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29 octobre 2020

La ville d’Al-Khalil, une résistance historique contre une judaïsation sanguinaire


Rapport

La ville d’Al-Khalil, une résistance historique contre
une judaïsation sanguinaire

CPI


Photo: CPI

Mardi 22 décembre 2015

Al-Khalil – CPI

Les occupants, les militaires et les colons s’installent de façon intense au cœur de l’ancien bourg d’Al-Khalil. Malgré cela, le projet de judaïsation connaît un échec cuisant ; les Palestiniens restent attachés à l’unité de leur ville ; ils ne quittent pas l’ancien bourg et continuent à fréquenter la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi.

Endurance et résistance

L’existence de plusieurs institutions palestiniennes dans l’ancien bourg contribue beaucoup à y laisser vivant le mouvement des gens, comme le tribunal religieux, le bureau des legs, le bureau de restauration d’Al-Khalil et certaines associations sociales et des jeunes.

Mais cette résistance n’est pas au goût des autorités de l’occupation sioniste et leurs colons. Ils pratiquent alors une politique sanguinaire contre les Palestiniens, surtout durant l’actuelle Intifada d’Al-Quds.

Prenant l’Intifada comme prétexte, les jeunes palestiniens, garçons et filles, sont assassinés avec sang froid et sur-le-champ, dans l’intention de semer la peur dans les cœurs des Palestiniens de l’ancien bourg et ceux qui viennent prier dans la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi.

Politique abusive d’assassinat

Abou Al-Alim Daana, leader du Front Populaire, dit au correspondant de notre Centre Palestinien d’Information (CPI) que la politique d’assassinat, pratiquée sur les entrées de l’ancien bourg d’Al-Khalil, dans la rue d’Al-Chohada, dans le quartier de Tel Ar-Romida et vers la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi, reflète l’application d’une nouvelle politique destinée à la judaïsation de la ville.

Le nombre en augmentation des martyrs dans l’ancien bourg confirme la volonté des autorités de l’occupation sioniste de vider la ville de ceux qui en sont originaires pour laisser le champ libre à leurs colons.

Fermer les institutions palestiniennes

Les autorités de l’occupation sioniste travaillent pour élargir leur zone militaire et limiter le mouvement des Palestiniens dans le quartier de Tel Ar-Romida, dit le militant Issa Amro.

Les occupants sionistes ferment les institutions palestiniennes, en particulier le centre de la jeunesse, afin d’empêcher l’arrivée des défenseurs des droits de l’homme, palestiniens et autres, dit Amro.

Ces décisions militaires et l’absence d’organisations des droits de l’homme laissent le champ libre aux colons pour pratiquer leurs agressions contre les Palestiniens.

Une judaïsation sanguinaire

Hadj Mohammed Abdou As-Salam Al-Timimi, appelé Abou Ayyoub, 73 ans, est un habitant de Tel Ar-Romida. Le septuagénaire confirme que les opérations de tirs sur les filles et les garçons sont destinées à faire peur aux Palestiniens, pour que les Palestiniens comptent deux fois avant d’aller dans l’ancien bourg d’Al-Khalil, dans le but de faciliter la tâche aux colons qui veulent tout prendre.

Hadj Al-Timimi dit enfin à notre correspondant : « J’habite dans ce quartier depuis une cinquantaine d’années. Les colons ne peuvent pas nous faire baisser l’échine, même si le sang est partout. Nous ne quitterons jamais nos maisons et nos terres. Nous comprenons pourquoi ils tirent sur nos jeunes et les tuent, c’est pour semer la peur dans nos cœurs. Qu’ils s’en aillent ! Nous sommes prêts à mourir dans le sentier de Dieu et de la patrie ».

Le dossier soulèvement octobre 2015
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Le dossier Hamas
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Source : CPI
http://french.palinfo.com/…

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,