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29 novembre 2020

Iran-Arabie saoudite. Un conflit qui dépasse le cadre religieux


Iran-Arabie saoudite. Un conflit qui dépasse le cadre religieux

MAMAFRIKA TV 

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MamAfrika TV |  Par K.D.W

L’exécution d’Al Nimr et l’escalade entre Téhéran et Riyad, sont devenues prétextes à toutes sortes de spéculation. Certains analystes tentent, alors, çà et là, de confiner le conflit dans une dialectique de type: Perses contre Arabes, Chiites contre Sunnites, théocratie contre monarchie… Mais bien que l’on ne puisse pas nier qu’il y a un peu de tout cela dans la balance, eu égard à l’histoire des deux peuples, on doit reconnaître que la cause immédiate est, plutôt, à trouver dans la présente situation géopolitique du Moyen-orient

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La montée en puissance de l’Iran

La montée en puissance de l’Iran, se trouve confirmée par l’accord de juillet 2015 sur le nucléaire iranien. De nouveau fréquentable, le pays est dès lors courtisé par les Américains et les Européens qui en font un négociateur central dans le conflit syrien, par exemple. De plus, le brut iranien commence à s’exporter « officiellement » vers l’Occident. La position de l’Iran est, donc, en train de se conforter dans une région que, jusqu’ici, les Saoudiens semblaient maîtriser. Par ailleurs, ce qui se dit moins, c’est que les Etats unis sont en passe de lâcher l’Arabie saoudite qui devient, en quelque sorte, un boulet attaché à leur cheville. En effet, l’allié historique des Américains étant de plus en plus la cible des groupes tels qu’Aqpa (Alqaïda dans la péninsule arabique) et Daesh (ce même Daesh qu’il a fortement contribué à créer!), voit son protecteur circonstanciel sur le point de l’abandonner.

Le mauvais calcul des Saoudiens

En exécutant Al Nimr (qui est Arabe saoudien, mais chiite), Riad espère, au bas-mot, deux choses: 1- mettre du plomb dans l’aile des négociations irano-occidentales; 2- transformer ce problème géopolitique en conflit confessionnel et mobiliser les Sunnites contre les Chiites. Cependant, les Saoudiens étant de moins en moins crédibles aux yeux de l’ensemble de la communauté musulmane, en raison de la collusion entre, d’une part, leurs intérêts dynastiques considérés comme « pas musulmans » et, d’autre part, les intérêts occidentaux, il ne faut pas s’attendre à un soutien massif en leur faveur. Comment ils peuvent se permettre, d’un côté, de financer le terrorisme ( ils sont loin d’être les seuls!) et oser, de l’autre, accuser, condamner et décapiter Al Nimr, un notable pourtant reconnu pour sa ligne non violente?!

Une dynastie qui cristallise les ressentiments

L’histoire nous enseigne qu’en 1924-1925, Abdel Aziz Al Saoud a fait la conquête du Hedjaz et a mis ainsi fin à près d’un millénaire de règne des Shérifs hachimites, soit la lignée des descendants du grand-père du Prophète de l’Islam. En 1927, il est couronné roi du Hedjaz, un Etat qui comprenait deux importantes villes: la Mecque et Médine. Ce fait historique n’a jamais été oublié, malgré les incessantes intrigues nouées par les Al Saoud pour garder le contrôle du royaume. En vérité, il constitue un élément majeur parmi les motifs qui alimentent les ressentiments à l’égard des princes usurpateurs saoudiens

K.D.W.

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,