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4 mars 2021

Les grosses orchades, les amples thalamèges.. Littératures vagabondes – états d’âme à La Thalamège


16/03/2018

OBSOLÈTE, OUI, MAIS…

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Obsolète, oui, mais…

 

Sans vouloir jouer à Nostradamus, on peut supposer que les services de renseignement russes avaient de bonnes raisons de croire que les galonnés, au Pentagone, qui crèvent d’envie (piaffent, trépignent) de se payer une « première frappe au nucléaire » sur la Russie, étaient près d‘obtenir le feu vert de MM. Pence, Mattis et consorts par-dessus la tête du POTUS toujours pas dégommé mais impuissant, pour que M. Poutine juge opportun de les calmer en leur mettant le nez dans leur chandelle verte. C’est en tout cas ce qui nous semble ressortir de la réflexion du Saker.

 

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Systèmes d’armements russes nouvellement révélés : implications politiques

Le Saker – The Vineyard of the Saker 9 mars 2018

[Cette analyse a été écrite pour The Unz Review]

 

Les deux premiers des cinq stades du deuil : déni et colère.

En ce moment même, les Anglo-Sionistes son en train d’endurer quelque chose de très similaire aux deux premiers des Cinq Stades du deuil selon le modèle Kübler-Ross : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l’acceptation. Dans la plupart des cas, cela se manifeste par des critiques sur la qualité des vidéos présentées par Poutine et par de simples incantations selon lesquelles « ces armes n’existent que sur le papier ». C’est absolument normal et ne durera pas trop longtemps. Cette sorte de refus est un mécanisme normal d’adaptation, dont la fonction primordiale est d’« amortir le coup, mais ce n’est pas quelque chose sur quoi on puisse baser une politique ou une stratégie. Cependant, il vaut la peine d’examiner pourquoi exactement ces révélations ont déclenché une réaction aussi forte, parce que les choses sont un peu plus complexes qu’elles n’en ont l’air à première vue.

Lire la suite…

 

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2018/03/15/obsolete-oui-mais-ii-8811238.html  

 

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Mais Israël a le droit de se défendre, non ?

 

L’art de la guerre

LItalie sous lemprise USA/OTAN

Manlio Dinucci – il manifesto13 mars 2018

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

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Dans la première moitié du mars, sont simultanément en cours deux grands exercices de guerre  – l’un en Méditerranée devant les côtes siciliennes, l’autre en Israël – tous deux dirigés et soutenus par les commandements et par les bases USA/OTAN en Italie.

Au Dynamic Manta 2018 – exercice de guerre sous-marin, appuyé par les bases de Sigonella et Augusta et par le port de Catane – participent des forces navales des États-Unis, Canada, Italie, France, Belgique, Allemagne, Grande-Bretagne, Espagne, Grèce et Turquie, avec 5000 soldats, navires de surface, sous-marins, avions et hélicoptères. L’exercice est dirigé par le Commandement OTAN de Lago Patria (JFC Naples), aux ordres de l’amiral étasunien James Foggo. Nommé par le Pentagone comme ses prédécesseurs, il commande en même temps les Forces navales USA en Europe et les Forces navales USA pour l’Afrique, dont le quartier général est à Naples Capodichino.

C’est l’amiral Foggo lui-même qui explique à quoi sert le Dynamic Manta 2018 : la « Quatrième bataille de l’Atlantique » a commencé, après celles des deux guerres mondiales et de la guerre froide. Elle est menée contre « des sous-marins russes de plus en plus sophistiqués qui menacent les lignes de communication maritime entre les États-Unis et l’Europe de l’Atlantique Nord ». L’amiral accuse la Russie de conduire « une activité militaire de plus en plus agressive », en citant comme exemple des chasseurs russes qui survolent à basse altitude des navires USA. Mais il ne dit pas que ces navires de guerre croisent dans la Baltique et en Mer Noire tout près du territoire russe. Même chose pour les drones-espions USA Global Hawk qui, décollant de Sigonella, volent deux ou trois fois par semaine le long des côtes russes au-dessus de la Mer Noire.

L’amiral Foggo, tandis qu’avec sa casquette de commandant OTAN il prépare en Italie les forces navales alliées contre la Russie, avec celle de commandant des Forces navales USA en Europe envoie depuis l’Italie la Sixième Flotte au Juniper Cobra 2018, exercice conjoint USA-Israël dirigé principalement contre l’Iran.

Partant de la base de Gaeta, est arrivé à Haifa le Mount Whitney, navire amiral de la Sixième Flotte, accompagné du navire d’assaut amphibie Iwo Jima. Le Mount Whitney est un quartier général flottant, relié au réseau mondial de commandement et de contrôle du Pentagone, y compris à travers la station MUOS de Niscemi (Sicile).

Le Juniper Cobra 2018 – auquel participent 2500 militaires USA et autant d’Israéliens – a commencé le 4 mars, alors que le premier ministre Netanyahou, dans sa rencontre avec le président Trump, soutenait que l’Iran « n’a pas renoncé à ses ambitions nucléaires » (sans dire qu’Israël est l’unique puissance nucléaire au Moyen-Orient) et concluait : « l’Iran doit être stoppé, c’est là notre devoir commun ».

L’exercice simule la riposte israélienne au lancement simultané de missiles depuis le Liban, l’Iran, la Syrie et Gaza. Le scénario réel peut au contraire être celui d’un lancement de missiles faussement attribué au Hezbollah libanais allié de l’Iran, comme prétexte pour attaquer le Liban en visant l’Iran. Au maximum 72 heures plus tard, déclarent des officiers étasuniens et israéliens, arriveraient d’Europe (en particulier des bases en Italie) des forces étasuniennes pour épauler Israël dans la guerre.

La présence au Juniper Cobra du général Scaparrotti, chef du Commandement Européen des États-Unis, confirme ce plan, qu’il a défini dans une rencontre avec l’état-major israélien le 11 mars. Comme Scaparrotti est aussi Commandant suprême allié en Europe (charge qui revient toujours à un général USA), le plan prévoit une participation OTAN, surtout italienne, en soutien à Israël, dans une guerre à grande échelle au Moyen-Orient.

Édition de mardi 13 mars 2018 de il manifesto

 

 

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Et ces agresseurs du Hezbollah qui font semblant de s’occuper de petites filles !

Hassan Nasrallah rend hommage à Ahed Tamimi

Sayed7asan – 10 mars 2018

 

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 16 février 2018, à l’occasion de la commémoration des dirigeants martyrs du Hezbollah (Cheikh Ragheb Harb, Sayed Abbas Mousawi, Hajj Imad Moghniyeh)

 

sayed7asan.blogspot.fr/

 

Transcription :

[…] En Palestine, le blocus américain contre le peuple palestinien se poursuit. Le financement (américain) de l’UNRWA est bloqué, les aides accordées à l’Autorité palestinienne, qui assume diverses responsabilités sociales, financières, pour la vie courante, etc., sont coupées, des mouvements de Résistance palestiniens et leurs dirigeants sont placés sur la liste des organisations terroristes, de nouvelles sanctions sont prises par le Congrès américain contre des mouvements palestiniens, et toujours davantage de pressions, mais ce qui continue à donner espoir, et que nous devons souligner et soutenir avec force, c’est l’unanimité palestinienne pour refuser la décision de Trump et l’unanimité palestinienne (pour refuser) la soumission (au prétendu) accord du siècle (parrainé par Trump), telles sont les positions annoncées.

Et le peuple palestinien a proposé, durant les dernières semaines, des modèles (de Résistance). Je vais me contenter de 3 noms.

Le martyr, fils de martyr, Ahmad Jarrar. Il constitue un modèle particulièrement éminent et digne que non seulement le peuple palestinien mais toute la Communauté (islamique) doit suivre. Un seul jeune, cadre (de la Résistance), face à l’armée israélienne, à son arrogance et à ses services de sécurité, ce combattant a trouvé le martyre.

Deuxièmement, une jeune femme. Les médias la présentent comme une enfant, mais elle a 17 ans, c’est une jeune femme. La jeune femme Ahed Tamimi, avec sa position audacieuse et courageuse, elle et sa famille (ainsi que le martyr Ahmad bien sûr), la logique (de Résistance) de son père, que nous avons tous entendu dans les médias. Cette jeune fille qui gifle les soldats israéliens et leur fait face, et qui fait face au tribunal, avec ses parents qui l’encouragent à continuer, à rester forte, à être courageuse et persévérante.

Troisièmement, Omar al-Abd, qui a été condamné hier à 4 peines de prison à perpétuité, et à l’interdiction de l’inclure dans toute opération (future) d’échanges de prisonniers. Comment a-t-il accueilli les 4 peines de prison à perpétuité ? Avec le sourire. Et cela a mis en colère (le ministre de la défense israélien) Lieberman. C’est surtout la colère de Lieberman que j’ai relevée. Voyez cela : on le condamne à 4 peines de perpétuité, on refuse de négocier sa libération, et il accueille cela avec le sourire.

Tel est le peuple palestinien. Pourquoi est-ce que nous parlons toujours avec espoir de l’avenir et de l’horizon de ce conflit ? Parce que nous plaçons nos espoirs en ces gens-là. Ces trois (Résistants) sont les enfants de leurs communautés, ils n’en sont pas isolés mais leur ressemblent.  […]

Traduction : sayed7asan.blogspot.fr/

Source : http://sayed7asan.blogspot.be/2018/03/hassan-nasrallah-re…

 

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SRI LANKA

 

Sri Lanka, tension alarmante, les États-Unis à la manœuvre !

[Vous êtes sûrs que le Hezbollah et l’Iran n’y sont pour rien ? Et la Corée du Nord ? [ndGO]

Jean-Pierre PAGE – Le Grand Soir 12 mars 2018

 

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Les événements tragiques intervenus ces derniers jours à Ampara dans le sud-est du pays et surtout à Kandy, l’ancienne capitale historique de Ceylan, devenu en 1972 une République, puis la République Socialiste et Démocratique du Sri Lanka, sont alarmants à plus d’un titre.

Ils ont été marqués par des manifestations violentes anti musulmanes. Des magasins et des habitations ont été incendiés, on compte plusieurs morts, des blessés, des centaines d’arrestations, le pays est de nouveau sous tension.

 

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Dans ces conditions le Président Sirisena et son gouvernement conservateur dirigé par Ranil Wickramasinghe un premier ministre discrédité, ultra libéral et aux ordres de Washington, ont décidé l’instauration de l’état d’urgence sur l’ensemble du pays, le couvre-feu dans de nombreuses villes. Les forces spéciales de l’armée et les réserves de la police sont mobilisées en force sur le terrain, l’usage des réseaux sociaux sur internet a depuis été bloqué, la censure de la presse rétabli, tous les rassemblements sociaux ou politiques sont interdits.

C’est la première fois que de telles décisions sont prises depuis presque 10 ans et la fin d’une guerre de 30 ans contre le mouvement séparatiste des Tigres Tamouls, le LTTE. Il n’est pas inutile de rappeler que cette organisation terroriste longtemps considérée comme la mieux organisé et la plus dangereuse internationalement a bénéficié jusqu’au bout du soutien des puissances occidentales et dans une certaine mesure des dirigeants de l’Inde, dont l’alliance stratégique avec les États-Unis a toujours pour objectif de contenir et refouler l’influence grandissante de la Chine dans la région et dans une certaine mesure celle également de la Russie.

Comme ce fut le cas dans le passé, les médias occidentaux relayent complaisamment les déclarations alarmantes sur le retour des conflits inter- ethniques au Sri Lanka. Cette fois, ce ne sont plus les Cingalais contre les Tamouls mais les Cingalais contre les Musulmans, le Bouddhisme contre l’Islam.

 

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Les ambassades de l’Union Européenne et des États-Unis sont mobilisées en permanence et à la manœuvre. Elles donnent leurs instructions et recommandations au gouvernement avec une condescendance toute néo- coloniale. Des organisations comme le « Crisis Group, HRW, Amnesty » et de très nombreuses ONG grassement financées par la « NED (National Endowment for Democracy) » et des fondations européenne ou américaines comme l’« Open Society » de Georges Soros accusent déjà et sans preuves l’ancien régime du Président Mahinda Rajapaksa d’être l’instigateur de cette violence.
La réalité, les causes, les responsabilités sont tout autres :

Le contexte Sri Lankais depuis les élections de 2015 est marqué par la mise en place d’un gouvernement de droite et l’élection d’un nouveau Président issu de l’ancien parti au pouvoir qu’il a trahi sans vergogne.

L’action du gouvernement est dorénavant marquée par une libéralisation accélérée du pays ! Ce changement radical s’opère sous le contrôle du FMI, des institutions financières internationales et bien sûr par l’Ambassade des États- Unis qui a complètement investi les services du gouvernement. L’Ambassadeur US joue au Vice-Roi comme au meilleur temps de la colonisation britannique. Il manœuvre et décide depuis son « bunker », comme on appelle à Colombo les locaux gigantesques de l’Ambassade US, plantés avec arrogance en face des bureaux du Premier ministre

En termes de progrès de la croissance, le Sri Lanka qui était le second pays en Asie après la Chine, est passé en trois ans dans le peloton de queue. Ce bouleversement a provoqué une énorme crise économique et sociale, un surendettement spectaculaire, l’effondrement de la roupie, la mise à l’encan du pays.

Le Sri Lanka, hier exportateur de riz est aujourd’hui importateur, de même pour la noix de coco, les épices, et même le thé qui sont l’alimentation de base de la population. Les instructions et les conditionnalités du FMI ont entraîné de nouvelles privatisations, la diminution drastique des budgets pour l’éducation et la santé, la destruction du service public.

Le pays est par ailleurs littéralement mis en vente pour le compte d’investisseurs internationaux avec l’abandon des anciennes restrictions sur la propriété vis-à-vis des étrangers. Les néo-conservateurs US et les Chicago boys appliquent ici les mêmes recettes que partout avec les résultats que l’on connaît. 25% de la population Sri Lankaise ne mange pas à sa faim selon le rapport annuel de l’auditeur Général.

Sous la pression de Delhi et pour faire contrepoids à la part prise dans le développement du pays par la Chine, l’Inde a imposé un traité de libre-échange qui se traduit entre autres par une mise en concurrence effrénée des travailleurs indiens et sri-lankais, en particulier dans le domaine de la santé. L’exportation de la main d’œuvre bon marché exploitable et corvéable à merci en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe a été développée. Elle est devenue la principale ressource d’entrée de devises du pays.

Le Sri Lanka est devenu l’une des premières places dans le monde pour les trafics en tout genre, drogues et armes, mais surtout pour le blanchiment de l’argent sale ; la criminalisation de l’économie s’opère en particulier dans le domaine de l’immobilier.

Par ailleurs, sur le plan international, le gouvernement de Colombo a rompu avec ses anciens alliés, renoncé au non alignement, et, de manière sans précédent dans les annales, accepté de co-sponsoriser avec les États-Unis une résolution au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU à Genève contre ses propres intérêts nationaux et la souveraineté du pays. Cette résolution préconise entre autres la mise en place de tribunaux hybrides avec la participation de magistrats étrangers pour juger de supposés crimes de guerre de l’armée Sri Lankaise et des responsables politiques de l’époque. Elle exige également la rédaction d’une nouvelle constitution pour laquelle les Américains ont proposé leurs services.

Les émissaires de haut niveau de Washington, du Département d’État, de l’armée américaine, multiplient les visites et les tournées d’inspection. Après avoir été chassé du Sri Lanka par la gauche dans les années 70 comme dans d’autres pays du Tiers monde comme la Bolivie, le Pérou, l’Indonésie, les « Peace Corps » sont de retour à travers un contrat d’assistance léonin signé en grande pompe en présence du Premier ministre et de l’Ambassadeur des États-Unis. Les « Peace Corps », « US Aid », sont comme on le sait, avec des budgets colossaux de centaines de millions de dollars, les paravents des actions de la CIA.

 

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Sheila Crowley, directeur intérimaire de  l’ U.S. Peace Corps, et le ministre des Affaires étrangères du Sri Lanka Tilak Marapana ont signé le 24 février dernier un nouvel accord bilatéral pour rétablir un programme du Peace Corps au Sri Lanka. 

 

Ajoutons à ce triste bilan la mise au pas et le contrôle tatillon des médias comme des réseaux sociaux.

La corruption à la tête de l’État atteint des sommets. Elle est marquée par le scandale financier de la Banque Centrale, dans lequel sont impliqués son Président, un Sri Lankais de nationalité singapourienne aujourd’hui en fuite, son gendre sous les verrous, le Premier ministre et son ancien ministre des Finances, lequel a été contraint de démissionner. Cette affaire a fait perdre plusieurs dizaines de milliards de dollars au pays.

Enfin pendant plus de deux ans le pouvoir, sentant la situation lui échapper progressivement, a multiplié les arguties pour reculer la date des échéances électorales, qui finalement ont pu avoir lieu sous la pression de l’opinion publique.

Avec l’aggravation de la crise économique, sociale, et politique, les résistances se multiplient, en particulier dans la jeunesse. Elles ont pour toute réponse la répression policière, ce qui a entrainé morts, blessés, arrestations massives. On a même fait matraquer d’anciens soldats blessés et handicapés revendiquant leurs droits, alors que le pays les considère comme des héros pour l’avoir libéré du terrorisme.

Comment s’étonner, dans ces conditions et dans un laps de temps aussi court, de l’exaspération du peuple, d’une colère qui n’a cessé de grandir au point de se traduire ces dernières semaines par de nombreuses manifestations sociales, mais surtout, début février, par un raz-de-marée électoral historique en faveur de l’opposition, conduite par le nouveau parti SLPP de l’ancien Président Mahinda Rajapksa.

 

 

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Mahinda Rajapaksa

 

Les gens sont à bout, ils veulent le départ du gouvernement de droite, d’un Premier ministre haï, y compris dans son propre camp comme par ses alliés de circonstance. Le peuple exige des élections générales et un nouveau gouvernement de centre-gauche comme le précédent et la mise en cause de la résolution contraignante patronnée par les États-Unis entrainant de nouveaux abandons de souveraineté au bénéfice des Américains et des Indiens. Le peuple a des attentes, des exigences sociales fortes, la jeunesse est en quête d’avenir mais ne trouve de réponses illusoires que dans le départ à l’étranger en quittant le pays, la famille, les attaches.

 

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Gothabaya Rajapaksa

 

Des prétendants politiques au changement une figure émerge de manière indiscutable, celle de Gotabaya Rajapaksa, ancien secrétaire d’état à la Défense et artisan principal de la victoire contre les Tigres du LTTE, frère de l’ancien Président. De larges secteurs de l’opinion soutiennent cette alternative crédible. Malgré les campagnes incessantes du gouvernement, et les pressions internationales de toutes sortes contre lui et son frère, leur influence et leur popularité déjà très importante n’a cessé de grandir au point de devenir irrésistible. Le charisme indiscutable de Mahinda Rajapaksa a pesé lourd dans le résultat des récentes élections.

Pour les États-Unis et l’Inde, la perspective probable et concrète de perdre de nouveau le Sri Lanka est insupportable, compte tenu de l’importance stratégique du pays, avec le plus grand port en eau profonde de l’Asie à Trincomalee, pour lequel la 7e flotte des États-Unis et le gouvernement de Delhi ont des projets ambitieux ! Par ailleurs, les initiatives de la Chine, qui se distingue entre autres par l’immense projet de Nouvelle Route de la Soie et ses succès économiques et politiques, les placent sur la défensive. Cette situation en évolution permanente illustre le nouveau rapport des forces, mais, en renforçant les contradictions, aiguise un peu plus les conflits dans la région.

La partie d’échecs est d’importance ! Pour les Américains, une défaite peut remettre en cause leurs ambitions géopolitiques contenues dans le trop fameux rapport stratégique de Barack Obama « Pivot Asia ». Cette doctrine considère dorénavant l’Asie comme une priorité décisive dans leurs ambitions de domination mondiale, au besoin par la force militaire, et même en prenant le risque d’un troisième conflit mondial.

C’est pourquoi les États-Unis n’entendent pas lâcher leur proie si aisément.

Par conséquent, le retour des Rajapksa au pouvoir serait une catastrophe politique pour la droite et, bien sûr, pour l’impérialisme, dont les intérêts sont d’une tout autre dimension. Il leur faut donc l’empêcher à n’importe quel prix !

Bien sûr, le gouvernement de droite n’a nullement l’intention de remettre en cause sa politique : ce serait commettre un véritable suicide. L’urgence, pour lui, c’est de détourner, de dévoyer le mécontentement populaire, lui faire craindre le pire, lui trouver d’autres adversaires à mettre en cause, des boucs-émissaires, le faire renoncer à ses exigences sociales légitimes en matière de pouvoir d’achat, d’emplois non discriminés, de santé, d’indépendance nationale, d’en finir avec l’impunité des hommes au pouvoir, les passe-droits et la corruption de masse.

C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier et analyser des événements qui se précipitent, On annonce ces dernières heures de nouvelles violences, des morts par balle et la tentative d’assassinat d’un parlementaire dans le sud du pays.

Pour un grand nombre de gens dont la mémoire des heures les plus sombres du Sri Lanka reste très vivace, ce à quoi nous assistons n’est autre que le « modus operandi » identique à ce que l’on a connu en 1983, connu ici comme « les pogromes du Black July ».

À l’époque, le Président anti-communiste Jawardana, agent des États-Unis, devant faire face à une impopularité sociale et politique croissante dans le pays, avait multiplié les provocations vis à vis des Tamouls pour s’en servir comme boucs émissaires.

Cela avait donné lieu entre autres à l’incendie de la fameuse bibliothèque de Jaffna, trésor culturel de première importance et de réputation internationale ! Cette provocation avait entraîné des réactions violentes qui, à leur tour, avaient entraîné une escalade dans la violence.

Les pogroms anti-Tamouls s’étaient multipliés, méthodiquement organisés, planifiés et légitimés par Jawardana lui-même et son équipe, dans laquelle on trouvait l’actuel premier ministre Ranil Wrickamasinghe et les dirigeants du parti UNP au pouvoir.

Prenant prétexte à l’époque des événements et de l’agitation sociale, Jawardana avait préventivement mis en place le « Prevention Terrorism Act (PTA) » qui allait lui permettre de frapper ses opposants politiques de la gauche cingalaise et tamoule, de procéder à la révocation de plus de 100.000 fonctionnaires, à l’interdiction des partis de gauche et des syndicats, et à l’arrestation de leurs dirigeants, à l’institutionnalisation de la torture et des enlèvements, à l’assassinat d’intellectuels, à l’interdiction des manifestations, à la mise sous tutelle du Parlement, au report sine die des élections, à l’interdiction des droits civiques de l’ancienne présidente de gauche Mme Bandanaraike, première femme chef d’État au monde, une des dirigeante et fondatrice du Mouvement des non-alignés, amie de Nerhu, de Chou en Lai et de Fidel Castro.

Jawardana a disparu et son successeur Premadassa a été assassiné, mais ce sont toujours les dirigeants de la même UNP qui sont au pouvoir, aussi corrompus, incompétents et arrogants que jamais.

Cette situation, en 1983, avait précipité la guerre et l’émergence des séparatistes du LTTE, qui a coïncidé avec la liquidation du parti d’extrême gauche JVP, qui avait fait le choix de la clandestinité puis de l’insurrection. Elle s’est soldée, au final, par près de 50.000 morts.

Les événements tragiques et les provocations de ces derniers jours rappellent 1983, le parti au pouvoir est prêt, avec l’aide des États-Unis et dans un contexte international diffèrent, à pratiquer la politique du pire pour sauver un pouvoir déjà en lambeaux.

La situation est donc des plus sérieuses et peut déboucher sur la répétition de ce que furent les pages les plus noires de l’histoire du Sri Lanka.

Toutes les communautés, au Sri Lanka, ont besoin de vivre en harmonie : 30 ans de guerre, des dizaines de milliers de morts et de destructions ont fait place à un fort désir de paix et à l’exigence simple de vivre mieux dans le respect de la dignité de tous et contre toutes formes d’ingérence étrangère.

Les Sri Lankais veulent régler leurs problèmes par eux-mêmes, ce sentiment est très fort. Les dirigeants actuels du pays, en place avec l’aide des États Unis, ont perdu toute crédibilité, le peuple Sri Lankais a décidé de leur dire : « Assez, dégagez, ou nous vous y obligerons ! »

Jean-Pierre PAGE

Colombo, le 9 mars 2018

Source : https://www.legrandsoir.info/sri-lanka-tension-alarmante-…

 

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À la suite de quoi on a reçu ceci de l’auteur :

 

Chers amis et camarades,

Vous trouverez ci joint l’intervention de Tamara Kunanayakam à la très importante conférence de presse qu’elle a tenu ce jour après plus d’une semaine d’état de siège dans le pays. Toute la presse nationale sans exception – écrite, radio, TV – était présente, et nous savons déjà que son intervention aura un écho important.

La situation politique est toujours aussi confuse avec les restrictions des droits d’expression et de réunion que j’ai exposées dans mon article voici quelques jours [v. ci-dessus, nde]

Jeffrey Feltman, ancien secrétaire-adjoint au Département d’État [US, nde] et actuel secrétaire-général adjoint de l’ONU en charge des Affaires politiques, est très actif sur le terrain, ce qui illustre les inquiétudes de Washington. C’est un expert pour ce genre de situation où il s’est illustré en particulier au Europe de l’Est, avant et après 1989/1991, et surtout au Proche Orient : Israel, Gaza, volontaire en Irak, ambassadeur au Liban, bref partout où il y a la m…..

 

« Le nouveau secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a procédé aux nominations de son équipe.

Le directeur des Affaires politiques, Jeffrey Feltman, a été prorogé dans ses fonctions pour une année. Durant le mandat de Ban Ki-moon, il s’agissait de la plus haute fonction diplomatique au monde.

M. Feltman représente les intérêts de l’État profond US. Diplomate de carrière, il a d’abord servi en Israël, puis pour le compte de l’Autorité provisoire de la Coalition en Irak (un organisme privé qui ne dépendait pas de la Coalition, mais concentrait les membres du « gouvernement de continuité » US). Ambassadeur au Liban, il organisa l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri, la Commission d’enquête de l’Onu et le Tribunal spécial contre les présidents Émile Lahoud et Bachar al-Assad. Par la suite, il devint l’assistant d’Hillary Clinton au Département d’État, puis entra comme numéro 2 à l’Onu. Il est l’auteur du plan de capitulation totale et inconditionnelle de la Syrie (techniquement rédigé par l’Allemand Volker Perthes). »

« Feltman prorogé à l’ONU » (Réseau Voltaire 16.2.2017 – LGO)

 

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Jeffrey Feltman

 

Dans son intervention, quand Tamara parle du Yapalana government, il faut traduire par gouvernement de « bonne gouvernance ». C’est en effet avec ce qualificatif que le nouveau pouvoir s’est baptisé depuis 2015. Ceci  est devenu un sujet de plaisanterie dans le pays et fait rire tout le monde, même si la situation est si instable que tout, absolument tout, est possible.

Amitiés à tous et toutes,

Jean-Pierre Page

 

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Communiqué à la presse

Tamara Kunanayakam – 13 mars 2018

 

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Parce que nous nous trouvons aujourd’hui à une croisée des Chemins dans l’histoire de notre nation, je voudrais commencer et terminer en adressant un appel au peuple Sri Lankais, quelle que soit sa communauté d’appartenance, pour qu’il ne se laisse pas ébranler par les événements qui leur sont imposés de l’extérieur, mais pour qu’au contraire il continue à se concentrer sur les questions qui le concernent au premier chef, les vraies questions, celles qui affectent sa vie quotidienne, ses conditions de travail et d’existence, les questions qui ont déterminé son vote et ses choix politiques lors des récentes élections provinciales.

Le peuple n’a pas voté pour ou contre les musulmans ou pour ou contre les Tamouls, ou pour ou contre les Cinghalais. Son vote a été un vote majoritaire contre le gouvernement Yahapalana et sa politique pro-occidnetale anti-populaire qu’il a correctement identifié comme responsable du déclin rapide de ses conditions de vie et de travail, et de la perte de sa souveraineté.

C’est la deuxième fois dans notre histoire récente que nous nous trouvons confrontés à un moment décisif, où nous sommes appelés à faire un choix. Je dis deuxième parce que  la situation, aujourd’hui, ressemble de beaucoup de façons à celle de 1983, qui a vu des attaques imbéciles à motivation politique être organisées pour provoquer des divisions ethniques entre les Sri Lankais, pour détourner leur attention des questions réelles et pour les empêcher de s’unir contre le statu quo établi.

Les choix qui furent faits par les dirigeants d’alors (juillet 1983) nous ont plongé dans un des âges les plus sombres de notre histoire récente, qui a vu plus de deux décennies et demie de conflits et de guerre, la montée de l’extrémisme, du terrorisme et du séparatisme, un état d’urgence permanent et une peur endémique, la limitation des libertés fondamentales, des droits démocratiques et humains, l’institutionnalisation de l’impunité, une détérioration des conditions de vie et de travail des masses populaires, l’élimination physique des forces progressistes et des futurs dirigeants, le démantèlement des services et des entreprises publics, la destruction du tissu social du pays et la perte de ses valeurs, le tout assorti d’interventions extérieures dans les affaires de notre pays, y compris sous forme de soutien au terrorisme et d’interventions militaires directes.

La situation d’aujourd’hui est sinistrement comparable à celle de juillet 1983, la seule différence étant que la communauté prise pour cible alors était celle des Tamouls, maintenant, c’est celle des musulmans.

 

Alors comme maintenant, l’UNP était au pouvoir.

Alors comme maintenant les événements tragiques se produisirent dans un contexte de terribles crises économiques et politique et de bouleversement social.

Alors comme maintenant, le « peuple » a été tenu pour responsable.

Alors cpomme maintenant le gouvernement avait perdu sa légitimité.

Alors comme maintenant, les choix unilatéraux faits par les dirigeants politiques ont affecté, comme ils affecteront, l’avenir du pays, son indépendance, sa souveraineté et le droit de notre peuple à déterminer son destin économique, social ;, culturel et politique.

 

Les événements récents doivent être placés dans leur contexte propre pour être compris.

 

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Le Président Maithipala Sirisena (dr) et le Premier ministre Ranil Wickrelesinghe (g) aujourd’hui divorcés.

 

En seulement trois ans du régime Yahapalana, les conditions socio-économiques des masses de nos compatriotes se sont rapidement détériorées. Ce sont les gens ordinaires qui ont eu à supporter le poids de plus en plus lourd de la dette, d’un modèle de développement commandé de l’extérieur, et des conditions pro-banques/anti-peuple qui nous ont été imposées par les FMI/Banque Mondiale. L’austérité, les privatisations et la libéralisation sans frein du commerce et de la finance en faveur du capital étranger ont sérieusement sapé notre économie réelle, dont dépendent en majorité les gens  pour leur survie, en affectant sévèrement leur sécurité alimentaire, en augmentant le coût de la vie et en altérant négativement leurs salaires réels. Le fait que plus de 25% de la population sri lankaise n’a pas suffisamment de nourriture pour mener une vie saine selon la FAO est scandaleux et inacceptable. En Asie du Sud, la prévalence de la sous-alimentation au Sri Lanka ne vient en second que derrière l’Afghanistan.

Sur le front politique, la coalition Yahapalana est confrontée à une débâcle politique résultant de son rejet massif des élections provinciales trop longtemps différées. Il en résulte une crise de cohésion sans précédent : à l’intérieur de l’UNP, entre l’UNP et la faction SLFP présente au gouvernement, et entre le Président et le Premier ministre, la direction du Premier ministre étant mise en question de dedans son propre parti et du dehors, à quoi il faut ajouter une motion de censure qui menace et des élections – générales présidentielles – en vue..

Comme le Président J.T. Jayawadane avant lui, le Premier ministre Ranil Wickramasinghe se trouve dans la situation impossible d’avoir à remplir les engagements que son gouvernement a pris envers Washington, face à une opposition massivement coalisée. Comme Jayawadane, Wickramasinghe a besoin d’une majorité parlementaire pour accélérer les réformes pro-occidentales qu’il a entamées, en ce compris la nouvelle constitution exigée par Washington.

C’est là le contexte dans lequel les récentes attaques anti-musulmanes se sont produites.

 

La question qui se pose immédiatement est, bien sûr : Qui profite du crime ?

Les Sri-Lankais, je veux dire le peuple dans son ensemble, indépendamment de ses origines, retirent-t-ils un quelconque bénéfice des attaques contre les musulmans

Je répondrai à cette question par plusieurs autres.

Est-il possible qu’un peuple retire quelque bénéfice d’avoir son attention détournée des questions très réelles qui l’ont mobilisé à propos des élections provinciales récentes et en ont amené beaucoup à revenir sur la position qu’ils avaient prise lors de l’élection présidentielle de 2015 ? Est-il possible que des gens qui ont été victimes d’une guerre de plus de 20 ans puissent vouloir en subir une autre ?

Est-il possible que le people retire un bénéfice de l’état d’urgence qui permet au régime de réduire sa liberté d’expression et d’opinion, la liberté de la presse, le droit à l’information, la liberté de communiquer, de s’assembler, y compris par la grève, les manifestations, etc. ? Est-il possible que le peuple veuille vivre dans la peur : peur des arrestations arbitraires, peur des détentions au secret, peur de la torture, peur des exécutions sommaires, etc. ? Un prolongement de l’état d’urgence peut avoir pour résultat que les élections au Conseil Provincial soient reportées une fois de plus. Et, peut-être, que les Élections Générales soient remplacées par un référendum sous état d’urgence, comme J.R. Jayawardane l’a obtenu en 1982.

Si les attaques ne profitent pas au people, pouvons-nous alors nous demander si elles bénéficient à l’opposition politique

Déjà, une campagne internationale est en cours contre Mahinda Rapajaksa, prétendant qu’il est derrière les attaques contre les musulmans. Alors qu’il vient de remporter une impressionnante victoire politique, comment pourrait-il bénéficier d’un état d’urgence qui va l’empêcher de mobiliser les masses populaires pour les batailles encore plus grandes à venir : les élections au Conseil provincial, les élections générales et l’élection présidentielle ?

En fait, l’effet des attaques anti-musulmanes a déjà été de mettre l’opposition sur la défensive. Déjà, un silence assourdissant a accueilli la proposition de motion de censure contre le Premier ministre (jusqu’à aujourd’hui), sur l’arnaque des obligations, sur le projet controversé de nouvelle constitution, sur la situation catastrophique dans laquelle se trouve le pays, etc.

Si ni le people ni l’opposition ne retirent un bénéfice des attaques contre les musulmans, se pourrait-il qu’elles bénéficient à Washington ?Peut-on le demander ?

Objectivement parlant, se produisant à un moment où son allié gouvernemental est en sérieuses difficultés, les attaques qui prennent pour cible un groupe particulier, ethnique ou religieux, ne peuvent que justifier l’exigence de Washington qu’une juridiction non nationale, voire une intervention extérieure, soient appliquées au Sri Lanka, via la mise en œuvre de son Conseil des Droits Humains de 2015, impliquant un remplacement complet de son système de gouvernement.

Washington a été très inquiet que sa résolution ait été si largement contestée par le peuple sri-lankais, y compris au plus haut niveau de l’État. Le retour du très controversé Peace Corps US, cette arme du « soft power » dans l’arsenal de Washington, jadis expulsé par le gouvernement de Sirimavo Bandaranaike au motif qu’il avait espionné pour le compte de la CIA, reflète les peurs de Washington, à la perspective des prochaines élections générales et présidentielles. Le Peace Corps US a été expulsé d’un certain nombre de pays, qu’il espionnait de même pour le compte de la CIA et où il se livrait à des activités secrètes, se mêlant de leur politique intérieure et y pratiquant le trafic de drogues. Aussi récemment que septembre 2017, le Premier ministre du Cambodge a exigé le retrait du Peace Corps US pour avoir conspiré avec le leader de l’opposition Kem Sokha et tenté de renverser son gouvernement.

Les résultats des élections locales ont accentué l’urgence, pour Washington, de renforcer le pouvoir de ses allies au gouvernement. Le comportement de l’ambassadeur US – celui d’un véritable Vice-roi – se précipitant chez le Président, avant même que les résultats des élections locales soient connus,  pour lui « dire » de ne pas remplacer son Premier ministre, montre bien jusqu’où Washington est décidé à aller pour maintenir le statu quo.

Les attaques contre les musulmans ont fourni exactement ce genre d’occasion.

La planification des attaques, pour qu’elles coïncident avec les séances du Conseil des Droits Humains, avec l’arrivée du Peace Corps US, et avec celle du sous-secrétaire général des Nations Unies aux Affaires politiques, Jeffrey Feltman, ancien sous-secrétaire d’État US, n’est pas fortuit.

Ces attaques ont donné au haut-commissaire l’occasion de menacer le Sri Lanka d’une juridiction mondialisée, si jamais il échouait à améliorer ses progrès en redevabilité et en justice transitionnelle. Le langage qu’il emploie a pour but de ne mettre en cause que le gouvernement précédent de Mahinda Rajapaksa, de renforcer les alliés de Washington au sein du régime actuel et de faire avancer le projet de Washington de s’assurer une légitimité internationale pour ses interventions unilatérales dans les affaires internes des autres États.

Les attaques ont aussi fait avancer l’agenda de Feltman, qui est inséparable de celui de Washintgton [et de celui d’Israël…ndt]. Feltman est un faucon néoconservateur qui a fomenté la violence dans des états souverains et leur désintégration en enclaves ethniques. À l’intérieur des Nations Unies, il est également à la tête d’une équipe dont la principale occupation est de « poposer » des arrangements constitutionnels prônant le fédéralisme en réponse aux doléances des minorités ethniques.

Décrire les émeutes anti-musulmanes comme un conflit entre bouddhistes et musulmans ou entre Cinghalais et musulmans ne sert que ce genre d’agenda, un agenda dont le but est de diviser les peuples sur des lignes de démarcation ethno-religieuses, de fomenter des conflits entre eux, de les maintenir en état de division, donc de faiblesse, permanent, pour finir par obtenir la partition de leur

 

En conclusion

Ma conclusion est que les attaques contre les musulmans ne servent que l’agenda de Washington en soutenant ses alliés dans un gouvernement Yahapalana chancelant, en réduisant l’opposition au silence, tant à l’intérieur qu’au dehors du gouvernement, en divisant le peuple, en détournant son attention des problèmes réels et en faisant avancer l’objectif de Washington de faire du Sri Lanka un état vassal qui puisse être utilisé dans la stratégie d’endiguement et de refoulement de la Chine.

Les attaques anti-musulmanes n’ont rien à voir avec l’intérêt du peuple. C’est la raison pour laquelle je voudrais conclure en réitérant mon appel aux Sri Lankais, pour qu’ils ne se laissent pas influencer par des événements qui leur sont imposés par d’autres, mais qu’ils gardent au contraire leur attention concentrée sur les questions véritables et continuent à poursuivre les buts qui les concernent directement, eux et  leur vie de tous les jours, qu’ils s’en tiennent à ce qui a déterminé leurs votes et leurs choix politiques lors des récentes élections locales.

Tamara Kunanayakam

Ex-ambassadeur et Représentant Permanent auprès des Nations Unies à Genève.

Colombo, 13 March 2018

 

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Commentaire de Bruno Drweski :

 

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Tamara Kunanayakam quand elle était ambassadrice au Vatican

 

Tamara Kunanayakam est une ex-diplomate Sri Lankaise très connue. Elle est prête à donner des interviews – en anglais, en français, en espagnol ou en allemand – pour expliquer pourquoi la crise actuelle et les émeutes « musulmans/bouddhistes » au Sri Lanka sont si importants pour la situation politique générale dans la zone stratégique de l’Océan Indien.

 

On va voir se précipiter les merdias.

 

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Tillerson l’a appris par Twitter…

 

Donald Trump limoge son chef de la diplomatie, Rex Tillerson et le remplace par l’ex-chef de la CIA

 RT en français  – 13 mars 2018

 

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À quelques semaines d’une rencontre avec le chef de l’État nord-coréen Kim Jong-un, le président américain Donald Trump a mis son secrétaire d’État, Rex Tillerson, sur la touche. Le patron de la CIA, Mike Pompeo, lui succède.

Le 13 mars, Donald Trump a annoncé sur Twitter le limogeage de son secrétaire d’État, Rex Tillerson.

Pour prendre la tête de la diplomatie américaine, le président a choisi l’ancien directeur de la CIA, Mike Pompeo. « [Mike Pompeo] fera un travail fantastique ! », a-t-il écrit sur le réseau social, tout en remerciant Rex Tillerson pour les « services » qu’il a rendus à la nation.

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Source : https://francais.rt.com/international/48664-donald-trump-…


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Nomination de Mike Pompeo à la tête de la diplomatie US : vers une ligne encore plus offensive ?

RT en français14 mars 2018

 

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Mike Pompeo

 

Donald Trump s’est séparé de Rex Tillerson pour le remplacer à la tête de la diplomatie américaine par Mike Pompeo, ex-directeur de la CIA. Sur tous les

grands dossiers, ce dernier a pris des positions qui augurent d’une attitude intransigeante.

Alors que leurs relations étaient notoirement tendues, le président américain Donald Trump a congédié son secrétaire d’État Rex Tillerson au profit de Mike Pompeo, jusqu’alors directeur de la CIA. Selon plusieurs médias, Rex Tillerson aurait appris son limogeage sur Twitter.

Au vu de certaines de ses déclarations passées, le nouveau chef de la diplomatie américaine semble augurer d’un durcissement de la politique étrangère des États-Unis. Et la Russie n’est pas la seule visée.

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Source : https://francais.rt.com/international/48676-nomination-mi…

 

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Pourquoi Trump a changé de secrétaire d’État

Gazeta.ru – Sputnik.fr –14 mars 2018

 

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Le président américain Donald Trump explique qu’il a appris à connaître Mike Pompeo pendant leur travail conjoint et souligne qu’à ses yeux « il est l’homme qui convient pour ce travail à un tel moment critique ».

Cela fait longtemps que les rumeurs circulaient à Washington sur l’éventuel remplacement de Rex Tillerson par le directeur de la CIA Mike Pompeo au poste de secrétaire d’État. En effet, Trump et Tillerson nourrissaient de plus en plus de différends.

Donald Trump a justement expliqué le départ de Rex Tillerson par cette divergence de positions.

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Source : https://fr.sputniknews.com/presse/201803141035493927-trum…

 

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Snowden : la directrice de la CIA « a joué un rôle clé » dans le programme de tortures

Sputnik International.fr13 mars 2018

 

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Gina Haspel

 

Le lanceur d’alerte Edward Snowden a révélé mardi des détails sur la carrière secrète de l’espionne controversée Gina Haspel qui a remplacé mardi Mike Pompeo au poste de directeur de l’Agence Centrale de Renseignement (CIA) des États-Unis.

Gina Haspel, nommée mardi directrice de la CIA par Donald Trump, a joué un grand rôle dans le programme américain de techniques d’interrogatoire renforcées (tortures), a déclaré mardi Edward Snowden, ancien employé de l’Agence Nationale de Sécurité (NSA) américaine réfugié en Russie.

« Le nouveau directeur de la CIA a joué un rôle clé dans le programme de tortures et sa couverture illégale. Son nom figure dans une ordonnance top secrète sur la destruction d’enregistrements [des tortures, ndlr] afin d’éviter qu’ils se retrouvent au Congrès. Incroyable », a écrit M. Snowden sur Twitter, publiant le lien d’un article du journal The New York Times consacré à cette affaire.

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Source : https://fr.sputniknews.com/international/2018031310354859…

 

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Heureusement que l’Europe reste la mère du progrès, des arts et de la conscience politique !

 

Union Européenne : La nouvelle norme sur les WC

 

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Après trois ans de travaux, la Commission Européenne vient de livrer, dans un rapport de 122 pages le résultat des recherches sur son dernier projet : normaliser la contenance des cuvettes de WC dans l’Union

 

Ce sera 5 litres pour l’évacuation dans les toilettes et 1 litre pour les urinoirs

(on pense bien sûr à « la grosse/petite COMMISSION »…)

 

C’est ainsi qu’on découvre que les Français sont les Européens qui partagent le plus leurs toilettes (0,65 WC/hab), alors qu’Allemands et Espagnols sont les plus individualistes à cet égard (0,94 et 1,04).

Et foin des problèmes du chômage, de la guerre nucléaire qui plane sur nos têtes et … et … On rit mais ce genre de tâche ingrate mérite bien 10.000 € par mois et par tâcheron.

Sachons que ce sont les mêmes valeureux qui se réunissent pour définir le calibre des bananes, décider que les moins de 18 ans ne peuvent pas effectuer de travaux sur un escabeau de 3 marches (adieu le ramassage des fruits pour se faire un peu de tunes) etc. etc.

Mais que ferait-on sans eux ?!

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Chantons les choses qui n’existent plus

 

C’est un 13 mars qu’il nous a quittés… On n’est en retard que de deux jours pour le saluer.

 

 


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Mis en ligne le 15 mars 2018

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,