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23 octobre 2021

Le petit journal de JMV


 

Cpd22sept15 – Poutine contre l’ Universalisme occcidental

Personnes

Jean-Michel Vernochet <jean-miche[email protected]>

sep 22 2015

Vladimir Poutine contre l’universalisme occidental

08 Août 2015 –  http://www.marianne.net/agora-vladimir-poutine-contre-universalisme-occidental-100235985.html

Mathieu Slama – Communicant et spécialiste des sujets de crise. Article paru dans Marianne daté du 31 juillet


Selon l’analyste Mathieu Slama, ce qui se joue entre Vladimir Poutine et les dirigeants européens, ne se situe pas simplement autour de la question ukrainienne mais au niveau des idées, « sur quelque chose de bien plus fondamental et décisif ». Deux visions du monde qui s’entrechoquent,  » la démocratie libérale et universaliste » côté européen et « la nation souveraine et traditionaliste, de l’autre « , côté Poutine.

Nous rejetons l’universalisme du modèle occidental et affirmons la pluralité des civilisations et des cultures. Pour nous, les droits de l’homme, la démocratie libérale, le libéralisme économique et le capitalisme sont seulement des valeurs occidentales, en aucun cas des valeurs universelles. » L’homme qui a prononcé ces mots est Alexandre Douguine, intellectuel néo-eurasiste de la droite radicale russe, dans un entretien accordé à la revue Politique internationale en 2014. Au fil des années, il s’est lié d’amitié avec un certain nombre de dignitaires du Kremlin et de la Douma. Depuis le déclenchement de la crise ukrainienne, il est omniprésent dans les médias, appelant ni plus ni moins à « la prise de Kiev » et à la guerre frontale avec l’Ukraine. « L’Ukraine de l’Est sera russe », assure-t-il. Contrairement à ce qu’affirment certains intellectuels anti-Poutine en France (Bernard-Henri Lévy notamment), Douguine n’est pas « le penseur de Poutine », la relation directe entre les deux hommes étant difficile à établir. Cependant, force est de constater qu’on retrouve, dans certains discours du président russe, une même vision du monde qui est celle d’un monde multipolaire, où la dimension cardinale est la souveraineté nationale et où « universalisme » est l’autre mot pour désigner l’ambition hégémonique occidentale.

On peut reprocher beaucoup de choses à Vladimir Poutine, mais il y a une chose qu’il est difficile de lui contester, c’est son intelligence et l’imprégnation qu’il a de la culture et de l’âme russes.D’un côté la démocratie libérale et universaliste ; De l’autre, la nation souveraine et traditionaliste. En cela, nous dit Hubert Védrine dans le dernier numéro du
magazine Society consacré à Poutine, il se distingue très nettement de ses homologues européens : « C’est un gars [sic] très méditatif, qui a énormément lu. Vous ne pouvez pas dire ça d’un dirigeant européen aujourd’hui. Il y a une densité chez Poutine qui n’existe plus chez les hommes politiques [occidentaux]. » Dans un discours absolument fondamental d’octobre 2014 devant le Club Valdaï, réunion annuelle où experts, intellectuels et décideurs viennent parler de sujets liés à la Russie, Poutine a brillamment exposé
l’essentiel de sa doctrine. Morceaux choisis : « La recherche de solutions globales s’est souvent transformée en une tentative d’imposer ses propres recettes universelles. La notion même de souveraineté nationale est devenue une valeur relative pour la plupart des pays » ; « Un diktat unilatéral et le fait d’imposer ses propres modèles aux autres produisent le résultat inverse. Au lieu de régler les conflits, cela conduit à leur escalade ; à la place d’Etats souverains et stables, nous voyons la propagation croissante du chaos ». Difficile de ne pas voir l’influence, même indirecte, d’Alexandre Douguine dans un tel discours. Poutine situe son combat contre l’Occident non pas sur la seule question ukrainienne, mais sur quelque chose de bien plus fondamental et décisif. Poutine et l’Occident, ce sont deux visions du monde irréconciliables qui s’affrontent, la démocratie libérale et universaliste, d’un côté, face à la nation souveraine et traditionaliste, de l’autre.

La différence entre Douguine et Poutine est cependant de taille. Là où le premier défend une vision idéologique et quasi eschatologique de la mission russe – « La crise ukrainienne n’est qu’un petit épisode d’une confrontation très complexe entre un monde unipolaire et multipolaire, entre la thalassocratie [civilisation de la mer, l’Amérique] et la tellurocratie [la civilisation de la terre, la Russie] », Libération du 27 avril 2014 -, le second reste un homme d’Etat pragmatique qui sait qu’on gagne d’abord les batailles par l’habileté dans la négociation et la recherche de compromis politiques. Là où Douguine rejette en bloc le libéralisme, Poutine y voit, notamment dans sa dimension économique, un moyen d’accroître la prospérité de la Russie. Raison de plus, pour l’Europe, d’éviter l’escalade et d’adopter une diplomatie un peu plus indépendante des Etats-Unis vis-à-vis de la Russie. Dans le cas contraire, la prophétie de Douguine d’un nouveau « choc des civilisations » risque fort de se réaliser.

Israël et Moscou créent un mécanisme de coordination militaire sur la Syrie

JÉRUSALEM, 22 sept 2015 (AFP) – Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président russe Vladimir Poutine se sont entendus à Moscou sur un mécanisme pour coordonner l’action militaire de leurs pays afin d’éviter des confrontations en Syrie, a indiqué son gouvernement dans la nuit de lundi à mardi.

Ce mécanisme vise à « éviter des malentendus entre les forces israéliennes et russes », selon un communiqué du bureau du Premier ministre israélien.

M. Netanyahu a cependant souligné qu’Israël entendait conserver sa liberté de manoeuvre en Syrie. « Israël mène des actions et, lorsque nous le faisons, il est important pour tous, y compris pour la Russie, de savoir que nous agissons », a dit le Premier ministre.

Selon les médias israéliens, le chef d’état-major israélien Gadi Eisenkot, qui a accompagné M. Netanyahu à Moscou, et son homologue russe Valeri Guerassimov sont convenus que cet organisme de coordination soit dirigé par les chefs d’état-major adjoints des deux pays.

La première rencontre entre ces responsables est prévue dans deux semaines. Mais le lieu et le rythme des rencontres ne sont pas encore fixés.

Cet organisme de coordination examinera les activités aériennes, navales et électromagnétiques des deux pays en Syrie, disent les médias israéliens citant des responsables militaires qui ont briefé des journalistes après la rencontre de Moscou.

Selon des sources étrangères, Israël a effectué plus d’une dizaine d’attaques aériennes en Syrie depuis 2013 notamment contre des transports d’armes destinées au Hezbollah libanais. Ces raids n’ont pas été confirmés officiellement du côté israélien.

« Nous avons des lignes rouges très claires, tel le transfert d’armes sophistiquées ou des armes chimiques à des organisations terroristes telles que le Hezbollah », a expliqué le ministre de la Défense Moshé Yaalon sur la radio publique.

Depuis plusieurs jours, Washington s’alarme du renforcement de la présence militaire russe en Syrie, notamment dans la ville côtière de Lattaquié où des responsables américains estiment que la Russie est en train d’établir une « base aérienne avancée ».

La Russie n’est officiellement présente en Syrie qu’à Tartous, port méditerranéen et autre fief du président Bachar al-Assad.

Moscou demande des « actes » contre le terrorisme et déploie des avions en Syrie… Version officielle !

MOSCOU, 21 sept 2015 (AFP) – La Russie a condamné lundi le bombardement la veille de son ambassade à Damas, appelant à des « actes » contre le terrorisme et déployant, selon Washington, 28 avions de combat en Syrie. Encore un abruti d’anglophone qui parle de “bombardement” à propos d’un tir de mortier  !

Selon des responsables américains, il s’agit de bombardiers SU-24 et d’avions d’attaque au sol SU-25, déployés dans la province de Lattaquié (ouest de la Syrie), un fief du président syrien Bachar al-Assad.

« Ils ont mis la capacité de faire des bombardements. Où, quand, et en appui de qui nous ne savons pas » a résumé, sous couvert d’anonymat, l’un des responsables interrogés par l’AFP.

Dans un communiqué, le ministère russe des Affaires étrangères a appelé à des « actions concrètes » après la chute dimanche sur le territoire de la représentation diplomatique russe dans la capitale syrienne d’une roquette, qui n’a toutefois pas causé de dégâts.

« La roquette a été tirée du quartier de Jobar, où sont retranchés les groupes hostiles au gouvernement syrien », a accusé Moscou.

Estimant que ce bombardement avait constitué un « acte terroriste », la diplomatie russe a assuré attendre « une condamnation claire de la part de toute la communauté internationale, y compris des acteurs régionaux » et réclamé « des actes, pas seulement des paroles ».

Ce n’est en effet pas la première fois que l’ambassade de Russie à Damas est touchée par des tirs. En mai, un homme avait ainsi été tué à proximité dans de pareilles circonstances.

Quelques heures avant ce communiqué, le président russe Vladimir Poutine avait tenu à rassurer Benjamin Netanyahu, présent à Moscou en compagnie de son chef d’état-major, le général Gadi Eisenkot, et du chef des renseignements militaires, le général Herzl Halevy.

« La politique russe au Proche-Orient sera toujours responsable », a assuré Vladimir Poutine, affirmant que son allié syrien n’avait pas l’intention d’attaquer Israël.

« Nous comprenons que l’armée syrienne, et la Syrie en général, sont dans un tel état qu’elles ne peuvent ouvrir un deuxième front. La Syrie essaie seulement de préserver son indépendance », a ajouté le président russe.

– Les inquiétudes d’Israël –

Au début de sa rencontre avec le président russe, Benjamin Netanyahu avait en effet accusé la Syrie et l’Iran de vouloir « ouvrir un deuxième front » contre Israël, se disant déterminé à mettre fin aux livraisons d’armes au Hezbollah par la Syrie et l’Iran.

« Il était très important de venir à Moscou, en vue de clarifier notre politique et de faire en sorte qu’il n’y ait aucun malentendu », a précisé le Premier ministre israélien.

Dans leurs communiqués respectifs, les deux hommes n’ont en revanche pas évoqué les accusations portées contre la Russie, accusée par les Américains de renforcer sa présence militaire en Syrie depuis plusieurs semaines.

Les Etats-Unis s’alarment depuis des semaines de ce renforcement visant à accroitre l’aide au régime du président Bachar al-Assad.

Moscou a démenti avoir pris des mesures supplémentaires en vue d’un tel renforcement de sa présence en Syrie, où le conflit entre le pouvoir et les forces rebelles a fait plus de 250.000 morts en quatre ans et demi, mais le Kremlin défend son soutien à Damas, dont il est le principal allié, et appelle à une coalition plus large contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), qui inclurait la Syrie et l’Irak.

La semaine dernière, Moscou et Washington ont pour la première fois eu un dialogue au plan militaire sur la situation en Syrie, une conversation téléphonique jugée « constructive » ayant eu lieu entre les ministres russe et américain de la Défense, Sergueï Choïgou et Ashton Carter.

Même si Israël tente de rester à l’écart du conflit en Syrie, celui-ci a suscité ces derniers mois de vives tensions et de graves incidents sur la ligne de démarcation entre l’Etat hébreu et son voisin syrien.

Selon la presse israélienne, des responsables militaires redoutent que la présence aérienne russe, si elle est avérée, ne limite la marge de manoeuvre de l’aviation israélienne.

Pour le quotidien de gauche Haaretz, la visite de M. Netanyahu à Moscou « semble refléter son manque de foi dans la capacité et la volonté des Etats-Unis de protéger les intérêts sécuritaires » d’Israël, dont le Premier ministre doit rencontrer le 9 novembre le président américain Barack Obama.

Vu d’extrême gauche…

VolksWagen – Le vrai scandale, c’est pas la triche à la pollution ! Le vrai scandale, c’est l’amende américaine hors de toute proportion !

http://mai68.org/spip/spip.php?article9262 <http://mai68.org/spip/spip.php?article9262>

Ça rappelle le genre d’amende subie par la BNP sous prétexte qu’elle avait fait des affaires avec des pays qui ne plaisent pas à l’impérialisme américain. La BNP a subi un véritable chantage et n’a pas été défendue par l’État français. La BNP a cédé, la BNP a payé !

L’entreprise VolksWagen subit le même genre de chantage et ne sera probablement pas défendue par l’État allemand. VolksWagen va aussi céder au chantage. VolksWagen va payer ! Pourtant, comme punition pour VolksWagen, la mauvaise réputation suffirait amplement !

Le vrai scandale, c’est toutes les guerres faites partout dans le monde par l’impérialisme américain afin de maintenir son hégémonie économique et militaire. Mais ça coûte cher, alors ils font payer la BNP, VolksWagen, et bientôt qui d’autre ?

BNP – USA – Les Amerloques ont volé à la France sa plus grande banque :

http://mai68.org/spip/spip.php?article7785 <http://mai68.org/spip/spip.php?article7785>

Après avoir volé 9 milliards à la BNP, les Amerloques veulent voler aussi le Crédit Agricole et la Société Générale :

http://mai68.org/spip/spip.php?article8451 <http://mai68.org/spip/spip.php?article8451>


Humour très noir

L’Arabie saoudite présidera aux standards internationaux des Droits de l’homme

Réseau Voltaire | 21 septembre 2015

L’éventail des Nations unies chargé de nommer les hauts fonctionnaires qui établissent les standards internationaux en matière de Droits de l’homme sera présidé par l’Arabie saoudite à partir du 21 septembre 2015.

L’Arabie saoudite est un État propriété de la famille Séoud. Le wahhabisme est la religion unique, toutes les autres religions y sont interdites. Les femmes n’ont pas le droit de sortir dans la rue sans être voilées et accompagnées par un homme de leur famille. La consommation d’alcool y est interdite. Etc.

Source : Réseau Voltaire, 21 septembre 2015, www.voltairenet.org/article188764.html <http://www.voltairenet.org/article188764.html>

Vu par les Bretons bretonnant

Syrie : Le coup de maître de Vladimir Poutine qui va définitivement ruiner la plan de domination US

http://breizatao.com/2015/09/21/syrie-le-coup-de-maitre-de-vladimir-poutine-qui-va-definitivement-ruiner-la-plan-de-domination-us/#.VgCLHyb208U.gmail

BREIZATAO – ETREBROADEL (22/09/2015) La montée en puissance de la Russie sur le théâtre syrien ne fait plus de doute : chaque jour qui passe donne la mesure d’un déploiement constant de matériel et de personnel. Ce virage stratégique, qui a visiblement pris de court les USA mais aussi la France, a été salué par un tir de mortier contre la représentation diplomatique russe à Damas. Pas de quoi perturber Moscou qui s’apprête à infliger une défaite stratégique d’ampleur inédite aux USA et à leurs vassaux dans la région.

Le déploiement s’intensifie

L’arrivée continue de matériels militaires russes dans la région de Lattakié, le bastion du président syrien, prend chaque jour une nouvelle ampleur. A cette heure, les USA estiment que la Russie a déjà déployé 28 avions de combat, 20 hélicoptères et, pour assurer la sécurité immédiate de la base aérienne russe de Jableh, 9 chars d’assaut et des centaines de soldats d’élite.

Moscou livre déjà du matériel de guerre et de l’armement à la Syrie, mais l’intervention de l’armée de l’air russe va radicalement changer la donne sur le front. C’est ce qu’a indiqué le ministre des Affaires Etrangères syrien à la télévision russe. La presse belge s’en fait l’écho (lire ici) : http://www.rtl.be/info/monde/international/la-syrie-reprend-confiance-moscou-entre-en-guerre-contre-les-terroristes-apres-les-actions-inefficaces-des-usa-755847.aspx

La participation de la Russie dans le combat contre Daech (acronyme arabe de l’EI) et le Front al-Nosra (branche syrienne d’al-Qaïda) est encore plus importante que la fourniture d’armes à la Syrie”, a déclaré M. Mouallem à la chaîne de télévision Russia Today. Ses propos sont rapportés dimanche par les médias syriens.

Un désastre stratégique pour Israël

Et il est loin d’être le seul à partager cet avis puisque le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, s’est précipité aujourd’hui à Moscou pour tenter de négocier avec Vladimir Poutine les conditions de déploiement de l’aviation russe. Sans grand succès.

Rencontrant le président russe dans sa datcha aux côtés d’une délégation militaire israélienne de haut niveau, Benjamin Netanyahou a du faire face au fait accompli, sans obtenir de garantie sur la conduite des opérations russes en Syrie (source). La crainte principale de Tel Aviv est de ne plus pouvoir agir librement en Syrie sans affronter l’aviation russe, laquelle assure la sécurité de l’armée syrienne ainsi que celle de ses alliés.

De fait, Israël va devoir agir prudemment et, pour une large part, ne sera plus en mesure d’agir en Syrie. C’est une évolution stratégique catastrophique pour Tel Aviv. Et ce revers s’ajoute à la montée en puissance de l’Iran, désormais en paix avec les USA et les Occidentaux.

L’aviation russe sur le pied de guerre

Comme nous le rapportons aujourd’hui, l’aviation russe est déjà à pied d’œuvre. Des chasseurs ont été ravitaillés en vol au dessus de Homs, comme le montre une vidéo réalisée par les islamistes de l’ASL soutenue par la France (voir ici) : http://breizatao.com/2015/09/21/syrie-premieres-images-de-lintervention-russe-video/

Par ailleurs, la Russie a lancé ses premiers vols de drones dans le pays pour identifier les cibles islamistes.

Une intervention qui ne plait pas aux islamistes qui ont envoyé un message à Moscou sous la forme d’un tir de mortier contre son ambassade de Damas. Ce qui a suscité la fureur de la Russie qui a appelé “à l’action” contre les insurgés et les djihadistes :

Débâcle occidentale, humiliation française

Il s’agit d’une débâcle géostratégique majeure pour les USA mais également pour la France. Cette dernière a soutenu sans faiblir les insurgés islamistes en partenariat avec le Qatar, la Turquie et l’Arabie Séoudite. L’intervention russe – largement inattendue par les Occidentaux – bouleverse la donne.

Difficile en effet de condamner la Russie qui, plutôt que de parler, entreprend la destruction de l’Etat Islamique et d’Al Qaeda.

L’insistance récente de François Hollande à “neutraliser” le président syrien soulignant davantage, s’il en était besoin, l’impuissance de Paris à influer sur les événements.

Coup de maître de Vladimir Poutine

Vladimir Poutine, par ailleurs, est en train de ruiner toute la stratégie américaine d’isolement de la Russie, consécutivement à l’affaire ukrainienne.

Les Occidentaux se retrouvent devant un choix cornélien. Soit ils soutiennent la Russie dans son action militaire en Syrie et aident, de facto, le gouvernement syrien à gagner la guerre. Ce qui signifie une défaite complète au Moyen-Orient avec, pour corollaire, un nouveau nouveau statut d’arbitre des relations régionales pour la Russie. Un scénario cauchemardesque pour les Etats-Unis.

Soit les Occidentaux refusent et ils démontreront, aux yeux de l’opinion publique mondiale, qu’en réalité ils n’ont aucunement l’intention de neutraliser le djihadisme. Ce qui confirmerait ainsi que, dès l’origine, Washington, Paris et les puissances régionales s’en servent à des fins inavouables. Mais pire encore, ce serait laisser au seul Poutine tout le prestige d’une victoire contre la barbarie islamiste.

La perspective d’un Vladimir Poutine “protecteur du monde libre et civilisé” qu’induirait l’écrasement de l’EI par la seule Russie n’est pas de nature à enchanter ceux qui s’échinent, depuis 15 ans, à le dépeindre en tyran.

Vladimir Poutine entend donc formaliser, à l’ONU, son intervention en Syrie contre l’Etat Islamique. Et proposer aux Occidentaux de le rejoindre dans son effort. S’ils s’avouaient contraints d’accepter, les Occidentaux devraient admettre que le mythe de “l’isolement de la Russie” ne tient pas. Ils connaîtraient par ailleurs des difficultés grandissantes pour légitimer, auprès de leur opinion publique, leur politique de sanctions contre un allié…

Et c’est là un tour de force de Vladimir Poutine : rompre l’isolement occidental, contraindre les USA à soutenir leur effort pour permettre à Bachar Al Assad de gagner la guerre, faire de la Russie une puissance incontournable au Moyen-Orient et par là même, faire de la Russie une grande puissance avec laquelle on devra compter.

Poutine, grand amateur de judo, sait que son principe essentiel est le suivant : retourner la force du mouvement de l’ennemi contre lui. Il ne fait pas autre chose en utilisant l’islamisme alimenté par ses ennemis pour renforcer sa position.

Réactions françaises

Difficile donc, surtout en France, de critiquer le pays qui entreprend de détruire un “Etat Islamique” qui a fait assassiner des citoyens français. Si la Russie parvient à détruire l’Etat Islamique, ce sera pour Vladimir Poutine une victoire qui lui vaudra une admiration et une reconnaissance universelles. Deux choses dont il jouit déjà en Russie après avoir “sauver” la Crimée.

Ce désastre imminent pour Paris explique la décision du gouvernement socialiste de “bombarder la Syrie” et ainsi faire croire à l’opinion publique française qu’il est au moins aussi “efficace” que Moscou lorsqu’il s’agit de garantir la sécurité des citoyens français.

Cependant, les 5 années de soutien à l’insurrection islamiste constitueront un fiasco géostratégique et diplomatique complet dont Paris n’a pas fini de mesurer le coût.

Aucune nation n’a jamais menacé la survie de l’humanité comme les États-Unis

Encore faudrait-il préciser qui et comment, aux É-U, dirige, commandite, influe et façonne la politique internationale et intérieure… Lire à ce propos “FDR” (Franklin Delano Roosevelt) qui vient de paraître aux Éditions Sigest !

22SEPT15

« Aucune nation dans l’histoire n’a jamais menacé la paix comme les Etats-Unis, souligne l’auteur américain Stephen Lendman qui ajoute que Washington porte l’entière responsabilité de la création du tristement célèbre Etat islamique.

Le président américain Barack Obama et le secrétaire d’Etat Kerry appellent hypocritement à une solution diplomatique des conflits qui font rage dans le monde, tout en menant des guerres perpétuelles sur plusieurs théâtres d’opération, souligne l’auteur et chroniqueur américain Stephen Lendman.

«Washington porte l’entière responsabilité de la création d’ISIS [ISIL]. L’émissaire russe de l’ONU, Vitaly Churkin, a retracé son origine à la guerre en Irak de Bush, en disant que le groupe ‹a ouvert ses hostilités avec l’assaut contre Bagdad … Donc, l’Etat islamique a mûri en Irak lors de l’occupation étasunienne. L’Amérique devrait être blâmée pour sa montée et sa prolifération», a souligné Lendman dans son article pour Global Research.

Il est intéressant de noter qu’un récent sondage <http://lesakerfrancophone.net/sondage-dopinion-public-en-irak-et-en-syrie/>  réalisé par l’institut de sondage britannique ORB International, une filiale de WIN / Gallup International, montre que, pour 82 % des Syriens (de toute la Syrie, y compris les zones occupées par EI, NdT), ce sont les États-Unis qui ont créé ISIL, et que, pour 79 %, «la présence des combattants étrangers a aggravé la guerre».

En outre, selon le sondage, les positions de Bachar al-Assad en Syrie se sont renforcées par rapport à l’année dernière.

«Plus la guerre dure, plus le peuple syrien en veut aux Etats-Unis et plus il soutient Bachar al-Assad que les Etats-Unis veulent faire tomber, comme le peuple syrien en a parfaitement conscience», a expliqué l’historien Eric Zuesse, dans un de ses derniers articles.

<https://olivierdemeulenaere.files.wordpress.com/2015/09/mystery-inside-an-enigma.jpg> « Un mystère enveloppé dans une énigme » Pourquoi les néo-cons sont-ils obsédés par la Syrie ? <http://sputniknews.com/politics/20150918/1027196994.html>

Pendant ce temps, les dirigeants russes exhortent la communauté internationale à s’unir pour lutter contre la menace ISIL.
«La Russie […] a proposé (de former) une large coalition pour lutter contre les extrémistes de toute urgence. Tout le monde devrait s’unir [contre un ennemi commun]», a déclaré Poutine, le président russe, cité par Lendman.

La Russie est ouverte au dialogue avec les Etats-Unis sur la question de la crise syrienne, affirme la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Maria Zakharova.
«Nous n’avons jamais refusé le dialogue avec les Etats-Unis, et nous sommes prêts à discuter de toutes les questions d’intérêt commun, y compris la Syrie», a déclaré Zakharova à RIA Novosti.

Le Kremlin a précisé à plusieurs reprises qu’il fournissait une aide militaire, au terme des contrats existants, au gouvernement officiel de Damas, parce que c’est désormais la seule force crédible, capable de résister à l’Etat islamique sur le terrain.

Cependant, bien que toutes les actions de la Russie soient conformes aux normes du droit international, et soient menées en étroite coordination avec le gouvernement syrien, de hauts responsables américains n’ont aucun scrupule à dire que la participation russe à la Syrie exacerbe et étend le conflit, en sapant les efforts de la coalition dirigée par les Etats-Unis pour lutter contre l’extrémisme.

Ce que prétend Washington est le contraire de la vérité, selon Lendman.

«Washington et ses alliés voyous mènent des guerres sans fin contre l’humanité. La paix et la stabilité vont à l’encontre de leurs intérêts. Les massacres de masse et la destruction les servent. En ciblant un pays après l’autre, ils se dirigent inévitablement vers une confrontation directe avec la Russie et la Chine, et sont prêts à prendre le risque d’une guerre nucléaire pour faire de ces deux pays les vassaux des Etats-Unis», selon l’auteur américain.

«Aucune nation dans l’histoire du monde n’a jamais menacé la survie de l’humanité comme l’Amérique», a-t-il souligné ».

Source : Le Saker francophone <http://lesakerfrancophone.net/le-diable-au-corps/> , le 22 septembre 2015

Complément d’enquête

Israël et la Russie d’accord pour éviter toute confrontation militaire en Syrie

22SEPT15 – https://resistanceauthentique.wordpress.com/2015/09/22/israel-et-la-russie-daccord-pour-eviter-toute-confrontation-militaire-en-syrie/

Une fois n’est pas coutume, une info de I24 (Drahi) confirmée par les médias : comme quoi …. c’est moins pire chez les russes, mais russes et occidentaux sont bien les 2 faces d’une même pièce .

Celle du mondialisme totalitaire sioniste .

Ne vous trompez pas, nous n’avons le choix (pour le moment) que entre 2 mondialismes, anglo-saxon ou eurasiatique (la Chine totalitaire, orwellienne est un bon exemple)

Le but final de tout ce cirque ?

Le grand Israël dans un monde nouveau (qui sera bien moins peuplé), qui aura comme capitale Jérusalem.

Netanyahou a indiqué à Poutine qu’Israël continuera d’empêcher les transferts d’armes au Hezbollah

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a rencontré lundi le président russe Vladimir Poutine « afin de discuter du déploiement de forces militaires russes en Syrie ». Un mécanisme afin d’éviter les confrontations entre les forces israéliennes et les forces russes présentes en Syrie a été mis en place suite à la rencontre des deux chefs d’Etat. (voir supra)

Netanyahou veut empêcher un scénario dans lequel l’armée israélienne et les forces russes déployées en Syrie se tireraient dessus. « C’était le but principal de ma visite et je pense que nous y sommes arrivés », explique-t-il.

Netanyahou, a affirmé qu’il appréciait l’occasion de discuter avec le président russe. “Israël et la Russie ont l’intérêt commun d’assurer la stabilité du Moyen-Orient”, a dit le Premier minsitre.

Je suis ici à cause de la situation sécuritaire qui se complique à notre frontière nord. L’Iran et la Syrie arment l’organisation terroriste du Hezbollah qui pointent et tirent ces armes sur nous”, a-t-il ajouté. “De plus, l’Iran, avec le soutien de l’armée syrienne, essaie d’ouvrir un second front contre nous dans le Golan (nord d’Israël). Nous ne tolérerons pas ces tentatives iraniennes”.

La politique israélienne consiste à arrêter les convois d’armes en direction du Liban et du Golan afin d’empêcher les attaques terroristes depuis ces zones. Netanyahou a clarifié qu’il continuera d’agir ainsi malgré la présence russe en Syrie.

Poutine a répondu en affirmant que la Russie comprenait les inquiétudes israéliennes. “Nous n’oublions jamais qu’en Israël vivent de nombreuses personnes originaires de la Russie et cela rend spéciales les liens entre nos deux pays”, explique Vladimir Poutine.

“Nous connaissons le problème des roquettes tirées sur Israël et nous les condamnons. Nos actions en Syrie seront responsable”, ajoute-t-il. “L’armée syrienne est aujourd’hui incapable d’ouvrir un nouveau front contre Israël et notre but est simplement de protéger la Russie.”

Netanyahou était accompagné du chef d’état-major de l’armée israélienne Gadi Eizenkot et du chef du renseignement militaire Herzi Halevi.

Depuis plusieurs jours, Moscou a déployé en Syrie plusieurs avions de chasse, des hélicoptères militaires, sept chars, une dizaine de véhicules blindés de transport de troupes, afin de renforcer son aide au régime du président Bachar al-Assad. Le Pentagone a indiqué avoir observé l’apparition près de Lattaquié, fief de Bachar al Assad, de matériel et de troupes russes, laissant penser que l’armée russe est en train d’installer une base aérienne avancée.

« Il y a 28 avions russes de chasse et d’attaque au sol déployés sur un terrain d’aviation dans la province de Lattaquié » (ouest de la Syrie), un fief de Bachar al-Assad, a indiqué un responsable américain sous couvert de l’anonymat.

Un second responsable américain a également confirmé le chiffre de 28 appareils de combat, ainsi que la présence d’une vingtaine d’hélicoptères russes de combat et de transport.
Ce responsable a également indiqué que la Russie opérait des drones au-dessus de la Syrie, sans donner plus de détails.

Des soldats russes refusent d’aller en Syrie !!!?

Mais alors que la Russie renforce sa présence militaire en Syrie, le journal Gazeta.ru a rapporté samedi que plusieurs soldats russes ont exprimé leur crainte d’aller se battre dans ce pays du Moyen-Orient déchiré par la guerre.

Le journal a interviewé un groupe de soldats qui ont refusé d’être déployé en Syrie en raison de leur peur de l’Etat islamique.
« Nous ne voulons pas aller en Syrie, nous ne voulons pas mourir là-bas », a déclaré un lieutenant nommé Alexei.

Le groupe s’est plaint de ne pas connaître leur destination et de recevoir armes et équipements militaires sans que leurs numéros de matricule y soient inscrits. Les soldats ont également été informés sur la façon de se comporter s’ils étaient amenés à être capturés.

Alors qu’ils pensaient qu’ils seraient envoyés à l’est de l’Ukraine, l’armée leur a dit qu’ils seraient déployés à Lattaquié et qu’ils pourraient devoir participer aux combats aux côtés des troupes syriennes.

Les troupes ont dû signer des accords de confidentialité sans quoi, leurs familles ne recevraient pas d’indemnisation au cas où ils seraient blessés ou tués dans les combats.
Il a également été signifié aux soldats que s’ils ne signaient pas, ils seraient poursuivis en justice. Gazeta.ru a également interrogé des mères de soldats qui ont été envoyés en Syrie.

Certaines ont indiqué qu’on les avait informées que leurs fils avaient été envoyés pour « combattre dans une guerre qui ne leur appartenait pas ».
« On traite les gens comme du bétail qui va à l’abattoir », se sont plaints les soldats.

Chine, États-Unis: un « nouveau Yalta » n’aura pas lieu !!

16:33 22.09.2015

Selon des experts russes, la rivalité dans le Pacifique ainsi que les soupçons mutuels ne permettront pas à Washington et à Pékin de signer l’accord sur les investissements et de partager les zones d’influence dans le monde.

Les rivalités géopolitiques resteront une sorte de pierre d’achoppement dans les relations sino-américaines, estiment des experts russes, contredisant ainsi des journalistes chinois qui comptent sur une réduction des tensions entre les deux géants suite à la rencontre entre Xi Jinping et Barack Obama.

L’activité militaire de la Chine en mer de Chine méridionale est depuis longtemps un facteur négatif pour les relations sino-américaines. Selon des partisans de la politique d’endiguement à Washington, tout renforcement des positions de Pékin lors des litiges territoriaux dans la région de l’Asie-Pacifique est un défi, qui réduit la marge de manœuvre des Etats-Unis afin d’influencer la situation.

© AP PHOTO/ DAMIAN DOVARGANES

Les USA se tireraient une balle dans le pied en refusant le dialogue avec Pékin <http://fr.sputniknews.com/international/20150922/1018307140.html>

En poursuivant son activité en mer de Chine méridionale à la veille de la rencontre des chefs des deux Etats, Pékin envoie ainsi un signal explicite aux Etats-Unis, indiquant qu’il continuera à défendre ses intérêts dans la région en question en dépit des critiques de Washington.

Les déclarations américaines condamnant la création de sites militaires chinois risquent de rester lettre morte, estiment des analystes militaires russes.

La Chine continue à montrer que la pression des Etats-Unis est inutile en utilisant tout une panoplie d’instruments, notamment économiques. Effectivement, l’attrait de la coopération dans les domaines de l’économie, du commerce et des investissements est incontestable, et ce malgré les litiges existants.

L’équilibre des puissances dans la région commence donc à subir des modifications. Ainsi, une partie des pays membres de l’ASEAN (organisation regroupant dix pays d’Asie du Sud-Est, ndlr) tend à pencher vers un compromis stratégique avec la Chine. La question clé reste à savoir comment faire de sorte que les tensions actuelles existant autour de la mer de Chine méridionale ne dégénèrent pas en conflit armé.

« Lors des négociations (entre les présidents de la Chine et des Etats-Unis, ndlr) il s’agira indirectement du partage des zones d’influence. La Chine a clairement annoncé ses revendications en mer de Chine méridionale.
Sa position est la suivante: +ce qui est à nous, est à nous+ », a expliqué Viktor Kremeniouk, directeur adjoint de l’Institut des études des Etats-Unis et du Canada au sein de l’Académie des sciences de Russie.

« La Chine ne cherche pas de confrontation globale avec les Etats-Unis, son objectif est d’égaliser leurs relations, de devenir un acteur mondial aussi important que les Etats-Unis, de participer à l’édification d’un nouvel ordre mondial. Pourtant, la Chine n’est pas admise dans le G8 », regroupant les huit principales puissances économiques mondiales, a ajouté l’expert.

© REUTERS/ GREG BAKER/POOL

Xi Jinping aux Etats-Unis: nouveau départ pour les relations sino-américaines? <http://fr.sputniknews.com/international/20150922/1018306128/jinping-visite-etats-unis-cooperation.html>
Il est à noter que la veille de la visite de Xi Jinping à Washington l’Australie, qui est un des alliés des Etats-Unis en mer de Chine méridionale, a soutenu la position américaine. Ainsi, mardi le nouveau premier ministre australien Malcolm Turnbull a appelé les autorités chinoises à cesser la construction d’îles artificielles dans la région en question.

« Nous devons nous assurer que le développement de la Chine se déroule d’une façon qui ne met pas en danger l’harmonie relative qui règne dans cette région importante pour le bienêtre de la Chine elle-même », a annoncé Malcolm Turnbull à la radio australienne Australian Broadcasting Corporation

Le litige territorial entre la Chine et certains Etats membres de l’ASEAN se poursuit depuis plusieurs années. Des revendications sur certains territoires situés en mer de Chine méridionale, notamment les îles Paracels et les îles Spratleys riches en hydrocarbures, ont été émises par la Chine, Taïwan, le Vietnam, les Philippines, Brunei et la Malaisie.

La Chine mène depuis un certain temps des négociations avec le Vietnam, les Philippines et la Malaisie afin d’adopter un code visant à encadrer le comportement de chaque partie prenante dans la région. Le processus est lent pour de nombreuses raisons. Dans le même temps, Pékin refuse que les pourparlers se déroulent sous l’égide de l’ASEAN et qu’un pays tiers (à savoir les Etats-Unis) intervienne dans les affaires de la région.

Lire la suite: http://fr.sputniknews.com/international/20150922/1018320754.html#ixzz3mVPXt9yy

L’invasion n’avance pas au hasard. Le général Gomart patron du renseignement militaire français l’explique…

15 septembre 2015 – Médias presse info

http://www.medias-presse.info/linvasion-navance-pas-au-hasard-le-general-gomart-patron-du-renseignement-militaire-lexplique/38823

Rien du trafic migratoire en Méditerranée n’est ignoré des autorités françaises, militaires et civiles. Le général de corps d’armée (quatre étoiles) Christophe Gomart, patron de la DRM (Direction du renseignement militaire) est chargé de recueillir toutes les informations susceptibles d’aider la France à prendre ses décisions d’ordre militaire. Le général 4 étoiles a expliqué,  en ouverture du colloque Geoint, qui s’est tenu à la Société de géographie, à Paris, les 11 et 12 septembre derniers, comment rien du trafic migratoire au Moyen-Orient et en Méditerranée n’échappe au Renseignement français.

La DRM, qui est leader en France sur le renseignement d’origine imagerie (ROIM) fourni par les satellites-espions militaires, a inauguré le 19 janvier dernier un très discret centre d’expertise, le CRGI (Centre de renseignement géospatial interarmées). Pluridisciplinaire, il intègre une trentaine de spécialistes civils, militaires et réservistes de haut niveau dont la principale fonction consiste à fusionner le renseignement recueilli par la DRM à partir d’une multitude de capteurs (interceptions, satellites, sources ouvertes, cybersurveillance, etc.). C’est ainsi que la DRM peut aujourd’hui présenter aux dirigeants français une situation précise de la présence des migrants subsahariens en Libye, ainsi que les identités exactes, les modes opératoires et les stratégies des passeurs de migrants. Ces informations sont transmises par la France à l’état-major de la mission européenne en Méditerranée Eunavfor Med, lancée en mai dernier.

Le général Gomart a ainsi pu confier lors du colloque que les militaires français ont repéré les principaux points d’entrée des filières de trafic humain sur le territoire libyen, notamment à partir de la zone des trois frontières (Libye, Soudan, Égypte). Le renseignement français sait où les passeurs échangent leurs cargaisons humaines, où ils les hébergent. Il les voit également préparer les départs vers l’Europe depuis les plages de Tripolitaine et de Cyrénaïque, imposant aux migrants un processus immuable. (Source)

Avant tout départ en mer les passeurs appellent le Centre de Coordination Italien des Secours Maritimes, explique-t-il, et c’est ainsi que les bateaux européens vont recueillir directement en mer les masses immigratoires, pour les transporter à bon port, de crainte qu’ils ne s’égarent sur les côtes africaines…

le Geoint est devenu « l’outil idéal pour valoriser des données massives géolocalisées. Il joue le rôle d’un accélérateur de prises de décisions en donnant une vision claire et complète aux chefs militaires et aux décideurs politiques », précise le général. (Source)

L’invasion est donc une affaire qui n’avance pas au hasard.

Voilà, il n’y a aucun mystère. Lorsque les passeurs vont acheter un zodiac au siège du Consulat honoraire de Bodrum, chez Madame le consul Françoise Olcay, les renseignements français le savent… Sans le reportage de France 2, le consul serait toujours en poste. Il est à noter que Madame Olcay a perdu son poste de consul,  mais qu’elle continue d’alimenter le trafic vers la France en poursuivant son commerce illégal et que les autorités françaises le savent, de même qu’elles savent que la Turquie délivre de faux passeports, que les capitaineries ferment les yeux etc. etc.

Et si le Renseignement français est capable de voir le trafic migratoire en Afrique jusque dans ses détails, comment ne pourrait-il pas le voir en Europe et plus encore en France ? Mais qui sait sur qui la surveillance s’exerce en France ? Sur les opposants à l’immigration ?

 

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