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25 novembre 2020

Exécution de Cheikh Nimr al-Nimr : Communiqué de l’ITRI


ITRI   :   INSTITUT TUNISIEN DES RELATIONS INTERNATIONALES

Exécution de Cheikh Nimr al-Nimr : Communiqué de l’ITRI

ALNIMR NIMR

 

 

 

 

Exécution de Cheikh Nimr al-Nimr :

Communiqué de l’ITRI : Tunis le 2 Décembre 2016

 

 


Un communiqué du ministère de l’intérieur saoudien a annoncé ce samedi 1 Janvier 2016, l’exécution de l’opposant et homme religieux saoudien cheikh Nimr Baqer al-Nimr ainsi que 46 autres personnes, dont un égyptien et un Tchadien.
Il est rappelé que cheikh al-Nimr, dignitaire religieux et figure emblématique de la contestation contre le pouvoir, a été arrêté de nombreuses fois, au cours des dix dernières années dont la dernière au courant de l’année 2012. C’est cette arrestation qui l’a conduit devant la Cour Suprême qui l’a condamné à la peine capitale le 15 octobre 2015.
De nombreuses organisations des droits humains arabes et internationales dont Amnesty International ainsi que des gouvernements proches des autorités Saoudiennes avaient qualifié ce verdict d’inique et demandé l’annulation de la sentence d’exécution. Les autorités saoudiennes qui avaient exécuté 153 personnes l’année dernière et dont le pays préside actuellement le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, sont passées outre tous ces appels et exécuté Nimr al-Nimr pour « terrorisme », au même titre que des Takfiristes affiliés à Al-Qaïda et compromis dans des actes terroristes.
Halte à la confusion
Pour semer la confusion dans les esprits et attiser les haines interconfessionnelles en Arabie et dans la région, les autorités saoudiennes nous présentent, Nimr al-Nimr comme un agitateur Chiite usant de violence et appelant à la sédition. La vérité est toute autre.
Nimr al-Nimr a été arrêté dans une manifestation pacifique pour réclamer plus de justice dans son pays, plus de liberté pour sa communauté et l’ensemble de ses concitoyens, chiites, sunnites, ismaéliens et autres, plus d’égalité dans le partage des ressources nationales. Personne ne lui connaît d’appel à la violence et encore moins des actes de violence. Ses revendications de caractère social et politique sont celle d’une majorité de Saoudiens et c’est ce qui irrite les autorités saoudiennes justement.
logotunis2L’Institut tunisien des relations internationales, fidèle à sa vocation et à ses engagements éthiques et politiques, de défense des droits de l’homme et de soutien à la résistance des peuples pour leur indépendance, leur dignité et leur souveraineté :
1 Condamne l’exécution de Cheikh Nimr al-Nimr et de ses trois compagnons de lutte.
2 Dénonce le double langage des autorités saoudiennes, qui combattent le terrorisme sur leur territoire alors qu’elles le soutiennent et le financent en Syrie, en Irak, au Liban et au Yémen.
3 Condamne toutes les actions et actes qui sèment la haine interconfessionnelle dans les pays arabes et musulmans et surtout cette propension à transformer des conflits strictement politiques et d’intérêts en des guerres de religion et de confessions.
4 Appelle le gouvernement Tunisien qui a adhéré sous la contrainte à la « Coalition Saoudienne » qui ravage le Yémen depuis dix mois, puis à celle appelée « Coalition militaire islamique » destinée à alimenter une guerre entre les Etats « Chiites et Sunnites » soit disant, à se retirer des dites coalitions qui ne profitent qu’aux ennemis des arabes et des musulmans.
La vocation historique de la Tunisie est de contribuer à la solution des conflits entre les pays frères et de participer au progrès de la région et non pas de s’intégrer à des alliances destructrices sous le patronage des suppôts du colonialisme et du sionisme.
Institut tunisien des relations internationales (ITRI)
Ahmed Manai

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,