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30 mars 2020

Peuple palestinien privé de liberté, toujours sous occupation, ou sous blocus


samedi 4 janvier 2020, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 4 janvier 2020).

Famille palestinienne à la périphérie du camp de réfugiés de Khan Younes tentant de se protéger du froid ce 31 décembre 2019 (AP Photo/Khalil Hamra)

Chères amies, Chers amis,

Une nouvelle année s’ouvre, alors que la précédente n’a apporté aucun soulagement au peuple palestinien privé de liberté, toujours sous occupation, ou sous blocus.

Mais tant que ce peuple héroïque résiste, nous ne baisserons pas les bras nous non plus.

Les campagnes de calomnies et d’accusations d’antisémitisme contre toutes celles et ceux qui défendent les droits des Palestiniens, sont clairement destinées à détourner les projecteurs des atrocités commises par l’occupant israélien, avec la complicité de nos dirigeants.

Et nous ne tomberons pas dans le panneau.

Si les actes antisémites augmentent, notamment aux USA, c’est sous l’influence de l’extrême-droite israélienne et de sa répression féroce des aspirations à la liberté de tout un peuple. Répression qu’Israël n’est plus en mesure de cacher. C’est aussi en raison des propos clairement antisémites de Trump qui assimile, dans ses déclarations publiques, les Juifs à l’argent, et qui renforce ainsi les préjugés d’une droite identitaire, ultra-nationaliste, qui se sent le vent en poupe.

Rien à attendre par ailleurs d’un gouvernement Macron qui fournit des armes à des régimes aussi sanguinaires que l’Arabie Saoudite, pays qui fait découper des journalistes en morceaux, qui décapite en place publique des centaines de personnes pour délit d’opinion et qui massacre la population civile au Yemen. Sans parler de « notre » plus gros client en matière d’armements, le dictateur égyptien Sissi, qui emprisonne, torture et fait exécuter des milliers d’opposant(e)s.

Ce même Macron, qui encourage la brutalité policière contre les manifestants, ici en France, qui a le culot de crier au danger électoral de l’extrême-droite, mais qui embrasse sans vergogne Netanyahou (son « cher Bibi »), le bourreau du peuple palestinien.

Envers et contre tout, le mouvement BDS progresse, au grand dam de tous les supporters de la colonisation. Ils ont beau diaboliser, dépenser des fortunes pour nous faire taire, interdire l’accès à la Palestine, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la dépossession et la persécution du peuple palestinien.

Pour la première fois aux Etats-Unis, le débat sur le soutien à Israël — qui allait de soi jusqu’ici— a pris une dimension politique. Grâce notamment à des parlementaires courageuses comme Rashida Tlaib et Ilhan Omar, le Parti Démocrate s’interroge actuellement sur le bien fondé de l’énorme manne financière et militaire accordée à un pays qui s’est spécialisé dans la détention et la torture des enfants.

Et le mouvement de boycott contre Israël n’y est plus un sujet tabou. Y compris au sein de la jeunesse américaine juive progressiste qui refuse désormais d’être assimilée à Israël, et qui revendique le droit de boycotter tout ce qui est exporté par l’occupant : ses produits, ses spectacles, comme ses technologies « de pointe » en matière d’espionnage et de répression des populations.

Il est de plus en plus évident également, pour un grand nombre, que les dirigeants israéliens, loin de lutter contre le terrorisme, le nourrissent dans le monde entier, cherchant à déclencher de nouvelles guerres, et introduire le chaos partout où c’est possible, comme on le voit actuellement contre l’Iran.

Nous ne voulons ni guerres, ni colonisation, ni camps de concentration.

C’est pourquoi nous continuerons à lutter ensemble, et à mener, avec vous, la campagne Boycott, Désinvestissement, Sanctions, qui fait tellement peur au régime de l’apartheid.

Boycott de tous les produits exportés par l’occupant israélien, de toutes ses activités culturelles et sportives visant à blanchir l’apartheid, mais aussi de toutes les firmes comme Hewlett Packard (HP) ou PUMA, qui participent à la colonisation et à la répression des Palestiniens.

Nous avons marqué quelques points en 2019 :

  • La Cour de Justice Européenne a débouté les colons israéliens qui voulaient que les produits qu’ils exportent soient « normalisés ».
  • Nous sommes allés ensemble à la Haye, et la Cour Pénale Internationale sort enfin de son silence sur les crimes israéliens.
  • Nous avons fait condamner Éric Zemmour pour ses propos racistes contre les musulmans.
  • Nous sommes partie prenante d’une action en justice entamée contre l’Union Européenne en raison des cadeaux qu’elle fait à l’occupant israélien

Nous ne nous arrêterons pas là.

Mais nous avons besoin de vous, afin d’être encore plus nombreux à agir pour nos droits et la justice.

Que cette année vous apporte le meilleur ! Même s’il est difficile d’obtenir 20/20, nous pouvons et nous devons marquer d’autres points !

Amicalement,

CAPJPO-EuroPalestine

4 janvier 2020

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,