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6 mars 2021

La sinistre liste de prix des esclaves de Daesh


« Extirper le sionisme de Palestine » (Al Faraby)

samedi 8 août 2015

La sinistre liste de prix des esclaves de Daesh

La liste était apparue en novembre dernier, mais son authenticité était contestée. Selon Zainab Bangura des Nations unies, il n’y a plus aucun doute : la liste qui fixe les prix des femmes vendues comme esclaves provient bien de l’EI et elle est réelle. En charge de la lutte contre les violences sexuelles en période de conflit, Zainab Bangura a confié au site Bloomberg avoir reçu cette liste en avril, lors d’un déplacement en Irak. L’enquête menée par l’ONU a conclu depuis à l’authenticité de ce sinistre catalogue.
Le document détaille les prix auxquels doivent être vendues les esclaves, en majorité des femmes ou des fillettes yézidies ou chrétiennes, en fonction de leur âge. Une jeune fille entre dix et vingt ans est ainsi vendue pour 150 000 dinars irakiens, soit environ 110 euros. Les plus recherchées sont les plus jeunes : une enfant de moins de neuf ans est vendue pour 200 000 dinars, soit 150 euros. Tandis qu’une femme entre 40 et 50 ans n’est vendue que pour 50 000 dinars irakiens, soit moins de 40 euros.

« Comme des barils de pétrole »
Mais ce catalogue ne concerne que les femmes dont les clients VIP n’ont pas voulu. En effet, les leaders du groupe EI sont les premiers à se servir : ils choisissent gratuitement les femmes et filles qu’ils désirent. De riches étrangers du Moyen-Orient peuvent ensuite acheter les prisonnières, à prix d’or cette fois. Enfin, c’est au tour des combattants ordinaires de l’État islamique de choisir. C’est à ces derniers que la liste de prix est destinée.
« Les filles sont vendues comme des barils de pétrole », a déclaré Zainab Bangura à Bloomberg, expliquant qu’une fille « peut être vendue et achetée par cinq ou six hommes différents ». Dans certains cas, les hommes revendent ces filles à leurs familles contre des rançons de plusieurs milliers de dollars. Une excellente affaire, donc.

« Un programme »
En mars 2015, un rapport de l’ONU relevait les « schémas clairs de violence sexuelle contre les femmes yézidies », dénonçant « l’esclavage répandu et systématique, incluant la vente de femmes, le viol, et l’esclavage sexuel ». Cette liste confirme ce caractère systématique, avec la mise en place d’un véritable marché organisé du trafic d’êtres humains.
En effet, au-delà du détail sordide des prix de la vente d’esclave, le document prouve une nouvelle fois la minutie avec laquelle l’État islamique gère tous les aspects de la vie quotidienne dans les territoires qu’il possède. « Ils ont une machinerie, ils ont un programme, a expliqué Zainab Bangura. Ils ont un manuel sur comment traiter ces femmes. Ils ont un bureau de mariage qui organise tous ces « mariages » et la vente des femmes. Ils ont une liste de prix. » Pour la représentante spéciale de l’ONU, l’organisation État islamique « n’est pas un groupe rebelle ordinaire. C’est la combinaison d’une armée conventionnelle et d’un État organisé bien rodé ».

(08-08-2015 – Avec les agences de presse)

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,