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31 octobre 2020

Les pays arabes affichent leur soutien au sionisme


P.A.S.

Les pays arabes affichent leur soutien au sionisme

Yahia Gouasmi


Photo: D.R.

Mardi 2 février 2016

Alors que leurs opinions publiques restent farouchement opposées à toute normalisation avec l’entité sioniste criminelle, certains pays musulmans, notamment les États du Golfe, semblent se diriger sur la voie d’un établissement de relations diplomatiques avec Tel Aviv.

Jusqu’à présent, ces derniers maintenaient officiellement une position d’hostilité envers l’entité israélienne, pour ne pas froisser leurs populations solidaires avec le peuple palestinien opprimé. Cependant, nul n’était dupe des excellentes relations qui étaient entretenues en coulisses entre le maitre sioniste et ses vassaux arabes, notamment sur le plan commercial.

Aujourd’hui, il semblerait que les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) soient prêts à rendre public leur rapprochement avec Israël.

Deux phénomènes ont précipité ce « coming out » géopolitique: Les « printemps arabes », qui ont tétanisé les dictateurs du Golfe, et le retour au premier plan de la République Islamique d’Iran, fer de lance de la Résistance face à l’entité sioniste et ses supplétifs régionaux.

Dernièrement, un certain nombre de déclarations de responsables du régime sioniste ont confirmé cette évolution, comme celle du premier ministre et criminel de guerre B. Netanyahu, affirmant, lors du forum économique de Davos, que

« l’Arabie et certains pays arabes de la région considéraient Israël comme leur allié et non comme leur ennemi».

De son côté, le directeur général du ministère israélien des Affaires Etrangères, Dory Gold, s’est targué de déclarer qu’ « Israël était désormais capable de contacter presque tous les Etats arabes» et annonçait l’ouverture prochaine d’une représentation diplomatique à Abu-Dhabi (Emirats Arabes Unis) tout en l’envisageant aussi dans d’autres pays arabes.

Ainsi, au Soudan, le ministre des Affaires étrangères, Ibrahim Ghandour a révélé que son pays « ne refusait pas d’étudier l’éventualité de normaliser les liens avec Israël », alors qu’en Tunisie, M. Jhinaoui, nouveau chef de la diplomatie, n’est autre que l’ancien chef de bureau des intérêts de la République tunisienne à Tel Aviv.

Le Maroc ne fait plus mystère de ses relations économiques très importantes avec l’entité criminelle dont il est le 5ème client africain, alors que l’Egypte et la Jordanie entretiennent des relations diplomatiques avec le régime sioniste depuis les accords de Camp David (1979). On se souvient d’ailleurs, que le président égyptien Al Sissi avait, en septembre dernier, exhorté les pays arabes à faire la paix avec Israël.

De son côté, la Turquie appelle aussi à une normalisation avec l’entité sioniste avec laquelle elle était brouillée depuis 2010, suite à l’incident de la flottille. Ainsi, le Président Erdogan, dont les sorties antisionistes avaient été médiatisées à outrance afin d’apparaitre comme le sauveur musulman, vient de révéler son hypocrisie en déclarant que « la Turquie avait besoin d’Israël », tout en appelant à une reprise des relations diplomatiques avec l’Etat terroriste.

Chef de file des pétromonarchies du Golfe, l’Arabie Saoudite ne cache plus sa coopération avancée avec l’État hébreu, tant sur le plan politique que militaire, avec l’appui probable de son parrain américain.

Les raisons de ce rapprochement sont multiples : hostilité commune envers l’Iran et son industrie nucléaire, hostilité commune envers Assad en Syrie et volonté de le renverser, hostilité commune envers la vague des révolutions arabes, désaccord commun avec la nouvelle politique américaine qui accepte de réintroduire l’Iran dans le jeu régional et mondial.

On comprend cette animosité du royaume saoudien à l’égard de la République Islamique, qui apparaît comme son parfait contre-exemple, constituant à ce titre une menace existentielle pour la dynastie wahhabite et ses consœurs des pétromonarchies du Golfe.

Ainsi, tous ces signaux sont annonciateurs d’une normalisation imminente des relations entre l’Etat sioniste illégitime et la plupart des pays musulmans, qui, allant à contre-sens de leur opinion publique, relèguent la cause palestinienne aux oubliettes.

Le Parti Anti Sioniste dénonce depuis de nombreuses années la traitrise de la plupart des régimes musulmans et leur compromission avec l’entité sioniste criminelle, qui est aujourd’hui dévoilée au grand jour. Ces pseudos musulmans ne se cachent plus pour afficher leurs liens avec l’État illégitime et meurtrier. Cette alliance désormais quasi-officielle, et qui est en réalité une soumission, va à contre-courant du mouvement inéluctable de libération des peuples opprimés de la région.

Avec cette normalisation des relations avec l’entité terroriste israélienne, l’expression de « musulmans sionistes » prend désormais tout son sens.

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

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Source: Parti Anti Sioniste
http://www.partiantisioniste.com/…
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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,