Aller à…
RSS Feed

3 octobre 2022

Quand les médiamenteurs de la macronie dénoncent en experts les Fake news et veulent censurer la presse française


Luc Michel

Mardi 5 mai 2020

LE TEMPS DES ‘CORONA-DICTATURES’ (012) :
QUAND LES MEDIAMENTEURS DE LA MACRONIE DENONCENT EN EXPERTS LES FAKE NEWS ET VEULENT CENSURER LA PRESSE FRANCAISE !

REVUE DE PRESSE
Avec Le point/ 2020 05 04/

Quand le tribunal de la pensée avance ses pions :
Le gouvernement sélectionne sur son site les articles traitant du coronavirus qu’il juge fiables (sic). Est-ce bien son rôle ?

# CORONAVIRUS :
QUAND LE GOUVERNEMENT JOUE AU RÉDACTEUR EN CHEF
(PUBLIÉ LE 02/05/2020 SUR LE POINT.FR)

Extraits : « L’initiative partait d’une bonne intention, sans doute, mais elle s’est retournée contre le gouvernement. Depuis quelques semaines, le Service d’information du gouvernement (SIG) réfléchissait au moyen de lutter contre les fausses informations qui circulent sur le Web. L’apparition du coronavirus n’a fait que renforcer sa volonté. « On a quand même des gens hospitalisés parce qu’ils ont lu qu’on pouvait soigner le Covid avec de l’eau de javel ou de la cocaïne », explique-t-on au sein du gouvernement. Le SIG choisit donc de sélectionner les articles qu’il juge fiables, avant de les mettre en ligne sur le site du gouvernement, rubrique « Désinfox ».
Le choix, assure-t-on à l’Élysée, est avant tout objectif, car il répond à plusieurs critères : l’article traitant de l’épidémie doit émaner d’une cellule de « fact-checking » qui existe depuis au moins deux ans, et être en accès libre. Le site, mis en ligne il y a plus d’une semaine, ne fait guère parler de lui, jusqu’à ce que Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, l’évoque jeudi sur Twitter.

Depuis, les réseaux sociaux, alimentés en l’occurrence par les journalistes, se déchaînent. Est-ce bien le rôle d’un gouvernement de s’ériger en rédacteur en chef de la presse française et de dire qui est apte à figurer, ou non, dans une sélection d’articles ? En haut lieu, on reconnaît du bout des lèvres jouer avec le feu. Un peu débordé par les réactions, l’entourage de Sibeth Ndiaye répond par quelques éléments de langage destinés à calmer la fronde et à détourner les critiques de la personne d’Emmanuel Macron, sur lequel les accusations d’amateurisme retombent forcément : « Loin de nous l’idée de mettre un tampon sur telle ou telle rédaction. On a évidemment confiance dans les médias, mais la priorité, c’est la santé des Français. L’enjeu est sanitaire, exclusivement, et à visée informationnelle. »

LE PROBLÈME, C’EST QU’EN LA MATIÈRE, LE GOUVERNEMENT N’EN EST PAS À SON COUP D’ESSAI. C’EST DÉJÀ LUI QUI EST À L’ORIGINE D’UN CONSEIL DE DÉONTOLOGIE DES JOURNALISTES, UNE INITIATIVE LARGEMENT CONTESTÉE PAR LA PROFESSION, QUI Y VOIT UN MOYEN DE LA METTRE AU PAS.

La rubrique « Désinfox », si elle ne procède pas de la même idée, donne à penser qu’il y a selon le gouvernement des bons et des mauvais journalistes ; des articles qui valent la peine d’être lus par les Français, et d’autres qui méritent la trappe. Les rédactions seraient donc imparfaites ; les hauts fonctionnaires et les conseillers ministériels fonctionneraient comme une sorte de deuxième filtre, nécessaire à la bonne information de la nation.

Par ailleurs, est-il bien judicieux de mettre en avant les cellules de fact-checking, qui fleurissent dans les médias depuis quelques années ? Le gouvernement semble croire que cette fonction, et elle seule, garantit la fiabilité d’une information. C’est oublier que le journaliste est, par essence, un « fact-checker », comme il est par essence un journaliste d’investigation. Il enquête, recoupe, vérifie. Quelle que soit sa fonction, tout journaliste mérite autant qu’un « fact-checker » d’être estampillé comme source d’information appréciée par le gouvernement si tant est qu’il ait envie de ce tampon officiel !

« C’est franchement la chose la plus inutile que le gouvernement pouvait faire, explique dans Libération Christian Delporte, historien des médias. Le rôle du gouvernement est de communiquer, pas de trier ce qu’il considère comme être de la bonne ou de la mauvaise information ». Au sein du gouvernement, on fait un peu profil bas, reconnaissant que l’initiative peut être mal comprise. La rubrique, dit-on, pourrait d’ailleurs évoluer, on ne sait pas trop dans quel sens. Comme pour calmer la fronde, un conseiller ministériel tempère : « Cette page ne concerne de toute façon que le coronavirus, elle est donc amenée à mourir. » C’est heureux.

* Sur les médiamensonges de la Macronie :
Lire sur PCN-INFO/
LA COMMUNICATION  TROUBLE ET TROUBLEE DU REGIME MACRON (OU BELGICAIN) !
http://www.lucmichel.net/2020/04/20/pcn-info-la-communication-trouble-et-troublee-du-regime-macron-ou-belgicain/

* voir sur PRESS TV/
‘REPORTAGE’ DU 23 MARS 2020/
LUC MICHEL:
VOICI VENIR LE TEMPS DES CORONA-DICTATURES SOUS PRETEXTE DE LA PANDEMIE
https://vimeo.com/406639883

# LUC-MICHEL-TV
La chaîne du Géopoliticien Luc MICHEL :
Sur https://vimeo.com/lucmicheltv
Plus de 4.700 Vidéos !
videos, interviews, émissions, expertises TV, podcasts
+ interventions sur AFRIQUE MEDIA, PRESS TV, PCN-TV,
PARS TODAY, EODE-TV, PANAFRICOM-TV
Et RADIO ALGERIE

Partager

Plus d’histoires deDroit de l'Homme