus par l’Occident comme étant des héros et même des «révolutionnaires».(1)

Le professeur Dufour oublie d’ajouter, selon nous, le rôle diabolique des médias mainstream qui martèlent en boucle la légitimité du magister dixit. On pourrait aussi compléter en parlant de main basse sur les ressources par l’envoi des sociétés multinationales pour s’approprier tout ce qui est comestible. Après avoir rendu exsangue le pays, il est abandonné à lui-même, la guerre civile, il devient une zone grise en se somalisant inexorablement.

Les guerres de basse intensité au XXIe siècle

Il est curieux d’appeler conflits de basse intensité des guerres qui fauchent des milliers de vies. Le label classant les guerres selon les intensités se base sur un étalonnage qui a pour référence les conflits des deux guerres mondiales du siècle dernier. Un constat: quel que soit le type de guerre, les armes ont été achetées par les belligérants et les vendeurs que sont les marchands de morts vendent certaines fois aux deux protagonistes. Le résultat étant le chaos.

Pour le professeur Jules Dufour, selon l’état du monde 2015,

«Seule une minorité (des guerres du XXIe siècle) peuvent être décrites comme des conflits interétatiques. Les autres mettent aux prises un État, souvent déliquescent, et une ou plusieurs rébellions, avec pour enjeu le contrôle du pouvoir, du territoire ou des ressources naturelles. Les divisions ethniques et religieuses alimentent ces nouveaux conflits. Mais ils s’enracinent surtout dans les conséquences de la mondialisation, qui enrichit les plus riches et appauvrit les plus pauvres. Dans la plupart des cas, les guerres du XXIe siècle procèdent de la décomposition institutionnelle et sociale, tout en s’inscrivant dans le cadre des rivalités entre les grandes puissances, anciennes ou nouvelles.(…)»(1)

En Afrique, le Maghreb n’a pas été épargné, avec la révolution salafiste djihadiste, les révolutions en Tunisie et en Égypte en 2010 et 2011 sont des facteurs d’instabilité, l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011 a amené un chaos durable. Le Mali fait face à une guerre civile. Malgré l’intervention de la France, la situation est délicate avec les groupes séparatistes touareg depuis 2012. Malgré l’accord d’Alger de 2015, la guerre continue.

« La Corne de l’Afrique a continué de vivre dans un climat de terreur et, tout particulièrement en Somalie ou les Shebab poursuivent leur occupation d’une portion du territoire national depuis 1991. Il n’y a plus d’Etat au sens institutions centrales. Le conflit inter-soudanais depuis 2011, les grands déplacements de populations et les nombreux camps de réfugiés fuyant la guerre ont marqué la guerre civile au Darfour à partir de 2002. Plus au coeur du continent, nous avons la première guerre civile en Centre-Afrique entre 2004 et 2007 ponctuée de massacres interconfessionnels, des combats fréquents en RDC, la guerre djibouto-érythréenne en 2008, la rébellion islamiste au Nigeria dès 2009, la guerre civile en Libye à partir de 2013.» (1) (4)

Le Moyen-Orient et l’Asie 27 conflits armés: de nouveaux Sykes-Picot?

Les conflits les plus meurtriers, poursuit Jules Dufour, ont eu lieu après 2001. L’Afghanistan a été envahi à partir de 2001 jusqu’en 2014 par une coalition de 40 pays (Otan États-Unis). Des dizaines de milliers de morts. (1) Malgré le retrait de l’OTAN la situation est chaotique.

« Les talibans sont aux portes du pouvoir. Le Moyen-Orient continue d’être un champ de bataille. Une véritable hécatombe s’abat sur cette région depuis trop longtemps. Israël a livré trois guerres contre les Palestiniens de Ghaza, une en 2008-2009, une seconde en 2012 et la troisième en 2014 faisant des milliers de victimes. L’Irak est en guerre depuis une trentaine d’années. Depuis 2003, c’est un état de guerre permanente même si les Etats-Unis se sont retirés en 2011. La guerre se poursuit contre l’EI devenu Daesh et dont on ne connaît pas la finalité. La Syrie est à feu à sang depuis 2011. Les différentes coalitions offshore dont Jebhat An Nosra sponsorisées par l’Occident ont permis l’avènement de Daesh dont la prospérité ne peut s’expliquer que par l’adoubement occidental. Le Yémen est dans un état d’instabilité chronique depuis 2001.» (1)

Depuis mars, une coalition menée par l’Arabie Saoudite tente de chasser les Houtis. Des milliers de morts sans résultat. Selon l’ONU, plus de 21,1 millions de Yéménites ont désormais besoin d’assistance humanitaire – soit 80% de la population -, 13 millions d’entre eux souffrent de pénurie alimentaire et 9,4 millions ont un accès réduit à l’eau.

Les conséquences des guerres: les murs de la honte

Prenant exemple sur le mur de Berlin et sur celui érigé par Israël dans les territoires occupés, et celui de l’Egypte contre Ghaza, le projet de la Tunisie vise à ériger un mur en face de la Libye. Pour rappel, le continent en compte sept: Le mur des sables entre le Maroc et la République sahraouie, les murs autour des enclaves espagnoles de Melilla et de Ceuta, le mur entre le Zimbabwe et la Zambie, le mur entre le Botswana et le Zimbabwe aussi appelé le grillage de la discorde, le mur entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe et, enfin, le mur entre l’Afrique du Sud et le Mozambique. Une forte opposition à la construction de ce mur est venue de la Libye: pour les responsables de Fajr Libya (coalition de milices au pouvoir) dans l’ouest du pays, il n’y a pas de mots assez durs, c’est un nouveau «mur de Berlin».

Le conflit centenaire israélo-palestinien

Enfin nous ne devons pas oublier de citer, un conflit dont on parle peu est celui opposant Israël aux Palestiniens depuis un siècle avec cette fameuse déclaration de Balfour qui vient implanter le sionisme au coeur de la Palestine.

«Sur quel ton et dans quelle langue faut-il vous le dire?», demande Gideon Levy aux États-Unis et à l’Europe, exigeant des sanctions contre Israël, seules à même de parvenir à une égalité des droits entre Israéliens et Palestiniens. (…) Les Américains ont plié bagage, les Européens ont renoncé, les Israéliens s’en réjouissent et les Palestiniens sont désespérés. (…) Jusqu’à présent, on a utilisé la flagornerie à l’égard d’Israël, lui présentant une carotte après l’autre pour tenter de lui plaire. Cela s’est avéré un échec retentissant. (…) Tant qu’ils n’ont pas à payer le prix de l’occupation et que les citoyens ne sont pas sanctionnés, ils n’ont aucune raison d’y mettre un terme et même de s’en préoccuper.» (5)

Les empêcheurs que sont les nouvelles puissances montantes

L’Empire ne perd pas son temps il cherche une autre proie. Il y aura des découpages à la Sykes-Picot mais leur durée de vie dépendra de la nécessité ou non pour l’Empire de créer un nouveau conflit – et de le gagner- pour s’accaparer ce qui reste de matières premières (énergie, métaux rares.). Cependant plus rien ne sera comme avant. Je pense que la machine impériale est grippée. L’Empire et ses vassaux seront de plus en plus contrés par des puissances qui comptent, à la fois sur le plan financier économique et même militaire comme c’est le cas de la Chine, de la Russie et de l’Inde.

Le tournant a commencé à être pris avec l’effondrement des tours jumelles qui a libéré les néo-conservateurs dans leur fuite en avant et ceci jusqu’en 2011. Pour la première fois deux pays du Conseil de sécurité ont mis leur veto à propos de l’attaque de la Syrie… Le conflit est loin d’être réglé, mais il montre que les Etats-Unis ne sont plus les seuls à décider. Le barycentre du Monde bascule inexorablement vers l’Asie.

Antonio Gramsci a raison d’écrire qu’entre l’ancien et le nouveau monde apparaissent les monstres. Une certitude: les faibles et les ratés vont périr, dixit Nietzche. Nous ne devons être ni faibles ni ratés et ce ne sont pas des combats d’arrière-garde sur la langue qui vont permettre à l’Algérie de répondre avec des arguments appropriés pour seulement espérer survivre dans un monde sans éthique.

Professeur Chems Eddine Chitour

1.Prof. Jules Dufour http://www.mondialisation.ca/laube-du-xxieme-siecle-plus-darmements-plus-de-guerres-la-spirale-de-la-terreur-et-de-la-mort-se-poursuit/5440161 av 15

2. http://allainjules.com/2014/05/26/guerres-90-des-morts-sont-des-civils-sur-248-conflits-les-usa-en-ont-provoque-201/

3. (http://www.mondialisation.ca/stocks-nucl-aires-mondiaux/3504

4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_guerres#.C3.80_partir_de_2000

5.Gidéon Levy http://zamane.ma/fr/%E2%80%89arretez-de-vous-prosterner-devant-israel%E2%80% 89%E2%80%89/


Wahhabo-sionisme

Israël, la Jordanie et l’Arabie saoudite alliées contre la Syrie

 2 août  2015 – Source : french.alahednews.com.lb

Entre l’Arabie saoudite et « Israël » ce n’est plus une convergence d’intérêts ponctuels mais une alliance en bonne et due forme. C’est le directeur général du ministère « israélien » des Affaires étrangères, Dory Gold, qui l’a affirmé. Cette déclaration s’accompagne d’informations sur une coordination étroite entre le royaume wahhabite et l’entité sioniste sur le dossier syrien.

Prenant la parole lors d’une conférence organisée par le Comité exécutif des juifs d’Amérique, jeudi aux États-Unis, Dory Gold a qualifié l’Arabie saoudite d’« allié », selon le quotidien Maariv. Faisant allusion à l’Iran, le diplomate « israélien », qui est un proche du Premier ministre Benyamin Netanyahu, a déclaré :

« Nous avons un régime qui tente d’occuper le Moyen-Orient. Nous ne sommes pas les seuls à le dire, notre voisin, l’Arabie saoudite, qui est également notre allié, l’affirme. »

Avant de devenir un grand fan de la dynastie des Saoud, Dory Gold, ancien ambassadeur d’« Israël » aux Nations unies, avait signé un ouvrage, en 2003, intitulé Comment l’Arabie saoudite soutient le nouveau terrorisme mondial. Mais ses opinions passées ne semblent pas trop l’embarrasser, puisqu’il y a quelques temps, la presse a publié des photos de lui aux côtés du général saoudien à la retraite et conseiller auprès du gouvernement du royaume, Anwar Achki, dans le cadre d’une conférence sur les répercussions de l’accord nucléaire avec l’Iran.

Cette déclaration d’amour de Dory Gold envers l’Arabie saoudite coïncide avec l’annonce de la vente au royaume d’armes américaines, qui étaient auparavant interdites en raison du véto « israélien ». La transaction, estimée à 5,4 milliards de dollars, comprend 600 missiles Patriot Pac-3, des systèmes de missiles guidés modernes, des ordinateurs de précision de tir, des munitions d’artillerie spécifiques et d’autres équipements. Maintenant qu’« Israël » est confiant que ces armes ne seront pas utilisées pour libérer Al-Qods mais pour tuer les enfants du Yémen, d’Irak et de Syrie, il n’a plus d’inconvénients à ce qu’elles soient livrées au royaume wahhabite.

Coordination sur la Syrie

Ces déclarations publiques ne sont pas la seule preuve du rapprochement sans précédent entre « Tel-Aviv » et Riyad. D’autres indices, encore plus graves, font état d’une étroite coordination entre les deux parties sur le dossier syrien. Selon des informations citées par des diplomates et reprises par plusieurs médias, des officiers du renseignement saoudien ont accompagné le ministre des Affaires étrangères du royaume, Adel al-Jubair, lors de sa visite à Amman, le 18 juillet, pour y rencontrer le directeur du « Mossad », Tamir Pardo. Les entretiens entre les deux parties ont porté sur les moyens de riposter, en Syrie, à l’accord sur le nucléaire, conclu entre l’Iran et les grandes puissances. Selon les mêmes sources, il a été convenu, lors de ces rencontres, d’une participation directe de l’armée jordanienne aux offensives des terroristes dans le Sud syrien, afin de tenter de provoquer un « changement stratégique » sur le terrain, avec pour objectif final de forcer les lignes de défense de l’Armée arabe syrienne, autour de Damas. Quelques jours plus tard, le chef d’état-major jordanien, le général Machaal el-Zein, s’est rendu en Arabie saoudite pour mettre au point les détails de ce plan. S’en est suivie une vaste offensive des groupes terroristes contre la ville de Deraa, impliquant plus de 2000 combattants. Mais l’armée syrienne et ses alliées ont repoussé cette attaque, la cinquième du genre en l’espace de quelques semaines seulement, infligeant aux assaillants de lourdes pertes et capturant un groupe d’entre eux, dirigé par le dénommé Khaled Nassar.

Le tweet d’Al-Walid

Le plan saoudo-israélo-jordanien prévoit aussi une implication directe de l’entité sioniste dans les combats dans la province de Quneitra, aux côtés des extrémistes. C’est dans ce contexte qu’il faut placer le raid mené par un drone « israélien », lundi, contre un véhicule transportant des membres de la Défense nationale dans la localité druze de Hadar, qui a résisté à tous les assauts des terroristes. L’attaque avait fait trois morts.

Citant l’un des adjoints de l’ambassadeur de Russie à Damas, Alexander Kinchak, l’agence de presse russe Novostni a rapporté que l’Iran aurait adressé, via le sultanat d’Oman, un message très ferme « à qui de droit », affirmant que le Sud syrien « est une ligne rouge non seulement pour les autorités de Damas mais aussi pour la République islamique ». Téhéran, Moscou et Damas déploieront tous les efforts nécessaires pour empêcher l’axe Riyad-« Tel-Aviv » d’enregistrer des gains sur le terrain, susceptibles d’améliorer sa position en prévision d’éventuelles négociations. À la lumière de toutes ces informations, on comprend très bien la fonction du tweet du prince saoudien Al-Walid ben Talal, qui avait affirmé qu’il avait demandé un visa aux autorités « israéliennes » afin d’aller prier dans la mosquée d’Al-Aqsa. Le but étant de banaliser l’idée d’une normalisation des relations entre le royaume wahhabite et l’entité sioniste.

Les intentions d’Al-Walid avaient été démenties par son frère, le prince Khaled ben Talal, mais jamais par le principal intéressé.


Sans la Turquie, Daech n’existerait pas

 02.08.2015

http://m.slate.fr/story/105055/sans-turquie-daech-existerait-pas

Ankara a longtemps soutenu économiquement et militairement l’État islamique. Les preuves aujourd’hui sont indéniables.

En Afghanistan, les talibans avaient le soutien caché du Pakistan; en Syrie et en Irak, Daech avait celui de la Turquie. Dans les deux cas, l’un des principaux alliés des coalitions constituées pour combattre les islamistes joue et jouait un double jeu. La preuve du jeu trouble mené par Ankara a été apportée il y a plusieurs mois lors du fameux raid mené par les forces spéciales américaines contre Abou Sayyaf <http://www.slate.fr/story/101679/raid-abou-sayyaf-troupes-americaines-au-sol-syrie>  en Syrie en mai.

Abou Sayyaf, qui a été tué lors du raid, était l’un des principaux dirigeants de l’État islamique et en quelque sorte son ministre des Finances. Les documents trouvés lors de l’opération montrent clairement qu’il était en relation directe avec des officiels turcs, explique le Guardian <http://www.theguardian.com/world/2015/jul/26/isis-syria-turkey-us?CMP=share_btn_tw> . Abou Sayyaf avait notamment la responsabilité de la vente pour Daech sur le marché noir de pétrole et du gaz <http://www.nbcnews.com/storyline/isis-terror/who-was-abu-sayyaf-emir-oil-killed-u-s-n360076> , ce qui représentait des revenus pouvant atteindre 10 millions de dollars par jour <http://www.nbcnews.com/storyline/isis-terror/isis-makes-three-times-much-oil-smuggling-previously-thought-officials-n397836> .

Les documents et disques durs informatiques saisis lors du raid révèlent de façon «très claire» et «indéniable» <http://finance.yahoo.com/news/links-between-turkey-isis-now-195700510.html?soc_src=mail&soc_trk=ma>  les liens existant entre la Turquie et Daech et cela pourrait avoir de profondes conséquences sur les relations entre Ankara et ses alliés occidentaux. Cela explique sans doute la décision prise finalement par la Turquie de lancer des attaques contre Daech même si son intervention militaire est avant tout dirigée contre les Kurdes <http://www.slate.fr/story/104798/turquie-daech-pkk-ankara> … qui luttent contre Daech. «Les Turcs n’ont pas changé d’état d’esprit, c’est simplement une réaction aux pressions des Américains et des autres», explique un diplomate au Guardian <http://www.theguardian.com/world/2015/jul/26/isis-syria-turkey-us?CMP=share_btn_tw> .

«La turquie a créé un monstre»

Membre de l’Otan, la Turquie est accusée depuis longtemps par les experts, <http://www.businessinsider.com/turkey-created-a-monster-and-doesnt-know-how-to-deal-with-it-2015-2>  les Kurdes <http://www.newsweek.com/2014/10/31/kurds-accuse-turkish-government-supporting-isis-278776.html>  et même le vice-président américain Joe Biden <http://www.thegatewaypundit.com/2014/10/turkish-president-erdogan-demands-joe-biden-apologize-for-blaming-turkey-for-rise-of-isis/> , dans ce qui était considéré alors comme une gaffe diplomatique, de ne rien faire pour empêcher l’approvisionnement en armes et en combattant volontaires de Daech à travers sa frontière syrienne.

Mais la complicité et la collaboration a atteint des niveaux bien plus importants qu’imaginé auparavant. En novembre 2014, un ancien combattant de Daech expliquait que l’État islamique considérait la Turquie comme un allié <http://europe.newsweek.com/isis-and-turkey-cooperate-destroy-kurds-former-isis-member-reveals-turkish-282920> :

«Les commandants de Daech nous ont dit de ne rien avoir à craindre car la coopération était totale avec les Turcs… Daech considérait l’armée turque comme son allié plus particulièrement quand il s’agissait d’attaquer les Kurdes en Syrie


La Turquie s’est ainsi piégée elle-même. C’est ce qu’expliquait un diplomate occidental au Wall Street Journal au début de l’année <http://www.wsj.com/articles/porous-syria-turkey-border-poses-challenge-in-fight-against-islamic-state-1424334057> :

«La Turquie a créé un monstre et ne sait plus comment s’en débarrasser


Le jeu compliqué de la Turquie

JMV 2août 2015

http://www.bvoltaire.fr/jeanmichelvernochet/jeu-complique-de-turquie,197140?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=39fb2bab92-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-39fb2bab92-30458189&mc_cid=39fb2bab92&mc_eid=e5ebcee830

La question des livraisons d’armes aux wahhabites étant revenue sur le tapis à l’approche des élections législatives du 7 juin, le président Erdoğan menaçait, avec violence, les organes de presse qui avaient eu l’outrecuidance de publier des preuves quant à ces trafics.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,