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14 novembre 2019

Destructions en Palestine occupée : mettre fin au cirque de Netanyahou



ABP

Jeudi 14 avril 2016

Une fois de plus, l’armée israélienne a détruit, mardi 12 avril, un projet financé par la Belgique. Cette fois-ci, il s’agit d’une plaine de jeux, située à Zaatara, au sud de Naplouse, pour laquelle la Belgique avait contribué à hauteur de 50 .000 €. La raison de cette destruction reste à ce jour inconnue. Le gouvernement israélien ne tardera pas à se justifier d’une façon ou d’une autre. Que vont-ils nous sortir cette fois ? que c’est une zone de tir protégée ? Un projet sans permis ?, Une menace  pour la sécurité d’Israël ? Un camp d’entraînement ?

Le ministre de la Coopération au développement, Alexander de Croo et le ministre des Affaires étrangères ont « condamné » cet acte et se disent « inquiets » de la hausse du nombre de destructions d’infrastructures en Cisjordanie par l’armée israélienne.

La destruction de la Palestine, une nouvelle étape de l’occupation israélienne ?

C’est vrai, il y a effectivement de quoi s’inquiéter : selon un rapport des Nations-Unies, l’armée israélienne a triplé les démolitions de structures palestiniennes depuis janvier 2016. Si entre 2012 et 2015, l’armée israélienne atteignait une moyenne de 600 destructions par an, elle en a déjà détruit près de 500 en quatre mois, dont 235 rien qu’en février. En général, il s’agit de structures destinées à un usage civil : des maisons, des écoles, des citernes d’eau, des enclos, des points d’eau, des latrines, et désormais des plaines de jeux.

Condamner, M. Reynders l’avait déjà fait lorsque l’armée israélienne a détruit le réseau électrique dans le village palestinien de Khirbet al Tawil. Ce projet financé par la Belgique à hauteur de 55.000 €, avait pourtant été réalisé en concertation avec les autorités israéliennes. L’ambassadeur israélien à Bruxelles avait été convoqué, des compensations avaient été exigées, mais une fois la fureur médiatique passée, rien n’a été fait. Back to business as usual.

Condamner ne suffit pas, il est temps de sanctionner

Si l’association belgo-palestinienne salue les déclarations de notre gouvernement, il est temps que la Belgique joigne la parole aux actes et rende le gouvernement israélien comptable des violations du droit international. Nous avons les outils pour le faire en imposant des sanctions: suspendre les accords bilatéraux de coopération et économiques ainsi que  les missions économiques régionales en Israël, tant que le gouvernement israélien ne se conforme pas au droit international. Car ce n’est qu’en faisant payer Israël le prix de ses destructions que le gouvernement commencera peut-être à infléchir sa politique d’occupation.

 Il est temps d’agir, faute de quoi, ce cirque infernal risque de continuer indéfiniment.

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Source: ABP
http://www.association-belgo-palestinienne.be/…

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,