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3 août 2021

Israël le dernier foyer colonial de l’impérialisme occidental


Israël, le dernier foyer colonial de l’impérialisme occidental (2) 

par Robert Bibeau

Par Khider Mesloub.

 

Le judaïsme, religion minoritaire millénaire, était au XIXème siècle, à la faveur de l’émancipation des Juifs opérée en Europe, en voie d’extinction. En effet, par son émancipation, une grande majorité de Juifs s’était intégrée, voire totalement assimilée à sa société d’« accueil », son pays « adoptif » (la France, l’Allemagne, l’Autriche, l’Angleterre, les États-Unis, etc.). Jusqu’à l’accession d’Hitler au pouvoir, les processus d’émancipation et d’assimilation des populations juives établies en Europe étaient déjà amplement réalisés. À travers le monde, les Juifs s’éloignaient massivement de leur judaïcité et s’intégraient dans la société.

 

Néanmoins, cette religion opprimée, de tout temps « apolitique », dépourvue de toute dimension universelle (car elle ne s’adonne plus au prosélytisme), et donc de toute ambition de domination, va se fourvoyer dans l’impérialisme européen triomphant du XIXème siècle, et se dévoyer dans la religion colonialiste et raciste prépondérante à l’époque (le christianisme sous toutes ses variantes totalitaires chapeauté par le capitalisme triomphant). Tout se passe comme si, devant le déclin de l’emprise du judaïsme sur ses ouailles converties au capitalisme libéral et libre penseur, réalité illustrée par l’éloignement de la religion ou conversion au protestantisme ou au catholicisme d’une importante frange judaïque, les instances rabbiniques politisées, soucieuses de stopper l’hémorragie religieuse, ont confectionné un dérivatif politique pour réanimer la foi juive au moyen d’une entreprise impérialiste de création d’un foyer juif sur la base du mythe d’une antique nation juive détruite. C’est la naissance du sionisme, antithèse du judaïsme pacifique millénaire, le début de la religion judaïque dévoyée vers un projet politique raciste colonialiste issu de l’impérialisme européen.

 

La suite, tout le monde la connaît : la fondation coloniale de la Palestine par des sionistes, justifiée et légitimée au nom de l’irrationnel et fallacieux « droit de réappropriation » du sol palestinien effectivement habité durant l’Antiquité par des populations sémites disparates de confession judaïque entre autres, mais converties ultérieurement, au fil des siècles et des vicissitudes de l’histoire, au christianisme, puis à l’islam, devenues ainsi palestiniennes.

 

Ironie de l’histoire, les protagonistes instigateurs du mouvement sioniste, citoyens européens, américains ou autres, n’appartiennent absolument pas au rameau « racial » sémitique, autrement dit ce ne sont pas des sémites, mais issus des populations turcophones (les Khazars) d’Asie Centrale, converties tardivement au judaïsme, conversion opérée à partir du VIIème siècle ; et les populations établies en Palestine, aujourd’hui arabes et musulmanes et moindrement chrétiennes, sont les véritables descendantes des multiples tribus antiques de confession judaïque, autrement appelées Juifs).  

 

À propos des mythes fondateurs de l’idéologie sioniste, ils demeurent des mythes bibliques, corroborés ni par l’histoire, ni par la science. Ils relèvent du domaine de la croyance idéologique sioniste. N’y adhèrent que les partisans colonialistes sionistes. À cet égard, faut-il rappeler que les Masaïs, peuple vivant dans les plaines d’Afrique notamment au Kenya et en Tanzanie, sont également convaincus, selon leur croyance fondée sur une cosmogonie bovine, que toutes les vaches de la planète leur ont été octroyées par leur Dieu. Doit-on agréer leur mythe ? Adhérer à leur croyance délirante ? De même, selon les Masaïs la vache est un objet de désir ou de convoitise. Conception proche du sionisme pour qui la Palestine est une terre de désir et de convoitise. C’est la raison pour laquelle les sionistes l’ont volée, violée pour assouvir leurs bas instincts prédateurs.

 

En vérité, à l’issue de la seconde guerre mondiale, les pays, partisans du sionisme, n’ont fait que poursuivre la politique nazie de parcage des Juifs dans les camps. Par leur décision de soutenir la création de l’Etat sioniste, ce vaste Ghetto à ciel ouvert administré par les Juifs sionistes eux-mêmes, ces pays ont réglé à leur manière la « question juive ». Mais aux dépens des Palestiniens, transformés à leur tour en « immigrés » dans leur propre pays devenu Israël, ou acculés à l’exil diasporique, ou contraints de vivre dans de vastes ghettos lilliputiens et faméliques comme en Cisjordanie et à Gaza.

 

Excepté que cet immense ghetto juif sioniste placé au cœur de l’Orient, donc loin de l’Europe, n’a fait que déplacer le « problème juif ». Problème juif véritablement, car il s’agit d’examiner la validité historique de l’existence du « peuple juif ». Par conséquent de la légitimité d’Israël, de la « nation juive ».

 

La question a été scientifiquement tranchée par le grand historien contemporain israélien Shlomo Sand : il n’existe pas de peuple juif. C’est une invention de l’Occident (et bien sûr des Juifs européens mais manipulés par les machiavéliques dirigeants européens antisémites) pour justifier, comme on l’a souligné plus haut, leur politique d’éloignement (ou plutôt d’expulsion consensuelle) des Juifs de leurs pays respectifs.

 

Comme le répète inlassablement l’historien israélien Shlomo Sand, le peuple juif n’existe pas. Il n’y a pas d’histoire commune, pas de langue commune, pas de culture commune. Il y a juste une religion commune. Mais une religion ne constitue pas un peuple. Il n’existe pas de peuple chrétien, de peuple musulman, de peuple bouddhiste. On ne fonde pas un peuple sur la seule base d’une croyance à une même religion, à plus forte raison quand ses adeptes sont originaires de multiples pays disséminés aux quatre coins du monde. Qui plus est porteurs de cultures aussi hétérogènes. Qu’ont-ils de communs un Juif d’Algérie et un Juif de Pologne ? Rien. Le juif d’Algérie est plus proche par sa culture, ses traits physiques, sa langue, de son frère algérien musulman que du Juif ashkénaze polonais. L’impérialisme et le sionisme en ont décidé autrement. Ils auraient pu continuer à vivre en symbiose sur la terre d’Algérie.

 

C’est comme si demain, les Témoins de Jéhovah, pourtant constitués d’adeptes originaires de nombreux pays répartis sur tout le globe, décidaient de se constituer en peuple et de créer un foyer national, un Etat. Cette entreprise aurait-elle une quelconque légitimité historique et ou un fondement juridique au regard du droit international, de la communauté internationale ? Absolument pas.  Pourtant, c’est ce qui s’est produit avec Israël, créé artificiellement par L’ONU en novembre 1947.

 

Ironie de l’histoire, tout comme le colonialisme occidental dans sa période glorieuse de conquêtes effrénées et insatiables, Israël se livre depuis sa création à la même politique d’annexions et d’occupations territoriales permanentes. Encore aujourd’hui, rien ne l’arrête dans son expansion coloniale. Preuve de la nature colonialiste du sionisme.

 

Or, historiquement, à la fin du XIXème siècle, à la naissance du mouvement sioniste, la majorité des Juifs rejetait cette idéologie colonialiste, considérée comme une hérésie. À sa naissance, le sionisme était une entité mineure au sein du judaïsme. Encore au début du XXème siècle, la population juive établie en Palestine représentait à peine 4% de la population ; même en 1948, date de la création de la colonie sioniste en Palestine, les Juifs constituaient une minorité. Preuve de l’impopularité du projet sioniste parmi les populations de confession juive de la majorité des pays.

 

Une chose est sûre : sans le surgissement du nazisme et la politique exterminatrice d’Hitler, l’entreprise colonialiste sioniste serait demeurée l’apanage d’une minorité de Juifs alliés aux intérêts du capital et de l’impérialisme pétris de l’idéologie raciste. L’État d’Israël n’aurait jamais été fondé. On peut considérer les Palestiniens comme les victimes collatérales de la Seconde Guerre mondiale et de l’holocauste.

 

Quant à la question controversée relative au judaïsme appréhendé comme religion ou nationalité, l’historien israélien Shlomo Sand, dans le sillage d’autres intellectuels, a tranché la problématique : il considère le judaïsme comme une religion aux valeurs universelles et non comme une nationalité. À prendre l’exemple d’un Français de confession juive : il est Français de nationalité et Juif de religion. Il n’existe pas de peuple juif, à plus forte raison de « race juive ».

 

Aujourd’hui, de nouveau la Palestine s’embrase. Comme à l’accoutumé les médias français stipendiés ont choisi leur camp. Ils parlent de l’ »escalade de la violence » entre Israël et les Palestiniens, mettant ainsi sur le même plan opprimés et oppresseurs, occupés et colons.

 

Pour quel motif assistons-nous à l’explosion de violence ? En raison de l’expulsion de plusieurs familles palestiniennes de leur habitation, évincées au profit de colons juifs. Il est de la plus haute importance de rappeler que, dès son origine, le sionisme aspirait à constituer une entité ethnique juive homogène et à fonder une souveraineté territoriale exclusive en Palestine, autrement dit exclusivement juive. Telle est l’essence du sionisme. L’idée du « déplacement » de la population palestinienne est consubstantiellement inhérente au sionisme : « Le double processus d’expropriation et de déplacement des pauvres (Palestiniens, NDA) doit être mené de façon à la fois prudente et discrète », note déjà Théodore Herzl dans son journal, le 12 juin 1895. Par conséquent, dès l’origine, la dépossession des Palestiniens par la force ou par stratagème mythico-religieux est l’axe politique majeur de la pratique sioniste. Par ailleurs, le sionisme est un processus de colonisation inexhaustible s’appuyant sur le soutien des puissances impérialistes.

 

Cette flambée de violences est la réaction naturelle d’une population palestinienne colonisée qui se voit dépossédée de ses biens, de son patrimoine, de ses droits, de sa terre. Ainsi, de façon illustrative, nous avons ici réunis les facteurs fondamentaux du conflit israélo-palestinien. Cette expulsion constitue un condensé du conflit, de l’histoire des humiliations à répétition, des pogroms perpétrés par les sionistes contre la population palestinienne civile désarmée. L’éviction des habitants de Cheikh-Jarrah réveille de nouveau le souvenir des multiples tragiques expulsions précédentes : celles de 1948, celles de 1967, le massacre de Sabra et Chatila, etc.

 

Mais, en réalité, ce regain de violence recèle également un caractère social manifeste. En effet, l’explosion de violence est l’expression de la détresse sociale des Arabes israéliens durement touchés par la crise provoquée par les multiples confinements accompagnés de l’arrêt de l’activité économique. Représentant plus de 20% de la population totale d’Israël, occupant des emplois subalternes et précaires, souvent mal payés, précipités violemment dans le chômage et la paupérisation au cours de la pandémie du Covid-19, ces Arabes israéliens constituent une véritable bombe sociale. Pareillement pour le prolétariat juif israélien précipité dans la précarité et le désarroi social. Sans conteste, il n’est pas dans l’intérêt des gouvernants sionistes de voir surgir une convergence des luttes entre les prolétaires juifs et arabes israéliens.

 

Ce qui était initialement une réelle révolte sociale menée au cœur d’Israël par la courageuse population arabe prolétarienne a été dévoyée par le Hamas, ces planqués de l’au-delà des frontières, par ses tirs de roquettes lancées sur les villes israéliennes (la plupart des roquettes a été interceptée par la défense antimissile) depuis la bande de Gaza qu’il dirige d’une main d’enfer. Après plusieurs jours de mobilisation des Arabes israéliens en soutien à des familles arabes de Jérusalem Est, menacées d’expulsion de leurs logements, le Hamas, par opportunisme, a décidé d’entrer en lice (pourquoi depuis des années n’avait-il pas lancé un front de guerre en attaquant Israël ? Préférant aujourd’hui saborder le front social ouvert au cœur d’Israël par le prolétariat arabe). Son dessein machiavélique est non seulement de prendre la tête de la mobilisation initiée spontanément par les Arabes israéliens pour imposer son agenda islamiste à l’ensemble du mouvement palestinien, mais surtout, par ses déploiements de force ou plutôt coups de farce, d’être reconnu par l’État israélien comme l’unique légitime représentant des Palestiniens. Pour preuve de son opportunisme, aussitôt lancés les premiers missiles, le Hamas a lancé plusieurs appels au cessez-le-feu. Espérant ainsi être invité à la table de négociation de l’État sioniste.

 

Quoique le mouvement islamiste tente de s’imposer comme une force incontournable par sa stratégie de nuisance contre Israël, l’État sioniste n’est pas disposé à négocier avec le Hamas, ni, à plus forte raison, le reconnaître comme partenaire diplomatique. Pour le moment, dans cette tentative de récupération de la révolte sociale des Arabes israéliens par le Hamas, au moyen de l’ouverture calculée d’un front de guerre asymétrique (car le Hamas n’a ni les moyens militaires ni l’envie de mener une guerre contre Israël, il cherche juste une reconnaissance officielle par la pression de l’usage du lancement des roquettes), ce sont les civils qui sont les principales victimes des massacres. À la date d’aujourd’hui, après la riposte de l’aviation israélienne par les frappes sur Gaza à plus de 150 reprises, le bilan connu est dramatique : plus de 130 morts (dont 39 enfants et 20 femmes, et 950 autres diversement blessés) et des centaines de blessés du côté palestinien, et 8 morts côté israélien.

 

Hier comme aujourd’hui, les masses prolétariennes palestiniennes sont seules, prises en otage par leurs prétendus représentants et les Etats arabes alliés de l’État hébreu et de l’impérialisme. Elles ne peuvent compter ni sur l’OLP, compromise avec l’entité sioniste, ni sur les islamistes du Hamas qui ont imprimé une dimension confessionnelle au noble combat anticolonial des Palestiniens. L’implication opportuniste du Hamas de Gaza dans le mouvement de révolte antigouvernemental engagé par les prolétaires palestiniens d’Israël a pour dessein de transformer une révolte sociale en guerre par procuration.

 

Comme le souligne à juste titre le site d’information libanais Daraj, « en déplaçant l’affrontement de Jérusalem à Gaza, le Hamas a rendu un service au gouvernement de Netanyahou. » « L’oppression israélienne s’étalait au grand jour devant les yeux du monde, et personne ne pouvait mettre en doute que les Palestiniens étaient dans le rôle des victimes. Leur cause paraissait juste et c’était le moment de redonner vie à cette cause, après une longue éclipse. Mais le Hamas en a décidé autrement, en saisissant l’occasion pour transférer l’affrontement de Jérusalem à Gaza. Au lieu d’une intifada de la population civile en butte à une puissance d’occupation inique, on a donc désormais affaire à une guerre balistique. Israël n’a qu’à s’en féliciter, puisque cela lui permet de détourner l’attention. Au lieu de regarder les crimes commis par les colons, le monde extérieur a maintenant les yeux braqués sur le mouvement islamiste soutenu par l’Iran. Il y aurait pu y avoir une troisième intifada… », note le média libanais.

 

En effet, par leur lutte contre les expulsions et les injustices sociales, les Arabes israéliens auraient pu conquérir la sympathie et le soutien du prolétariat juif israélien pareillement exaspéré par les mesures liberticides du régime sioniste, accablé douloureusement par la crise économique. Mais les roquettes du Hamas ont torpillé cet élan de solidarité, l’amorce d’une union entre les prolétaires arabes et juifs d’Israël contre l’État sioniste dirigé par une coalition d’extrême-droite honnie, fragilisée par la conjoncture de crise, aggravée par les successives mesures de confinement avec son lot d’interruption de l’activité économique pécuniairement préjudiciable pour l’ensemble du prolétariat israélien.

 

Quoi qu’il en soit, outre la question sociale, le conflit israélo-palestinien revêt une dimension coloniale. Et l’unique solution :  la décolonisation de la Palestine. Il n’y a pas deux narrations possibles de ce conflit. Fondamentalement, nous avons affaire à une occupation territoriale par une entité sioniste dotée de l’armée la plus puissante du monde, coiffée de l’arme nucléaire.

 

D’aucuns, en bons démocrates bourgeois, s’élèvent pour appeler la « communauté internationale » à réagir. Qu’est cette « communauté », sinon une fiction bourgeoise pour occulter les instances nationales et internationales de la classe dominante. S’agirait-il de ce « machin » dénommé ONU ? N’est-ce pas l’ONU, cette instance diplomatique de l’impérialisme mondial, qui a voté le 29 novembre 1947, de manière illégale et illégitime, le plan de partition de la terre palestinienne ? Où était la communauté internationale au moment de cet Hold-hup territorial sioniste perpétré en Palestine ?

 

En effet, c’est en 1948, année de « l’indépendance » israélienne selon l’historiographie dominante (en fait le 14 mai 1948 marque le début officiel de l’occupation militaire sioniste de la majorité de la Palestine, avec l’appui conjoint de Truman et de Staline), que les sionistes ont expatrié de force des centaines de milliers de palestiniens de leurs propres foyers et de leurs terres. Du jour au lendemain, par décision de l’ONU, le peuple palestinien a perdu son territoire national, désormais propriété de l’entité sioniste appelée « Israël ». Lors de cette dramatique spoliation, plus de 750 000 palestiniens ont été expulsés, réduits au statut de réfugiés. Cette expropriation s’est accompagnée de massacres de dizaines de Palestiniens, de destruction de centaines de villages (Deir Yassin), de pillages. C’est la fameuse Nakba, la grande catastrophe. Rappelons que, du point de vue des Juifs orthodoxes antisionistes, la création de l’entité sioniste constitue également une catastrophe pour la « communauté juive », du fait de l’hérésie du projet sioniste. Car la Thora interdit aux Juifs en exil d’avoir une domination juive en Terre sainte, autrement dit la Palestine. Mais les sionistes n’ont cure des textes sacrés hébraïques. Seule compte leur entreprise coloniale diabolique, qui leur permet de mener une vie paradisiaque, aux dépens de la population palestinienne erratique et famélique.

 

Mandela l’a dit de façon catégorique : “Nous savons tous parfaitement bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens”. La libération de la Palestine de l’Apartheid sioniste est par conséquent l’affaire de tous les anticolonialistes.

 

Et pourtant cette terre appartient au peuple palestinien, proclament en chœur tous les anticolonialistes du monde entier, en dépit des dénégations sionistes. Le Tribunal de l’Histoire se chargera de rétablir la vérité. Galilée a triomphé contre l’imposture « scientifique » ecclésiastique. La cause palestinienne aura raison de la mystification sioniste. Tout comme le système erroné géocentrique a fini par disparaître de l’univers scientifique, la disparition d’Israël, dernier vestige colonial occidental, est inscrite dans le mouvement de l’Histoire.

 

Cependant, le sionisme ne s’effondrera pas pacifiquement seul par miracle. Seule une lutte mondiale de tous les anticolonialistes, particulièrement du prolétariat (car toutes les classes bourgeoises et dirigeantes du globe, particulièrement celles du monde arabe, sont complices et compromises avec le sionisme – plusieurs pays arabes, Bahreïn, Émirats arabes unis, Maroc, Soudan, ont même récemment normalisé leurs relations avec Israël -), pourrait neutraliser l’extension et annihiler la pérennité de l’entreprise coloniale sioniste.

 

En tant que tête de pont impérialiste et abcès purulent colonialiste, Israël doit être combattu par tous les anticolonialistes.

 

En réalité, seule la révolution prolétarienne mondiale pourrait abolir le sionisme par la démolition de l’État d’Israël (bien évidemment non des Juifs : la lutte contre le sionisme vise le système colonial et les privilèges qu’il institue et non la présence physique de la communauté juive. Le FLN algérien n’a jamais réclamé le départ des Européens d’Algérie, tout comme le mouvement de Mandela ne préconisait pas l’expulsion des Blancs), mais également de tous les États artificiels islamistes de cette région (dirigés par des dictatures féodales alliées de l’impérialisme), pour favoriser subséquemment l’établissement d’une confédération sans frontières étendue à tout le Moyen-Orient, au sein de laquelle tous les habitants (« Arabes », « Juifs », « Kurdes ») vivront librement en symbiose, dans le cadre d’une nouvelle communauté humaine universelle sans classe.

 

“La Palestine est le plus grand problème moral de notre époque.”  Nelson Mandela 

 

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