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21 octobre 2021

Journal de Syrie du 25/08/2015. Al-Assad accuse Israël, la Turquie et les Etats-unis, dans une interview


 Journal de Syrie du 25/08/2015. Al-Assad accuse Israël, la Turquie et les Etats-unis, dans une interview

 
 

Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé, que, les terroristes sont le véritable outil de l’agression israélienne contre la Syrie et jouent un rôle plus dangereux que celui d’Israël.

Dans une interview qu’il a accordée aujourd’hui à la chaîne libanaise al-Manar, le président al-Assad a indiqué que la raison principale de la crise en Syrie est l’intervention étrangère, faisant noter : ” En cas de l’arrêt de toute forme de cette intervention, on peut dire que la crise est dans ses dernières phases, vu que la lutte contre le terrorisme devient plus facile”.

Le président al-Assad a indiqué que le climat propice ou les paramètres nécessaires pour le succès du volet politique dans l’accès à un règlement de la crise, notamment la présence des forces politiques syriennes indépendantes appartenant au peuple syrien sont introuvables jusqu’à présent, faisant savoir que les pays soutenant le terrorisme impose des personnalités qui les représentent dans tout dialogue et qui ne représentent point le peuple syrien.

Le président al-Assad a assuré que les Etats-Unis ne veulent pas que le terrorisme triomphe et ils ne veulent pas aussi qu’il s’affaiblisse à un niveau réalisant la stabilité dans la région. “Les Etats-Unis veulent que les choses vont vers le chaos et l’affaiblissement de tous les pays”, a-t-il précisé.

Et le président al-Assad de poursuivre : “La crise a confirmé que Recep Tayyip Erdogan est une marionnette ayant beaucoup de rêves, dont le dernier est la zone tampon”, assurant qu’Erdogan ne peut guère agir sans l’admission de son maître américain.

Le président al-Assad a indiqué que la défense de la patrie ne réside pas uniquement dans le fait de porte l’arme, mais aussi dans toute voie consolidant sa fermeté face aux offensives.

Répondant à une question sur la confiance de la Syrie en la victoire dans la guerre qui la vise, le président al-Assad a affirmé que la Syrie ne s’était point tenue ferme pendant quatre ans et demie sans l’espoir des citoyens en la victoire, “cet espoir qui constitue un motif pour faire face aux terroristes et à leurs plans tramés contre la Syrie”, a-t-il dit.

“Nous comptons en 1er lieu sur le peuple, car sans le soutien populaire il est impossible de se tenir ferme, et en 2ème lieu sur les amis qui soutiennent la Syrie avec fermeté au Moyen-Orient et dans le monde”, a-t-il souligné.

Quant aux propos disant que la crise en Syrie est dans son “dernier quart d’heure”, le président al-Assad a souligné qu’il ne peut pas dire que la crise est dans son dernier quart d’heure, jusqu’à l’arrêt de la base du problème en Syrie, à savoir l’intervention étrangère, l’octroi de fonds et d’armes aux terroristes et l’envoi de ceux-ci en Syrie.

“Quand les pays conspirateurs contre la Syrie et impliqués dans l’effusion de sang dans ce pays, cessent d’apporter le soutien au terrorisme, on peut dire que nous sommes parvenus au dernier quart d’heure de la crise, vu que tous les autres détails, tels que le règlement politique, le volet politique ou toute autre mesure seront faciles, même si la lutte contre les terroristes se trouvant en Syrie”, a-t-il dit.

“Si le soutien extérieur au terrorisme s’arrête, la lutte contre ce phénomène sera plus facile”, a fait allusion le président al-Assad.

A la question de savoir qu’est-ce qu’on doit comprendre quand il parle d’un règlement politique, le président al-Assad a fait noter qu’il n’utilise pas le mot “règlement politique”, mais celui du “volet politique” qui est le dialogue avec les forces politiques pour parvenir à un règlement de la crise, affirmant : ” Nous sommes disposés, sans hésitation, à dialoguer avec les forces se présentant comme représentantes du peuple syrien et qui confirment qu’elles représentent ce peuple ou qui ont une influence. Pour que le volet politique ait un effet, il faut qu’il soit entre des forces politiques syriennes indépendantes appartenant au peuple syrien. Mais on ne trouve pas cela dans beaucoup de forces avec lesquelles on dialogue et qui dépendent de l’extérieur financièrement et politiquement”.

“Le volet politique est nécessaire non pas seulement pour résoudre la crise, mais aussi pour développer la Syrie. Mais jusqu’à présent, les paramètres nécessaires ou le climat propice pour parvenir à des résultats définitifs par le biais de ce dialogue ne sont pas encore assurés, notamment avec la poursuite du soutien au terrorisme qui constitue un grand obstacle devant toute véritable action politique sur le terrain”, a dit le président al-Assad.

Questionné sur la visite du vice-président du Conseil des Ministres, Ministres des AE et des Expatriés, Walid al-Mouallem, au Sultanat d’Oman et sur la contribution de cette visite au règlement de la crise, le président al-Assad a affirmé qu’Oman a un rôle important à jouer dans le traitement avec les différentes tensions dans la région pour les apaiser en vue de parvenir ensuite au règlement, soulignant qu’il est évident que la visite du ministre des AE s’inscrit dans ce cadre, à savoir le règlement de la crise.

Concernant les raids répétés et menés récemment par l’ennemi sioniste sur les territoires syriens et la manière de traiter avec eux, le président al-Assad a fait allusion à ce qui s’était passé pendant les dernières décennies au Liban, où des parties des Libanais dépendaient de l’extérieur et demandaient toute forme d’intervention étrangère, ce qui avait offert l’opportunité à Israël de le viser, ajoutant : “En Syrie c’est la même chose. Certains groupes syriens en acceptant de traiter avec les ennemis, dont Israël, et en les appelant à intervenir en Syrie, les encouragent à la viser”.

“Les terroristes sont le véritable outil de l’agression israélienne contre la Syrie et jouent un rôle plus dangereux que celui d’Israël”.

Le président al-Assad a fait noter que si on veut faire face à Israël il faudra en premier lieu affronter ses outils, “car il est impossible d’affronter un ennemi extérieur si on a un ennemi intérieur”, a-t-il précisé.

A la question de savoir si l’ennemi sioniste profite de la considération par la Syrie de la lutte contre les takfiristes comme priorité afin de mener des attaques contre elle, le président al-Assad a dit : “Cela peut être un facteur, mais le facteur le plus important est la présence de certaines parties qui sont disposées à collaborer avec lui”.

Questionné sur le fait que la Syrie avait donné la Patrie à l’Iran et au Hezbollah quand il a dit dans son dernier discours que la patrie n’appartient pas à celui qui y réside, mais à celui qui la défend et la protège, le président al-Assad a fait savoir que certaines personnes ne résident pas en Syrie, mais elles la défendent, alors qu’il y a des personnes qui se trouvent dans la patrie et souhaite chaque jour qu’il soit des raids de l’Otan ou d’une intervention terrestre des forces étrangères, assurant qu’il parle uniquement des Syriens.

A propos de l’évaluation de l’action de l’émissaire spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui lance dans toute déclaration des accusations à l’encontre de l’Etat syrien, le président al-Assad a souligné que les Etats-Unis et les pays occidentaux n’accepteront pas tout émissaire onusien impartial, “c’est pourquoi les déclarations partiales des émissaires s’inscrivent dans le cadre du rôle qui leur est demandé”, a-t-il précisé.

Questionné sur les possibilités du succès de De Mistura dans la contribution au règlement de la crise en Syrie, le président al-Assad a abordé le soutien direct que la Syrie avait apporté à de Mistura quand il avait avancé la question de la réconciliation à Alep, soulignant que l’initiative d’Alep était bonne, mais de Mistura n’avait pas été autorisé à avancer des mécanismes à cet égard.

Et le président al-Assad d’ajouter : “Nous ne soutenons point toute initiative qui ne convient pas à nos intérêts nationaux”.

Concernant la manipulation dans les déclarations médiatiques, surtout celles relatives à la position russe à l’égard de la Syrie, le président al-Assad a affirmé que la politique de la Russie est de principe et constante, en sachant que la Russie ne soutient pas une personne ou un président, mais des principes définis, à savoir la souveraineté de l’Etat et du peuple, ainsi que la décision du peuple qui choisit et élit le président qui lui convient.

Questionné sur les efforts de la Russie, le président a exprimé la grande confiance en les Russes qui avaient confirmé pendant la crise être sincères et transparents.

Quant aux possibilités de la tenue de Genève 3, le président al-Assad a indiqué que les rencontres tenues par la Russie avec les différentes parties avaient pour objectif de parvenir à Genève 3 ou à Moscou 3, soulignant que cela dépend des climats internationaux, non pas de ce que la Russie pense ou la Russie et la Syrie pensent, car il y a de différentes forces, telles que les Etats-Unis.

Concernant la position syrienne quant à toute initiative sans prendre en compte les parties qui l’avance, le président al-Assad a dit : “Toute initiative doit respecter la souveraineté syrienne et l’intégrité de ses territoires. Dans cette initiative, la décision doit revenir au peuple syrien et la lutte anti-terroriste doit être une priorité”.

(Sana)

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