Y avait-il une participation populaire dans ce coup d’État
du 1er Septembre 1969, en Libye ?
Telle est la question que seposent certaines personnes sur des blogs.
N’étant pas Libyenne, mais ayant eu accès aux documents, je puis répondre ainsi à cette question :
Il y avait une participation populaire dans ce coup
d’État…
Puisque presque tous les membres du « Mouvement
des Officiers Unionistes Libres » étaient issus de milieux
pauvres. Hormis Omar El Mehaichi, dont la famille était
composée de nombreux lettrés et appartenait aux Couloughli,
d’origine Turque ; il a quitté le CCR à partir du moment où il
s’est rendu compte que la RAL (République Arabe Libyenne)
mettait en place une structure politico-économique
horizontale, et non verticale, avec des Congrès Populaires de
Base, des Comités Populaires de Base, etc. (Et ce, dès le début
des années 1970). Hormis Mohammed El Mogarief, hélas
décédé le 21 août 1972, qui appartenait à la tribu Sa’adi ;
celle-ci était un pilier de la monarchie et un puissant soutien
aux corps des Forces Mobiles de la hiérarchie supérieure de
l’armée ; il n’empêche que Mohammed El Mogarief avait
effectué un travail remarquable, en tant que ministre du
Logement et des Municipalités…
Sur les 112 hommes, civils et militaires, qui avaient
appuyé le groupe des douze, au moment de la Révolution, 20
% étaient d’origine bédouine, 75 % d’origine rurale, 5 %
d’origine urbaine ou semi-urbaine. Bon nombre de ces
hommes appartenaient à la classe la plus pauvre de la
population.
Dès l’annonce du coup d’État révolutionnaire, hommes,
femmes, enfants, jeunes et vieux étaient allé(e)s dans les rues
manifester leur joie. Un cortège de femmes dévoilées avait
apporté son soutien à la Révolution.
Les premières mesures prises par le CCR (Conseil du
Commandement de la Révolution) et le gouvernement avaient
été en faveur du peuple, à ce moment-là, quasiment