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22 octobre 2020

La panoplie nucléaire “dernier cri” des va-t-en guerre…publié le 03/04/2011


Que pouvait faire le petit peuple libyen contre toute cette armada. C’était la guerre du fort contre le faible dans toute sa splendeur. Les vainqueurs étaient des barbares et le sont toujours.

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(Écrit dimanche 3 avril,

publié dans LePoint.fr 09/04/2011

 

Déjà la France a montré ses Rafale déclinés en deux versions : air et mer. L’une des armes récentes est le missile air-sol AASM fabriqué par Sagem (Safran) : dès 2008, cette arme a été opérationnelle sur Rafale ; utilisée au Kosovo, elle a fait par la suite l’objet d’une “meilleure” mise au point. Un Rafale peut envoyer six missiles AASM en même temps. En Libye, les avions français en lancent quatre à la fois. Le prix d’un AASM est situé entre 250.000 et 350.000 euros. (Éléments trouvés dans « Usine Nouvelle »). L’heure de vol d’un Rafale coûte entre 10.000 à 13.000 euros (hors carburant) ; celle d’un Mirage, entre 10.000 et 11.000 euros (toujours hors carburant). Les contribuables français apprécieront.

Les Tornado italiens sont armés de missiles Agm-88Harm fabriqués aux États-Unis par la société Raytheon ; le prix d’un Agm-88 s’élève à 300.000 dollars. Les contribuables italiens apprécieront. À Torre Ghedi (Brescia), les Tornado italiens sont armés de bombes à ogives thermonucléaires états-uniennes, les B-61.

Les bombardiers états-uniens B-2 Spirit, conçus par Northrop durant la guerre froide pour une attaque nucléaire, coûtent chacun plus de 2,1 milliards de dollars. Dotés de deux soutes, ils peuvent contenir chacun une charge maximale, évaluée à 35 tonnes, de bombes conventionnelles ou nucléaires. Ils ont été utilisés en Serbie en 1999, en Afghanistan en 2001 et en Irak en 2003, avec quelles armes ? Trois de ces bombardiers ont été de nouveau utilisés en Libye.

Les navires et sous-marins de la coalition lancent, par centaines, sur le sol libyen, leurs missiles de croisière, les Tomahawk, fabriqués par la société états-unienne Hugues et coûtant 1,5 million de dollars l’unité. Ces missiles, qui volent à très faible altitude, touchent l’objectif avec leurs têtes ou ogives pénétrantes ou à fragmentation. Ces armes contiennent de l’uranium appauvri. Les Tomahawk peuvent porter des têtes (ogives) à éléments nucléaires W-80.

L’utilisation des armes nucléaires “dernier cri”, dans une guerre organisée afin de réduire un pays à merci pour ses richesses, ou pour le faire changer de politique, ou pour les deux en même temps (l’Irak, les Balkans, la Libye), doit permettre aux industriels de l’armement de vanter les mérites de leurs produits en action et d’apporter à ceux-ci les perfectionnements nécessaires en vue de les rendre encore plus efficaces, c’est-à-dire plus destructeurs, lors de la guerre suivante.

Car, tandis que la majorité des peuples s’appauvrit, la minorité des marchands et des actionnaires qui place son argent de poche dans les fabrications de véhicules et d’armes militaires et dans les fournitures aux armées (vêtements, nourriture, médicaments, etc.) engraisse son portefeuille d’actions. Tout ceci dans le but de protéger les populations, bien sûr… Les guerres humanitaires sont décidées par des petits chefs d’États corrompus, véritables pantins agis par plus malins qu’eux qui ont, apparemment, la main sur le cœur mais, réellement, le cœur écrasé sous le portefeuille…

http://www.francoisepetitdemange.sitew.fr/#LA_LIBYE_REVOLUTIONNAIRE_.A

Françoise Petitdemange

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,