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1 mars 2021

Les grosses orchades, les amples thalamèges.. Littératures vagabondes – états d’âme à La Thalamège


07/07/2017

LA JOURNALOPERIE DANS SES OEUVRES

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Le Venezuela, autre Syrie

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Jeu d’été dans nos mérdias

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* Dénoncé par https://www.legrandsoir.info/jeu-d-ete-dans-nos-medias.html

 

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La journaloperie dans ses œuvres

Comment faire pour qu’un pays agressé à l’intérieur et envahi de l’extérieur ait l’air d’une dictature ? Demandez à l’imMonde et à Liberachions, ce sont des spécialistes.

 

Comment Le Monde invente la « répression » au Venezuela

Thierry Deronne – Le Grand Soir 28 mai 2017

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Caracas – Mai 2017

Mettons-nous dans la peau d’un habitant de la planète qui n’aurait que les médias pour s’informer sur le Venezuela et à qui jour après jour, on parlerait de « manifestants » et de « répression ». Comment ne pas comprendre que cette personne croie que la population est dans la rue et que le gouvernement la réprime ?

Mais il n’y a pas de révolte populaire au Venezuela. Malgré la guerre économique la grande majorité de la population vaque à ses occupations, travaille, étudie, survit. C’est pourquoi la droite organise ses marches au départ des quartiers riches. C’est pourquoi elle recourt à la violence et au terrorisme, dont les foyers sont localisés dans les municipalités de droite. ll y a 90 pour cent de quartiers populaires au Venezuela. On comprend l’énorme hiatus : les médias transforment les îles sociologiques des couches aisées (quelques % du territoire) en « Venezuela ». Et 2% de la population en « population ». (1)

Le 12 mai l’ex-présidente argentine Cristina Fernández de Kirchner, après Evo Morales, a dénoncé « la violence utilisée au Venezuela comme méthodologie pour arriver au pouvoir, pour renverser un gouvernement » (2). Depuis l’Équateur, l’ex-président Rafael Correa a rappelé que « le Venezuela est une démocratie. C’est par le dialogue, avec les élections, que doivent se régler les divergences. De nombreux cas de violences viennent clairement des partis d’opposition » (3). C’est aussi la position du Caricom, qui regroupe les pays des Caraïbes (4). Le Pape François a dû pousser les évêques du Venezuela qui comme dans le Chili de 1973 traînaient les pieds face au dialogue national proposé par le président Maduro (5). Ce dernier a par ailleurs lancé le processus participatif de l’Assemblée Constituante, avec vote à la clef, et confirmé la tenue du scrutin présidentiel légalement prévu en 2018.

 

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Assemblée populaire et d’enseignants pour faire des propositions dans le cadre de l’Assemblée Nationale Constituante, dans l’état d’Apure le 20 mai 2017. Ce processus doit être ouvert et participatif. Une image qu’on ne risque pas de voir dans les médias… Photo de Marco Teruggi

 

Depuis la disparition d’Hugo Chavez en 2013, le Venezuela est victime d’une guerre économique qui vise à priver la population des biens essentiels, principalement les aliments et les médicaments. La droite locale renoue avec certains éléments de la stratégie mise en place jadis au Chili par le tandem Nixon-Pinochet, en clair provoquer l’exaspération des secteurs populaires jusqu’au débordement de rage et légitimer la violence. Selon le rapport budgétaire 2017 mis en ligne sur le site du Département d’État (6), 5,5 millions de dollars ont été versés aux “sociétés civiles” du Venezuela. Le journaliste vénézuélien Eleazar Diaz Rangel, directeur du quotidien Ultimas Noticias (centre-droit) a révélé des extraits du rapport que l’amiral Kurt Tidd, chef du Southern Command, a envoyé au Sénat US : « avec les facteurs politiques de la MUD (coalition vénézuélienne de l’opposition) nous avons mis au point un agenda commun qui comprend un scénario abrupt combinant des actions de rue et l’emploi dosifié de la violence armée sous l’angle de l’encerclement et de l’asphyxie » . (7)

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Source : https://www.legrandsoir.info/comment-le-monde-invente-la-…

 

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Ah, on allait oublier L’EXPRESS !

(attention, excréments intellectuels !)

 

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Des manifestants anti-Maduro affrontent les forces de l’ordre le 21 mai 2017 à Caracas, où un jeune de 23 ans a été tué par balle la veille. afp.com/JUAN BARRETO

 

Au Venezuela, ces jours-ci, une seule chose s’améliore: le sadisme d’Etat. Début mai, des manifestants placés en garde à vue dans l’Etat de Carabobo (100 kilomètres à l’ouest de la capitale) ont ainsi été obligés de manger des spaghettis aux excréments. La technique de torture est bien rodée: d’abord, l’on approche de la poudre lacrymogène sous le nez des détenus, ce qui les oblige à ouvrir la bouche; ensuite, le « mets » est introduit de force. Puis le prisonnier est contraint d’avaler. La répression monte également d’un cran sur le terrain: pour éliminer des émeutiers sans être accusée de tirer sur eux à balle réelle, la police vise la poitrine des manifestants avec des cartouches de gaz lacrymogène. À une distance de 2 mètres, de tels « accidents de tir » permettent de donner la mort sans alerter l’opinion internationale. Deux mois après le début des émeutes, le nombre des victimes approche la cinquantaine.

 

« Ici, on ne dit pas de mal de Chavez »

Autre vice employé par la dictature: des fausses petites annonces publiées sur des sites de vente en ligne proposent des masques à gaz d’occasion (un produit en rupture de stock dans le pays). Lorsque les acheteurs se présentent pour la transaction, ils sont aussitôt tabassés, embarqués, emprisonnés, torturés et déférés devant… des tribunaux militaires! Une pratique judiciaire qui est la négation même de la démocratie. « Un niveau d’ignominie inédit a été atteint », analyse Pedro Garcia Sanchez, sociologue et analyste politique vénézuélien. « Tous les jours, de nouvelles vidéos montrant des actes inhumains sont publiées sur Twitter, où l’on voit des gendarmes, des soldats ou des bandes armées s’acharner sur des jeunes à terre et se livrer à des violations flagrantes des droits de l’homme. »

 

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Depuis le 30 mars dernier, le Venezuela, 30 millions d’habitants, est au bord du précipice. Ce jour-là, le Tribunal suprême de justice (aux ordres du gouvernement) abolit le pouvoir législatif de l’Assemblée nationale (où l’opposition est majoritaire depuis un an). « Depuis le 30 mars, le Venezuela est une dictature, mais… dans un cadre constitutionnel, estime le père jésuite Luis Ugalde, une voix qui pèse. Autrement dit, la Constitution est démocratique, mais le gouvernement est dictatorial. »

À vrai dire, à la lecture des pancartes affichées dans le hall de l’aéroport international ou au pied du téléphérique de Caracas, on s’en doutait un peu: « Aqui no se habla mal de Chavez » (ici, on ne dit pas de mal de Chavez), est-il écrit en lettres majuscules rouges.

LIRE AUSSI >> Inflation, pénurie… le Venezuela plongé dans une crise sans précédent

Au « coup d’Etat institutionnel » du 30 mars – condamné publiquement par la procureure générale de la République, Luisa Ortega Diaz, pourtant issue des rangs gouvernementaux – s’ajoute la banqueroute. Malgré ses réserves de pétrole, les premières au monde, le pays souffre de pénurie alimentaire et de malnutrition, au point que le poids moyen des Vénézuéliens a diminué de 5 kilos en quatre ans. Les hôpitaux manquent de médicaments. La mortalité infantile a augmenté de 30% en un an. Ceci s’explique entre autre par cela: parmi les plus proches conseillers économiques du président Nicolas Maduro se trouvent le Cubain Orlando Borrego, 81 ans, bras droit d’Ernesto Che Guevara lorsque celui-ci dirigeait l’industrie du sucre cubaine, à l’époque rapidement menée à la faillite.

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Le cours du pétrole pas responsable

Contrairement à une idée reçue, ce n’est pas la récente chute des cours du pétrole qui explique la crise actuelle. Durant la longue présidence d’Hugo Chavez (1999-2013), le cours du baril passe de 8 à 150 dollars. La manne pétrolière dont il bénéficie dépasse les 1100 milliards de dollars… dont la moitié ne figure pas au budget de l’Etat!

Non content de dilapider ce trésor, le prédécesseur de Nicolas Maduro casse l’entreprise de pétrole PDVSA, pilier du pays depuis cent ans et nationalisée en 1975, en renvoyant 18 000 travailleurs et cadres expérimentés. Clientéliste, il les remplace par 100 000 militants chavistes non qualifiés. Les journaux et médias critiques sont fermés. Les journalistes se réfugient dans le digital et les réseaux sociaux. Les prisons accueillent leurs premiers prisonniers politiques. À la mort de Chavez, en 2013, son successeur, Nicolas Maduro, hérite d’un pays en ruine économique et morale. Ce dernier aggrave encore la situation en annulant des élections régionales en 2016.

Ce n’est pas la première fois que des manifestants se lancent contre l’autoritarisme du pouvoir. Mais, à la différence de 2014 (42 jeunes tués), les émeutes ne se limitent plus à la capitale, Caracas: elles se déroulent dans tout le pays. « Surtout, les contestataires de la classe moyenne sont rejoints par des habitants des quartiers populaires, déçus du chavisme, désespérés », souligne Nelson Bocaranda, un journaliste bien informé (il fut le premier à annoncer le cancer de Chavez, malgré les dénégations de la présidence).

« Les gens n’ont plus rien à perdre »

Autre différence : la jeunesse étudiante vénézuélienne s’impose désormais comme le moteur du mouvement, dépassant les leaders traditionnels d’opposition. « Les gens n’ont plus rien à perdre », ajoute Bocaranda qui confirme la présence de dizaines d’avispas negras (guêpes noires) en civil, ces troupes d’élites cubaines prêtées par Raúl Castro afin de mater la rébellion.

« Sur la défensive, Nicolas Maduro n’en a plus pour longtemps : ses jours sont comptés », estime, à Caracas, l’historien German Carrera Damas, auteur du livre prophétique El Culto a Bolivar (« Le culte de Bolivar », 1969), dans lequel il prédisait l’instrumentalisation de la figure du Libertador par les politiciens démagogues de son pays, bien avant qu’Hugo Chavez ne qualifie de « bolivarienne » la république vénézuélienne.

Peut-être le vieil historien a-t-il raison. Mais Maduro, outre ses forces de coercition, a plus d’un tour dans son sac. Selon un scénario, ses alliés cubains, toujours prêts à se présenter en faiseurs de paix (comme, par exemple, en Colombie voisine), pourraient appeler à des négociations – sous une égide internationale et avec l’appui du Vatican, dont les relations avec La Havane sont au beau fixe. Pour Maduro, une telle manoeuvre dilatoire aurait l’avantage de démobiliser les manifestants et de tuer la contestation. Mais, dans cette guerre civile asymétrique, le temps de la négociation n’est-il pas déjà dépassé?

 

« Guerre civile » ? Déjà entendu ça quelque part…

 

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Si on vous l’a mis en entier, c’est pour que vous n’alliez pas vous salir les pieds à patauger sur leur site. Mais qu’est-ce qui leur donne tant d’imaginatioon sur les « tortures » chavezo-maduriques ? L’envie de les appliquer ? L’habitude ? À moins qu’ils se fassent briefer à Guantanamo et autres centres de massage flottants par leurs bailleurs de fonds ?…

 

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Venezuela : Tout comprendre sur « l’inflation et les pénuries ».

Thierry Deronne  – Venezuela Info   26-05-2017

Dans deux récents articles nous avons étudié comment « Le Monde » d’avril et mai 2017 a fait passer une insurrection de l’extrême droite au Venezuela pour une « révolte populaire » et imputé à ce qu’il appelle un « régime » les assassinats commis par la droite (1). Ce média use de ce procédé depuis le début des tentatives de déstabilisation en 2013. Le mensonge corollaire, tout aussi gros, que propage « Le Monde » à l’unisson de la Sainte Alliance médiatique, c’est la « crise-humanitaire-comme-faillite-de-la révolution-bolivarienne ».

 

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Et rev’là Le Monde

 

La méthode est simple : faire passer les effets pour les causes. Les images de files d’attente interminables, de rayons vides dans les supermarchés, de manque de médicaments, d’inflation galopante, de marché noir endémique… qui servent à la droite locale et internationale de justification à une intervention extérieure ne sont pas, en effet, la « faillite d’un modèle socialiste » mais la conséquence d’une guerre ouverte du secteur privé – 80 % de l’économie – contre la révolution bolivarienne. Une déstabilisation sociale, économique et politique savamment orchestrée que le Chili de Salvador Allende a subie en 1973, et face à laquelle le Président Nicolas Maduro a décrété l’état d’urgence économique en mai 2016, comme le prévoit la Constitution.

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Source : https ://venezuelainfos.wordpress.com/2017/05/29/ven…

 

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 « Liberté d’expression » contre « Droit à être informé »

Le chef d’un réseau de  pressetitution expulsé du Venezuela

Maurice Lemoine – Le Grand Soir2 juillet 2017

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 « L’envoyé spécial du Monde, Paulo Paranagua, a été refoulé par les autorités vénézuéliennes dès son arrivée à l’aéroport de Caracas, mercredi soir 28 juin, s’indigne en page 5 de son édition du 30 juin 2017, le directeur du quotidien Jérôme Fenoglio.

Le but de son déplacement était de rendre compte de la poursuite des manifestations de l’opposition et de l’intensification de la répression par le pouvoir, qui a déjà causé près de 80 morts depuis début avril. (…) Le Monde proteste contre cette entrave caractérisée à la liberté d’informer. » Informer ? Vous avez dit informer ? Commencez, Monsieur, par vous mettre d’accord avec votre employé qui, dans la même livraison, quelques pages plus loin, ment un peu plus que vous en rajoutant dix unités au massacre imputé au président Nicolás Maduro : « La garde nationale (gendarmerie), la police et les groupes paramilitaires, dits “collectifs”, ont fait 90 morts et 1 400 blessés. » Et si l’on plongeait un instant dans la réalité ? Paranagua a déjà été pris la main dans le pot d’excréments le 21 avril – « Deux manifestants ont été tués par balles, mercredi, lors de la “mère de toutes les manifestations” » – alors qu’il trompait les lecteurs en inventant de toutes pièces : « Un étudiant de 17 ans, Carlos Moreno [a été] tué (…)

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Source : https://www.legrandsoir.info/le-chef-d-un-reseau-de-press…

 

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Mais tout ça n’est pas nouveau. Rappelez-vous. C’était en 2002…

Deux cinéastes irlandaises – elles s’appelaient Kim Bartley et Donnacha O’Brien – venues interviewer Chavez, avaient été bloquées à Caracas par un putsch pacifique des démocrates yankees… Puisqu’elles étaient là, elles ont tout filmé : les snipers qui tiraient à la fois sur la police et dans la foule (on les reverrait plus tard en Ukraine), les chars autour de Miraflores, la foule sans peur qui manifestait quand même autour des chars… les jeunes conscrits qui se concertaient avant de jouer le tout pour le tout et d’aller, en passant par les caves, arrêter les « zélîtres » en train de sabler le champagne… le triomphal retour de Chavez, à qui Fidel avait dit au téléphone : « Surtout, ne signe pas ta démission ! »…

 

La révolution ne sera pas télévisée

 

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Mais eux aussi, comme nous, ont leurs :

 

PERIÓDICAS CLOACAS

 

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Bref, les affreux ont remis ça, cette fois contre Maduro. Les mêmes. Y a-t-il quelque chose de nouveau ? Oui, un peu. Ça :

 

VENEZUELA/ Manifestantes violentos consumen captagon, la “droga del Estado Islámico”

RESUMEN Latinoamericano­30.5.2017

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http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/05/30/venezuel…

[VENEZUELA/Des manifestants violents consomment du captagon, « la drogue de l’État Islamique »]

 

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LLEGÓ EL CAPTAGON A VENEZUELA

Supuesto Negado28.6.2017

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LE CAPTAGON EST ARRIVÉ AU VENEZUELA

par Andreina Vasquez

 

La fénétylline, également appelée amphétaminothéophylline, est née de l’union chimique d’une amphétamine et d’une théophylline.  D’abord utilisée pour ses vertus psychostimulantes, elle est depuis les années 1980 considérée comme un produit dopant sous le nom de Biocapton ou Fitton. Sous sa forme hydrolysée, elle est utilisée comme stupéfiant sous le nom de Captagon.

D’origine allemande, elle a été synthétisée pour la première fois en 1961 par la société Degussa AG, elle s’est développée et est devenue célèbre dans les pays arabes où on la connaît sous le nom de « drogue des jihadistes ». Cette substance, utilisée pour le traitement du TDAHdes enfants est connue, dans les groupes qui la consomment, pour augmenter la vigilance, minimiser l’effet de la douleur et créer une sensation d’euphorie.

Au Venezuela, où elle a été introduite par ceux qui misent sur la déstabilisation dans les endroits densément peuplés comme Caracas, elle est distribuée par le titulaire de la marque Asta Pharma Aktiengesellschaft (information communiquée par le portail Matrizur). Des milliers de comprimés de Captagon en provenance d’Europe sont ainsi administrés à leurs recrues par les groupes déstabilisateurs qui cherchent à obtenir la destitution du gouvernement chaviste.

En plus de cette « aide humanitaire », on apprend qu’ils répandent aussi du chlorhydrate de cocaïne, de la cocaïne base [crack, ndt] et de l’héroïne. Tout cela semble indiquer qu’ici, de la même manière qu’ils servent à stimuler les terroristes de l’« État Islamique » dans les scénarios belliqueux du Moyen Orient, ces composés chimiques sont utilisés par les manifestants vénézuéliens qui, lorsqu’ils les consomment, ont l’impression de se sentir plus puissants, plus sûrs et plus fiers d’eux, et perdent toute sensation de peur sans perdre de leur vigilance.

La volonté désespérée des États-Unis de contrôler la géopolitique mondiale est bien connue. Comme l’est leur appétit pour l’accumulation de ressources naturelles et l’habitude qu’ils ont de provoquer à cet effet des guerres dans des pays lointains. Pour imposer leurs stratégies d’ingérence, ils y recrutent des jeunes, en leur promettant qu’en échange le bien-être de leurs familles sera assuré. Une fois ces jeunes incorporés dans le jeu de la guerre, comment les rendre « accros » au désir de tuer et à la certitude de faire ce qui est juste ?

C’est là qu’intervient l’usage de médicaments et de drogues stimulantes pour accroître artificiellement le rendement des combattants, leur faire transgresser les frontières de l’ego, amalgamer un environnement hostile à la notion de plaisir, de domination de soi, d’exaltation, d’absence de peur et, pour finir, évacuer l’horreur que porte en soi la certitude de la mort.

Rien d’étonnant dès lors à ce que la fièvre aveugle qui les pousse à détruire des sièges gouvernementaux, à s’attaquer de façon indiscriminée à des passants, à bloquer la circulation, à violer les propriétés privées et à incendier choses et gens soient considérées comme des « manifestations pacifiques » par ces « Jeunes de la Résistance » chimiquement modifiés.

Les faits : Après la Syrie aux mains des terroristes, les principaux producteurs de Captagon sont l’Arabie Saoudite et la Jordanie. En octobre 2015, deux tonnes de Captagon ont été saisies à l’aéroport international de Beyrouth, à bord de l’avion privé d’un prince saoudien. En 2011, 11 tonnes avaient déjà été saisies, et 9 tonnes en 2010. Selon Havocscope, 6.100 millions de dollars circulent annuellement dans le royaume saoudien grâce au trafic de cette drogue. N’importe qui peut s’y procurer ces comprimés au prix de 5 à 20 $ la dose.

Pour pouvoir transformer un vague appétit d’insurrection en coup d’État, il faut des drogues capables de faire passer une guerre civile forcée pour une initiative de la jeunesse d’opposition. On l’a constaté dans d’autres pays. Que cela nous serve de leçon pour nous aider à ne pas répéter ces tragiques histoires qui ont fait, de la « bataille des idées » entre frères, une « guerre de la fénétylline ».

Andreina Vasquez

[Bref, les révolutions colorées étaient aussi droguées.]

 

Source : http://supuestonegado.com/web/captagon-presencia-venezuela/

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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Incautan en Venezuela casi 3.500 dosis de la droga Captagón

TelesurTV 29.6.2017

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Les autorités sont sur la piste d’autres chargements de drogue, entrés sur le territoire à destination de Caracas. Photo AVN

Au Venezuela : Saisie de près de 3.500 doses de la drogue Captagon

TelesurTV – 29 juin 2017

L’enquête a révélé que ce stupéfiant était destiné à être consommé par les membres de l’opposition qui participent à des manifestations violentes.

La Garde Nationale Bolivarienne (GNB) du Venezuela a saisi ce jeudi, dans l’état de Táchira, 3.490 comprimés de Captagon, qui est connu comme « drogue des jihadistes », a fait savoir le commandant en chef de ce corps, Sergio Rivero.

« Les tests se sont avérés positifs à la fénétylline. Des comprimés de ce genre avaient déjà été signalés auparavant », a-t-il dit.

Le stupéfiant était transporté par un Vénézuélien de 47 ans qui, arrêté, a tenté de le faire passer pour des analgésiques et des vitamines, cependant les tests ont révélé qu’il s’agissait de fénytilline, a expliqué Rivero.

 

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Photo: AVN

 

Selon les autorités, la drogue était destinée à la consommation des manifestants de la droite vénézuélienne qui, depuis le mois d’avril dernier, participent à des actions violentes contre le gouvernement du président Nicolás Maduro, actions qui ont déjà fait plus de 70 morts, près de 1.400 blessés et provoqué des pertes matérielles pour des millions de bolivars.

Rivero a déclaré en outre que ses forces étaient sur la piste d’autres chargements de drogue qui, d’après l’enquête en cours, sont entrés sur le territoire à destination de Caracas et d’autres villes.

Le Captagon brasse 9.000.000.000 $ par an, et tout indique que la Syrie est un de ses producteurs majeurs, a dit l’experte de l’ONU, Angela Me [qui ferait bien de préciser de quelle Syrie elle parle, si elle veut être prise au sérieux, ndt].

Ce stimulant est généralement appelé « drogue des jihadistes » à cause de l’usage qu’en font, paraît-il, les combattants de l’autoproclamé État Islamique (Daech en arabe), bien que l’experte de l’ONU ait reconnu que le Bureau des Nations Unies contre la drogue et les Délits (ONUDD) n’ait pu en apporter la preuve.

Source : http://www.telesurtv.net/news/Incautan-en-Venezuela-casi-…

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

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Maduro cree que manifestantes opositores consumen droga de Daesh

HispanTV5.6.2017

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Maduro croit que les manifestants de l’opposition consomment la drogue de Daech

HispanTV 5 juin 2017

Le président du Venezuela signale que l’opposition qui se livre à des manifestations violentes le fait sous « extasis », drogue identique à celle qu’utilisent les terroristes de l’EI.

« Ils prennent une drogue qu’ont utilisée et qu’utilisent encore les groupes terroristes de l’EI (Daech en arabe) (…) Le Captagón est une drogue très puissante », a déclaré ce dimanche le président vénézuélien Nicolás Maduro, s’exprimant comme il le fait chaque semaine sur la chaîne Venezolana de Televisión.

À cet égard, il a fait référence à un incident violent, dont le protagoniste, un manifestant de l’opposition, a fini brûlé vif en tentant de mettre le feu à la moto d’un policier, pendant une manifestation.

Selon le président, la drogue en question est « livrée » aux manifestants d’extrême-droite, pour qu’ils deviennent violents et commettent des actes terroristes « sous l’emprise de l’extasis et de l’accélération »

Une information publiée récemment par Matrizur  révèle que des milliers de comprimés de Captagon en provenance d’Europe, introduits par la frontière colombienne, sont administrés aux membres des groupes qui se sont signalés par leur violence. 

Le psychotrope Captagon est produit depuis 2011 dans des laboratoires spéciaux de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) en Bulgarie, cependant, il existe aussi des laboratoires de production de ce produit dangereux dans les zones contrôlées par l’E.I. au Moyen Orient, dans des pays comme la Syrie et l’Irak.

 

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Samedi, l’extrême-droite vénézuélienne a brûlé vif un jeune homme, dans le quartier de Chacao, à Caracas (capitale), au cours d’une manifestation anti-gouvernementale. Vidéo d’HispanTV.com

 

Le Captagon maintient ceux qui le consomment dans un état particulier de vigilance. Ne ressentant pratiquement pas la douleur et ignorant la peur, ils sont en proie à une euphorie qui les pousse à se répandre dans les rues du Venezuela, pour y détruire le mobilier urbain, les sièges du gouvernement et les autobus, tout ce qui leur tombe sous la main.

Depuis le mois d’avril, l’opposition, qui rejette tout dialogue, multiplie les manifestations violentes, les destructions d’établissements commerciaux, les attaques contre les forces de sécurité, etc., pour tenter d’imposer des élections présidentielles anticipées. Cependant, le gouvernement assure que les élections auront lieu en 2018, comme prévu par le calendrier officiel.

mnz/ncl/fdd/hnb

Source : http://www.hispantv.com/noticias/venezuela/343503/maduro-…

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

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¿Grupos extremistas en Venezuela consumen captagon?

VTACTUAL 1.6.2017

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Les groupes extrémistes du Venezuela consomment-ils du Captagon ?

VTACTUAL1er juin 2017

 

Le monde entier condamne les atroces violences perpétrées par les membres de l’« État Islamique » (EI) au Moyen Orient. Leurs fréquentes actions terroristes, en particulier les décapitations de civils, de journalistes et d’innocents, se développent, selon le témoignage d’ex-membres de ce groupe, grâce à la consommation d’une drogue puissante connue sous le nom de Captagon. Selon le portail Arsenal Terapéutico, cette drogue pourrait être en train de circuler dans les groupes extrémistes financés par la droite vénézuélienne.

 

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Ce site a publié une enquête intitulée « Venezuela : une substance psychotrope administrée aux groupes violents est introduite par la Colombie », dans laquelle il affirme des secteurs violents de l’opposition sont approvisionnés en substances psychoactives par la frontière entre la Colombie et le Venezuela par de supposées ONG (selon une information à laquelle ce portail a eu accès).

L’article signale que diverses entreprises internationales de transport de colis postaux, au nombre desquelles FedEx, UPS et DHL, ont fait savoir à leurs clients que la douane nationale « leur a interdit d’introduire dans le pays des médicaments et tout matériel susceptible d’être utilisé par les manifestants de l’opposition au cours de leurs affrontements violents avec la Guardia Nacional Bolivariana (GNB), dans les rues depuis deux mois ».

Au Venezuela, d’après le bureau des propriétés industrielles, le titulaire de la marque Captagon est Asta Pharma Aktiengesellschaft. Cette drogue est aussi stimulante que la cocaïne et est utilisée par les individus qui la consomment pour se sentir plus puissants, augmenter leur confiance en eux, et pour pouvoir accomplir n’importe quelle action sans peur.

Une autre caractéristique de ce stupéfiant est qu’il réduit la capacité de juger et produit de très hauts niveaux d’euphorie ; cela pourrait expliquer la violence exacerbée que l’on a constatée ces derniers jours dans les rues du Venezuela, où les manifestants ont attaqué jusqu’à leurs propres camarades et des passants inconnus sans rapport avec les manifestations, se sont livrés à de véritables lynchages et sont allés jusqu’à brûler vives des personnes qu’ils accusaient de s’être « infiltrées » dans leurs manifestations.

Lire aussi : FASCISME : à Caracas, des groupes extrémistes brûlent vif un jeune homme qu’ils prennent pour un chaviste.

 

Le témoignage d’un ex-membre d’ISIS

Selon un article publié par RT en novembre 2015, « les jihadistes de l’État Islamique ont très souvent recours à l’amphétamine “magique” qui augmente

leur force et leurs prouesses au combat, leur confère le sang-froid et la brutalité bestiale dont ils ont besoin pour réaliser leurs atrocités, viols, décapitations et crucifixions ».

En octobre 2014, le journaliste de la chaîne CNN, Ivan Watson, a interviewé deux ex-membres de l’EI dans une prison contrôlée par les Kurdes, au nord de la Syrie. Au cours de l’entretien, ces hommes lui ont révélé des détails sur leur vie à l’intérieur du groupe et sur les tortures auxquelles ont été soumis journalistes et civils.

Karem, un des interviewés, jeune homme d’à peine 19 ans, raconte que, pendant qu’il était membre d’ISIS il recevait des stupéfiants. « Ils nous donnaient des drogues, des trucs hallucinogènes qui vous faisaient marcher au combat sans vous préoccuper de vivre ou de mourir », a révélé le gamin.

 

 La drogue consommée par les jihadistes de l’État Islamique, qui les aide à commettre des atrocités, est le Captagon, une amphétamine produite clandestinement à la frontière entre le Liban et la Syrie. Elle circule parmi les groupes armés qui prolifèrent dans la région depuis plus de cinq ans.

AMR

Source : https://www.vtactual.com/es/grupos-extremistas-en-venezue…

Traduction c.l. pour Les Grosses Orchades

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ET PUISQUE SYRIE-VENEZUELA MÊME COMBAT :

 

Nos merdias, ne se sentant plus pisser, trouvent que le Venezuela seul à se mettre sous la dent, c’est trop peu. Et de tisser à plusieurs métiers leurs salissures tarifées…

 

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« Ridicule » qu’il dit, Bruno Guigue… Sa gentillesse le perdra.

La lettre ridicule d’un collectif pro-terroriste au président Macron

Bruno Guigue – Le Grand Soir4 juillet 2017

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Une poignée d’experts auto-proclamés vient d’adresser une lettre à M. Macron dont le titre-oxymore prêterait à rire s’il ne s’agissait d’une affaire sérieuse. “M. le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme”, déclament ces soi-disant intellectuels dans les colonnes de “Libération”, propriété du milliardaire franco-israélien Patrick Drahi. On croit rêver ! Au moment où l’armée syrienne, soumise aux bombardements américano-sionistes, mène un combat acharné contre Daech, ces charlatans osent dire que l’État syrien fait le jeu du terrorisme. Sans scrupule, ils crachent sur la Syrie souveraine, pays courageux qui paie un lourd tribut à la lutte contre les djihadistes made in CIA.

Combien, parmi ces embusqués, serait capable d’aller se battre contre les terroristes qui viennent encore d’ensanglanter les rues de Damas ? Aucun, bien sûr. Car ce terrorisme, le même que celui qui tue des innocents à Paris, à Bagdad ou à Bamako, ils sont les premiers à le cautionner. Ils ressortent le vieil argument selon lequel les Occidentaux, en refusant de bombarder Damas, auraient laissé prospérer le djihadisme. Ce refus, disent-ils, “ne laisse d’autre alternative à ceux qui s’opposent au régime que l’exil, la mort ou le rapprochement avec les groupes les plus radicaux”. C’est clair, non ? Il n’y aurait pas d’autre alternative que de rejoindre les coupeurs de tête ! D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si parmi les signataires de cette lettre figure François Burgat, qui est l’un des rares, dans la bande, à intervenir régulièrement sur la tragédie syrienne.

François Burgat, ça ne vous dit rien ? C’est ce chercheur au CNRS qui déclarait le 9 août 2016, sur RFI : « Je pense que l’un des grands défis des Occidentaux, c’est d’être capables de mettre le curseur sur des forces politiques que l’on va considérer comme fréquentables, ou dont on va accepter qu’elles font partie de ce lot de forces politiques parmi lesquelles les Syriennes et les Syriens choisiront, le jour venu. Et je pense que oui, l’ex-Front al-Nosra devrait faire partie des forces politiques considérées comme fréquentables ».

Curieux, tout de même, qu’un texte où l’on accuse le président syrien de favoriser le terrorisme soit signé par un “chercheur” qui prône la coopération des puissances occidentales avec la branche syrienne d’Al-Qaida. Il faudrait savoir ! Si vous recommandez l’alliance avec les terroristes, M. Burgat, pourquoi reprochez-vous à M. Assad de favoriser le terrorisme ? En réalité, vous savez pertinemment que l’armée syrienne, avec ses alliés, est la seule à combattre les terroristes. Mais comme vous expliquez depuis 30 ans que le monde arabe doit se convertir à l’islamisme, vous avez vu dans la guerre de Syrie l’accomplissement de votre rêve. Depuis 30 ans, vous vous faites l’apologiste de la charia pour les autres, et maintenant vous jouez à l’attaché de presse pour Al-Qaida. Je crois qu’un enfant de cinq ans vous mettrait le nez dans votre caca.

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Source : https://www.legrandsoir.info/la-lettre-ridicule-d-un-coll…

 

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On n’allait quand même pas se passer des trucideurs de Sartre !

 

Quand le journal Libération accuse Macron de « soutenir le terrorisme »

Philippe Huysmans – A.S.I. – 3 juillet 2017

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DANS UNE TRIBUNE OFFERTE À UNE CENTAINE D’ « INTELLECTUELS », LE QUOTIDIEN DE GÔCHE SE LIVRE À SON EXERCICE FAVORI, LA DÉFENSE DES POSITIONS RADICALEMENT ATLANTISTES.

« Monsieur le Président, maintenir Assad, c’est soutenir le terrorisme »

Le quotidien sartrien n’y va pas par quatre chemins, et s’en trouve encore moins gêné qu’il le fait dire par une brochette « d’intellectuels » qui ont pratiquement tous en commun d’être de parfaits inconnus, et quand on les connaît, c’est généralement pour leur sympathies avec des think-thanks d’obédience néocon ou leur proximité avec l’opposition syrienne.

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Source : https://arretsurinfo.ch/quand-le-journal-liberation-accus…

 

Ce qui compte surtout dans ce papier, c’est :

La réponse du Vilain Petit Canard aux pétitionnaires

On le trouve aussi beaucoup trop gentil, Philippe Huysman. Il devrait faire une amicale, avec Bruno Guigue, des indignés modérés.

Mais quand est-ce que quelqu’un, enfin, LEUR FOUTRA DES BAFFES, jusqu’à ce qu’ils tombent et ne se relèvent plus ??????????

 

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Ouh la la ! Michel Collon dépose plainte contre Le Monde pour son DECODEX. Vous pouvez même vous y associer :

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http://www.investigaction.net/fr/decodex-michel-collon-ex…

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(On aimerait ne pas avoir à l’utiliser si souvent, notre petit ami Spew)

Esprit de l’escalier :

S’il est vrai que la religion est l’opium du peuple, peut-être faudrait-il quand même arrêter de confondre Islam et Captagon.

 

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In cauda…

Toute dernière minute !

Quand Cuba remet les Euronouilles à leur place

 

Déclaration de la Commission des Relations Internationales de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire de la République de Cuba en réponse à la résolution sur Cuba adoptée par le Parlement européen le 5 juillet 2017

La Commission des relations extérieures de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire de la République de Cuba rejette de la façon la plus énergique la résolution sur Cuba que vient d’adopter le Parlement européen, résolution d’autant plus inacceptable qu’elle est contraire aux principes de respect, d’égalité et de réciprocité entérinés dans l’Accord de dialogue politique et de coopération signé à Bruxelles le 12 décembre 2016 entre Cuba, l’Union européenne et ses États membres.

Prétextant de son assentiment à l’application provisoire de cet Accord, le Parlement européen a émis une déclaration qui dénature notre réalité, suggère des recettes dont Cuba n’a nul besoin, constitue une intromission dans nos affaires intérieures et contient des points gravement attentatoires à la souveraineté du peuple cubain

La Résolution du Parlement européen contraste avec le cours positif que suivent les relations de Cuba avec la Commission européenne, le Service européen d’action extérieure et les États membres du bloc communautaire.

Des députés européens, dont la position vis-à-vis de Cuba ne date pas d’hier et dont on connaît l’opposition aux relations entre celle-ci et l’Union européenne, ont fomenté l’adoption de cette Résolution qui non seulement s’avère contre-indiquée et inopportune, mais a de forts relents colonialistes, et qui prétend nous donner des leçons en matière de démocratie et de droits de l’homme, comme si les politiques unilatérales, discriminatoires et sélectives qui avaient caractérisé par le passé la position de l’Union européenne  vis-à-vis de Cuba pouvaient être encore de mise.

Tout en se référant timidement aux lois et mesures à effet extraterritorial en cours, la Résolution non législative du Parlement européen ne mentionne ni la Loi Helms-Burton ni le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis, qui est contraire au droit international et viole les droits humains du peuple cubain. Curieusement, non contente de passer sous silence le fait que le président Trump vient de renforcer ce blocus ainsi que l’interdiction faite aux Étatsuniens de voyager à Cuba, elle fait sienne la rhétorique à laquelle il a recouru pour annoncer des mesures destinées à complaire à une minorité de vieux ultras et terroristes qui lui a servi de parterre à Miami.

Le Parlement européen ferait mieux de s’occuper de la défiance toujours plus profonde et accrue des Européens envers les institutions communautaires, défiance qui se traduit par des taux de participation très faibles aux événements politiques et électoraux, par la hausse de la xénophobie et des pratiques ségrégationnistes contre les minorités sur le territoire de l’Union, par la carence de solidarité de l’Union européenne envers les réfugiés qui arrivent par vagues d’Afrique et du Moyen-Orient et par son absence de sens de ses responsabilités historiques face à ce phénomène qui continue de causer de lourdes pertes humaines.

Le Parlement européen ferait mieux de s’occuper de la corruption galopante qui sévit dans certains secteurs politiques européens, de la détérioration croissante des systèmes de sécurité sociale, notamment ceux qui ont trait à la santé, de la persistance de taux de chômage élevés, surtout chez les jeunes, et des maigres avancées qu’enregistre l’égalité entre les sexes en Europe.

Nous ne reconnaissons aucun droit au Parlement européen d’aborder des questions relevant du strict ressort du peuple cubain, qui continue d’édifier son avenir socialiste, démocratique, souverain et indépendant.

Commission des relations internationales

Assemblée nationale du pouvoir populaire

La Havane, 5 juillet 2017

An LIX de la Révolution

Source : http://www.parlamentocubano.cu/index.php/declaracion-de-l…

Voir aussi : http://www.caraibcreolenews.com/index.php/caricreole/item…

Quant au texte de la résolution européenne, les Européens y auront droit… plus tard. Peut-être.

 

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Mis en ligne le 7 juillet 2017

 

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,