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3 décembre 2021

PALESTINE : Le bijoutier Rami et ses acquisitions historiques


Rapport

CPI


Photo: CPI

Samedi 11 juin 2016

Al-Quds occupée (Jérusalem) – CPI

« L’amoureux d’objets anciens et historiques ». C’est ainsi qu’aime se qualifier le bijoutier Rami an-Nabolsi. Rami, 37 ans. On le trouve caché derrière ses tas de livres et tant d’objets anciens, dans sa boutique héritée de son père, dans l’ancien bourg d’al-Quds, quelques dizaines de mètres seulement des portes de la sainte mosquée d’al-Aqsa.

Au premier abord, cette boutique du quartier de « Aqabat as-Saraya », de l’ancien bourg d’al-Quds, se présente comme un exemple du chaos ; mais dès que les yeux s’habituent, ils voient des objets rares, centenaires, ancestraux.

Chaque chose son prix

« Avec mon argent de poche, accumulé, j’achetais des pièces anciennes, une passion que j’aurais héritée de ma mère. Ma mère ramassait en fait tout objet ancien, historique. Ma mère n’abandonnait rien. Elle disait toujours qu’un objet pour lequel nous n’avons pas l’estime, nous l’aimerons demain », dit an-Nabolsi à l’agence Quds Press.

Dans son enfance, An-Nabolsi n’était pas comme ses semblables. Il n’achetait pas de bonbons. Il accumulait ses sous pour se procurer un objet qui attirait son attention. Il a eu sa première pièce à dix ans. C’était une pièce de monnaie iraqienne trouée, imprimée en 1933. Actuellement, il possède une vaste collection de monnaies arabes et étrangères.

Son père travaillait comme chaudronnier. Après son départ, la fabrique a fermé pour plusieurs années. Mais le jeune Rami l’a ouverte, il y a deux ans, et lui a donné une nouvelle vie. Il l’a transformé en un local pour sa passion et pour son métier de bijoutier.

Le retour à la patrie

Rami avait vécu à l’étranger pendant plusieurs années, avant son retour dans la ville sainte où il était né et avait agrandi et joué dans les ruelles. Il a tout laissé tomber et est retourné dans sa patrie et à l’atelier de son père, avec ses outils primitifs.

A l’entrée de la boutique, un panier en paille est suspendu. Il attire l’attention. Rami dit que le panier était utilisé comme un frigidaire où ses ancêtres gardaient leur nourriture.

A l’entrée droite de la boutique se trouve un outil appelé « le ticket du sanctuaire ». Auparavant, toute personne qui voulait entrer dans la sainte mosquée d’al-Aqsa devait prendre un ticket d’une telle machine. Le ticket consistait en un petit dépliant expliquant les dômes, les écritures et les salles de prière de la grande mosquée.

Objets et histoire

Les monnaies reflètent l’histoire de certaines personnalités et certains pays, dit Rami. Il collecte également des boîtes de cigarettes, ainsi que quelques livres en hébreu.

Et pour préserver l’histoire locale, à chaque occasion, Rami court chercher tout objet parlant de l’histoire de la patrie. Les gens, les amis, les voisins lui apportent tout ce qui rend au pays sa mémoire.

Et cela n’est pas au goût des agents des renseignements sionistes. Ils passent souvent voir ce que la boutique apporte à l’histoire de la Palestine.

Rami vend aux touristes toute pièce ancienne qu’ils veulent, mais pas les pièces qui confirment l’Etat palestinien, même pas un petit timbre postal.

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