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27 novembre 2022

La tragédie palestinienne : occupation démographique et détournement culturel


Rapport

CPI


Photo: CPI

Samedi 28 mai 2016

Ramallah – CPI

Pour un changement démographique, des centaines de milliers de Palestiniens sont expulsés de leurs villages, à l’intérieur des territoires palestiniens occupés en 1948. Parallèlement, des dizaines de livres et de manuscrits sont extorqués. Il s’agit là du plus grand vol culturel historique.

Dans cette 68ème commémoration de la Nakba (tragédie de 1948), les Palestiniens des territoires palestiniens occupés en 1948 s’activent pour reprendre les livres volés de l’intérieur des maisons palestiniennes et des bibliothèques, à l’époque de la Nakba en 1948.

Tragédie culturelle

Djihad Abou Raya, président de l’association « Palestiniennes », dit que dès que les occupants sionistes avaient mis la main sur la terre palestinienne, ils ont commencé à voler les livres palestiniens. Il confirme qu’une campagne d’information a commencé autour de ces livres volés, sur les niveaux locaux et internationaux.

La tragédie culturelle concerne plus de cent mille livres et manuscrits volés de maisons, de mosquées, d’associations et de bibliothèques palestiniennes.

Certains propriétaires palestiniens de ces livres volés, résidents de la ville de Ramallah et la ville d’al-Quds, commencent leurs tentatives pour les reprendre. « Ce n’est pas une opération facile », dit-il.

Les Palestiniens ont commémoré, le dimanche 15 mai dernier, la Nakba de 1948 où des centaines de milliers de Palestiniens ont été expulsés de leur terre vers la Cisjordanie et vers certains pays arabes. Beaucoup d’entre eux ont aussi été tués.

Abou Raya confirme que des discussions sont entamées avec des amis du peuple palestinien pour aller à l’Unesco dans le but de pratiquer des pressions sur les autorités de l’occupation sioniste afin de reprendre les livres.

Pillage et vol

Raya appelle à actionner « l’arme du boycott » contre les institutions israéliennes, surtout contre l’Université hébraïque, afin de reprendre les livres et les rendre au peuple palestinien.

Il souligne qu’il y avait une unité spéciale responsable de ces vols. La plupart des livres sont consignés dans l’Université hébraïque, dans la ville d’al-Quds, considérés « propriétés des absents ».

Effacer la culture palestinienne après la Nakba a continué, par les vols et les assassinats.

Assassiner la culture et les cultivés

Par ces vols et assassinats, les occupants sionistes veulent faire des Palestiniens un peuple sans culture.

Abou Raya reprend en disant que ce grand nombre de livres et de manuscrits n’est qu’une bonne preuve qu’en Palestine, il y a eu un peuple cultivé, aimant le livre et la culture.

Le peuple palestinien était cultivé et vivait dans une prospérité remarquable. 75% d’entre eux étaient riches.

Efforts pour récupérer les livres

Il est temps de récupérer les livres et les manuscrits et les biens des immigrés, dit-il, tout en soulignant qu’il y a aussi des livres palestiniens consignés dans d’autres universités israéliennes et certains centres de l’armée de l’occupation.

Rester silencieux face à ce phénomène sera une participation à ce vol et à cette falsification, vol et falsification étudiés, programmés, soutenus.

Finalement, il dit que les occupants sionistes avaient volé les livres, les manuscrits et les documents palestiniens pour les étudier, dans l’intention de formater l’esprit et l’identité des Palestiniens de façon à servir l’intérêt sioniste.

Les rapports du CPI
Le dossier Hamas
Le dossier prisonniers
Les dernières mises à jour

Source: CPI
http://french.palinfo.com/…
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