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30 octobre 2020

Ouverture de la COP21: les chefs d’Etats des puissances ne semblent pas s’accorder


Ouverture de la COP21: les chefs d’Etats des puissances ne semblent pas s’accorder

Si l’ensemble des chefs d’Etat du monde, s’exprimant pendant 180 secondes au cours de la conférence inaugurale de ce lundi 30 novembre 2015 ont plaidé pour une action urgente en faveur des baisses des émissions de gaz à effet de serre, toutefois des divergences subsistent quant à la mise en forme de l’action commune.

Pour François Hollande, l’hôte de cette Cop21, l’heure n’est plus aux simples « bons sentiments » mais à la signature d’un accord « universel, différencié et contraignant ». Sauf que le chef d’Etat français est seul ou presque dans cette dynamique que ne partagent directement les autres chefs d’Etat des pays développés. Barack Obama a plaidé pour sa part en faveur d’une stratégie à long terme, ce qui impliquerait que le regard ne s’arrête pas sur 2020 dans le financement des pays en voie de développement.

Une telle vision reste pour le moins profitable aux pays développés, qui arriveraient à faire passer cet accord avec des conditions peu avantageuses pour le reste. A noter que ces cinq années, 2016-2020, sont le temps pendant lequel les 100 milliards de dollars alloués aux pays en voie de développement vont permettre de soutenir ces économies fragiles, révéler leurs insuffisances, une révision serait nécessaire en 2020 pour un soutien plus adapté aux contraintes qu’imposera la prochaine convention.

On note cependant que le chef d’Etat américain est d’accord sur le principe de la réduction des gaz à effet de serre pour l’ensemble des pays du globe, contre une sorte d’indemnité aux pays moins développés, 100 milliards par an jusqu’à l’horizon 2020.

Originaire d’Asie, où la Chine mène le peloton de pollution continental et mondial, Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a appelé quant à lui à prendre des décisions aujourd’hui « avec courage et vision » pour éviter aux générations futures de vivre sur une terre complètement dégénérée.

Avec l’Inde et la Chine qui plaident pour une plus grande prise en considération de leur responsabilité par les pays riches, tout porte à croire que, seules les déclarations sont divergentes. Puisque Vladimir Poutine, chef d’Etat russe, s’est borné de son côté, à saluer les avancées enregistrées par son pays dans sa politique en faveur des énergies renouvelables et pour la réduction des gaz à effet de serre.

Rien n’est donc gagné dans ce chantier où chaque puissance préserve ses intérêts au détriment de la terre qui se dégrade. Le pape François a rappelé dans cet imbroglio le fiasco de la conférence de Kyoto de 1997. « Notre planète est à la limite d’un suicide car depuis la première conférence sur le climat à Kyoto en 1997, on a fait peu de choses et chaque année, les problèmes sont plus graves », a déclaré le chef de l’église catholique romaine. AFPmag

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,