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28 septembre 2021

L’inquiétant Breton d’al Qaïda spécialiste en explosifs


LE TÉLÉGRAMME
SIMONE LAFLEURIEL ZAKRI
Morbihan Jihad
. L’inquiétant Breton d’al Qaïda  grand spécialiste en explosifs
4 avril 2014 / Hervé Chambonnière, avec Mathieu Pélicart /
C’est à l’âge de 13 ans que David Drugeon s’est converti à l’islam.
Il était… C’est à l’âge de 13 ans que David Drugeon s’est converti à l’islam. Il était alors scolarisé au collège Saint-Exupéry à Vannes, où rien ne le distinguait des autres adolescents.. Photo M. P. C’est Le Parisien qui révèle l’affaire dans son édition d’hier. L’une des « cibles prioritaires » des services antiterroristes français serait un jeune homme âgé de 24 ans originaire de Vannes. David, alias Daoud, aurait rejoint al Qaïda il y a déjà quatre ans.
Il combattrait actuellement en Syrie. Sur sa page « Copains d’Avant », sur Internet, David Drugeon n’a pas donné de nouvelles depuis 2008. Ce jeune homme, aujourd’hui âgé de 24 ans, n’a laissé que peu d’informations personnelles. Juste son parcours scolaire et sa « carte des voyages » : Espagne, Belgique, Allemagne et Égypte. À l’époque, il prend tout de même soin de désigner les pays où il « rêverait d’aller ». Pas les États-Unis, ni le Canada ou l’Australie. Non, le rêve de David, c’est l’Algérie, l’Irak, la Somalie, le Soudan, l’Afghanistan, le Pakistan… Là où les partisans d’un islam radical mènent le jihad, la guerre sainte. Converti à l’âge de 13 ans
Aujourd’hui, et aux yeux des services de renseignement français et américains, David Drugeon serait devenu « l’un des jihadistes européens les plus dangereux et les plus influents », indique Le Parisien. Son parcours ? Le jeune homme se serait converti à l’islam à l’âge de 13 ans, après le divorce de ses parents en 2002. Dans le quartier de Ménimur, à Vannes, où il a passé toute son enfance, le jeune adolescent fait le ramadan et fréquente la mosquée du quartier. Stéphane Esvan, un Vannetais de 39 ans, converti à l’islam il y a plus de vingt ans, dit avoir « bien connu » David Drugeon : « On l’a accueilli au sein de la communauté musulmane au milieu des années 2000.
Au début, il ne faisait que suivre son grand frère à la salle de prière mais il s’est rapidement intéressé à notre religion ». À la fin du collège, David Drugeon quitte Vannes pour rejoindre un lycée professionnel, à Rennes. C’est là qu’il se fait remarquer. Pour faire sa prière, il n’hésite pas à quitter les cours. « Je l’ai surpris à plusieurs reprises sur son tapis, en bas des escaliers de l’internat », nous rapporte la conseillère principale d’éducation du lycée, qui décrit un élève « discret ». « Il allait aussi derrière le gymnase, poursuit-elle. Convoqué par le proviseur, il n’a rien voulu entendre et a préféré quitter l’établissement ». Le jeune David se réoriente, décroche un BEP mécanique poids lourd (sa passion, avec l’OM), et exerce quelques mois le métier de chauffeur routier.
À Vannes, le jeune homme s’investit dans les oeuvres sociales de la communauté musulmane. « Il a très vite émis le souhait de mettre de l’argent de côté pour partir apprendre la langue arabe en Égypte, rapporte Stéphane Esvan. On n’a plus eu de nouvelles de lui à partir de son second voyage là-bas. Jusqu’en 2010, où les services de l’État nous ont posé des questions sur lui et annoncé qu’il avait été tué en Afghanistan par un drone. Sa mère n’y croyait pas ». Intime d’un lieutenant de Ben Laden En avril 2010, David a bien quitté la Bretagne. Il est effectivement parvenu à rejoindre, « avec quelques centaines d’euros en poche », un camp d’entraînement d’al Qaïda à la frontière pakistano-afghane. Lui n’y reste pas qu’une dizaine de jours, comme Mohamed Merah (qu’il a d’ailleurs dû rencontrer, estime Le Parisien) mais trois ans et demi.
Il se fait alors appeler « Daoud » ou « Suleman » et intègre une cellule impliquée dans des attentats. Il devient « un intime » du responsable Europe d’al Qaïda, Moez Garsallaoui, un lieutenant de Ben Laden, qui, lui, sera tué par des drones américains en octobre 2012. « Daoud » reste encore un an dans cette zone tribale. Les services de renseignements le pistent jusqu’en Syrie, début 2014, où il combattrait toujours le régime de Bachar al-Assad. Ses parents n’ont reçu qu’une seule lettre de lui, rapporte Le Parisien. C’était en 2010. « Si on ne se revoit pas, alors je souhaite que tu acceptes l’islam pour religion, pour que l’on puisse se retrouver au paradis », écrit-il à son père, le seul à être resté en Bretagne. Communauté sous le choc À Vannes, les révélations du Parisien ont stupéfait la communauté musulmane : « C’était quelqu’un d’équilibré, qui s’est politisé mais n’allait pas dans le sens d’une radicalisation. Tout le monde ici est étonné de l’importance qu’on lui prête aujourd’hui ». Sur les quelque 700 Français ayant rejoint les rebelles en Syrie depuis le début du conflit, en mars 2011, 105, « 92 hommes et 13 femmes », étaient revenus, fin février, sur le sol français. Vingt-deux d’entre eux ont été interpellés et huit incarcérés. Imprimer Télécharger Envoyer© Le Télégramme – Plus d’information sur http://www.letelegramme.fr/morbihan/jihad-l-inquietant-breton-d-al-qaida-04-04-2014-10107641.php
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