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14 juillet 2020

Après l’assassinat de Soleimani, Londres et Paris se rangent derrière Washington


Publié par Gilles Munier sur 7 Janvier 2020, 12:22pm

Catégories : #Iran, #Irak, #Trump, #Macron

Par RFI (revue de presse – 6/1/20)*

Après l’assassinat, vendredi 3 janvier, du général iranien Qassem Soleimani lors d’un raid américain à Bagdad, le Royaume-Uni et la France se rangent derrière les États-Unis tout en appelant à l’apaisement et à la désescalade des tensions.

Le Premier ministre britannique, en vacances dans les Caraïbes jusqu’à hier, s’est exprimé pour la première fois sur ce dossier pour apporter son soutien à son allié américain, rapporte notre correspondante à Londres, Aude Soufi.

« Nous ne pleurerons pas la mort de Qassem Soleimani », a déclaré hier soir Boris Johnson, insistant sur la menace que représentait le général iranien. « Le général Qassem Soleimani constituait une menace pour nos intérêts. […] Compte tenu du rôle de premier plan qu’il a joué dans les actions qui ont entraîné la mort de milliers de civils innocents et de personnel occidental, nous ne regretterons pas sa mort », a déclaré le Premier ministre dans un communiqué.

Son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, va même plus loin en invoquant « la légitime défense » des États-Unis et le « droit » de Donald Trump de mener une telle attaque.

Un changement de ton alors le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, avait reproché il y a deux jours aux alliés européens – allemands, français et britanniques – leur manque de solidarité. Londres apporte désormais clairement son soutien à Washington tout en plaidant pour une désescalade des tensions et une stabilisation de la situation. Un voeu pieux. Donald Trump a encore affirmé ce dimanche que les États-Unis riposteraient rapidement et pleinement, et peut-être de manière « disproportionnée » en cas d’attaque contre une cible américaine.

Le chef de la diplomatie britannique rencontrera son homologue outre-Atlantique jeudi. En attendant, la Royal Navy va escorter les navires commerciaux battant pavillon britannique dans le détroit d’Ormuz et le Foreign Office déconseille à ses ressortissants de se rendre en Irak et en Iran.

Macron assure Trump de son « entière » solidarité avec les alliés

Le président français Emmanuel Macron a, quant à lui, assuré son homologue américain Donald Trump de « son entière solidarité avec les alliés » et appelé l’Iran à s’abstenir de toute « escalade militaire susceptible d’aggraver encore l’instabilité régionale », selon un communiqué de la présidence française.

« Face à la montée des tensions en Irak et dans la région », le président français a aussi « exprimé sa préoccupation concernant les activités déstabilisatrices de la force Al Qods sous l’autorité du général Qassem Soleimani », tué vendredi 3 janvier par les États-Unis, et « rappelé la nécessité que l’Iran y mette maintenant un terme ».

Merkel, Macron et Johnson d’accord pour travailler à « réduire les tensions »

De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel s’est entretenue avec le président français et le Premier ministre britannique. « La chancelière, le président français et le Premier ministre britannique ont convenu de travailler ensemble pour réduire les tensions dans la région », a déclaré le porte-parole du gouvernement allemand. Les trois dirigeants « sont d’accord pour estimer qu’une désescalade est désormais urgente », a ajouté le porte-parole. « L’Iran en particulier est instamment invité à faire preuve de retenue dans les circonstances actuelles », a-t-il souligné.

*Source : RFI Europe

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,