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7 août 2020

Apartheid les colonies sionistes écrasent les maisons palestiniennes


Apartheid 2.0 : les colonies israéliennes transforment les maisons palestiniennes en cages

par lecridespeuples

« Même si vous me donnez tout l’argent d’Israël, je ne céderai jamais un pouce de ma terre ».

Source : Middle East Monitor, 4 avril 2020

Traduction : lecridespeuples.fr

Le Palestinien Saadat Sabri Gharib, 38 ans, n’avait jamais imaginé que sa maison, qui a été construite par son père en 1979, serait transformée en une cage très étroite entourée de barbelés et de caméras de surveillance.

La maison de Gharib est située dans le quartier de Beit Ijza, à l’ouest d’Al-Quds (Jérusalem) occupée. Elle était entourée d’une centaine de dounams de terres appartenant au père de Gharib [1 dounam ≈ 1 000 mètres carrés]. Cependant, les colons israéliens ont volé toutes ces terres et ont gardé la maison, qui ne fait que 500 mètres carrés.

Gharib a déclaré à l’agence Anadolu que depuis 2008, sa maison a été transformée en une toute petite cage entourée de murs en béton et située au milieu d’une colonie israélienne. Il n’a qu’un passage très étroit avec 12 caméras qui le surveillent.

Gharib, sa mère, sa femme et ses trois enfants vivent dans cette maison. « Notre maison est une vraie prison », explique-t-il, ajoutant :

« Elle est entourée de fils barbelés de tous les côtés. Elle a été construite au milieu d’un vaste terrain, mais aujourd’hui, c’est une petite prison au milieu de la colonie de Giv’on Hahadasha. »

« Nous sommes soumis à des jets de pierres, à des tirs à balles réelles, à des insultes et à des brûlures », a révélé Gharib, qui détient tous les documents prouvant qu’il est propriétaire du terrain.

20200404_Satellite_Image_Givon-Hahadasha

La maison des Gharib à Beit Ijza, encagée par une clôture et entourée par la colonie israélienne de Givon Hahadasha, comme on le voit ici sur une image satellite de 2018, à l’ouest de Jérusalem.

« Cependant, nous avons reçu sept ordres de démolition, mais je les ai combattus devant les tribunaux israéliens et j’ai pu les arrêter », déclarant que 40 dounams avaient été volés par les autorités d’occupation israéliennes en 1979 et que 60 dounams avaient été isolés de sa maison par le mur d’apartheid en 2007. « Nous n’y avons pas accès sauf une fois par an avec la permission de l’occupation israélienne », explique Gharib, notant que sa maison est surveillée 24h / 24 et 7j / 7.

En 1979, les colons ont offert à son père une forte somme d’argent pour ses terres, mais il a refusé et a déclaré :

« Même si vous me donnez tout l’argent d’Israël, je ne céderai jamais un pouce de ma terre ».

Plus tard, l’occupation israélienne les a volées avec son pouvoir de colonisation.

Faisant pression sur Gharib pour qu’il quitte sa maison, l’occupation israélienne l’empêche de planter des arbres près de son domicile, d’effectuer des travaux de rénovation ou d’effectuer la moindre réparation.

Gharib souligne :

« Il y a quelques mois, le réservoir d’eau a été endommagé et je voulais le changer, mais Israël a refusé. Ils veulent nous pousser à quitter notre maison. Mais même si la maison était démolie, je vivrais dans une tente. Je ne laisserai jamais la maison de ma famille aux colons. »

« Nous vivons une vie très difficile. La porte du passage menant à ma maison est contrôlée par l’occupation israélienne et pourrait être fermée à tout moment. En 2008, elle a été fermée pendant trois mois consécutifs, mais nous nous sommes battus jusqu’à ce qu’elle soit ouverte 24h / 24. »

Environ 900 Palestiniens vivent à Beit Ijza, qui faisait partie d’Al-Quds (Jérusalem) avant l’occupation israélienne de la Cisjordanie en 1967. Depuis la création de l’Autorité palestinienne en 1993, Beit Ijza est devenue partie intégrante du gouvernorat palestinien de la banlieue d’Al-Quds (Jérusalem).

Ce quartier est l’un des nombreux autres qui ont été isolés d’Al-Quds (Jérusalem) par le mur d’apartheid, et ont donc été reliés à la Cisjordanie occupée par des tunnels ou des ponts.

Selon le Bureau palestinien des statistiques, plus de 50 000 Palestiniens détenant des cartes d’identité d’Al-Quds (Jérusalem) ont été isolés par le mur d’apartheid et privés de la possibilité de vivre à Al-Quds.

En 2002, Israël a décidé de construire un mur de 710 kilomètres pour séparer la Cisjordanie occupée d’Israël et des colonies israéliennes illégales dans les profondeurs des territoires occupés.

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Le taux de construction dans les colonies israéliennes a augmenté de 25% depuis l’arrivée au pouvoir de Trump

Source : Middle East Monotor, le 18 mars 2020

Traduction : lecridespeuples.fr

A view of construction works in Ramot, a Jewish settlement in East Jerusalem on October 04, 2018. ( Mostafa Alkharouf - Anadolu Agency )

Vue des travaux de construction d’une colonie juive à Jérusalem le 4 octobre 2018.

Le taux de construction annuel moyen dans les colonies israéliennes des territoires palestiniens occupés a augmenté de 25% depuis l’arrivée au pouvoir du Président américain Donald Trump en 2017, selon de nouveaux chiffres hier.

Comme l’a rapporté l’Associated Press (AP), les données de l’observateur des colonies Peace Now montrent que les activités de colonisation israéliennes ont maintenu un « rythme rapide » en 2019, dopées par le soutien de l’administration américaine.

En outre, et « peut-être plus important encore », a ajouté l’AP, « le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a approuvé l’année dernière des plans pour construire des milliers de nouvelles maisons, jetant ainsi les bases d’un pic de construction dans les années à venir. »

« À mon avis, ils essaient de profiter de la fenêtre d’opportunité qu’ils ont avec l’administration Trump, sachant que cela pourrait changer dans quelques mois », a déclaré le chercheur de Peace Now, Hagit Ofran.

« Il n’y avait jamais eu une administration soutenant à ce point l’activité de colonisation auparavant. »

Il y a près de 745 000 colons israéliens vivant en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem-Est, dans plus de 200 colonies considérées par la communauté internationale comme illégales. Les colonies sont au cœur d’un régime considéré par les groupes de défense des droits de l’homme comme intrinsèquement discriminatoire.

Selon Peace Now, citant des chiffres officiels, Israël a commencé la construction de 1 917 nouvelles maisons d’habitation en Cisjordanie l’année dernière. Bien que légèrement en baisse par rapport aux 2 100 mises en chantier en 2018, dans l’ensemble, « Israël a commencé à construire en moyenne 2 267 logements par an depuis que Trump a pris ses fonctions, contre une moyenne annuelle de 1 807 unités sous l’administration Obama ».

De manière significative, comme l’a rapporté l’AP, « la construction était dispersée dans toute la Cisjordanie, y compris de petites colonies profondément à l’intérieur du territoire ». De fait, cela rend impossible un État palestinien viable.

Les données de Peace Now ont en outre révélé qu’ « Israël avait avancé l’année dernière des plans pour construire près de 8 457 nouvelles maisons, les mettant sur la bonne voie pour être éventuellement construites dans les années à venir —contre 5 618 unités l’année dernière et 6 742 en 2017 ».

En comparaison, « Israël a avancé des plans pour un total de 4 611 nouvelles maisons au cours des deux dernières années de l’administration Obama. »

Oded Revivi, maire de la colonie d’Efrat, a déclaré à AP que ce n’était « pas un secret » que l’administration Trump était plus tolérante à l’égard de la construction.

« Si nous avons toujours les mêmes joueurs, Netanyahou et Trump, je prédis que les chiffres que vous verrez en 2020, ou plus précisément en 2021, seront en fait plus élevés qu’en 2019 », a-t-il déclaré.

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lecridespeuples | 5 juillet 2020 à 12 h 55 min | Catégories : Uncategorized | URL : https://wp.me/pb3JpA-24j

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About : Ginette Hess Skandrani

Écologiste, membre co-fondatrice des Verts, présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, Co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye,