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31 juillet 2021

Les grosses orchades, les amples thalamèges.. Littératures vagabondes – états d’âme à La Thalamège


12/06/2017

ET TOUT CELA SE TIENT, N’EN DOUTEZ PAS.

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Et tout cela se tient, n’en doutez pas…

 

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Après l’article (en 4 parties) republié par Le Saker sur la prise du contrôle des États-Unis par les néo-cons, il nous paraît s’imposer de donner la parole à un ancien ambassadeur de France, qui a des choses à dire lui aussi… sur le pouvoir des néo-cons à la française. (Il est ici interviewé par Afrique-Asie)

 

 « En France, l’atlantisme et le sionisme sont les deux mamelles des néocons »

Michel Raimbaud – Afrique-Asie 11 juin 2017

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À l’occasion de la réédition actualisée de « Tempête sur le Grand Moyen-Orient » (1), nous avons rencontré Michel Raimbaud. L’ancien diplomate, qui écrit avec des convictions en s’appuyant sur des faits bien documentés, insiste sur le façonnement en cours du Moyen-Orient, et plus vastement du monde, entrepris par les néoconservateurs américains, avec la complicité des élites occidentales.

Propos recueillis par Tigrane Yégavian

Pourquoi crier au « conspirationnisme » lorsque l’on est saisi par la clarté du grand dessein annoncé urbi et orbi par ses propres promoteurs ? Cela fait longtemps que Michel Raimbaud, écrivain habité par la passion de l’État, sincère, engagé et aux accents volontiers gaulliens, ne prête plus d’attention aux chiens de garde de l’establishment qui le snobent. Ancien ambassadeur de France en Mauritanie, au Soudan et au Zimbabwe, et bien connu des lecteurs d’Afrique Asie, ce fin connaisseur du monde arabe et de l’Afrique a servi comme diplomate dans de nombreux pays (avec un long passage au Brésil), avant de diriger l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Tout reste d’actualité dans Tempête au Moyen-Orient, ouvrage dans lequel il dénonce les funestes « policides » orchestrés par les néoconservateurs américains et occidentaux ayant débouché sur le démantèlement du Soudan, de la Somalie, de l’Afghanistan, de l’Irak, de la Libye et, aujourd’hui, de la Syrie.

Revenons sur l’affaire des « bombardements chimiques » d’Idlib, en Syrie, en avril dernier. Pourquoi ne criez-vous pas avec les loups sur la responsabilité du régime syrien ?

Nous nous trouvons face à une redite de l’affaire Colin Powell de 2003 en Irak et de la séquence de l’été 2013 en Syrie (attaque de la Ghouta). Je n’entrevois que deux explications possibles : ou bien ce sont les rebelles qui ont utilisé les armes chimiques en appliquant la technique familière du false flag (faux pavillon), maquillant par la suite les photos des enfants. Ces enfants n’auraient-ils pas été tués puis « soignés » par ces escrocs de l’humanitaire que l’on nomme les « casques blancs », autrement dit des associés du Front Al-Nosra, la franchise syrienne d’Al-Qaïda ? Sinon, comment expliquer que les injections, à en croire certaines vidéos, semblent factices, le niveau du liquide demeurant inchangé du début à la fin de la piqûre de « réanimation » ? Si ces cadavres d’enfants morts, soigneusement alignés comme à une parade pour les besoins de la propagande, avaient été gazés, il eût été bien imprudent de s’exposer avec eux sans précaution.

Ou bien, s’il s’agit d’un bombardement de l’armée syrienne sur ce dépôt, cela veut dire que le gaz appartenait aux rebelles. Car on sait qu’en Syrie le démantèlement de l’arsenal des armes chimiques et bactériologiques a eu lieu sous contrôle de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), après les inspections onusiennes.

Un mensonge de plus donc ?

La ficelle est bien grosse. Les mensonges sont légion dans le cas syrien, tellement nombreux qu’il s’avère difficile de les « traiter » tous. C’est une conséquence typique des théories que j’ai étudiées dans mon livre, à savoir les stratégies mises en œuvre par Washington : le chaos innovateur, la théorie du fou et le false flag, autant d’intox dont les mécanismes ont été démontés, notamment par Michel Collon. En définitive, si « complotisme » il y a, ce sont les comploteurs eux-mêmes qui aiment les complots puisqu’ils en sont les auteurs, et non pas ceux qui les dénoncent, systématiquement qualifiés de « complotistes » afin de les discréditer par avance. Dans un ordre d’idées proche, les régimes takfiristes qui financent les « révolutions » chez leurs voisins espèrent ainsi faire oublier leur nature profondément réactionnaire.

Il y avait déjà un certain cynisme de la part des intellectuels américains au temps où l’on pérorait sur le contenu de la fiole qu’avait brandie Colin Powell au Conseil de sécurité de l’Onu en 2003. Ils disaient : « L’Amérique est le plus grand empire qui ait jamais existé sur Terre, discutez et critiquez telle ou telle de nos actions si vous voulez, nous, pendant ce temps, nous créons des réalités nouvelles et nous faisons l’Histoire ! » Effectivement, pendant que tout le monde disserte : les idiots utiles, les médias, les universitaires et la classe politique rivalisant en bêtise tout en maintenant une omerta faramineuse sur les faits, les neocons façonnent effectivement cette Histoire dont nous sommes les témoins. Cela participe à un enfumage qui ne nous donne pas le loisir d’anticiper les mauvais coups que préparent ces néocons.
Que répondez-vous aux accusations de connivence entre Moscou et Washington ?

Il n’y a pas de connivence entre la Russie et les États-Unis. Si les Russes jouent la carte de la diplomatie, c’est pour trouver une solution politique. Je m’étonne également que le communiqué tripartite publié par Damas, Moscou et Téhéran au lendemain de l’attaque américaine du 4 avril sur la base aérienne de Shayrat, en Syrie, n’ait pas été divulgué dans les médias mainstream. Ce communiqué se voulait un cinglant avertissement adressé à l’administration Trump, rappelant les fondamentaux : respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité de la Syrie, et son droit de reprendre le contrôle de l’ensemble de son territoire.

Concernant l’hésitation du président Obama en 2013 qui, finalement n’a pas donné l’ordre d’attaquer, je me souviens avoir été parmi les rares personnes à être persuadées qu’il n’y aurait pas de frappes…

Qu’est-ce qui a freiné Obama ?

Obama n’est pas un personnage limpide. C’était sa façon à lui de s’affirmer en ne bombardant pas. Non pas qu’il soit revenu à de meilleurs sentiments, car il était suffisamment bien informé par ses renseignements pour connaître la vérité, mais parce qu’il voulait marquer son pouvoir présidentiel face au think tank collectif qui l’entourait – c’est ce qu’il affirme dans une interview en forme de testament.

J’évoque souvent « l’État profond néoconservateur » pour « expliquer » ce qui, sinon, pourrait paraître inexplicable. À mes yeux, ce concept est d’une importance fondamentale. Devenu populaire, il est une réalité visible, voire très voyante, depuis la fin de la guerre froide. Il se réfère à la doctrine dominante qui crée une symbiose idéologique entre les décideurs, les acteurs, les faiseurs d’opinions dans tous les secteurs de la vie publique et tous les cercles de pouvoir (politiques, diplomates, hiérarchie judiciaire, élites intellectuelles, journalistes, milieux d’affaires, communautés diverses, lobbies, etc.).

Né dans le camp républicain qui est son berceau et ancré sur le double messianisme religieux du judaïsme et des Églises protestantes dites « Églises d’éveil », l’État profond néoconservateur s’est solidement implanté dans les rangs démocrates, avant de trouver des terreaux favorables dans toutes les terres d’Occident et dans les États les plus improbables. La France est loin d’échapper à la règle, tant est grande l’idolâtrie des élites vis-à-vis de tout ce qui vient d’Amérique et le lien de vassalité que celles-ci ont intériorisé durant les décennies passées.

À Paris, les quartiers généraux et/ou les bastions de cet « État profond » sont divers et variés : non seulement au Quai d’Orsay où sévit la « secte » ou la « meute » néocon, mais aussi à Matignon, à l’Élysée et dans les rouages de la société et les arcanes du pouvoir. Les élites parisiennes sont depuis des années cooptées dans le fameux programme des « Young Leaders » de la fondation franco-américaine. On chercherait en vain un clivage entre droite et gauche « de gouvernement ».

Comment avez-vous observé l’évolution de la trajectoire des néoconservateurs français depuis le Quai d’Orsay ? Comment et quand ont-ils essaimé ?

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Source: http://www.afrique-asie.fr/michel-raimbaud-en-france-latl…

 

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Pendant qu’on y est, à lire pour ne pas mourir idiots :

 

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Michel Raimbaud

Tempête sur le Grand Moyen-Orient

Éd. Ellipses

2e édition enrichie et remise à jour

716 p., 28 euros.

 

 

 

Extensible au gré des pulsions américaines, le Grand Moyen-Orient s’étend désormais de l’Atlantique à l’Indonésie, sur plus de 50 degrés de latitude. En raison de sa position stratégique aux confins de l’Eurasie autant que par sa richesse en gaz et pétrole, cette immense « ceinture verte » islamique détient un potentiel de puissance considérable et constitue un enjeu majeur. De son devenir, mis en question par la tempête actuelle, dépend en bonne partie la physionomie de notre monde de demain : sera-t-il unipolaire, aux ordres de l’Occident comme il l’a été depuis la fin de la guerre froide, ou multipolaire comme le préconisent les émergents ? Telle est la question posée.

Les « révolutions arabes » s’inscrivent dans cette problématique planétaire. La « démocratisation » à la mode Bush n’est évidemment qu’un grossier prétexte pour faciliter la réalisation du rêve des stratèges neo-cons : remodeler le Grand Moyen-Orient en y cassant les États les plus modernes, notamment les États-nations, pour le réduire à un patchwork d’entités confessionnelles ou ethniques, de manière à ce que l’Amérique s’en assure le contrôle stratégique et qu’Israël y garde la prééminence. Pourquoi crier au conspirationnisme ? Il s’agit tout simplement d’un grand dessein annoncé urbi et orbi par ses promoteurs depuis les années 1970, un dessein qui d’ailleurs a trouvé de nombreux complices dans le monde arabe, notamment dans la mouvance islamiste qui pense pouvoir jouer au plus fin. D’où l’attelage étrange que nous voyons à l’oeuvre, réunissant deux alliés de circonstance qui peinent à regarder dans la même direction, tant leurs messianismes concurrents, celui de l’occident impérial et celui de l’islam sunnite radical, tirent à hue et à dia. Pour les États plongés dans ce tumulte infernal, il n’est pas d’autre choix que de se soumettre à l’arrogant Occident ou de rejoindre le camp de la résistance, celui des émergents.

Cet ouvrage est destiné à tous ceux qui s’intéressent aux peuples arabes et/ou musulmans, à leur histoire et leur avenir. Mettant en évidence la vérité profane et politique des événements actuels et le versant fallacieux de l’appel pseudo-religieux qui les inspire, il vise également un public bien plus large, celui des personnes désireuses de déchiffrer et de démystifier ce vieux monde où l’on sème.

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 « Guerre des six jours » : 50e anniversaire

Guerre des 6 jours : que s’est-il réellement passé en juin 1967 ? (Norman Finkelstein)

Sayed7asan –  11 juin 2017

Dans la première partie d’un long entretien en trois parties à l’occasion du 50e anniversaire de la guerre israélo-arabe de juin 1967, l’auteur et universitaire Norman Finkelstein déconstruit les mythes persistants qui

entourent cette confrontation historique – des mythes qui ont soutenu l’occupation israélienne des territoires palestiniens qui en a résulté. 

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr 

 

Norman G. Finkelstein a obtenu son doctorat en 1988 au Département de la politique de l’Université de Princeton. Il enseigne actuellement au Centre de l’Université de Sakarya pour les études sur le Moyen-Orient en Turquie. Finkelstein est l’auteur de dix livres qui ont été traduits en 50 éditions étrangères.

 

Transcription :

Aaron Mate : Voici l’émission The Real News, je suis Aaron Mate. Le 5 juin marque le 50e anniversaire de la guerre de 1967 entre Israël et les États arabes voisins. En six jours de conflit, Israël a capturé le Sinaï égyptien, les hauteurs du Golan syrien, la Cisjordanie et la bande de Gaza. A l’exception du Sinaï, Israël contrôle toujours tous ces territoires. De fait, l’occupation militaire israélienne de la Cisjordanie et de Gaza est la plus longue des temps modernes. Dans cette première partie, nous allons étudier ce qui s’est passé en 1967. Mais ce n’est pas seulement une leçon d’histoire. Le récit dominant de 1967 est qu’Israël a fait face à une menace existentielle, qu’il a mené une guerre défensive et qu’il ne voulait pas occuper des terres arabes. Ce récit a été utilisé à maintes reprises pour justifier la violence et la répression d’Israël dans les territoires occupés, et il est donc important que nous comprenions bien l’histoire réelle et rectifions ceux qui la déforment. Mon hôte est quelqu’un qui a accompli cette tâche pendant des décennies. Norman Finkelstein est un universitaire, auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien, et je suis très heureux qu’il soit parmi nous. Bienvenue, Norman.
Norman Finkelstein : Eh bien, merci de me recevoir, Aaron.
Aaron Mate : Merci d’être avec nous. Nous allons entendre beaucoup de commémorations de la guerre de 67, et le récit qui nous sera proposé ressemble beaucoup à celui-ci. Il est issu du New York Times. Le NY Times écrit :

« Cette année marque un demi-siècle depuis la guerre israélo-arabe de 1967 dans laquelle Israël a fait victorieusement face à une menace d’anéantissement par ses voisins arabes et en est également venu à dicter sa loi aux Arabes palestiniens dans les zones capturées, y compris dans la vieille ville [de Jérusalem]. »

Norman, c’est le NY Times qui dit qu’Israël « a fait victorieusement face à une menace d’anéantissement » en 67. Quel est le problème avec cette image  [qui  nous est présentée] ?

 

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Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2017/06/guerre-des-6-jours-…

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Israël met un pied dans l’OTAN

(Admirez au passage le grandiose cadeau – forcé – des contribuables belges à l’Organisation Terroriste de l’Atlantique Nord)

Israël n’est pas un pays atlantique ? En effet, c’est nous qui faisons désormais partie du Grand Moyen Orient.

 


 

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(Tentatives de) Révolutions colorées (suite et pas fin)

 

Que cherche Navalny avec ses nouvelles provocations ?

RusReinfo12 juin 2017

 

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Alors que la manifestation organisée par l’« opposant » Alexeï Navalny ce 12 juin à Moscou avait reçu l’accord des autorités pour se tenir avenue Sakharov, il y a quelques heures le leader de la « 5-ème colonne » a brutalement appelé ses supporters à se réunir à un autre endroit, sur l’avenue Tverskaya.

Tverskaya, c’est le lieu ou se rassemblent traditionnellement les moscovites en ce 12 juin, « Jour de la Russie », et de très nombreuses animations y sont prévues. La manoeuvre de Navalny est donc parfaitement claire: Il espère simplement que les interventions des forces de l’ordre pour disperser sa manifestation non autorisée entraînera des troubles suffisamment importants pour que les médias occidentaux puissent crier une nouvelle fois à la « violation des droits de l’homme ».

Par ailleurs, Navalny ayant fait de la propagande parmi les lycéens (en particulier sur vkontakt) il est très probable que la plupart de ses supporters seront des adolescents. Des images de « gamins », de touristes et de paisibles moscovites bousculés devant les caméras seront une aubaine pour cet agitateur professionnel.

Sans nul doute conforté par le soutien appuyé des occidentaux (la Cour européenne de Strasbourg a en effet condamné la Russie il y a quelques semaines pour des « arrestations [qu’elle juge] disproportionnées », et alors que sa candidature à l’élection présidentielle de l’an prochain est encore incertaine pour cause de condamnation judiciaire, Navalny semble donc choisir une autre voie, celle de la violence. Violence rémunérée d’ailleurs puisque les recrutements sur les réseaux sociaux annonçaient un « dédommagement » de … 1200 roubles (l’équivalent de 20 euros) à tous les participants mineurs… ainsi que le paiement de leurs frais d’avocats !

L’argent, pour la Ve colonne, n’est pas un problème puisque le changement présidentiel aux États-Unis n’a pas modifié le contenu des enveloppes discrètement transmises par les officiels du consulat américain de Moscou à Navalny et ses amis. Le vieux rêve de « révolution orange » à Moscou n’est pas abandonné à Washington et à Strasbourg. Pour ces fins diplomates, Navalny, qui vient de déclarer qu’une fois président (sic) il « restituera la Crimée à l’Ukraine » est un candidat de premier ordre…

Source : https://rusreinfo.ru/fr/2017/06/que-cherche-navalny-avec-…

 

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Ah, le changement climatique !

Trump ne se trompe pas en répudiant l’escroquerie de Paris

Robert Bibeau – Les 7 du Québec7 juin 2017

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Celui par qui le scandale est exposé.

Trump ne se trompe pas ! Le Président états-unien a observé que dans la guerre commerciale qui oppose le capital américain au capital européen et chinois, le premier perd la bataille de la productivité sur le front des industries « vertes » où la Chine a pris une avance insurmontable. D’ailleurs, le grand capital chinois ne s’y est pas trompé et le premier ministre pékinois, d’habitude réservé, est monté aux créneaux pour défendre son industrie… pardon, pour défendre le compromis de Paris sur le réchauffement climatique – COP21 – (1).

Deux consensus secrets liaient les capitalistes.

Jusqu’à la semaine dernière, le grand capital mondial faisait consensus sur deux problématiques. D’abord, leur collusion était totale pour transférer le fardeau de la crise économique sur le dos de la classe prolétarienne. Cette crise économique a débuté en 2008 par un krach boursier que le grand capital, ses politiciens véreux, leurs États calamiteux ne peuvent stopper. Ils tentent tous, désespérément, de sauver leur mise sachant parfaitement que peu d’entre eux y parviendront.

La deuxième thématique sur laquelle le grand capital faisait l’unanimité, jusqu’à la semaine passée du moins, portait sur la « lutte au réchauffement climatique » (sic) comme tactique pour transférer une portion grandissante des fonds publics vers le capital industriel et commercial international. Ainsi, un expert estime que COP21 coutera 90.000 milliards de dollars à l’économie mondiale (2).

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Source : http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ne-se-trompe-pas-en-repudiant-lescroquerie-de-paris/

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Méchant petit livre de grand talent sur un enfumeur tarifé :

Michel Onfray, le raisonneur du vide

Matthieu Baumier – Causeur 1er juin 2017

 

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Houdini sors de ce corps !

Vous en avez assez de voir Michel Onfray parader en couverture de tous les journaux ? Ça tombe bien, Rémi Lélian réfute méthodiquement son oeuvre philosophique dans un essai incisif.

Avec son Michel Onfray ou la raison du vide (Pierre-Guillaume de Roux, 2017) Rémi Lélian donne un pamphlet incisif, tout en saillies de haut vol : pour qu’il « advienne, qu’un tel surgissement de néant fût rendu possible, il fallait un peuple prêt à le recevoir, un peuple aux élites rompues depuis longtemps déjà au règne de l’opinion (…) Les premiers disciples du sorcier Onfray, ceux qui ont préparé le peuple à sa venue en corps de gloire médiatique, les grands prêtres de la bêtise moderne qui ont dressé la table de la cène en son honneur afin de l’accueillir dans le saint des saints, ce sont nos élites confondues à partir de l’instant où elles prirent ce bouffon au sérieux pour l’habiller des vêtements du prêtre royal ».

“Michel Homais”

Le pamphlet s’attaque à celui que Philippe Muray nommait « Michel Homais ». Monsieur Homais est l’archétype flaubertien de l’individu anticlérical, athée, ambitieux aux prétentions scientifiques et cherchant en permanence les feux de la rampe. La formule sonne juste. Pour Lélian, l’imposture Onfray dure car il s’adapte en permanence aux nouveautés du temps. Un produit formaté en fonction des évolutions de la consommation ambiante. Dans le Traité d’athéologie par exemple : « Il ressort les antiennes idiotes que chacun entend depuis qu’au lycée un abruti de section littéraire a eu le malheur d’ouvrir un livre de Nietzsche pour pavoiser devant la gent féminine et lui donner des rougeurs en prononçant « rien que la terre » : « Le-croyant-croit-parce-qu’il-a-peur-de-la-mort-et-les-religions-ne-sont-que-la-seule-invention-des-prêtres-qui-cherchent-à-dominer ! ».

Un faiseur ?

Aucun doute à ce propos, aux yeux de Rémi Lélian. Peu de pensée, beaucoup de commerce. Certains diront de « la bonne vulgarisation ». Lélian : « Certes, le bonhomme est malin, il ne navigue pas radicalement à vue, choisit avec circonspection ses contradicteurs, on ne le verra pas jouter avec quelques intellectuels renseignés sur les questions qu’il aborde ». Pas fou. Michel Onfray ou la raison du vide est un livre à la fois enjoué et sérieux. Parti à la recherche de « l’œuvre » de l’essayiste, Lélian revient les mains vides. Il y a bien des titres mais pas d’œuvre, et guère de philosophie. Le livre de Lélian a le ton des pamphlets pétris de talent. L’art est difficile. La réputation de « faussaire » et de « faiseur » de l’essayiste médiatique n’est plus à faire. Plusieurs livres et articles ont détaillé par le menu les incohérences des pavés signés Onfray. Ainsi, Le Traité d’Athéologie, au sujet des religions monothéistes et principalement du christianisme, ou encore Le crépuscule d’une idole consacré à Freud. Des contradicteurs informés ont montré combien Onfray manipule les textes qu’il utilise au service de ses thèses, jouant à sa guise avec la réalité. De plus, Onfray, nous dit Lélian, suit le vent de l’époque. À gauche quand il faut, ailleurs quand c’est utile. À Noël, un cadeau. À Pâques, des chocolats. Deux fois par an, 500 pages d’Onfray. Vu chez Carrefour et sur BFM. L’essayiste est un excellent patron de sa propre PME, là-dessus rien à redire. Doublé d’un sophiste apte à faire passer des vessies pour des lanternes.

Partout, Onfray explique qu’il n’est nulle part

Lélian : « N’appartenant à rien ni à personne, sans fidélité pour aucune école, Onfray pouvait alors tranquillement se livrer à ces élites qui l’ont laissé pénétrer leur palais, et ont promu sa pensée comme si elle en était une, en lui ouvrant grande la porte des médias qu’il fréquente assidûment tout en arguant de les mépriser ». Rémi Lélian est courageux. En lançant en guise de premier livre un pamphlet dans la mare d’un essayiste à succès, il essuiera à coup sûr des accusations simplettes. Jalousie, volonté de faire un coup etc. Il faut oser s’attaquer au phénomène Onfray, soutenu par toutes les officines du milieu éditorialo-médiatique. Onfray l’affirme pourtant : il est anticapitaliste. Il serait aussi victime des médias et de l’idéologie dominante. On ne rigole pas au fond de la classe. En pile dans toutes les librairies et tous les supermarchés, en tête de gondole comme l’on dit à bon escient, Onfray passe de plateau télé en plateau télé, de chaîne d’information continue en studio de radio. On l’entend expliquer en direct combien il est tricard dans les médias. Un livre paraît, ce Décadence par exemple, finement démonté par Lélian, et Onfray fait la Une du Figaro. Cette Une est même devenue une habitude. Onfray ou l’anticapitalisme au Figaro. Pour Lélian, l’art de l’essayiste est celui du faussaire. Un exemple ? Aujourd’hui l’essayiste se plaint d’être maltraité dans les médias. Du fait de ses positions concernant l’Islam. Le vent l’a poussé par là. Pourtant, longtemps Onfray est passé à la télé. À la radio aussi. Un accident de voiture en Angleterre, hop ! France Info téléphonait à Onfray. Il officie d’ailleurs au quotidien sur France Culture depuis une douzaine d’années. Chaque été. Avec une émission de propagande athée où il réécrit l’histoire des religions. Un prêtre de l’athéisme militant en direct chaque soir durant un mois, en juillet.

Il est libre, Michel

On n’ose imaginer ce qu’il serait dit, par exemple, d’une émission quotidienne sur France Culture, chaque année, chaque soir, au mois de juillet, présentée par un prêtre catholique s’attaquant à coups de marteau à l’athéisme. Ou bien d’une émission quotidienne où un Imam réécrirait l’histoire de l’athéisme du point de vue de l’islam militant. Sans doute la France laïque se soulèverait-elle. À juste titre d’ailleurs. Des émissions vendues elles aussi en piles de CD enregistrés par France Culture. L’État, parfois c’est bon pour les affaires. Il est libre maintenant, Michel, il a sa webtélé. Sur abonnement. La révolution a besoin de fonds. Lélian : « Onfray ne désespère pas Billancourt, il l’instrumentalise, Onfray ne fortifie pas un système prétendu d’oppression, il le sert quand cela le sert ».

Michel Onfray ou la présence réelle du sophiste. Une présence qui, au-delà de la personnalité de l’essayiste, que chacun est libre d’apprécier ou non, dit beaucoup du temps où nous sommes : « Michel Onfray figure seulement la rencontre de l’époque avec le vide dont elle est issue », écrit Rémi Lélian. Situation qui lui permet de gérer sa petite entreprise. Pourquoi pas ? Dans un monde où le produit de masse est érigé au rang de divinité médiatique, le produit peut bien s’appeler Onfray. La marque déposée importe peu, elle est fumisterie de toutes les façons. L’entreprise économique Onfray, Lélian le signale à plusieurs reprises, a été nommée par Guy Debord. Elle s’appelle le Spectaculaire. Là, le démagogue peut s’épanouir et pratiquer l’anticapitalisme militant… oups… sans rire ? Je n’en crois rien. Je crois en l’humour d’un Michel Onfray pleinement conscient de la façon dont il abuse de la crédulité de son lectorat. Gageons que, démocratiquement, chaque médiathèque de France achètera un exemplaire du livre de Rémi Lélian : une médiathèque, c’est de gauche et c’est ouvert sur la pensée d’autrui. N’est-ce pas ?

Source : http://www.causeur.fr/michel-onfray-remi-lelian-44643.html

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Matthieu Baumier

est l’auteur d’essais (Presses de la Renaissance, Pygmalion) et de romans (Flammarion, Belles Lettres). Il collabore à diverses revues.

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Les mécréants que nous sommes ne lisent pas les merdias et ne regardent pas non plus leurs couvertures. Quant à Onfray, c’est un peu comme Macron, moins on en entend parler et moins le voit, mieux on se porte. Mais Lélian a bien du talent, et ce qu’on ne fait pas, c’est laisser passer un pamphlétaire de talent sans le signaler quand par chance on rencontre un.

 

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Rémi Lélian

Michel Onfray, la raison du vide

144 pages

P.G. de Roux, mai 2017

Collection : PGDR éditions

 

 

 

 

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Rémi Lélian

est critique littéraire et professeur de philosophie.

 

 

 

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Mais il n’y a pas que des imposteurs au monde…

 

« Tolérez-vous les uns les autres ». Voltaire (pcc. FrédéricLenormand)

 

Quand Bachar al-Assad va au marché sans gardes du corps


Le 8 juin, le président Bachar al-Assad a rendu visite, à Damas, à l’exposition « Made in Syria », où il s’est plié de bonne grâce au rituel désormais bien établi, là comme ailleurs, des selfies.

 

« Le président Bachar Hafez al-Assad s’est rendu sur le lieu de l’exposition sans gardes du corps. Les gens l’aiment. Bachar al-Assad est le meilleur président du Moyen Orient (et pas que du Moyen Orient !). Les nations occidentales ont organisé une campagne terroriste visant à le faire passer pour un monstre génocidaire. Assad est un homme civilisé et Damas est une oasis de tolérance pour les musulmans et les chrétiens, et cette tolérance, nous devons la défendre à tout prix. Que la justice prévale ! »

the real Syrian Free Press

 

Source : https://syrianfreepress.wordpress.com/2017/06/11/al-assad…

 

 

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Mis en ligne le 12 juin 2017

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