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31 octobre 2020

Les rabbins et la légalisation de la sauvagerie, sous un silence douteux


Rapport

Les rabbins et la légalisation de la sauvagerie,
sous un silence douteux

CPI


Photo: CPI

Mardi janvier 2016

Palestine – CPI

L’identité de ces Israéliens qui avaient exécuté le crime de la mise à feu de la famille palestinienne de Dwabcha a récemment été connue, et ont sait qu’ils viennent d’organisations terroristes juives. On sait désormais qu’ils sont le résultat d’une mobilisation religieuse et idéologique, encouragés directement et indirectement par l’établissement politique de l’entité sioniste. Ils sont tous allés dans des écoles religieuses dirigées par des rabbins connus pour leurs provocations, des rabbins qui incitent à tuer les Arabes et à toutes sortes de violence.

Tuer les Arabes comme « un devoir religieux »

La plupart des terroristes israéliens sont des disciples du rabbin Isaac Ginzberg qui dirige une école talmudique, à la colonie de Yitzhar, installée sur les terrains du département de Naplouse.

Ce rabbin a donné, en 2013, l’argumentation religieuse aux groupes terroristes juifs « Payer le prix » qui ont pratiqué des dizaines d’agressions contre les villes, les villages et les localités palestiniens. Un bon nombre de mosquées et trois églises, en Cisjordanie et dans les territoires occupés en 1948, ont été brûlées.

Ginzberg est allé jusqu’à donner des justifications religieuses aux crimes commis par ses disciples contre la famille Dwabcha (le journal hébreu Haaretz, le 24 décembre 2015).

A noter que Ginzberg est suivi, dans le monde entier, par des dizaines de milliers de jeunes juifs. Et il a écrit son livre « Béni soit le héro » pour dire du bien du terroriste Baruch Goldstein qui avait ouvert le feu sur les fidèles, dans la sainte mosquée d’Al-Ibrahimi, le 25 février 1994, et en avait tué 29 et blessé des dizaines.

Ginzberg n’est pas le seul à lancer des provocations contre les Palestiniens. Le rabbin Dof Lithour, le plus connu des religieux du parti Beit Juif, a soutenu la mise à feu de la famille de Dwabcha.

Et un rapport diffusé par la deuxième chaîne israélienne, le 26 novembre 2015, a attiré l’attention sur le fait que beaucoup de rabbins avaient mis des réserves sur le crime contre la famille de Dwabcha, non pour des raisons morales ou religieuses, mais parce qu’ils sont inquiets de voir leur projet d’un Etat juif pur échoué (Haaretz, 27 décembre 2015).

Egorger les nourrissons arabes, une mesure préventive !

Sans doute, le livre « La législation du Roi » du rabbin Yitsaq Chabira, publié en 2009, en est des plus dangereux. Il justifie l’assassinat des nourrissons arabes, sous prétexte qu’ils combattront « Israël » lorsqu’ils seront grands.

Malgré tous ses dérapages, ce livre a été considéré comme une « créativité jurisprudentielle » par un bon nombre de membres du conseil suprême des rabbins, la plus grande institution religieuse officielle en « Israël ».

Pour sa part, le rabbin Meir David Darkman appelle à donner le haut prix d’ »Israël » à l’organisation terroriste Lahva pour ses agressions commises contre les Palestiniens de la ville d’Al-Quds (Haaretz, 14 janvier 2015).

La légalisation du vol

Un bon nombre de rabbins vont jusqu’à légaliser le vol des Palestiniens. Samuel Mordakhaï, le grand rabbin de la ville de Safed, dit que le vol d’un Arabe n’est pas un « péché », « car les Arabes sont fondamentalement des voleurs » (23 décembre 2015).

Zalman Malmid, un grand rabbin sioniste, invite ses disciples de la colonie de Karneh Chamroun, à l’ouest de la ville de Qalqilia, à l’ouest de la Cisjordanie, à non seulement voler la récolte d’olives, mais aussi à empoisonner les puits d’où boivent les Palestiniens (Maariv, 22 juillet 2015).

Détruire les lieux de culte

Le rabbin Yisraël Ariel appelle à détruire la sainte mosquée d’Al-Aqsa, afin de construire le « temple » à sa place.

Un certain nombre de rabbins vont encore plus loin et appellent à détruire la Mecque, afin que les Musulmans baissent les bras et arrêtent de confronter « Israël » (journal hébreu Yediot Ahronot, 18 novembre 2010). Il y a aussi des rabbins qui appellent à mettre le feu aux églises, les considérant comme « une sorte d’idolâtrie ».

Ces rabbins se basent sur les écrits du rabbin Mocher Ben Maymoun, qui a vécu au douzième siècle, à l’instar du rabbin Gofechtan (Haaretz, 8 novembre 2015). Cependant, en dépit de toutes les agressions dont les églises et les prêtres sont le sujet, le Vatican et l’occident ne font aucune protestation contre le terrorisme juif et son milieu religieux.

Appels religieux à l’assassinat, avec un soutien officiel israélo-américain

Tous ces rabbins sont fonctionnaires ou membres d’institutions religieuses payées par le gouvernement israélien, ce qui implique directement ce gouvernement dans ces appels au crime.

A titre d’exemple, personne ne pense priver le rabbin Chamuel Ilyaho de son salaire. Pire, il est candidat pour la fonction de grand rabbin oriental.

De plus, ces rabbins terroristes reçoivent des soutiens politiques. Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, a loué le rabbin Lior en le qualifiant de « bataillon qui guide le peuple d’ »Israël » » et a accepté qu’il donne un discours dans une conférence organisée par le rabbin Isaac Ginzberg (Haaretz, le 19 août 2015).

Et le député Batslal Smotritch, président de la commission économique du parlement, a écrit un article ne considérant pas la mise à feu de la famille de Dwabcha comme un acte terroriste (10 décembre 2015).

Le problème, c’est que les Etats-Unis encouragent ces organisations juives qui appellent à détruire la sainte mosquée d’Al-Aqsa et à tuer les Arabes, dont l’école du rabbin Ginzberg.

Le problème est désormais encore plus grave, car des disciples de ces rabbins occupent des fonctions clés, à l’instar de Yossi Cohen, le nouveau président du Mossad, Roni Alsheikh, le nouvel inspecteur de la police et président des renseignements intérieurs (Shabak).

Désormais, plus de 60% du Shabak et 40% des officiers des unités de combat viennent des milieux sionistes religieux, ce qui confirme l’effet négatif de ces rabbins sur les cercles des décideurs de Tel-Aviv.

On remarque que le monde s’intéresse beaucoup à cette pensée « sauvage » sur laquelle est basée l’organisation de « l’Etat islamique », qui fait mal aux Musulmans plus qu’aux autres, sans parler de la pensée « sauvage » que les rabbins juifs légalisent.

On remarque finalement que les pensées que véhiculent ces rabbins sont plus efficaces que celle de « Daech », car ces rabbins profitent d’un milieu politique, économique et social favorable, d’une institution, d’un Etat. Le monde, en restant silencieux face à cet état de cause, montre sa forte hypocrisie et sa politique du deux poids deux mesures.

Article écrit par Saleh An-Noami et paru sur le site d’aljazeera.net, le 1er janvier 2016, traduit et résumé par le département français du Centre Palestinien d’Information (CPI)

Les rapports du CPI
Le dossier Hamas
Le dossier soulèvement octobre 2015
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Source: CPI
http://french.palinfo.com/…

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,