Aller à…
RSS Feed

22 janvier 2020

Les grosses Orchades et La Thalamanege


 

 

 

 

Ah, les cons !

 

Dick Cheney président ?

 

 

 

 

 

 

An explicit act of war

 

 

 

 

 

« …qui entraînera une augmentation des tensions dans toute la région » : la litote de l’année !

 

 

« Lâche agression », « aventurisme » : le monde réagit à l’assassinat de l’Iranien Qassem Soleimani

 

RT français – 3 janv. 2020, 11:43

 

 

 

 

L’opération menée par les États-Unis en Irak au cours de laquelle Qassem Soleimani, chef de la force al-Qods a trouvé la mort a suscité de nombreuses réactions internationales. Largement critiquée, l’initiative divise aussi les Américains.

Après la mort du général iranien Qassem Soleimani, chef de la force al-Qods, [branche des Gardiens de la Révolution chargée des opérations extérieures], par ailleurs émissaire de Téhéran pour les affaires irakiennes, le 3 janvier lors d’un raid américain mené sur l’aéroport de Bagdad, de nombreux pays ont réagi à cette annonce. S’exprimant auprès des agences RIA Novosti et TASS, le ministère russe des Affaires étrangères a fustigé l’opération américaine. « Nous considérons le meurtre de Soleimani à la suite du raid mené par les Etats-Unis dans les environs de Bagdad comme une démonstration d’aventurisme qui entraînera une augmentation des tensions dans toute la région », a souligné le ministère, exprimant ses « sincères condoléances au peuple iranien »

Lire la suite…

Source : https://francais.rt.com/international/69649-lache-agression-aventurisme-monde-reagit-assassinat-iranien-qassem-soleimani

 

 

 

 

 

 

« Un acte de guerre sans équivoque » : le major-général iranien Qasem Soleimani assassiné à Bagdad dans une attaque par drone

 

« C’est comme si l’Iran tuait le chef de la CIA ou du MOSSAD en territoire étranger »

 

Eoin Higgins – Common  Dreams – 3.1.2020

 

 

 

 

Une frappe par drone attribuée à l’armée US, dans ou à proximité de l’aéroport de Bagdad, a tué Qasem Soleimani, major-général du Corps des Gardes de la Révolution Islamique d’Iran, action dont les observateurs estiment qu’elle pourrait constituer un pas décisif vers une guerre ouverte dans la région.

[…]

« L’administration Trump vient de plonger la région dans une massive et sanglante crise sectaire de masse, et avec elle tout le pays  » a tweeté la journaliste Sana Saeed, d’Al Jazeera

L’attaque s’est produite moins de 24 heures après que le Secrétaire à la Défense Mark Esper ait déclaré à des journalistes que l’armée US était déterminée et tout à fait prête à lancer des attaques préemptives contre les militants irakiens soutenus par l’Iran, en réaction aux récentes manifestations qui ont paralysé le complexe de plus de 43 hectares qualifié d’ambassade..

« Si nous sommes avertis de possibles attaques, nous agirons préemptivement ; tant pour protéger les forces américaines que pour protéger les vies américaines. Le jeu a changé » a déclaré Esper.

Comme l’a rapporté le New York Times :

La frappe a tué cinq personnes, dont le chef pro-iranien d’un groupe de coordination de milices irakiennes, rapporte la télévision irakienne, l’information étant confirmée par des officiels des milices. Le chef de ces milices, Abu Mahdi al-Muhandis, était une personnalité fortement pro-iranienne.

La journaliste Rania Khalek, s’exprimant sur les médias sociaux, a expliqué la situation et la place qu’occupait Soleimani dans l’armée iranienne.

 

« La plupart des Américains ne comprendront pas la gravité de ce qui vient de se produire » a dit Khalek. « Qasem Souleimani est le commandant en chef des groupes d’élite Al-Qods du CGRI (Corps des Gardiens de la Révolution Islamique) responsables des opérations en dehors de l’Iran, en Irak et en Syrie. »

 

Le rédacteur en chef adjoint pour l’étranger du National, Jack Moore, a décrit l’importance de l’attentat comme équivalant à l’assassinat, par l’Iran, de Gina Haspel :

 

« C’est comme si l’Iran tuait le chef de la CIA ou du MOSSAD en territoire étranger  » a dit Moore. « Il n’est pas question que de l’Irak. »

 

Source : Common Dreams

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

 

 

Voir aussi :

Le général major Qassem Souleimani tué dans un raid US à Bagdad ou la voie de la perdition (Vidéos)

 

Strategika 51 – 3.1.2020

 

https://strategika51.org/2020/01/03/irak-iran-syrie-le-general-major-qassem-sulaimani-tue-dans-un-raid-us-a-bagdad-ou-la-voie-de-la-perdition/

 

 

 

 

 

 

 

Déclaration d’Ali Khamenei suite à l’assassinat de Qassem Soleimani

 

Le cri des peuples – 3.1.2020

Source : khamenei.ir, le 3 janvier 2020.

Traduction : lecridespeuples.fr

 

 

 

 

Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

Cher peuple iranien,

Le grand et glorieux commandant de l’Armée de l’Islam s’est envolé pour les cieux. Hier soir, les âmes pures des martyrs ont accueilli parmi elles l’âme pure de leur frère d’armes Qassem Soleimani. Après des années de djihad sincère et courageux [en première ligne] dans les arènes de la lutte contre les démons et les malfaisants du monde, et des années d’aspiration ardente au martyre, notre cher Soleimani a enfin atteint ce noble statut lorsque son sang pur a été versé par les pires hommes qui soient sur la face de la Terre. J’adresse mes félicitations et condoléances au Maître du Temps, le légataire de Dieu sur Terre (l’Imam Mahdi occulté, nos âmes sont à son service), ainsi qu’à son âme pure et au peuple iranien.

C’était un exemple éminent de l’Islam et de l’école de l’Imam Khomeini, car il a passé la majeure partie de sa vie à lutter sur la voie de Dieu. Le martyre a été la récompense de ses efforts assidus et de son dévouement tout au long de ces années. Avec la Grâce et la volonté de Dieu, son œuvre et sa vision ne s’arrêteront pas avec son départ, et n’atteindront pas une impasse, mais de violentes représailles attendent les criminels dont les mains viles ont versé son sang et le sang des autres martyrs lors de l’incident de la nuit dernière.

Le martyr Soleimani est une figure de la Résistance internationale, et tous ceux qui l’aiment crient vengeance. Que tous nos amis sachent, de même que nos ennemis, que la voie du djihad dans la Résistance se poursuivra avec un élan démultiplié, et que la victoire décisive sera le lot des moudjahidines de ce chemin béni. La perte de notre cher commandant, qui était toujours prêt au sacrifice ultime, est amère, mais la poursuite de la lutte et la réalisation de la victoire finale seront bien plus amères pour les criminels et les assassins.

Le peuple iranien honorera le nom et le souvenir du martyr de haut rang, le Général Qassem Soleimani, ainsi que ceux des martyrs qui étaient avec lui, en particulier le grand moudjahid de l’Islam, Sayed Abu Mahdi Al-Muhandis (commandant adjoint des Hachd al-Cha’bi).

Je déclare un deuil national de trois jours.

J’adresse mes félicitations et mes condoléances à sa noble épouse, à ses chers fils et à tous ses proches.

Sayed Ali Khamenei

 

Source : https://lecridespeuples.fr/

 

 

 

 

Déclaration de Javad Zarif, ministre des Affaires étrangères iranien

 

 

The US’ act of international terrorism, targeting & assassinating General Soleimani—THE most effective force fighting Daesh (ISIS), Al Nusrah, Al Qaeda et al—is extremely dangerous & a foolish escalation.

The US bears responsibility for all consequences of its rogue adventurism.

— Javad Zarif (@JZarif) January 3, 2020

 

[L’acte de terrorisme international que constitue l’assassinat du Général Soleimani, commandant LA plus efficace des forces qui combattent Daech, Al Nosra, Al Qaida et autres, est très dangereux et constitue une escalade stupide.

Les États-Unis assumeront l’entière responsabilité de toutes les conséquences de leur aventurisme aberrant.]

 

Pour soutenir ce travail censuré en permanence et ne manquer aucune publication, partagez cet article et abonnez-vous à la Newsletter.

 

 

 

 

Pour les Anglophones

 

US Created Dangerous Situation in Middle East, Must Be Ready For Consequences – Iranian Presidential Aide

In case you missed it: Iran’s Qasem Soleimani Is Guiding Iraqi Forces in Fight Against ISIS

 

 

 

 

 

Airport bombing sparks US-Iran proxy war

RT – (Vidéo)

 

 

 

À suivre, hélas

 

 

 

 

 

 

Quand ils ne font pas sauter les gens, ils les tuent à petit feu :

 

 

 

 

C’était ça, le sujet de notre post d’aujourd’hui :

 

« Est-ce qu’ils comprennent qu’à chaque pas qu’ils font, ils marchent sur de la terre volée ? »

 

Une lettre de Leonard Peltier

Prisonnier politique Oglala Sioux

 

 

 

 

Voilà que l’année 2019 touche à sa fin et qu’arrive le jour [26 novembre, NdT] où la plupart des Américains tiennent à rendre grâces [Thanksgiving, NdT]. En laissant vagabonder mon esprit au-delà des barres de fer et des murs de béton, j’essaie d’imaginer les gens qui vivent en dehors des grilles de la prison et ce qu’ils peuvent être en train de faire, à quoi ils peuvent penser. Pensent-ils jamais aux indigènes qui ont été chassés par la force de leurs patries ? Est-ce qu’ils comprennent qu’à chaque pas qu’ils font, peu importe dans quelle direction, ils marchent sur de la terre volée ?  Peuvent-ils s’imaginer une seule minute ce qu’a signifié voir la souffrance des femmes, des enfants, des bébés, et, oui, des malades et des vieux, qu’on forçait à continuer d’avancer vers l’ouest par des températures glaciales, avec peu ou pas du tout de nourriture ? Ces gens-là étaient les miens et c’était mon pays. Il y a eu un temps où nous étions libres de chasser les buffles et de récolter de la nourriture et des herbes médicinales. Nous étions libres, alors, de pêcher et de jouir de l’eau si claire et si propre ! Mon peuple était généreux et nous partagions tout ce que nous avions, y compris la manière de survivre aux très durs hivers et aux humides étés brûlants. Nous savions apprécier les dons de notre Créateur et pour ce qui est de rendre grâces, nous le faisions tous les jours. Nous avions des cérémonies et des danses particulières pour célébrer la vie.

Avec l’arrivée d’étrangers sur nos rives, la vie – telle que nous la connaissions – a changé radicalement. La propriété individuelle était étrangère à mon peuple. Barrières ? Clôtures ? Nous n’en avions jamais entendu parler. Nous étions un people communal et nous prenions soin les uns des autres. Nos grands-parents n’étaient jamais séparés de nous. Ils étaient les gardiens de la sagesse et ceux qui nous racontaient l’histoire, un lien très important dans nos familles. Les bébés ? Ils étaient et sont notre avenir. Regardez ces brillants jeunes gens qui prennent des risques et se battent pour garder propres notre eau et notre environnement, pour les conserver aux générations futures. Ils sont décidés à défier les multi=nationales géantes pour faire comprendre au public les dévastations qu’elles causent. Je souris plein d’espoir quand je pense à eux. Ils sont sans peur et déterminés à dire la vérité à quiconque veut bien les écouter. Nous pensons aussi beaucoup à nos frères et à nos sœurs de Bolivie, qui se battent pour soutenir le premier Président indigène, Evo Moralès. Son engagement envers le peuple, sa terre, ses ressources et la protection qu’il tente d’assurer contre la corruption est admirable. Nous nous reconnaissons en eux et nous identifions si bien avec leur lutte.

C’est pourquoi, aujourd’hui, je remercie tous ceux qui veulent garder un esprit ouvert, ceux qui sont prêts à accepter la responsabilité de préparer et d’organiser pour sept générations à venir, ceux qui se souviennent des sacrifices faits par nos ancêtres pour que nous puissions continuer à parler notre propre langue, rendre grâces à notre manière dans notre propre peau, et pour que nous ne cessions jamais d’assumer et de respecter notre lignée.

Pour ceux d’entre vous qui avez à suffisance de quoi nourrir vos familles, s’il vous plaît, donnez à ceux qui n’ont pas cette chance. Si vous avez chaud et vivez dans un endroit confortable, je vous en prie donnez à ceux qui ont froid et qui sont sans abri. Si vous voyez quelqu’un qui a du mal et qui a besoin d’un mot de réconfort ou deux, soyez celui ou celle qui fait un pas en avant pour lui tendre la main. Et surtout, quand vous voyez de l’injustice, où que ce soit, soyez assez braves pour parler clair et ne pas l’accepter.

Je veux remercier tous ceux qui ont la bonté de se souvenir de moi et de ma famille dans leurs pensées et leurs prières. Merci de continuer à me soutenir et à croire en moi. Il ne se passe pas une seule minute d’aucun jour sans que j’espère que ce jour sera celui où je retrouverai ma liberté. J’ai tellement envie de voir le jour où je pourrai respirer de l’air frais, sentir la brise passer dans mes cheveux, regarder les nuages cacher le soleil et la lune éclairer le sentier vers l’Inipi sacré. Ce serait vraiment là un jour que je pourrais appeler « d’action de grâces »

Merci de lire ou d’écouter ceux qui vous transmettront mes paroles. Je suis avec vous tous en pensée.

Doksha,

Dans l’esprit de Crazy Horse.

Leonard Peltier – 28.11.2019

 

Traduction : c.l. pour Les Grosses Orchades

 

 

 

 

Note des traducteurs :

Nous demandons à ceux qui ont lu cet article d’envoyer une carte de voeux ou quelques mots de solidarité à Leonard Peltier. Son adresse :

Leonard Peltier, # 89637-132, USP Coleman 1, P.O.Box 1033, Coleman, FL 33521.

Merci.

Vous avez reçu ce message en provenance du  REFUGIO DEL RIO GRANDE

 

 

 

Enfermé depuis 44 ans

 

 

« Il n’y a qu’une chose qui soit plus triste que de se rappeler qu’on a un jour été libre, c’est d’oublier qu’on a un jour été libre ». – Leonard Peltier

 

 

Quelques mots de rappel :

Leonard Peltier est un militant de la cause indienne né à Grand Forks, Dakota du Nord, USA, le 12 septembre 1944.

Arrêté en 1976, il est condamné en 1977 à deux fois la perpétuité pour le meurtre de deux policiers. Devenu le symbole de l’acharnement du FBI contre les Amérindiens, il continue de clamer une innocence dont personne ne doute.

 

« Au lendemain du 143anniversaire de la victoire de Little Big Horn, Pine Ridge commémore un événement plus sombre : la fusillade du 26 juin 1975 au cours de laquelle un militant indien a été tué, ainsi que deux agents du FBI. Un fait d’armes pour lequel Leonard Peltier, 74 ans, le héraut de l’American Indian Movement (AIM), est toujours emprisonné. Après quarante-trois ans sous les verrous, Peltier est, selon Amnesty International, le plus ancien « prisonnier politique » des États-Unis.

Le 26 juin 2019 a été proclamé « Journée de Leonard Peltier » à Pine Ridge. Au bord du cimetière de la famille Little, où reposent les militants de l’AIM tués dans le tumulte des années 1970, quelques fidèles forment un cercle de prière : des anciens du mouvement Red Power, quoiqu’ils disparaissent inexorablement, comme Russell Means et Dennis Banks, morts en 2012 et 2017. Des proches, vêtus du tee-shirt distribué par l’AIM. Et des enfants qui attendent sans impatience le goûter sur la propriété de la famille Jumping Bull, au bord du ruisseau où a eu lieu la fusillade. Comme chaque année, ils savent qu’ils vont recevoir des cadeaux, des ballons, des sacs à dos et des fournitures scolaires de la part de Leonard Peltier.

La loi du silence

« Nous croyons à l’innocence de Leonard, lance l’officiant, Fred Cedar Face, un ancien juge tribal. Et pourtant, il croupit en prison. » L’atmosphère est lourde, plombée par le poids du passé. L’orateur déplore les divisions qui continuent sur la réserve, la loi du silence, la « négativité ». Si Leonard Peltier n’est pas coupable, alors il doit se trouver quelqu’un à Pine Ridge qui sait la vérité, quelqu’un qui n’a pas témoigné. Qui a tiré à bout portant sur les deux agents du FBI ce 26 juin 1975 ? »

 

Si vous voulez lire la suite, il faut vous abonner au Monde, mais vous savez l’essentiel : Peltier était un militant qui gênait. Un sniper a opportunément descendu deux agents du FBI. Le FBI sait que ce sniper n’était pas Leonard Peltier, mais l’occasion de le neutraliser était trop belle (un peu aidée ? allez savoir). Bref, Leonard a été fait aux pattes et enfermé pour toujours. Nous en connaissons d’autres, n’est-ce pas ? Et des circonstances pas si différentes. On ne change pas une recette qui marche.

 

 

 

 

Mis en ligne le 3 janvier 2020

 

Plus d’histoires deCulture

About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,