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24 juin 2021

Le président du Sénat, un perroquet pas savant


L’actualité du droit

Le président du Sénat, un perroquet pas savant

Gilles Devers

Mercredi 9 septembre 2015

Comment les prendre au sérieux, même cinq minutes ? Larcher, le président du Sénat, s’est fait rédiger des « éléments de langage » par le Quai d’Orsay avant sa visite en Algérie, qui commence aujorud’hui. Sauf que le document secret a été fuité. Nul, rigolo, désespérant : un peu tout ça à la fois…

Le président du Sénat, c’est un personnage important de notre divine République. Notamment, c’est lui qui assure l’intérim de la présidence de la République, si le chef d’État n’est plus en mesure de le faire. Vu son rang protocolaire, il est de toutes les grandes manifestations internationales. Donc pour assurer ce type de fonction, on choisit un costaud, avec une solide expérience, et un fin connaisseur de dossiers.

Bon très bien,… sauf que la petite aventure qui arrive au camarade Larcher est bien décalée, et nous montre un mec plus nul que nul.

Larcher est parti hier pour une visite en Algérie, et comme manifestement il ne connaît rien des problématiques, il s’est fait rédiger des « éléments de langage » par les services du Quai d’Orsay. C’est du prémâché pour gros bébé !

Les mecs du Quai d’Orsay considèrent visiblement que le type est une bouse, car ils ont même rédigé le propos liminaire. De la grande et fine littérature : «Je suis très heureux d’être aujourd’hui en Algérie, à l’invitation du président du Conseil de la Nation, que je remercie, ainsi que l’ensemble des autorités algériennes, pour la chaleur de leur accueil».

On trouve ensuite une série de 32 questions-réponses, de telle sorte que le perroquet Larcher va prendre de jolies formules, et les réciter à la première occasion prenant l’air intelligent.

Par exemple, s’il y a une question sur la liberté de la presse, Larcher sera prêt à dégainer : «Vous connaissez l’attachement de la France à la liberté d’expression et à la liberté de la presse, comme partout dans le monde. Cela étant, il ne me revient pas de faire acte d’ingérence dans les débats qui concernent l’Algérie et les Algériens».

Ce qui est également intéressant, c’est de voir les questions posées. Il n’y a aucune vision prospective du rôle que joue l’Algérie comme pôle de stabilité en Afrique, l’un des très rares grands pays à tenir, ou du grand avenir que nous avons avec l’Algérie. Toutes les questions sont sur le thème d’un pays qui ne va pas et qui ne fait que nous poser des problèmes. Et toutes les réponses sont sur le même modèle : comment répondre sans répondre à la question…

Oui vraiment, comment prendre au sérieux ce personnel politique, qui survit en mendiant nos votes ?

 

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Source : Gilles Devers
http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/…
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